Kinshasa : baignades gratuites pour tous les habitants

Des piscines gratuites et à ciel ouvert, on en trouve pratiquement dans tous les coins de la ville de Kinshasa. Les habitants des quartiers bordant la route Kinshasa – Matadi sont particulièrement gâtés !
Dame la pluie, constructrice et conservatrice de ces piscines ne se soucie pas trop des embouteillages et des problèmes de transport qu’occasionnent ces flaques d’eau gigantesques en pleine capitale.
Traverser ces mares est assez périlleux pour ceux qui ne savent pas nager. Les riverains qui doivent les franchir tous les jours pour se rendre ou revenir de leurs lieux de travail se voient offrir les services des débrouillards du coin. Pour la modique somme de 100 francs congolais, ces derniers prêtent leurs dos et épargnent leurs clients de la noyade. Le problème c’est qu’ils ne veillent pas trop à l’hygiène. Ils semblent ignorer que tous leurs bénéfices risquent de passer en soins médicaux, l’eau de ces piscines n’étant pas très propre.
Quant à eux, les conducteurs de taxi évitent les routes parsemées de piscines, ce qui fait que le transport en commun est un véritable casse-tête chinois dans la capitale congolaise. Les plus téméraires qui s’y risquent avec leurs voitures sont souvent obligés de les abandonner pour se sauver à la nage.
Nos dirigeants dans tout ça ? Ils ont des bouées de sauvetage très efficaces : leurs beaux 4×4 payés gracieusement par les fonds publics. Ils attendent sûrement que les piscines se transforment en fleuves pour réagir.









Kinshasa la belle ! Kafu kafu, dirait mon frère Tongo Etani… Où sont donc passés les Chinois ? Il faut contraster cette photo saisissante de Mira avec les photos d’archive de Léo pour prendre toute la mesure de la catastrophe urbaine de Kinshasa et des autres villes congolaises…
On se contente de colmater des trous sur les routes en espérant que cela résoudra le problème de ces « piscines ». C’est d’ailleurs miracle que le virus d’Ebola n’ait jusqu’à ce jour frappé nos centres urbains ! Une ville se construit non pas au ras du sol mais dans son sous-sol où un dense réseau d’égout et d’évacuation des eaux l’enserre. Il y a un tel réseau laissé par les urbanistes belges à Kinshasa, Kisangani et toutes les grandes villes. Tant qu’on n’aura pas réhabilité, étendu et modernisé ce réseau, nos villes resteront comme la tombe de la parabole de Jésus-Christ : rutilante à l’extérieur mais pourrie au-dedans ! C’est vraiment pitié de voir de telles images…
Réhabiliter le réseau des égouts de Kinshasa est une tache hyper compliquée. J’ai vu les pseudo-entreprises de construction mettre du béton sur les entrées des canalisations lors de la « réfection » de l’avenue de l’OUA parce que c’était trop coûteux de les déboucher. J’ai cru que j’allais devenir fou en voyant cela. Court terme, le congolais ne voit pas plus loin que le bout de son nez.
Les marchés pour les « chantiers » sont octroyés à des entreprises fictives créées par certains politiques et les résultats sont connus : quelques mois seulement après les inaugurations fêtées en pompe, avec le ministre en costard et la presse invitée pour la circonstance, les routes tombent dans un état pire qu’avant les travaux.
Cette réalité est connue de tous, ça fait des années qu’on en parle, mais personne n’ose s’y attaquer…
KAFU KAFU Alex, si tu critiques les autorités, les gens vont monter au plafond en disant : « maman, un mobutiste ! », pourtant nous sommes arrivés en EUROPE sans accointances politiques, à dix sept?
Pour relancer l’économie, mêmes les projets, on commence par demander qui fait quoi? Merci Monsieur ALAIN SIMIAN, prof. à la SORBONNE DOCTEUR EN ORGANISATION, prof ya yaya tongo, après on analyse l’existant, pourquoi sommes – nous arrivés à ce point, nous venons d’où?
Après, nous rentrons dans la gestion : rentabilité, solvabilité, liquidité.
Après, on fait l’appel d’offre avec des dates à respecter et on expertise les sociétés enclines à avoir l’offre (création, réalisations, confiance ….EZA MAWA, le conglomérat d’aventuriers au pouvoir.
Prof.tongo etani
http://plus7.arte.tv/fr/detail.....12312.html
« Les plus téméraires qui s’y risquent avec leurs voitures sont souvent obligés de les abandonner pour se sauver à la nage. »
J’ai d’abord été choqué par ton propos. L’idée de chauffeur fuyant leur voiture à la nage m’a paru excessive. Et je me suis souvenu qu’un ami, il y a quelques années a perdu son oncle député congolais qui avait pris un taxi lors d’un orage et était mort noyé quand ce taxi a sombré dans un caniveau…
Tristes réalités africaines.
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