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Et si les femmes prenaient le contrôle au Congo ?

30 mars 2009 par Cédric Kalonji Lu 5 120 fois 55 commentaires Envoyer par E-mail

Les femmes aux commandes en république démocratique du Congo

La pauvreté qui sévit en République démocratique du Congo lance une nouvelle forme de rébellion. Il ne s’agit pas de celle qui fait la une de tous les médias, avec des armes, rebelles ou encore déplacés. Ces nouvelles batailles, souvent violentes, se déroulent au sein des ménages. Le schéma classique selon lequel le père sort travailler tous les matins pour rapporter la ration du jour (madessou ya bana) se désintègre progressivement.

Exacerbées par la crise et la misère qui perdurent, les femmes congolaises prennent désormais les commandes, mettant hors-jeux les hommes. Il suffit de faire un tour dans les marchés de toutes les villes de la capitale pour se rendre compte de la prise en main des affaires par les dames. Petits commerces et toutes les autres formes de débrouille sont bons pour nourrir le foyer. Dans les rues, elles vendent du pain, des arachides, des racines aphrodisiaques, bref, tout.

Elles sont omniprésentes dans la l’agriculture et le petit commerce. Elles occupent une place prépondérante et croissante à tous les niveaux des activités de production et de commercialisation agricoles. Et pourtant, les mamans congolaises sont loin de prendre autant les mannettes en ce qui concerne les responsabilités au sein des institutions politiques. Gouvernement, parlement et autres institutions semblent encore être la chasse gardée des hommes.

Si la prise en main du bateau familial par les femmes fait ses preuves, qui sait si les choses n’iront pas mieux en RDC si les femmes prenaient carrément le contrôle ?

Ba mamans, tozali sima na bino…

Illustration : Kash

55 commentaires »

  • Chantal dit :

    Oui, des femmes universitaires, formées…Les femmes voient la vie d’une autre manière que les hommes, plus encrées dans la vie réelle de tous les jours. Les hommes sont plus tournés vers les shères de pouvoir, mais combien ont les pieds sur terre ? C’est une bonne chose, à mon avis, les assemblées légales mixtes (assemblées nationales, conseils d’états etc.).

    Autant faut-il que la parole et l’autorité leur soient laissées, naturellement « attribuées » – autant faut-il quelqu’un qui l’attribue…Et quand elles ne doivent pas redoubler d’effort pour prouver leur professionnalisme, comme ça a été le cas pour Edith Cresson par exemple, premier ministre de François Mitterrand en 1991, qui a subi de plein fouet le machisme de la classe politique française…

    Qu’en sera-t-il d’une femme au sein du gouvernement congolais à un haut rang ? sans qu’elle ne soit juste figurative ou « décorative » ? Peut-être cela changera-til l’image de la femme au Congo RD ? Je demande à voir.

  • Cédric Kalonji dit :

    @ Chantal
    Et on fait quoi des femmes qui ne sont pas universitaires? Dans ce pays le Congo, on côtoie tous les jours des femmes qui n’avaient pas mis les pieds à l’école mais qui contribuent à l’économie et à la stabilité sociale.

    Celles-là dont tu parles, les femmes élites comme on les appelle ne font pas grand chose si ce n’est impressionner par leur capacité à manier la langue française.

    J’ai beaucoup de respect pour ces femmes qui se réveillent très tôt le matin, qui vont vendre du pain ou encore des légumes et qui parviennent à nourrir leurs enfants et même à payer les études de ces derniers. Leurs actions sont bien visible. Elles ne parlent pas beaucoup mais agissent.

    Pour moi, ce ne sont pas les diplômes qui font l’homme mais son humanité et ses valeurs. Notre pays le Congo regorge d’un bon nombre de diplômés des plus grandes écoles et universités de la planète, mais n’empêche qu’il compte aujourd’hui parmi les plus pauvres et les moins organisés du monde.

    Plutôt que de favoriser le développement, ces diplômes et cette école nous font dévier de nos valeurs : l’honnêteté, l’intégrité et le partage, au profit de la capitalisation, du gain.

    Dans toute l’Afrique, la colonisation a imposé l’abandon d’un système tournant autour de l’humain, pour adopter celui axé sur le bénéfice. Les conséquences sont visibles aujourd’hui : guerres, misère et partage inégal des ressources.

    Ceux qui sont passés par l’école occidentale considèrent ceux qui n’y ont pas été comme des moins que rien qu’il faut écraser s’il le faut, pour faire le maximum de bénéfice. Le but : remplir ses comptes bancaires ou encore de construire des villas et rouler en Mercedes sur les corps sans vie de ses propres frères et sœurs.

  • Chantal dit :

    C’est certain et décevant cet état de fait dont tu parles Cédric. Ton respect pour les « mamans » de ton pays t’honore…

    Malgré tout, pour gérer un pays à un haut niveau, il faut des compétences reconnues parfois à l’international et une structure juridique (qu’elle soit tribale ou pas), et beaucoup d’autres parametres que je n’évoquerait pas ici.

