Kisangani : Le phénomène « Enfants sorciers » fait deux victimes de plus
Publié le 6 mar 2009 dans Kisangani par Boyomais

Dans la nuit du samedi 28 février dernier, aux alentours de 22 heures, une fillette de 8 ans et un petit garçon de 13 ans ont été amenés par leur oncle paternel au Pont Tshopo sur la rivière qui porte le même nom. Arrivés sur le pont, l’oncle poussa, délibérément, un après l’autre, les deux enfants du haut des allées du pont vers la rivière. Les corps sans vie de ces deux enfants ont été découverts le lendemain par des pécheurs.
La raison de ce geste odieux n’est pas à chercher bien loin : une semaine plus tôt, un pasteur, venu réconforter l’oncle après la mort de son bébé suite à une courte maladie, « l’homme de Dieu » avait affirmé que le Saint-Esprit lui avait révélé que les deux enfants dont il avait la garde (lesquels sont des enfants de son jeune frère) étaient des sorciers et qu’ils étaient à la base du décès du bébé.
Après avoir commis son horrible crime, l’oncle assassin n’a pas pu garder le secret. Il est allé voir le lendemain son pasteur pour implorer le pardon pour son péché. Ironie du sort, après avoir relaté son histoire à son pasteur, ce dernier l’a dénoncé à la police. Sachant pertinemment qu’il était lui aussi lié à cette affaire, le « pasteur » a ensuite pris le large.
Du lieu où il est détenu en attente d’un procès public tel que sollicité par l’autorité urbaine, le criminel signe et persiste : « Mon pasteur m’a dit que les deux enfants ont avoué devant lui qu’ils avaient mangé le bébé. Ma nièce de 8 ans a même déclaré que la chair de mon bébé avait un goût amer ».
Encore une histoire mettant en cause ces prédicateurs qui se spécialisent dans la détection des sorciers. Ils ne mesurent pas les tensions sociales que suscitent leurs incriminations et plus grave, il y a toujours assez naïfs pour jouer le jeu.
Affaire à suivre… Nous attendons le dénouement de la procédure judiciaire.



Le Congo c’est pour les durs à cuire, les affairistes, les fraudeurs, les évangélistes…
C’est plutôt l’oncle qui est sorcier. Et ils sont nombreux les naïfs qui continuent à croire aux énormités de ces pasteurs charlatans.
il y a de ces pasteurs qui n’ont pas de maturite spirtuelle , ils disent des choses sans conviction, sans penser que cela peut provoquer des problemes.
nous aussi chretiens , nous devons avoir l’esprit d’etudes et de discernement.
je connais une soeur qui avait chasse sa son frere dans la maison lorsqu’il etait chomeur parceque son pasteur lui avait dit qu’il etait sorcier .
apres quelque temps le frere trouva de l’emploi , la soeur est venu s’agenouiller devant lui pour demander pardon et avouer que le pasteur voulait les separer ,Et jusqu’aujourd’hui elle n’a jamais mis patte dans cette eglise.
Le pasteur n’est pas le metteur-en-scène du sociodrame. Il n’est qu’un membre périphérique du casting. Comme tous les autres acteurs d’ailleurs. Au fait, l’agent causateur de ce drame, c’est la société congolaise, en ce qu’elle est incapable de faire passer ses membres du collectif familial ou clanique traditionnel à l’individualisme “moderne” ou de type copié à l’occident sans causer une rupture pathologique majeure dans le psychisme ou le corps social immediate des membres concernés. C’est un échec de l’individualisation dans notre société. En effet, ces sociodrames comme celui que le petit Boyomais décrit au Pont de la Tshopo (qui est dans mon quartier, soit-dit en passant) requièrent les conditions narratives suivantes:
1) la mort ou la disparition d’un proche qui vous laisse la charge de sa famille;
2) l’incapacité de nourrir ou de pourvoir aux besoins des survivants du mort;
3) l’évacuation de ces survivants de sa vie personnelle en les blâmant des maux imaginaires qu’ils vous auraient causés. C’est au niveau (3) que notre société et notre culture s’embrouillent: on a alors ces meurtres stupides.
Je félicite ici les frères ou proches du défunt qui chassent simplement les enfants survivants dans la rue. Carrément! Dans d’autres cultures, si vous crevez, n’espérez pas de vos proches la prise en charge de votre famille. On a des assurances-vie pour ça. Pas l’irresponsabilité de la fabrication d’enfants en série alors qu’on n’en a pas les moyens.
Tout changera chez nous le jour où dans chaque famille, chacun, personnellement, pourra comprendre ou se dire ceci: “Personne, dans ma famille n’est ou ne sera responsable de la marmaille que je fabrique pendant que je suis vivant et encore moins à ma mort !” Ou, alternativement, à la matanga, un parleur public doit prendre la parole et dire aux survivants du mort: “Mes chers amis, au diable vauvert!”
J’ai connu de très prés ce phénomène et lelus étonnant était que la « sorcière » était une jeune adulte qui acceptait et reconnaissait ses « méfaits ». Voilà le travail des pasteurs. Bien sûr croire permet certainement d’être plus heureux. Quand la vie n’est pas très bonne ici-bas, on espère quelque chose de meilleur ensuite. La croyance sert ainsi de réconfort pour tous et d’opium pour les opprimés; elle est l’alliée de tout pouvoir.
La sorcellerie existe-elle réelement? croire que des enfants sont sorcier sont courant au Congo,mais combien on des preuves concrètes qui demontre qu’un tel est sorcier ou ne l’est pas ? moi je pense que vu que les gens sont dans la misère ils refusent d’admettre la réalité et rejettent la faute sur les autres. A cause de cela on recule au lieu d’avancer. il n’y a aucune preuve concrète des sorciers. enfin moi je n’en ai jamais vue.
bonjour,
j’ai découvert un site tres interessant qui parle de l’envoutement et desenvoutement magie noire, il est plutot pas mal et je pense qu’il répondra à vos questions.
http://www.envoutement-desenvoutement.com
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