Kinshasa : Les bombes roulantes du transport en commun
Publié le 29 mar 2009 dans Kinshasa par Mira, Leki ya Kinshasa

N’allez pas croire que j’exagère. Toutes ces voitures tropicalisées servant de taxi et qui sillonnent la capitale congolaise réservent plein de surprises. En plus du fait qu’elles embarquent, telles des sardines dans une boite des passagers, ces derniers voyagent souvent avec des bagages parfois dangereux.
Les modifications personnalisées de ces véhicules en font de vraies bombes roulantes. Comme vous le voyez sur la photo, le réservoir de ce bus que j’ai pris il y a quelques jours se trouve aux pieds des passagers, à l’intérieur. Un petit tuyau bien visible amène le carburant au moteur. Sans être un oiseau de mauvaise augure, il suffisait d’un petit accident pour que ce bidon-réservoir prenne feu et nous les passagers avec évidemment.
Le plus désolant dans l’affaire c’est que les conducteurs de ce genre des véhicules (bombe roulante) passent devant la police de roulage sans être interpellés. Un petit bakchich, 200 ou un 300 francs suffisent pour détourner l’attention des policiers qui ferment les yeux et ignorent le danger. La vie des hommes, policiers et conducteurs de ces cercueils roulants s’en foutent. Remplir leurs poches est leur seul souci.



J’étais à Nairobi lorsque Raila Odinga, alors Ministre des Transports, avait pris la décision d’imposer des règles strictes sur les « matatu », la version kenyane des bombes roulantes de Kinshasa. Parmi les mesures prises, l’imposition des ceintures de sécurité pour les passagers et l’interdiction de rouler pour tous les matatu jugés dangereux. C’était d’abord le lever des boucliers de l’association des transporteurs de Nairobi et du Kenya — avec une grève de plus d’une semaine des transporteurs. Ceux-ci croyaient qu’ils allaient attraper Raila Odinga par l’usure. Mais l’homme a persisté et le transport en commun à Nairobi et dans le reste du Kenya est assaini. Voilà le genre de leader au processus décisionnel proactif. Pas les décideurs congolais qui réagissent par à-coups aux événements : il faut qu’il y ait par exemple une catastrophe aérienne pour interdire de vol des Antonov rouillés. Et encore…
L’exemple que donne Alex permet d’envisager un changement radical sur des habitudes qui deviennent de plus en plus inconscientes. Le problème supplémentaire est que les usagers ne refusent pas de s’embarquer dans ces machines dangereuses.
Dommage!
Nous avons un dur travail a faire pour réorganiser le transport au Congo. Si je suis responsable a ce département, j’arreterai carément des vécules de ce genre. C’est domage que nous ne pouvons pas tous etre responsable malgré nos capacités et surtout la volonté de reconstruire notre pays.
Correction: je parle des véhicules.Le transport en commun, ou transport collectif met en œuvre des véhicules adaptés à l’accueil simultané de plusieurs personnes. Malheureusement, c’est pas le cas chez nous. Devions nous tous rentrer pour s’en occuper? C’est peut etre pas mon domaine mais les idées sont la. La corruption aussi laisse passer des trucs de ce genre.
Nous ne cesserons jamais de le dire, le ministère de transport doit avoir une direction technique bien équipée, pour contrôler tous véhicules chaque six mois pour les particuliers et trois mois pour le transport en commun. Cette carte de visite technique facilitera la tâche aux policiers dans leur travail de contrôle de routine. Avec ça nous pouvons découvrir à quel niveau le système ne fonctionne pas bien et apporter les modifications, les corrections pour améliorer.
Je ne peux pas comprendre un véhicule ayant un réservoir installé à côté d’un client peut rouler tranquillement.
Un petit accident, les pasteurs vont crier aux sorciers qui ne sont d’autre que les membres de la famille.
C’est sans rancune.
Il est toujours étrange de lire des textes accusatoires qui en réalité ne dise rien. S’il y avait un problème de transport à Kinshasa on aurait accusé les dirigeants de n’avoir rien fait pour palier à celà. Mais le gouvernement dans sa grande célérité à permis que toute sorte de véhicule vienne au congo sans trop de difficulté. Ceux qui reviennent du RD Congo reconnaissent l’abondance des moyens de transport à Kinshasa. Quand on fréquente un pays comme le Congo d’aujourd’hui on a très peu de souçi en fait. Le transport est un de ceux-là. Pouvoir aller d’un endroit à un autre pour y faire ses courses et revenir. C’est possible même si les conditions d’exécution de ces déplacements ne sont pas optimales.
Un gouvernement peut prendre des mesures soit-disant pour assainir je ne sais pas quoi. Les vraies fausses mesures existent. Elles entraineraient une pénurie des possibilités de transport sans plus. On ne peut pas non plus faire disparaitre du jour au lendemain le gagne-pain des familles pour de raisons fantaisistes. L’anti-congolisme primaire fait dire des incongruités invraissemblables dans un pays dont on essaye de panser les meurtrissures avec les moyens du bord. Ses voitures sont des pansements de plaies profondes qui vont mettre plusieurs années à guérir. Laissez-leur le temps d’agir. Les dictatures on s’en passerait bien par les temps qui courent.
Il est frustrant de constater que la plupart des intervenants ne songent qu’à des mesures repressives et pas du tout à des règles incitatives comme si pour faire entendre raison aux congolais seules la punition agirait. Serait-ce une forme de masochisme?