    Seulement je ne comprends pas pour quelle(s) raison(s)tu opposes diplômes et intégrité. Crois-tu que l’integrité est l’apanage des petits ? Je te pensais plus objectif que cela….Il y a deux choses : ou les gens au pouvoir nous ressemblent, ou nous leur ressemblons. Les chats ne font pas des chiens comme on dit ici et s’il y a des gens corrompus au sommet, la base doit l’être aussi. Et il y a des exeptions à tous les niveaux.
    Pour moi, ton appréciation est purement subjective. Car un diplôme valide une connaissance, et est une reconnaissance. En tout cas ici et la plupart du temps.
    Tu me demontres ton opinion par l’exemple. Moi, je te dis que le problème n’est pas le diplome, mais l’incompétence. Soit dis en passant, Lulla, le président brésilien, n’est pas un diplomé des grandes écoles. Mais son parcours et ses résultats demontrent un systeme adapté pour receuillir de telles réussites. On a eu également Berégovoy en France. Ces hommes apparus dans une conjoncture particulière : développement de la Chine, de l’Inde…………… ce sont des hommes ! Malheureusement, une femme dans le monde politique doit prouver plus.

    De plus, je trouve étonnant ton manque de soutien aux élues de ton pays. Edith Cresson en France de même que Segolene Royal ont vécu cette dépreciation, juste à mon avis parce que c’était des femmes !
    Si tu veux des femmes politiques de haut niveau, commence par encourager celles qui sont présentes actuellement au pouvoir chez toi et arrete de les décrier ! Et ne t’inquiete pas : dans tous les peuples on retrouve des « mamans » fortes.
    Ce n’est pas une spécialité congolaise. Et partout on les honore, mais de là à mettre une femme au pouvoir, c’est autre chose !! Les mêmes qui encensent les mamans sont bien plus interessés à les garder là où elle sont !

    L’interêt des femmes c’est d’avoir une représentante au pouvoir (cf. Inde, Liberia, etc.)

    Au fait, on a jamais vu de femmes mener ds génocides….
    Pour ta lecture :
    « Comment soigner l’incompétence » :
    http://martinwinckler.com/arti.....rticle=318

  • 195506 dit :

    Chantal, en tant que française, j’ai envie de vous dire que si Ségolène Royal n’a pas été élue, c’est que beaucoup de gens ont perçu son incompétence. Les français étaient prêts à avoir une femme comme chef d’état à la place de Nicolas Sarkozy, qui est finalement un moindre mal (espérons seulement qu’il ne sera pas réélu). Et le choix n’était pas très excitant (un peu plus quand même que Chirac/Le Pen). L’incompétence n’est pas l’apanage de la gent masculine. J’ai envie de dire aussi que si Edith Cresson n’est pas restée au pouvoir, c’est un peu de sa faute. Je l’apparente à Claude Chesson, réputé pour ses « gaffes ». Là où apparaît le machisme est que lui n’a pas été éjecté. J’ai aussi envie de dire qu’une des grosses erreurs de Lionel Jospin est d’avoir voulu le bac pour 80% des élèves. Pour arriver à quoi ? Je pense souvent à Ali Farka Touré, musicien malien, internationalement connu, qui ne savait ni lire, ni écrire, mais passait des messages forts dans ses textes et a oeuvré pour améliorer la condition de ses concitoyens. Bien sûr, je suis pour qu’un maximum d’enfants puissent apprendre à lire et à écrire, car alors ils ont accès à l’indépendance de la pensée. Et ainsi à construire leur vie, selon ce qu’ils veulent réaliser. A mon avis, c’est là qu’il y a un combat à mener. En fait, ce que je souhaite, c’est que les femmes puissent accéder aux plus hautes responsabilités, non contre les hommes mais avec les hommes. On a trop besoin les uns des autres.

  • Chantal dit :

    @195506

    Ségolène Royal a été « perçue » comme incompétente. C’est une perception, appuyée certainement par les journalistes.
    La compétence n’est pas une question de perception, mais de résultats et de savoirs-faire.

    CF site donné plus haut.

    Attention, lors du débat Royal-Sarkosy, les erreurs ont été des deux côtés. Le souci c’est l’image qu’ont donné les journalistes et l’attitude des candidats façe à leurs erreurs lors du débat.

    Je pense plutôt que face aux discrédits jetés sur S. Royal par son propre parti et par l’effritement du parti socialiste, les français ont préféré voter pour un homme qui paraissait « sûr » (marié en apparence, parti politique solide…).
    Tout cela a été très superficiel.

    @ Cédric,
    Il n’y a pas de mal à critiquer les mauvaises actions d’un gouvernement, qd on peut créditer les bonnes actions. Seulement, ce n’est pas parce que des membres du gouvernement semblent passables qu’on doit remettre en cause des diplômes et signifier que ce sont les diplomes qui amenent à la mauvaise gouvernance et à l’immoralité !!! Rien à voir !!

  • Tikalamalamu dit :

