Kinshasa : Des immondices pour combler les ravins

« De deux maux choisir le moindre ». Cette sentence de Socrate trouve tout son sens à Kinshasa. Déjà, mes compatriotes n’éprouvent aucune gêne à créer des décharges publiques à l’entrée de leurs maisons ou avenues. Il semble en effet plus facile pour les Kinois d’enjamber ces immondices plutôt que de réfléchir au moyen de s’en débarrasser.
Aujourd’hui, cette pratique devenue monnaie courante à travers les quartiers de la ville, et même dans les universités, ces milieux dits intellectuels, est défendue et justifiée. L’excuse, c’est qu’il est question de combattre les érosions. C’est ainsi qu’on se retrouve marchant sur des tapis d’immondices dans plusieurs coins de la capitale congolaise.
Un exemple : l’entrée de l’université pédagogique nationale. Pour freiner le début d’un glissement de terrain du à l’eau de pluie, les étudiants ont transformé cet endroit en une énorme poubelle. Et comme les immondices ne se séparent jamais de leurs odeurs, il faut pratiquement retenir sa respiration pour passer par là. Et tous les jours, à toute heure, étudiants et professeurs entrent et sortent de l’université en passant par leur poubelle bien aimée.
C’est quand donc que les étudiants se mettront à appliquer ce qu’ils apprennent en cours ? Au lieu de chercher des solutions efficaces pour chasser un mal, on se contente de déshabiller Paul pour habiller Pierre. Une solution qui se révèlera au bout, n’être qu’un autre problème. Et face à ce genre de situation, l’excuse bien aimée des Kinois reste : « l’état doit trouver une solution ». A en croire qu’ils ne se sont pas encore rendus compte que ceux qui sont censés représenter l’état ne font pas de la salubrité une priorité.









Et dire qu’on est là en milieu d’intellectuels. C’est de l’inconscience. Enfouir des immondices dans les têtes d’érosion serait une bonne chose, si du moins tout cela est bien encadré pour éviter un mal en combattant d’autres maux.
En effet, on dirait qu`il souhaient que leur vie soit empreignee des dechets…
Difficile de comprendre le raisonnement de ces étudiants. L’université est un lieu de réflèxion et non un dépotoire. C’est de là où sortiront les dirigéants de la RDCongo de demain seigneur Dieu de quelle qualité avec des idées gauches.
Chers amis, ne critiquons pas trop les habitudes acquises par nos concitoyens qui, par manque de direction, font ce qu’il peuvent pour eviter le pire.
Je voudrais plutot etre concret et apporter ma contribution en tant que entrepreneur et motivateur.
Pour endiguer l’erosion, il y a des moyens moins chers que nous pouvons conseiller a nos amis de l’IPN et de partout au Congo.
La solution: le vetiver.
Voici un extrait que vous trouverez dans wikipedia.org: « …Les haies de vétiver permettent également aux sols de conserver leur humidité, stabilisent les digues, réhabilitent les terrains vagues et peuvent même empêcher la pollution des ressources naturelles. Très peu cher, résistant à la plupart des maladies, le vétiver peut être planté y compris dans les terrains peu humides, contrairement à ce que l’on croyait auparavant. C’est pourquoi un réseau a été créé en 1989 pour informer et aider les agriculteurs et les gouvernements d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, ainsi que les ONG, afin de développer la plantation de haies de vétiver… »(http://fr.wikipedia.org/wiki/Vétiver)
Ce n’est pas du nouveau non plus au congo car, un fils du pays pratique, de maniere tres active, la lutte antierosive. Vous trouverez sur ce lien les informations concerant Alain Ndona, qui travaille sur les qualites du Vetiver de stopper les glissements de terrain: http://www.mediacongo.net/extr.....asp?str=19.
S’il vous plait luttons avec nos moyens pour ameliorer notre quotidien.
Bonjour Cedric
Felicitation de ton boulot.
Quelles sont les conditions pour avoir des photos ET dessin(inclu leur histoire) haute resolution; surtout l’ histoire des enfants de la rue, enfant soldat (ex et encore enrolle’s), la vie quotienne du Congo (transport, e’tablissement scholaire, sanitation et hygiene, debrouillardise, ingeniosite’, de’gat apre`s pluie, vie d’ un photographe, la vie cher etc.).
Je reside en Australie. Prefere communiquer via votre boite email prive’. Quels sont votre email prive’ et contact te’le’phonique.
Mutombo
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