Kinshasa : Taxi-bus, le transport du pauvre
Publié le 31 mar 2009 dans Kinshasa par Elle, leki ya Kinshasa

Le taxi bus, «ngombol», comme les appellent les Kinois est le moyen de transport le plus utilisé des Kinois. Le confort et la sécurité ne sont pas des obligations. Souvent, marchandises et passagers sont entassés. Il y a quelques semaines, je suis montée dans un taxi-bus et dès que j’y posais le pied, je regrettais de n’avoir pas attendu un taxi. Il y régnait une odeur de «bitoyo», ce poisson salé dont la province du Katanga a le secret. Sous le banc en bois, sur lequel trois autres personnes étaient déjà installées, des clients avaient coincé des sacs de marchandises. Conséquence, je ne savais pas où placer mes jambes.
Le taxi-bus n’étant pas très grand, il y régnait une promiscuité désagréable. Le propriétaire du véhicule, voulant sans doute transporter le plus de « têtes » possibles, a calé les bancs si près les uns des autres, que le voisin de devant est pratiquement assis sur vos genoux. Encore heureux qu’il n’y ait plus que quatre passagers par bancs au lieu de cinq, comme c’était le cas il n’y a pas si longtemps.
Après avoir parcouru de longues distances à bord de ce genre de véhicules, sur des routes aussi mauvaises que celles de Kinshasa, on a l’impression d’avoir le derrière en béton. Pour prévenir ce malheur, on se sent obligé de gigoter toutes les 5 minutes, prenant la liberté de déranger un peu le voisin. Finalement, n’y tenant plus, je suis descendue avant mon arrêt, préférant changer de véhicule plutôt que de supporter cette situation plus longtemps.
Ainsi va la vie à Kinshasa. Pendant que les gens du pouvoir se baladent en 4×4 climatisés, la population, dans la misère, continue à trimer. Chacun essayant de s’en sortir au mieux. Dans ces conditions, comment condamner celui qui récupère un véhicule de livraison, y place des bancs en bois, puis se lance dans le transport en commun pour avoir de quoi manger tous les jours ?



Voilà qui devrait faire réfléchir nos autorités, si elles ont le temps et la faculté. Voyager à bord de ces véhicules est un véritable calvaire. La promiscuité, les odeurs corporelles et celles dégagées par des marchandises, ne peuvent que déplaire dans un environnement où l’air est quasi inexistant. Il semble toutefois qu’ils sont les seuls sur certains parcours. Ces « combis » et autres « Mercedes 207, 208 et 209″ sont tout simplement inconfortables. Dommage pour la population
Mon frère Franck Baku se plaint des odeurs corporelles. Qu’il entre dans un « matatu » ou prenne un ascenseur à Nairobi, il découvrira ce qu’on appelle là-bas « b.o. » (body odor). Pas le parfum corporel qu’on a chez nous ; mais une sorte d’agression insoutenable sur les narines !… Au fait, c’est ce qui me manque ici, en occident, les bonnes odeurs corporelles des femmes de chez nous qui ne se rasent pas les poils des aisselles et n’utilisent pas des déodorants !… J’ai même menti à la « maman-na-bana » qui jusqu’ici croit que je suis allergique à toute forme de parfum ou de déodorant !… J’étais une fois dans un… j’allais dire « fula-fula », mais maman Elle vient d’enrichir mon lexique kinois, j’étais donc une fois dans un « ngombol » et j’ai eu la maladresse de me plaindre de l’entassement. Très étonné, le receveur m’a toisé d’un œil méprisant et m’a lancé : « Tata, somba ya yo motuka te ! » (Croulant, achète-toi un véhicule). Et l’homme s’est retourné sur une femme dont les genoux fermés empêchaient une occupation maximale du banc et a hurlé : « Fungola makolo nayo ! » (Ouvre tes jambes)… J’ai alors vu, avec envie je dois l’avouer, un homme pénétrer un genou entre les genoux de la femme (comme quoi : ces ngombol sont aussi des « occasions de chute », comme les fanatiques des églises du réveil de ma famille ont l’habitude de dire)… Une autre fois, je faillis me faire rosser au Parking Molaerts parce que je proposais une course « express » à un taximan… afin d’éviter la presse même dans un taxi : 3 passagers sur la banquette avant et 4 sur la banquette arrière (je ne sais pas si les règlements ont changé)…
Il existe un gros problème d’organisation de transport dans la capitale de notre cher pays. Des véhicules qui ne passent pas par un contrôle technique mais des autorisations qui portent le même nom sans contrôle.