    hélas, les femmes ne prennent pas le pouvoir dans le pays. Elles sont surtout obligées de se débrouiller seules en majorité pour faire bouillir la marmitte et élever les enfants. Les hommes en restent souvent à la palabre. Soit. S’ils ne sont que des géniteurs, alors les femmes de bon sens ont raison de les mettre à la porte. Un pays qui ne repose que sur l’économie domestique ne peut se développer à grande échelle, sauf si l’Etat se préoccupe de mettre en place des structures économiques basées sur la justice et la solidarité. De ce pays qui devrait être multimilliardaire, on peut dire que le peuple est un mendiant assis sur une malle d’or.
    Les femmes s’organisent peu à peu pour mettre en place une économie soldaire qui dépasse le stade de la survie, et c’est tant mieux. Puissent-elles s’approprier suffisamment de pouvoir pour se faire entendre et se faire respecter à tous les niveaux de la société, encore organisés sur des modèles phallocratiques.
    La crise actuelle est aussi une occasion de fonder ou refonder des valeurs de sociétés qui changent la donne économique et politique.C’est regrettable que le mot « débrouillard(e) »ne soit que rarement sous la plume honoré comme une des formes normales de la prise en charge par l’individu de sa vie et de ses besoins. Même si le stade actuel est celui de la misère et de la pauvreté, c’est aussi le signe que les individus n’attendent plus que la manne tombe du ciel-ou de la poche de quelqu’un de plus riche que soi-. En cela, le génie de la débrouille est aussi porteur de volonté de s’organiser, malgré les carences et les corruptions qui gangrènent le pays. Que les hommes s’y mettent à travailler et la débrouille deviendra la base d’une économie rentable.Diplômés ou non, créer son travail reste encore le moyen le plus courant pour rester en vie. Et tant mieux si son propre travail peut créer de l’emploi pour d’autres. Si lEtat ne subvient pas aux besoins collectifs-et c’est peu de le dire-,il est possible de s’organiser en collectifs pour démarrer des actions à la mesure de nos moyens.L’Homme qui ascensionne une montagne met un pas devant l’autre.

  • sisi dit :

    e ne suis pas sûre que les femmes, toutes seules feraient mieux que les hommes. Ce dont je suis par contre sûre, c’est la complémentarité de deux qui fera avancée les choses. La société congolaise est machiste comme partout ailleurs en Afrique mais à la seule différence que c’est latent. On vous fait jouer un rôle dans lequel vous n’avez aucun contrôle. Un exemple: prenons un cas assez courant, la femme n’est souvent pas au courant de la fortune de son mari, en cas de décès elle perd tout. Comment pouvez vous expliquer encore qu’aujourd’hui , les femmes sont dépossédées des biens lorsque leurs maris meurent , où sont les progrès du Ministère de la Condition Féminine( un Ministère qui ne devrait pas exister!!!) Nous sommes nés égaux, homme et femme alors soit on fait mentir la constitution soit il faut revoir la raison d’être de ce ministère.

    Sisi

  • Ishango dit :

    Chere compatriote, le droit congolais est clair et net en cas de deces du conjoint ou conjointe. Celles qui se font depossedes n’ont qu’a s’en prendre a eux-meme. Je connais des dames au congo-kin qui se battent bec et ongles dans des tribunaux(evec l’aide d’un avocat) pour que la loi s’applique. Celles qui se laissent depossedes(par peur de sorcellerie imaginaire) n’ont pas a blamer l’etat.YES, l’etat doit aider par la sensibilisation…mais la loi est claire E b’avocats ba zi meke na mboka.

  • AR02 dit :

    Je pense que cette generalisation cache mal un certain manque d’innitiative que ce soit de la femme dite victimisee a cause de son identite biologique et l’homme suppose macho.

    Ma mere est presqu’une reine, moi meme et tous mes 5 freres y compris mon regrette pere lui avions toujours demontre un respect presque religieux. L’ainee de ma famille est de sex feminin on l’a surnomme Mrs Thatcher a cause de sa severite. Elle a toujours eu le dernier mot et personne parmis mes freres ne peut oser lui tenir un language desobligeant.

    Serais-je pris au serieux si je dis que les hommes dans ma famille sont victimes de l’agression des femmes?

    le probleme est que nous avons tendance a tout generaliser et de fois nous le faisons au detriment de nos propres coutumes.

    Savez-vous, par exemple, que durant la periode de l’esclavage et celle de la coloniation, pendant que les femmes europeennes reclamaient leur emancipation et acceder aux memes droits que ceux reconnus a leurs partenaires masculins, ces femmes europeennes toleraint tout de meme l’exploitation de l’homme et de la femme noire au point de soutenir l’esclavage? Quel genre d’humanisme ou de feminisme peuvaient-elles clamer?

    Arretons de genraliser et procedons au cas par cas car tous les hommes ne sont pas necessairement macho et toutes les femmes ne sont pas necessairement victimes.

    AR02

  • tongo etani dit :

    Editorial

    Mettre fin à l’imposture

    «Aussi, les Congolais doivent-ils savoir que leurs intérêts, leurs profondes aspirations feront toujours l’objet de mes préoccupations primordiales.» Cette phrase a été prononcée – lue ? – par Joseph Kabila. C’était lors de la cérémonie d’investiture du 26 janvier 2001. Il y a bientôt neuf ans. Inutile de dire qu’aucune des promesses présidentielles n’a été tenue. Les cinq chantiers ? Quelle immense farce !

    Au lendemain de l’élection présidentielle de 2006, un Belge a écrit plus ou moins ce qui suit dans la rubrique «Courrier des lecteurs» du quotidien bruxellois «Le Soir» : «Si Joseph Kabila s’était donné la peine de répondre aux attentes sociales, les Congolais ne se seraient pas attardés sur ses origines.» Cet homme a raison et tort.

    Il a raison parce que dans les vieilles nations occidentales, la politique, autrement dit la gestion de la Cité, n’a qu’un seul but : procurer le plus de bonheur possible au plus grand nombre. Qu’est ce que le bonheur pour un être humain sinon la jouissance des conditions minimales de sécurité pour lui-même et sa famille ainsi que pour ses biens? Le bonheur, c’est aussi ce «minimum de bien-être» sans lequel l’homme devient incapable de faire le départ entre le vice et la vertu. L’éducation, la santé, la formation professionnelle, l’emploi sont des clés pour l’épanouissement individuel.

