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Kinshasa, capitale mondiale du sachet !

12 novembre 2009 par Mwana Kin, leki ya Kinshasa Lu 2 369 fois 16 commentaires Envoyer par E-mail

Kinshasa, capitale mondiale du sachet !

Pas besoin de les chercher, ils sont partout ! Les sachets et autres matières plastiques utilisés pour emballer les marchandises couvrent le sol de la capitale congolaise. Alors que plusieurs pays de la sous-région interdisent l’usage de ces types d’emballages, à Kinshasa, ils sont champions. En essayant de regarder dans le passé, je me souviens qu’il y a une dizaine d’années, les sachets étaient plus rares.

A l’époque, les marchands se servaient d’emballages en papier. Les vieux journaux ou les vieilles archives de la fonction publique servaient à tout emballer. Farine de manioc ou cacahouètes grillées étaient alors emballés soigneusement emballages qu’on dirait aujourd’hui propres. Pour les fonctionnaires, la vente de papier représentait même une source sûre de revenus.

Pourquoi cette montée en puissance du sachet ?
Les avis divergent. Selon certaines personnes que j’ai pu interroger, le sachet est plus sécurisant que le papier. Il emballerait mieux les marchandises que son prédécesseur. Monsieur papier laissait passer les microbes alors que son successeur est étanche. Ce que les partisans du sachet ont l’air d’ignorer c’est qu’il est l’un des grands ennemis de l’écosystème et qu’il empêche que l’eau de pluie pénètre dans la terre.

Des voix s’élèvent et des initiatives voient de temps en temps le jour pour essayer de résoudre le problème des emballages plastiques mais rien n’y fait ! Dernière initiative en date, un politicien qui se revendique écologiste avait initié une activité de collecte des sachets dans la capitale congolaise. Il remettait alors 1 dollar américain à chaque personne qui ramenait un kilogramme de sachets. Malheureusement, cette initiative n’a duré que l’espace de quelques semaines. Le problème est resté entier aujourd’hui. Kinshasa la belle est devenue Kinshasa poubelle.

Pendant ce temps, des autorisations sont accordées à des usines de fabrication des sachets et d’autres matières plastiques dans la capitale.

Alors que l’écologie et le respect de la nature sont au centre de débats un peu partout dans le monde, les kinois ne semblent pas préoccupés par ces questions, sans doute trop occupés à se débrouiller.

16 commentaires »

  • Simon Ngenda dit :

    C’est ton dernier mot qui est la vraie raison. En Australie où je vis l’écologie c’est presque le pain quotidien. Même dans les pub l’écologie doit être mentionnée. Tout le monde essaie de montrer comment ses produits sont conformes aux principes écologiques dans les pub sinon c’est l’échec. La notion de la protection de l’environnement commence à partir de l’école maternelle. Pour montrer qu’il y a une forte conscience et souci de la protection de l’environnement le parti écologiste qu’on appelle ici The Green a mobilisé un grand nombre d’individus qui se sont portés volontaires pour le ramassage de tout ce qui traînerait dans les rues, parcs, bref lieux publics.

    Cependant, une chose reste certaine, tout ce beau monde volontaire ils le sont parce que tout d’abord le pain quotidien leur est garanti. Contrairement au pays de Lumumba où c’est la débrouille qui garantit le chauffage de la marmite. Comment voulez-vous que ces gens s’occupent du tertiaire alors que le primaire, sans parler du secondaire, n’est pas encore à leur porté

  • Mwana MPUTU dit :

    Kinshas la poubelle! C’est dommage, quand rien ne marche au niveau du sommet, rien ne marchera meme dans les petits details. Je me demande si ces soient disant dirigeants de KINSHASA (Gouverneurs, ministres provinciaux et autres aventuriers a la tete, ne se rendent pas compte des effets nefastes de ce catastrophe geologique. Il ne suffit pas seulemnt d’etudier et d’avoir les grands diplomes des universites reputes, mais il faudrait necessairement utiliser le bon sens. A Kinshasa, il me semble que les dirigeants sont devenus aveugles et malentendants! Vous serez juger un jour!

  • Emery dit :

    Citoyen Mwana Mutu

    La question c’est: Pourquoi cette montée en puissance du sachet ?
    Il n y a pas que les autorités qui sont concernées. Il y a également la population d’ailleurs actrice en première ligne.

    Ce qu’il faut faire c’est de sensibiliser les gens sur la question. Le gouvernement peut accorder une autorisation à une Entreprise mais si personne n’achète le sachet l’Ese sera obligée de fermer.
    C’est de dire à la maman, au papa, à la petite sœur, au petit frère, au cousin et ou aux voisins que le sachet est nuisible à l’environnement et fait jusqu’à 100 ans pour es dégrader.

    Que chaque Citoyen Congolais sensibilise, éduque et communique et le mal sera écarté.

    Tout le monde est concerné

  • Emery dit :

    MWANA MPUTU

  • Pierre dit :

    ah, quelle horreur tout cela … il faut suivre l’exemple corse ! Et faire payer les sachets : les consommateurs éviteront de les laisser au bord de la route !

