Guerre dans l’est de la RDC : L’heure du choix difficile entre paix et justice

Après son adoption le 6 mai 2009 par le parlement congolais, le président Joseph Kabila a promulgué la loi tant attendue d’amnistie pour faits insurrectionnels et de guerre concerne des forfaits commis dans le Nord et Sud Kivu depuis juin 2003. Conséquence directe des accords signés entre le gouvernement et les groupes armés actifs dans les Kivu, cette loi vise la pacification de cette région congolaise en proie à des conflits armés depuis plus d’une dizaine d’années.
Certaines voix crient à la favorisation de l’impunité. Cité par la Radio Okapi, Dolly Ibefo, directeur exécutif adjoint de la Voix de sans voix, ONG congolaise de défense des droits de l’homme a réagi en ces termes : « Cette loi d’amnistie qui ne concerne que la partie Est du pays garantie donc l’impunité. Pour nous, l’amnistie pouvait s’étendre sur l’ensemble du pays. Comme on ne pouvait pas le faire, on a choisi des gens qui sont vraiment des grands criminels de ce pays qui seront amnistiés. L’amnistie ne peut pas se dérober de tous les grands crimes qui sont commis dans le pays. Alors, si l’on doit faire l’amnistie, on doit les faire pour les faits ou des personnes qui n’ont pas commis d’atrocités dans ce pays. Mais ceux qui ont commis des atrocités, pour nous, c’est une grande déception s’ils restent impunis et surtout s’ils vont occuper de grands postes de responsabilité. C’est vraiment se moquer de la population.»
La question qui se pose dans cette affaire : La promulgation d’une telle loi n’encourage-t-elle pas le langage des armes ? L’amnistie des criminels d’hier ne poussera-t-elle pas d’autres individus à se lancer dans des aventures armées, sachant qu’elles peuvent à terme bénéficier d’une grâce ?









Cette loi est une travestie qui ne fait que confirmer ce qu’on savait déjà: l’impunité et la farce érigées en mode de gouvernement. A se demander ce que Jean-Pierre Bemba fabrique encore dans sa cellule de prison à La Haye. Pour ajouter l’insulte aux ravages physiques encore frais dans les populations des Kivu, on incorpore au sein du gouvernement criminels de guerre et bandits internationaux. Ce qui met à jour l’autre grande farce : la démocratie et les élections. Allons donc chacun de sa petite guéguerre dans sa province d’origine pour nous voir nommés ministres et piller alors légalement le pays… Plus personne ne respecte le Congo au plan international.
Notre Congo se fourvoyé, nous sommes dans un schéma malsain, nous vivons dans un république BANANIERE, le droit des faibles n’est pas respecté, l’impunité des violeurs, massacreurs, des assassins est rétribuée.
Nous sommes la lie des nations, nous retribuont les violeurs à coup des dollars et autres postes ministériels.
Le conglomérat d’aventuriers dans une course effrénée de dollars devient fou, incapable de comprendre la misère des CONGOLAIS.
Ata ndélé MOKILI EKOBALUKA!!!
Prof.tongo etani
Au fait, le gouvernement congolais a perdu la souveraineté sur les Kivu et livré les populations civiles aux bandits internationaux. Voici une dépêche de Radio Okapi datées du 10 mai 2009 :
« Fizi : à Babwari, la population paie les taxes à la fois à l’Etat et au groupe Maï-Maï Yakutumba
La population du groupement Babwari, à près de 60 kilomètres d’Uvira, en territoire de Fizi, dénonce l’imposition de taxes illégales par le groupe armé Yakutumba. Ces taxes sont imposées, notamment, dans les domaines de l’élevage, de l’immigration, de la navigation et de l’environnement, rapporte radiookapi.net
Les éleveurs de Babwari payent ainsi aux Maï- Maï 100 francs pour une poule ou un canard, 250 pour une chèvre et 10 dollars par vache. Et pour couper du bois, le bûcheron est tenu de payer au préalable une taxe de 30 dollars américains. En plus de ces taxes, chaque village de la contrée doit fournir mensuellement 100 Kg de farine de maïs. Et depuis vendredi dernier, chacun de ces villages s’est lancé dans l’opération de collecte de la farine exigée par les Maï-Maï. Le village qui n’obtempérerait pas serait réprimé, a indiqué une correspondance que ces Maï-Maï ont fait parvenir aux concernés en début de semaine.
Trop c’est trop, disent les autorités coutumières de Babwari face au calvaire imposé à leurs populations. Alors que ces dernières s’acquittent des taxes dues à l’Etat, elles sont soumises au paiement d’autres taxes auprès des Maï Maï basés dans la contrée.