    Ce lecteur du «Soir» a tort, parce que depuis son arrivée au pouvoir, Joseph Kabila ne s’est jamais intéressé aux préoccupations d’une population congolaise qu’il ne connaît pas et n’a jamais cherché à connaître. Kabila incarne une direction politique très éloignée des gens. Une direction politique qui évite tout contact avec la masse comme si elle avait quelque chose à cacher.

    Lorsqu’on critique l’inefficacité du régime incarné par «Joseph», une réponse revient sans cesse : «Kabila a été élu pour cinq ans, il faut le laisser gouverner.» Certains zélateurs du kabilisme verraient bien le «raïs» se succéder à lui-même en 2011. Pour quoi faire? L’homme pourra-t-il réaliser en cinq années ce dont il a été incapable de faire en une décennie?

    C’est devenu un lieu commun de dire que les journalistes ne s’intéressent qu’aux «trains qui n’arrivent pas à l’heure». C’est une métaphore pour dire que – outre l’éducation et le divertissement – le rôle du journaliste consiste à informer en mettant le doigt là où ça ne tourne pas rond. Un journaliste est avant tout un investigateur. Il doit traquer les dysfonctionnements qui affectent les trois pouvoirs. Ces dysfonctionnements peuvent être juridiques ou moraux. L’ancien président américain Thomas Jefferson parlait à juste titre de «watchdog» (chien de garde) pour désigner les journalistes. Voilà pourquoi «Congoindependant.com» va continuer à «aboyer» en usant de son droit à la critique jusqu’à ce que le «train Congo» cesse d’arriver «en retard».

    On ne le dira jamais assez que la légitimité des urnes n’est pas un droit immuable. Un pouvoir légitime est avant tout un pouvoir efficace. L’efficacité se mesure en termes non pas de discours ou bonnes intentions mais par des réalisations destinées à procurer ce bonheur au plus grand nombre. La légitimité est une conquête de chaque jour.

    On ne le dira jamais assez également que douze années après la «libération» du 17 mai 1997, les Congolais sont toujours demandeurs d’un Changement. Un changement non seulement au niveau des hommes et des conditions sociales de la population mais surtout de la conception même du pouvoir d’Etat.

    L’ex-Zaïre présente aujourd’hui toutes les caractéristiques d’un pays occupé par certains Etats voisins. Les gouvernants en place à Kinshasa paraissent impuissants. Le chef de l’Etat en tête.

    Libérer le Congo, devient un devoir patriotique. Un devoir sacré pour redonner à la nation congolaise sa respectabilité et restaurer l’unité physique de son territoire. Une lutte armée n’est plus à exclure. Objectif : Mettre fin à l’imposture. A l’occupation.

    B. Amba Wetshi
    © Congoindépendant 2003-2009

  • Timo dit :

    tongo etani:
    tu parles pour toi-même.
    Comment peux-tu savoir ou dire que kabila n’a rien fait?
    J’aime bien avoir les faits. Tu as bien utilisé le vocable « RIEN » (eloko te)…
    Arrêtons de raconter n’importe quoi et critiquer juste pour critiquer.
    Et puis qu’est-ce qu’on en a foutre de l’opinion du belge dans le journal LE SOIR.
    Pourquoi pas courrier des lecteurs du Potentiel, Conscienc, … des journaux bien congolais?????

  • Timo dit :

    195506 et Chantal:
    Croyez-vous vraiment que a politique française a droit de cité concernant cet article?

    Chantal, tu devrais bien lire Cédric Kalondji dans son intervention ci-dessus, je trouve que tu l’as interprété de travers.
    J’ajoute pr dessus le marché que la majorité des diplômés congolais des grandes écoles qui ont officié à la destinée de notre pays de Mobutu à aujourdh’hui étaient tous des injures à la science.

    On a pas besoin que des grands surdiplômés pour diriger le pays… la plupart des pays occidentaux ont même au sein de leur gouvernements, parlements, ect; des gradués… et ds les parlements on trouve des simples D6.
    Au congo on en a connu des professeurs et intello ds les affaires de l’Etat: Lihau, Pinga kasenda, Sakombi, Nguz ect.
    « science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait l’autre.

    Je suis pour que les pays noirs africains, en l’occurrence le Congo, soient dirigés par les femmes.

    J’ose espérer qu’aux prochaines élections on au une représentante digne.
    Si c’est un homme qui passe et bien rebelotte il faudra reporter sine die notre développement.

    Désolé, je ne relis pas mails souvent.

  • Timo dit :

    Tongo etani:

    libérer le Congo de quoi???
    il me semblait que le pays a eu son indépendance non mon frère.
    On est libre man.

    il nous manque juste une forme d’évolution intellectuelle et un esprit solidaire.
    bon bonne nuit à vous tous.

  • Timo dit :

    Tongo etani:
    arrêtez ces histoires sortie de l’intoxication populaire. le congo n est occupé par aucun pays si ce n est par les congolais eux-mêmes.
    Dites-moi quel endroit du pays est occupé par des étrangers que j aille voir moi-même.

    J ai circulé à l est.. ce est pas en croisant quelques rebelles hutu et autres groupes de bandits dans certaines forêts que je vais dire que mon pays adoré est occupé par des étrangers.
    Franchement vous ferez mieux de voyager un peu les gars. il n y a pas que Kin comme périple.
    Il y a Isiro, il y kasongo, buta, kavumu ect.
    Le congo est vaste et rien ne vous empêche de quitter l europe pour venir renforcer le rang de l armée.

    il faut une armée de plus de 500 000 hommes vu la grandeur d notre pays. Kabila n y est pour rien à ce que je sache.
    Envoyez vo enfants nés en occidents et assimilés et complexés à mort venir pour donner du sang à leur pays d origine. non vous désirez qu vos enfants deviennent de petits blancs…

    Si vous aimez le pays, hun

  • tongo etani dit :

    @ TIMO,

    Kabila a rien fait sur le plan social, militaire, éducationnel, judiciaire, économique, j’en passe.

