Kinshasa : Une vie de fou, oubliés par l’Etat!
Publié le 4 mar 2009 dans Kinshasa par Elle, leki ya Kinshasa

Pas loin de chez moi il y a quelques jours, j’ai vu un jeune homme lorgner, l’air inquiet, dans un grand trou au bord du chemin, avant de poursuivre sa route. Curieuse, je me suis approchée pour voir ce qui pouvait bien se passer. Quelle ne fut ma surprise de voir un fou, endormi paisiblement au fond de la fosse d’une profondeur de près de 3 mètres, creusé par les jeunes du quartier pour retenir les eaux de pluie responsables des érosions.
N’eut été le fait qu’il ait bougé précisément au moment où j’arrivais, je l’aurais cru mort. Cette scène ne devrait normalement pas me surprendre. A Kinshasa, les fous ont la liberté de trainer où ils veulent. Comme l’Etat les ignore délibérément, chacun essaie de s’en sortir comme il peut. Certains s’installent aux abords des décharges publiques, qu’ils considèrent comme leur garde-manger, d’autres encore en plein centre-ville, sous l’œil indifférent des administratifs.
Au meilleur des cas, ces malades mentaux amusent les passants par leurs drôleries, au pire, ils les agressent, constituant ainsi un danger public permanent. Dans certains quartiers, on évite d’emprunter certaines artères de peur de tomber sur le fou du coin. Et il n’est pas rare de retrouver le corps d’un fou, mort pendant la nuit, et on ne saura jamais de quoi.
En santé publique, comme dans beaucoup d’autres domaines, l’Etat congolais est démissionnaire. Il n’y a qu’à visiter le CNPP, Centre neuropsychopathologie du Mont-Amba, autrefois réputé pour ses éminents médecins et son matériel de pointe, pour se rendre compte que réellement, en matière de santé publique, la RDC n’est pas encore sortie de l’auberge. Et ce n’est pas pour demain la veille !



Tout simplement triste. Aurons-nous un jour des autorités responsables?
Leki na nga,
Les malades mentaux sont en costume cravate au pouvoir à kinshasa, ces animaux planifient la vie des CON-GOLAIS, les malades mentaux sont au pouvoir, les malades mentaux sont au pouvoir.
Prof.tongo etani
Des Kinois m’ont raconté qu’en 1998, au cours de la tentative d’invasion de la ville de Kinshasa par les Rwandais commandés par James Kabarebe, une unité de tireurs d’élite des forces spéciales rwandaises s’étaient infiltrés dans la ville où ils se faisaient passer pour des fous. Mais des Kinois d’un quartier avaient remarqué des activités suspectes dans un trou d’immondices où se planquaient deux de ces soi-disant fous. Inquiets, les riverains ont alerté une unité zimbabwéenne qui y a découvert des armes et des appareils de communication sophistiqués. Les militaires ont alors commencé une chasse à l’homme systématique des fous. Dieu sait combien de nos fous ont alors péri !… Après l’échec de l’attaque sur la capitale congolaise, les fous ne se comptaient plus que sur les bouts des doigts d’une seule main dans les rues de Kinshasa…