Contacté, le général Yakutumba a dit être informé de ces allégations. Il promet de les vérifier et de punir les coupables si ces allégations étaient avérées ».
http://www.radiookapi.net/inde.....amp;br=qst
HUMAN RIGHTS WATCH
LETTRE AU PRÉSIDENT KABILA : IL FAUT ARRÊTER BOSCO NTAGANDA
Son Excellence le Président Joseph Kabila Kabange
Gombe, Kinshasa
République démocratique du Congo
Votre Excellence,
Human Rights Watch a l’honneur de s’adresser à vous pour exprimer sa profonde préoccupation quant au fait que votre gouvernement envisage de nommer Bosco Ntaganda à une haute fonction relative aux opérations militaires dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Ntaganda, anciennement chef d’état major militaire pour le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), joue actuellement un rôle crucial dans le processus d’intégration des troupes du CNDP dans les FARDC. Il avait reçu le grade de général dans les forces armées congolaises en janvier 2005, bien qu’il n’ait pas assumé ces fonctions à ce moment là.
Comme vous le savez, Ntaganda est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crime de guerre, pour avoir enrôlé et recruté des enfants de moins de 15 ans comme soldats et les avoir utilisés dans le cadre des hostilités en 2002-2003, dans le district d’Ituri de l’est du Congo.
En tant qu’Etat partie au Statut de Rome qui a établi la CPI, le Congo a l’obligation d’aider la cour à arrêter les personnes faisant l’objet d’un mandat d’arrestation. En mai 2007, le Congo a reconnu cette responsabilité en sollicitant l’assistance de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC) pour arrêter Ntaganda, demande qui a exigé beaucoup de courage et que nous avons alors applaudie.
Malgré son obligation internationale d’arrêter Ntaganda, votre gouvernement n’a fait jusqu’ici aucune tentative à cet égard. Le 16 janvier, Ntaganda se trouvait à Goma pour une conférence de presse commune aux côtés du ministre congolais de l’Intérieur et de la Sécurité, Célestin Mbuyu Kabangu, de l’Inspecteur général de la police, le Général John Numbi, du Chef d’état-major de la Défense du Rwanda, le Général James Kabarebe, et d’autres hauts gradés de l’armée congolaise. Le 29 janvier, le ministre de la Défense, Charles Mwando Simba, et d’autres hauts représentants du gouvernement, se trouvaient à une cérémonie à Rumangabo aux côtés de Ntaganda.
Les efforts des autorités congolaises pour légitimer Ntaganda comme un «partenaire pour la paix» renforcent l’impression dominante que ceux qui commettent des crimes abjects contre les civils au Congo seront récompensés au lieu d’être punis. Au lieu d’encourager le respect pour l’Etat de droit, de telles pratiques nourrissent la culture cruelle de l’impunité qui ravage le Congo depuis longtemps.
Lors d’une conférence de presse le 31 janvier à Kinshasa, vous avez déclaré que le choix était difficile entre la justice et la paix, la stabilité et la sécurité dans l’est du Congo, et que votre choix était de privilégier la paix. Nous voulons aussi voir la paix régner dans l’est du Congo ainsi que la fin des atteintes terribles aux droits humains qu’y subissent les gens depuis trop longtemps. Mais une paix durable est rarement possible sans la justice. La paix et la justice devraient être considérées comme complémentaires, et non comme contradictoires. Favoriser le respect de l’Etat de droit est la seule solution pour garantir la protection des citoyens congolais qui supportent le fardeau des violations des droits humains.
La fréquence des exactions terribles qu’aurait commises Ntaganda contre les civils au Congo souligne l’importance de son arrestation. Au-delà des crimes de guerre qui constituent le fondement du mandat d’arrêt de la CPI à son encontre, les chefs d’accusation contre Ntaganda sont les suivants :
• Les 4 et 5 novembre 2008, les troupes du CNDP sous le commandement de Ntaganda ont tué environ 150 personnes dans la ville de Kiwanja, l’un des pires massacres au Nord Kivu des deux dernières années.
• En tant que chef des opérations militaires de l’Union des patriotes congolais (UPC), Ntaganda commandait les forces qui ont arrêté, torturé ou tué des centaines de civils appartenant aux ethnies Lendu et Ngiti, entre août 2002 et mars 2003.
• En novembre 2002, Ntaganda commandait les troupes qui ont massacré au moins 800 civils pour des motifs ethniques à Mongbwalu, notamment le premier prêtre tué dans le conflit de l’Ituri, l’Abbé Boniface Bwanalonga.
• En novembre 2005, Ntaganda a été placé sur une liste de sanctions de l’ONU pour avoir violé l’embargo sur les armes. Il figure toujours sur cette liste.