    Mobutu est mort en 1997, kabila père et fis sont au pouvoir depuis douze ans.

    Il y a douze ans, la corruption qui existait à l’époque de l’aigle de kawele a pris des proportions exponentielles, la justice arbitraire sans consultation règne au Congo, les services secrets ANR, DEMIAP emprisonnent et tuent au vu et su de tout le monde.

    C’est bien mon Frère TIMO de continuer à CEINDRE vos petites fesses pour la danse endiablée de DJALELO au chauffard Kabila en oubliant la misère de plus de 95% des pauvres congolais qui tirent le diable par la queue sans eau ni électricité.

    J’aimerais être optimiste comme toi, mais le bassage des militaires que les kabilistes disaient rwandais de CNDP et autres groupes me laisse PANTOIS.

    Les Bosco ntangada, peter karim, tango faible et autres likili tutsis sont devenus des généraux en marchant sur les cadavres des innocents Congolais.

    Je n’ai pas lu un mot de compassion pour nos plus de sept millions des morts et plus de sept cent mille: femmes, soeurs, filles, bébés, hommes violés par les frères Rwandais du commandant Hypollite kanambé , le massacreur de pweto, frère de james kabarébé et de nkunda, kagamé etc….

    Moi, j’aimes mon pays, j’ai contribue pour un avenir meilleur pour nos enfants dans une République démocratique où regnera l ‘ESPERANCE, LA JUSTICE, LA SANTE, L’EDUCATION, l’AGRICULTURE, L’harmonie sans tribalisme, la compétence etc………….

    Je ne fais pas, alors pas du tout confiance aux energumènes qui ont pris des armes pour DIRIGER un pays.

    Prof. tongo etani

  • bony dit :

    @Timo,

    Les mangeurs de camembert,de beurre et de confiture ont le temps de se faire leur cinéma sur le temps du mobutisme dont ils sont des nostalgiques. Les affabulations sur l’est du pays vont bon train avec la complicité des ONG basé à Goma et roulant dans des 4×4 rutilants neufs.
    Les membres de la diaspora ont la culture de l’insulte envers leur pays. Beaucoup ont oublié que le petit mensonge c’était pour se sortir de la mouise. Maintenant qu’ils sont installés il pourront toute fois aimer ce cher Congo qui les a vu naître.
    Quand on se saoule de bifteck quotidiennement en occident on perd toute notion de patriotisme.

  • bony dit :

    basées

  • tongo etani dit :

    La RD Congo risque l’asphyxie
    (J.R.T.)

    Le marché des produits alimentaires importés connaît actuellement une certaine fébrilité. Non seulement les chinchards, les poulets, la viande, la farine de froment, pour ne citer que ceux-là sont de plus en plus rares, mais l’on assiste en même temps à une valse d’étiquettes qui procure des céphalées aux ménagères.

    En cette période de la rentrée scolaire, le budget ménager du citoyen moyen est mis à rude épreuve, au point que nouer les deux bouts du mois relève de la prestidigitation. Dans les entrepôts, les grands distributeurs jouent la prudence et surfent sur l’anticipation. Au rythme hebdomadaire où la monnaie locale se déprécie, soutiennent-ils, ils préfèrent vendre leurs marchandises au compte-goutte, ne sachant pas quand et comment seront effectuées les prochaines importations. C’est une crise artificielle qui permet aux importateurs de ne pas vite épuiser leurs stocks.

    Dans les marchés et chambres froides, l’offre des produits alimentaires connaît ainsi une chute brutale, ce qui entraîne à la fois leur rareté et une augmentation des prix qui désarçonne les ménagères. Partout les plaintes montent et partout, on s’interroge sur les probables voies de sortie de cette crise dont on ne sait pas pour l’instant prédire l’issue.

    Sur les différentes places des cambistes de la ville, le tableau d’affichage de taux de change est constamment retouché à longueur de journée et au rythme de la demande du billet vert.

    Hier, le dollar s’échangeait entre 835 et 840 FC, alors que la semaine passée, il se situait à 830 FC. Un coup d’œil sur les réserves internationales donne un petit paquet de plus au moins 800 millions de dollars. Ce qui représente 7 semaines seulement d’importations. On peut d’emblée s’en inquiéter. Si on se rappelle qu’en avril, le niveau de réserves extérieures de la BCC se situait à 32 millions de dollars, on peut pousser un ouf de soulagement et se dire qu’on a échappé à la catastrophe.

    La fin du monde en miniature était déjà perceptible. On peut se réjouir qu’aujourd’hui, on est passé à quelques millimètres de la catastrophe. Tolérance –zéro dans tous les secteurs de la vie nationale Si les caisses de l’Etat sont aujourd’hui vides, il faut reconnaître que des esprits retors les ont transformées en tonneau de Danaïdes, au point que la plupart des recettes publiques prennent souvent la destination des poches des individus. C’est ici le lieu de saluer l’opération tolérance-zéro qui doit impliquer une plus grande discipline dans tous les secteurs.