  • Timo dit :

    Dans certains pays de l’Est, le sachet est interdit. Dans le petit Rwanda voisin par exemple, le sachet est strictement interdit. Dans certaines villes de la Tanzanie également dont Zanzibar où les touristes se retrouvent à payer des amendes avoisinant les 50 dollars s’ils ont des sachets. Cela paie: proprété assurée dans leurs villes.
    Sachet, c’est le fléau de l’Afrique noire où souvent les populations n’ont pas le sens du civisme ni de l’hygiène publique. On attend tout de l’Etat. Il faut quand même aider ce « l’Etat ».

  • tongo etani dit :

    Essayons aussi de réhabiliter le SALONGO et avec l’argent des minerais créer des incinérateurs et surtout payons les chomeurs pour ramasser ces foutus sachets et interdire les sachets au CONGO.

    Prof.tongo etani, kisasa mboka ya ba nganga

  • Jean dit :

    Comme le dit Simon ,la sensibilisation sur l’écologie est l’affaire de tous et en premier le gouvernement.Je sais qu’en Australie ou je vis,le système fonctionne bien car la police fait bien son travail de veiller que les gens ne jetent pas les détritus partout dans la ville.On peut le faire chez nous au Congo si tout le monde s’y met à partir de sa propre parcelle.Je renchérit Mr Tongo Etani qui dit que le Salongo doit rafaire surface afin que nos villes redeviennent aussi propres qu’avant.Je suis né à Likasi et elle était la première ville propre du Congo.Aujourd’hui ,elle est devenue un dépotoir et polluée. Vous trouvez partout à Likasi des scrabs des cuivres et d’acides sulfuriques et des gens qui creusent partout dans les rues en quête de minérais .Il n’est pas étonnant ausssi de voir que le quartier Matonge est le plus sale de la Belgique…Pourtant ce sont les congolais qui y vivent.C’est autant dire qu’il y a là un problème qu’il faut corriger dans l’esprit des congolais.Salongo est la bienvenue pour redorer le visage terni du Congo pour ce qui est du nettoyage de la ville.

  • Jean dit :

    je renchéris Mr Tongo…
    Salongo doit refaire surface…

  • Timo dit :

    Je suis d’accord pour le salongo. Voté.

  • tongo etani dit :

    @ Jean

    Dans les années soixante, soixante dix, LIKASI était classé, MEILLEURE VILLE de la RDC.

    Nous sommes au RAS de PAQUERETTE, à cause aussi de la mégestion, la corruption et l’incapacité d’appréhender notre futur.

    Nous avons un devoir d’embellir notre pays et nos plus de 465 ethnies.

    Le politicien doit penser au citoyen et non se vautrer dans les magouilles, la corruption.

    REHABILITONS le SALONGO et le MOTO NA MOTO ABONGISA, ne me taxer pas de Mobutiste, je suis ici depuis 29 ans en EUROPE, arrivé à 17 ans et demi, je n’ai pas participé à la dégradation de notre beau pays.

    J’ai assisté à l’effondrement ECONOMIQUE, POLITIQUE, ECOLOGIQUE du CONGO, les mentalités n’en parlons pas!!!!

    Nous avons un devoir d’enseigner l’ALTERNANCE POLITIQUE sans violence, sans tribalisme.

    noko tongo etani

  • Emery dit :

    Cher frère Jean

    Tout le monde est concerné.
    Avoir assisté sans rien faire est coupable.
    Le vin est tiré il faut le boire.
    Ceux qui ont détruit la RDC ex Zaïre sont nos pères, nos mères, nos grand parents, nos cousins, nos oncles et qu’en sais-je encore!!!
    Nous portons cette responsabilité, même si c’est d’une manière indirecte. La seule manière de contribuer, c’est d’utiliser notre savoir, savoir faire, savoir faire faire pour sortir la RDC du Sous Développement. C’est la misère qui fait que la débrouille soit la solution. Et en débrouille il n ya pas de lois. Avec un taux de chômage de 70%, on ne peut pas se demander pourquoi les sachets sont partout. C’est un effet de la pauvreté.
    Notre passage à l’étranger doit être pris comme une école. Toutes les descriptions de villes propres faites par plus d’un compatriote sous forme de commentaire, devaient être traduites en Politiques et stratégies pour les proposer aux autorités qui gouvernent. Ne vous en faites pas ils lisent et profitent de nos débats.

  • tongo etani dit :

    En revenant à kinshasa, je suis surpris étant né à kin; assister aux délestages me fait mal, étant CARTESIEN et CHef de PROJET FINANCIER, j’essaye de savoir, le début, les ramifications, pona nini tokomi na niveau OYO?

    Les gens me dise:  » Nous sommes à kin, tozobanga MITUKA TSSSSEEE, tobangaka kaka mbula (la pluie) po ba nsinga courant ebima, nous déplorons plusieurs MORTS en saison des pluies.

    J’étais « KABAKO (estomaqué)( langage de côte d’ivoire)

    wapi bana aaaa? noko tongo etani

  • bony dit :

    Sous ce titre racoleur je n’ai lu que des banalités. Je,n’en tiens pas rigueur au jeune informateur. Par ailleurs je noterais que plusieurs capitales du sachet en plastique existent.

    http://www.google.fr/search?hl.....=f&oq=

  • Emile Zoba dit :

    Le traitement des déchets, une problématique mondiale :

    http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=327200

  • Simon Ngenda dit :

    @ Tongo etani
    Au Congo il n’y a pas plus 465 ethnie mais plutôt plus de 465 tribus qui composent 2 ethnies à savoir ethnie bantue et ethnie pygmée.

    Merci et à bientôt

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