• Selon les soldats de maintien de la paix de l’ONU, les soldats placés sous le commandement de Ntaganda se sont rendus coupables du meurtre d’un soldat kényan de maintien de la paix en janvier 2004 et de l’enlèvement d’un soldat marocain de maintien de la paix plus tard la même année.
Le fait que les forces se trouvant sous le commandement de Ntaganda continuent à commettre des crimes graves, comme l’a démontré le récent massacre à Kiwanja, souligne l’urgente nécessité de l’arrestation de M. Ntaganda par les autorités congolaises.
Monsieur le Président, vous avez été un solide partisan de la fin de la culture de l’impunité au Congo.
Votre gouvernement a été au premier rang de la coopération avec la CPI avec le transfert de trois ressortissants congolais à la Haye, pour y être jugés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Vous avez réitéré votre engagement à établir l’Etat de droit dans de nombreux discours, tels ceux adressés au parlement congolais et à l’Assemblée générale des Nations unies. Pour que ces engagements soient réalisés, nous vous exhortons à donner des instructions à vos autorités judiciaires pour que M. Ntaganda soit arrêté et transféré à la juridiction de la CPI.
Nous pensons aussi que Laurent Nkunda devrait être tenu pour responsable des crimes que les troupes sous son commandement ont commis à Kisangani en mai 2002, à Bukavu en juin 2004 et dans le Nord Kivu entre 2006 et 2008. Nous notons que votre gouvernement demande son extradition au Congo pour y être jugé. Nous vous exhortons à mettre en place un mécanisme judiciaire spécial au sein du système judiciaire congolais pour mener des enquêtes et exiger des comptes aux individus, tels que Nkunda, qui ont commis de graves violations du droit international humanitaire. Ce mécanisme devrait être conforme aux normes internationales de procès équitable et exiger des comptes non seulement à Nkunda, mais aussi aux individus d’autres groupes armés et de l’armée congolaise qui ont perpétré des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
Votre gouvernement s’est opposé fermement à l’amnistie pour les crimes graves. Une paix durable dans l’est du Congo exige la traduction en justice des personnes qui ont commis des atrocités contre le peuple congolais. Nous espérons que vous agirez afin que Ntaganda soit arrêté et transféré à La Haye, et pour mettre en place un mécanisme judiciaire qui puisse rendre la justice pour les victimes et mettre fin à la culture d’impunité.
Veuillez agréer, Votre Excellence, l’expression de notre haute considération.
Kenneth Roth
Directeur Exécutif
Cc : Son Excellence, Adolphe Muzito, Premier Ministre
Son Excellence, Charles Mwando Simba, Ministre de la défense
Son Excellence, Luzolo Bambi Lessa, Ministre de la Justice
Son Excellence, Upio Kakura, Ministre des Droits Humains
Hon. Vital Kamerhe, Président de l’Assemblée Nationale
Hon. Kengo Wa Dondo, Président du Sénat
Général John Numbi, Inspecteur général de la police
http://www.hrw.org/en/news/200.....o-ntaganda
N’en déplaise à Human rights watch un homme politique ne raisonne pas comme une ONG qui fait fit des réalités d’un pays et dont le moteur premier est plutôt la charity business. L’homme politique responsable est avant tout pragmatique.
Si nous jugeons nous même Ntaganda nous le condamnerions à mort,tout le monde le sait mais nous privilégions la paix pour notre pays. Ntaganda a rendu des services et la paix est revenue au Nord-Kivu. Le reste ce sont des faits-divers comme il y en a partout dans le monde. Consultez n’importe quel journal dans le monde vous lirez les mêmes infos.
Après tout le Congo est une entité fédérale,la police locale a des responsables à sa tête. Les Congolais ont réclamé le fédéralisme pour gérer directement leurs affaires et ils l’ont obtenu. Si les infos sur les chiens écrasés sont encore du ressort du gouvernement central, on peut là juger de l’inutilité des provincettes surtout dans cette partie du Congo où chaque village a voulu se constituer en province.
L’Ong judiciaire en Hollande sait juger les faibles, cela ne conforte pas son crédit.
Voilà une prostitution de la pensée au service d’un gouvernement.
Je vous demande pardon vous avez votre opinion j’ai la mienne. Vous êtes polémiste professionnel moi pas. Je défends mon pays sans être godillot.
Celà vous plait de travestir votre pensée pour plaire. Plaire à qui et pourquoi. Intellectuelement vous savez que l’attitude du gouvernement est bonne.
Il n’y a pas d’état d’âme pour un homme d’Etat. Il choisit la paix. C’est très pragmatique de sa part. Les attitudes impulsives n’ont pas leu place à ladirection d’un pays.
Les congolais sont libres de voter pour un fou ou un voleur la prochaine fois.