    Tout le monde s’attendait à la manne chinoise, mais le temps a fini par nous inviter à compter sur nos propres ressources. Il faut que des mécanismes plus contraignants soient mis en place pour boucher toutes les brèches et empêcher que les gens puissent gagner malhonnêtement leurs salaires, au lieu de les laisser saigner constamment et impunément l’Etat.

    Dans le fonctionnement normal d’un Etat, on ne doit plus compter sur ses propres ressources que sur les aides extérieures, telle doit être la nouvelle philosophie au niveau de la gestion de notre pays.Tant au niveau des recettes pétrolières que minières et autres.

    Si cela n’est pas fait, alors on court vers l’asphyxie avec un arrêt des importations des produits alimentaires. Il faut alors que la commission constituée au niveau du ministère de l’Economie nationale et Commerce, s’active pour éviter que la guerre de taxes dues à l’OCC ne puisse conduire à l’asphyxie que tout le monde redoute.

    2009-09-17

  • Timo dit :

    ndeko, on ne sera jamais asphyxié, même si on le devient on en mourra pas.
    Nous devons lutter tous ensemble. Asphyxie ou mort-né nous allons nous relever si pas nous au moins nos enfants ou les enfants de leurs enfants. Toko tikala kaka na butu ndeko, tongo ekotana atandele.

  • Faustin MULIRI dit :

    Le 8 mars : Femme et Liberté.
    L’essentiel du combat pour la parité et l’émancipation de la femme congolaise s’inscrit dans un schéma global que pose la problématique de liberté en République Démocratique du Congo. Celle-ci passe d’abord par la prise de conscience par celle-ci de ses droits. Seule une infime élite en est consciente à ces jours. Pourtant les droits de la Femme devraient être d’abord connus par celle-ci pour qu’elle les revendiquent avant d’être reconnus.
    A ce stade, les droits sont reconnus par la Constitution. Cela ne suffit pas. L’éducation aux droits de la femme à travers des vastes campagnes de plaidoyers auprès de tout décideur en vue des prises de mesures visant à faire respecter les droits de la Femme s’imposent. Quelques séminaires, colloques et autres symposiums visant à justifier des fonds reçus de bailleurs sont organisés ici et là. L’essentiel des fonds étant détournés soit par les responsables femmes ou hommes des ongs opérationnels dans le secteur des droits de la femme, notamment.
    Puis, in extremis, l’implication dans un schéma révolutionnaire consistant à arracher à l’homme, par force, la parcelle de pouvoir qu’il confisque à la femme. Car il appert clairement que les pouvoirs législatif et judiciaire congolais jouent aux perfides, ils légiférent sur la parité entre lui et la femme tout en usant de tous les statagèmes pour bloquer les mécanismes d’en jouir de droit par toute femme qui n’est pas de sa chapelle politique ou de son obédience.
    N’oublions pas que la Constitution actuelle interdit de recourrir aux armes pour accéder au pouvoir. Cependant,il y a lieu de nous interroger sur les résidus d’une Constitution dont aucun homme au pouvoir ne veut entendre parler de sa stricte application si ce n’est la femme qui brûle d’envie d’en jouir un jour !
    Bonne fête du 8 mars à la Femme congolaise !

    Faustin Muliri
    Extrait de « Repenser la Nation », essai, à paraître.
    Ecrivain de profession
    Bukavu-République Décocratique du Congo

  • Faustin MULIRI dit :

    Le 8 mars : Femme et Liberté (VERSION A PUBLIER)
    L’essentiel du combat pour la parité et l’émancipation de la femme congolaise s’inscrit dans un schéma global que pose la problématique de liberté en République Démocratique du Congo. Celle-ci passe d’abord par la prise de conscience par celle-ci de ses droits. Seule une infime élite en est consciente à ces jours. Pourtant les droits de la Femme devraient être d’abord connus par celle-ci pour qu’elle les revendiquent avant d’être reconnus.
    A ce stade, les droits sont reconnus par la Constitution. Cela ne suffit pas. L’éducation aux droits de la femme à travers des vastes campagnes de plaidoyers auprès de tout décideur en vue des prises de mesures visant à faire respecter les droits de la Femme s’imposent. Quelques séminaires, colloques et autres symposiums visant à justifier des fonds reçus de bailleurs sont organisés ici et là. L’essentiel des fonds étant détournés soit par les responsables femmes ou hommes des ongs opérationnels dans le secteur des droits de la femme, notamment.
    Puis, in extremis, l’implication dans un schéma révolutionnaire consistant à arracher à l’homme, par force, la parcelle de pouvoir qu’il confisque à la femme. Car il appert clairement que les pouvoirs législatif et judiciaire congolais jouent aux perfides, ils légiférent sur la parité entre l’homme et la femme tout en usant de tous les statagèmes pour bloquer les mécanismes d’en jouir de droit par toute femme qui n’est pas de la chapelle politique ou de l’obédience du pouvoir en place.
    Cependant, n’oublions pas que la Constitution actuelle interdit de recourrir aux armes pour accéder au pouvoir. Cependant, il y a lieu de nous interroger sur les résidus d’une Constitution dont aucun homme au pouvoir ne veut entendre parler de sa stricte application si ce n’est la femme qui brûle d’envie d’en jouir au jour le jour !
    Bonne fête du 8 mars à la Femme congolaise !