J’ai fait plusieurs tours en RDCongo ce dernier temps, seul Kinshasa m’a déçus sur le plan transport. A l’intérieur du pays, les taxis sont nikels, propres…
Odeur, dartre, tassement de la colonne vertébrale, invective du contrôleur, chaleur…
Hélas, ce fléau ne se terminera pas tant que les hommes et femmes de Kinshasa ne s’impliqueront pas pour le stopper. A mon humble avis, il ne suffit pas de se plaindre des comportements déplorables des transporteurs. Il faut savoir dire Non en refusant simplement, aussi pénible que cela puisse paraître, de prendre place à bord des Ngombol qui affichent un grand mépris du client dans leur course au gain facile. Je suis certain que ces « apprentis patrons » réfléchiront à deux fois face à la baisse, ou mieux, à la disparution de la clientèle.
Le problème, c’est qu’on n’a pas le choix.
Kinshasa est une trop grande ville pour être parcourue à pied.
Déjà, le transport est très difficile, trop même. en fait, il n’y en a pas. La population, sans ressource, ne peut s’accorder le luxe de bouder les ngombol.
Il suffit d’observer, à 16 heures, à quel point le boulevard du 30 juin est noir de monde, attendant un moyen de transport hypothétique. Les gens font des kilomètres à pieds avant d’attraper un véhicule. Ils n’ont même plus peur de s’avancer sur la chaussée pour se faire voir des véhicules qui passent.
Et avec l’état des routes, les « demi terrains » se multiplient. On paie le double, voire le triple de ce qu’on aurait du payer pour un même trajet. Là encore, tout le monde ne peut pas se le permettre.
La situation est tout simplement catastrophique. C’est ainsi qu’on ne peut jamais être vraiment sûr de l’heure à laquelle on arrivera à destination. A moins de sortir beaucoup plus tôt que nécessaire. Ce qui ne garantit quand même rien.
Salut,
c’est pareil ici, au Brésil. Et je ne parle pas sulement des véhicules dit alternatifs. Les autobus sont remplis des gens, c’est presque impossible d’y sortir au millieu du chemin. Tout est rempli depuis le début de chaque voyage…
Quarante ans après l’indépendance, nous sommes incapables d’organiser le transport et la circulation, nous avons cette maladie de faire appel aux blancs pour venir toujours nous aider.
Oncle Prof.tongo etani
Alex,
Tu m’as fait rire, je suis allé à kin il y ‘ a trois mois, je vécu les odeurs corporelles, j’étais embêté, ma copine au pays s’arranger avec le chauffeur la place à côté de lui avec un petit madesu ya bana.
J »avais un 4*4 d’un ami mais j’aimes côtoyer les gens dans les GOMBOL, c’est jouissif, entre les engueulades, les conneries, les conversations, ça me nettoie un peu ma connerie SUISSE.
Prof.tongo etani
nous avons un probleme dans ce pays ce tous le monde devient complice de la situation en commencant par les opposants qui ont comme mission a mon avi de denoncer tous ce que le gouvernant ne fait pas avec justesse ,ensuite les medias qui devaient jouer un grand role dans la sensibilisation,mais prefere passer tous leur a proposer a ce peuple des choses qui n »ont surement pas besoin pour le moment la musique la musique et que la musique et puis cette meme population qui croit a cause de la pauvrete doit accepter l innaceptable en conclusion j aimerai dire ceci nous etant congolais nous devons developper cette grande culture de dire non et non ceca le grand probleme les gens croient en disant non que on commet un peche et enfin les eglises doivent reellement aider nos freres et soeurs en leur disant la verite ,vous savez parler du congo cela ne jamais une tache facile mais le transport ne devais pas etre un probleme au congo si reellement nous avions des dirigants. malheur a eux parcque l histoire ne retiendra rien d »eux,peace
mieux vaut à Kinshasa pour nous qui sommes dans la ville de Goma c’est une situation catastrophique.Nos nouvelles routes qui gèlent quand ils sont frappées par le soleil. mes chers amis une route construite par les ougandais ça existe en RDC. Tout ça c’est le reflet du détournement de fonds publique qui est devenu monnaie courante en RDC.