Des mots creux, vidés de toute substance pour défendre l’indéfendable : « Il n’y a pas d’état d’âme pour un homme d’Etat. Il choisit la paix. C’est très pragmatique de sa part. Les attitudes impulsives n’ont pas leu place à la direction d’un pays ».
Quels mensonges produits de sang froid ! Des mensonges éhontés qui donnent froid dans le dos des vrais patriotes.
Le patriotisme, l’amour pour sa terre, c’est l’une des qualités fondamentales d’un homme d’Etat d’envergure : c’est cet état d’âme qu’il visera à impulser à ses concitoyens afin que ceux-ci puissent le transmettre aux générations futures d’une nation. Cet amour jaloux et sans compromission pour sa patrie fait de l’homme d’Etat un impulsif de premier ordre.
Les mêmes mensonges sont sortis de la bouche pourrie du Maréchal Pétain qui justifiait la « paix » et le « pragmatisme » après la blitzkrieg allemande qui mit la France sous les bottes du Troisième Reich. Face au gouvernement de Vichy s’était dressé un seul homme « impulsif » dont le cœur brûlait d’un grand amour pour son pays : le Général Charles De Gaulle. Et ce fut l’Appel du 18 juin 1940 sur la BBC et le reste est matière d’histoire encore enseignée aujourd’hui aux petits écoliers français.
Je rappelle ici que le Général De Gaulle était considéré comme traitre au gouvernement de son pays : le 2 août 1940, il fut d’ailleurs condamné à mort par contumace !
Alors, qu’on arrête ce mensonge vicieux consistant à prétendre qu’on défend son « pays » alors qu’on défend le « gouvernement » en place dans son « pays » !
Il est facile d’insulter les gens après la defaite de la France. Les situations ne sont pas comparables. Nous sommes ici devant une guerre civile. La deuxième guerre n’était pas une guerre civile.
Avez-vous jamais approché les hommes de pouvoir de votre vie? Décider de la fin d’une guerre fratricide reclame beaucoup d’intelligence. Les habitants du Nord Kivu ne pensent pas comme vous. Les états d’âme n’ont pas de place en Politique.
@ ALEX,
Bony c’est UN NAZI qui rigole dans une chambre à GAZ, Bony est un imbécile insensible à la douleur des CONGOLAIS.
BoNY est un Rwandais en service commandé, comme tout rwandais TUTSI, Bony ne pleure pas les morts CONGOLAISES.
J’ai rétère ma demande à BONY de me donner ses coordonnées à PARIS, je suis à PARIS, je veux voir SA GUEULE DE GOUJAT.
Prof. tongo etani
Il n’y a pas de choix difficile entre la « Paix » et la « Justice » parceque les deux mots vont de paire. Il ne peut pas y avoir une paix durable sans justice. Ne nous cachons pas derrière une fonction politique pour déclarer haut que c’est difficile de faire le choix.
Si celà est difficile alors qu’il laisse la place aux Congolais qui sont courageux de prendre des décisions pour défendre la patrie.
C’est pourquoi ils ont poussé le bureau de l’assemblée nationale à la démission pour faire passer leurs bêtises.
Voilà le début de l’échec de Monsieur Mobutu. Après avoir traumatisé les citoyens avec ses soudards de la DSP il crie à ceux qui veulent l’écouter, chez moi au ZAIRE la paix règne; mensonge.
On n’accorde pas un trophée à un assassin de ce calibre.
Malgré l’amnistie Nkundabatware, Ntaganda et les autres doivent être jugé et condamné s’il le faut pour une paix durable.
Nkundabatware se promène librement comme son frère Mutebusi chez lui au Rwanda et on nous parle de son arrestation, de qui se moque-t-on.
C’est sans rancune.
Les situations ne sont pas comparables ? Encore une fois : falsification des faits historiques. Sous l’occupation allemande, la France était bien dans une situation de guerre civile. Une grande partie de la droite appuyait le régime de Vichy — et c’était la majorité de la population… Idem lors de la guerre d’Algérie, avec une bonne section de l’armée en situation de mutinerie ouverte contre le Général De Gaulle, qui a échappé à plus d’un attentat. Un officier supérieur français fut même exécuté pour un attentat contre De Gaulle !… Tu fais la honte de tout un pays avec ton argumentation scabreuse !
Bony, qui t’as dit que la paix est revenue aux Kivus? Kende na Kivu omona ndenge ba mamans na bana bazo mona pasi na maboko ya ba FDLR, Mai Mai, CNDP, FARDC, MONUC, na ba misusu.
Bosco, Nkunda, Amisi (Tango Fort – l’actuel president de Vita), ba bomi batu ebele ebele…
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