    Faustin Muliri
    Extrait de « Repenser la Nation », essai, à paraître.
    Ecrivain de profession
    Bukavu-République Décocratique du Congo

  • blikelyd dit :

    Bonjour Cédric,

    Je viens de redécouvrir ton site et j’avoue que j’apprécie la qualité des sujets que tu postes. Ce regard à la fois intérieur et extérieur empreint de beaucoup d’objectivité. J’ai parcouru l’ensemble des sujets et celui-ci me pousse à réagir. C’est l’avis de Chantal qui m’a fait sourire avec ses femmes « universitaires » et ta riposte des femmes « héroïnes » de tous les jours, celles qui font marcher la société, sans qui, on ne parlerait plus du Congo au jour d’aujourd’hui. Je n’ai pas lu les commentaires qui ont suivi. Vu que nous avons la culture de la dichotomie, j’imagine sans mal que les réacteurs se sont rangés en « pro et contra ».
    Soit. Ta question est bien posée. Et si les femmes prenaient les rennes du pouvoir? En tant que femme d’âge mûre, entre 2 générations et plus calée dans celle à qui on a confisqué le droit de se déterminer (la jeunesse des années 80-90), je dirais que j’ai déjà entendu mes congénères tenir ce genre de discours disant que les hommes ont failli sur toute la ligne et que leurs appétits en tout genre ont perverti la société, …qu’aujourd’hui, les femmes ne devraient compter que sur elles-seules si elles veulent donner une autre direction à notre vie sociale… Je m’inscris en faux contre cette façon d’aborder la question. Avancer cela, présupposerait que les femmes sont vertueuses par nature. Ce dont je doute. Si l’on part de notre culture traditionnelle qui n’est universelle sur tout le territoire, il y a une constante: la femme est respectée comme mère, épouse, comme conseillère (occulte), comme pilier de la famille. Dans la sphère interne familiale, tribale, la femme a un statut. Dès qu’elle sort de cette sphère, la femme a tendance à perdre cet aura. Mais jusque là, elle avait été préservée. Bien avant la crise, dans les années 70-73, la femme s’est elle-même déchue en se rendant complice de certaines antivaleurs. Le mal était contenu car la crise n’était pas si aigue. Aujourd’hui, nous sommes au paroxysme de la crise et la femme doit faire face à plusieurs défis. Si les femmes « non instruites » sont restées longtemps vénérables, on en dira pas autant de celles qui ont pu faire des études supérieures ou entrer dans les sphères masculines(les 1ères femmes politiques ou ayant assumé des hautes responsabilités). Elles ont malheureusement gâché leur capital interne en voulant conquérir le monde des hommes. (Promo canapé, phéno  » première, deuxième buro », ect…) Nous ne nous attendions pas à de tels comportements de la part des femmes dites « instruites ». On ne leur tiendra pas rigueur. Elles étaient les 1ères émancipées et elles n’ont pas su maitriser l’ivresse d’une liberté accordée (et non pas arrachée). Les femmes instruites, outre qu’elles faisaient peu aux hommes en raison de leur intelligence, ont perdu leur crédit en raison de leur comportement. Là, c’est la femme vue par l’homme.
    Quid de la femme vue par la femme? Sommes-nous si vertueuses que cela? Sommes-nous si justes, si équitables, si , si, si… Je ne le crois pas du tout. Dès l’école maternelle, j’ai connu des filles qui sont devenues des femmes sournoises, calculatrices, manipulatrices, menteuses, empoisonneuses, ayant des dents longues…plus longues que celles des hommes et le cachant bien derrière un sourire de façade. La femme n’est pas meilleure que l’homme et vice-versa. Ce qui rend chacun de nous meilleur, ce sont les valeurs que nous intégrons et que nous pratiquons et cela passe par l’éducation. Et même malgré cela, il y aura toujours des « pourris » mais des pourris ayant des scrupules.
    Si nous voulons occuper demain une position respectée et respectable, nous devons nous poser les bonnes questions. Respectons-nous nos congénères (femmes comme hommes)? Nous sentons appartenir à un genre (féminin) qu’il faut soutenir et encadrer? Assumons-nous notre propre différence, Avons-nous conscience de nos atouts (pas seulement physiques), Pensons-nous pouvoir jouer un rôle dans notre société telle qu’elle est aujourd’hui? Comment nous préparer à le remplir? Nous pouvons être femmes, rester femmes et nous affirmer telle quelle. Pourquoi faut-il que l’homme nous attribue, nous reconnaisse ou nous concède quoi que ce soit? Outre le fait qu’on l’ait porté 9 mois dans le ventre, qu’on l’ait nourri, qu’on l’ait éduqué (souvent seule, même avec le père à ses côtés), que l’on se soit soucié de son avenir, que l’on ait sacrifié les plus belles années de notre vie pour son bien être, pour en un faire un homme …Que voulez-vous que cet homme vous reconnaisse de plus, lui qui vous doit tout? Avons-nous conscience de ce que nous apportons à notre société?
    Si nous ne nous respectons pas suffisamment nous-mêmes, qui nous respectera?
    Cela étant dit, nous vivons dans une société régie par des règles. Et même au Congo, peu de règles sont ostensiblement discriminatoires. Ceux qui ont la charge de les appliquer en font souvent un usage abusif et les droits des plus faibles dont ceux des femmes en font les frais. Et c’est là que la gente féminine devrait se prendre en main. Il n’y a que les victimes d’une injustice qui peuvent demander réparation. Que font les femmes? que font les organisations de femmes? Quid des représentantes des femmes? A quoi s’occupent-elles? Il existe plusieurs ONGs travaillant avec les femmes. Souvent, ce ne sont que des structures de paille qui s’appuient sur les femmes pour capter des subsides extérieurs. Pendant que les « femmes » responsables roulent carrosse et les Mama sont sur le carreau. C’est cela qu’il nous faut dénoncer et corriger. Si même on devait passer les rennes du pouvoir aux femmes, faut-il encore en identifier les bonnes, celles qui ont à cœur d’améliorer le sort de leurs congénères et du pays tout entier! A cause de notre manque de clairvoyance et de vision, nos mamas vont retomber dans la manipulation et aller au vote de 2011 en répétant les mêmes erreurs. Qui les convaincra du pouvoir qu’elles ont en tant que citoyennes majoritaires de ce pays et de leur capacité à faire la différence aux élections de 2011. Les femmes jeunes comme âgées doivent se sentir investies d’une mission supérieure. Elles en accomplissent déjà la part la plus noble: faire tenir debout sa famille envers et contre tous: la crise trentenaire, les guerres récurrentes et pire, un gouvernement d’irresponsables. Elles remplissent tous les rôles (maman, infirmière, garde malade, aller à la mine, rapporter de quoi tenir, ….), il ne leur reste plus que la magistrature suprême. Mais pour que cela possible, l’universitaire autant que la maraichère doit être encadrée. A qui revient cette tâche? Aux hommes ou aux femmes?

  • Chantal dit :

    Bonjour blikelyd,
    Ca fait longtemps que je n’étais pas venue sur le blog, et ton post m’a vraiment « parlé ». Oui je suis du même avis que toi : tu as parlé de « coeur » mais aussi d’encadrement. Mieux que l’éducation c’est le coeur qui pousse à faire des initiatives bonnes, ou pas, cohérentes ou pas, en faveur des autres ou …de façon égoise au seul profit de soi-même. Et c’est également l’encadrement qui évite bien des dérives qui est important. Tu parles d’une société régie par des regles, mais sont-elles respecées ?
    J’ai cru comprendre que même ceux qui devraient faire appliquer les regles en RDC ne le font pas, ou peu, sinon à leur profit. Peut-être que je me trompe, peut être que le problème est là ?

  • blikelyd dit :

    Merci de l’intérêt porté à ma reflexion. En fait, ce n’est qu’une réflexion. Point de départ de tout: de projet de société, de projet politique, … Si les femmes veulent être de la partie, elles ne le seront pas par « discrimination positive » (càd du fait qu’elles ont longtemps été ignorées), du moins, pas seulement sur ça. Elles le seront parce qu’elles auront compris qu’elles sont des citoyennes à part entière et qu’elles ont aussi un rôle à jouer dans ce pays. Pour le reste, en effet, le chemin sera difficile. Mais on ne part pas de rien. Ces années de crise ont donné l’occasion à nos concitoyens congolais, de développer de la créativité, de l’inventivité. Avec rien, ils sont capables de faire beaucoup. Les femmes ont développé des ressources jusqu’à lors insoupçonnées. Cette energie là, il faut pouvoir la canaliser, l’orienter, la gérer, la capitaliser et pourquoi pas, lui donner de la plus-value. Telle est la mission des politiques que l’on choisi par les urnes, ils doivent fournir un CADRE. Le jour où cela sera mis en place, il n’y aura plus besoin de viser la haute magistrature pour se se sentir épanoui. Les universitaires seront aux affaires et les maraichères aux leurs et Chacun s’épanouiera dans ce qu’il sait faire de mieux.
    Faut-il partir de l’éducation, faut-il légiférer?, faut-il un consensus social autour de la question? je ne sais pas. Sauf qu’il faut commencer quelque part avec ce qu’on a comme contexte.

  • simon kwete dit :

    Et si les femmes prenaient le contrôle au Congo ?

    Posons à n’importe qui la question de savoir par quoi se définit la place de la femme dans la société, la réponse ne varie pas:
    la femme, c’est avant tout la mère, celle qui met au monde les enfants, qui assure la descendance et donc la survie du groupe.
    Elle est la créatrice et l’origine de toute vie.
    Pourquoi voudrions nous encore lui ajouter d’autres charges?

    En regardant très bien la photo, tu sens déjà que cette dame qui répresente toutes les femmes RDCongolaises, qu’elle est occupée par un travail d’éducation et de protection de sa progéniture.
    Ces femmes qui mettent au monde deux, trois, quatre… au cours de leur vie, ce qui diminue leur résistance physique, et à celà l’allaitement qui constitue la nourriture essentielle de l’enfant contribue à cet accaparement des forces. Mobilisée la majeure partie de leur vie par les grossesses consécutives et l’allaitement des tout jeunes enfants, il ne leur reste plus beaucoup de temps et d’énergie pour prendre une part active à la vie publique du groupe et leur activité sociale ne peut dès lors qu’être fractionnée.
    Cet ensemble des contraintes marque profondement la place de la femme dans la vie sociale. C’est cette mobilisation de sa part qui l’exclut du domaine public, elle donne à la femme une influence considérable sur la vie de la famille et de la société par le biais de l’éducation.
    Elle évolue mieux dans le privé(créativité individuelle) mais dans le publique réfléchissons un peu avant de lui confier une responsabilité que personnellement je juge pas trop nécessaire.

    Oyo aza na matoyi yakoyoka ayoka.

  • Chantal dit :

    A Simon :

    La femme c’est avant tout la mère, et le père, c’est avant tout qui ?
    La femme dont tu parles parait souffrir d’un père et d’un mari absent, inexistant qui trouve plus sa place sur la place publique et les affaires que dans sa famille.

    Si ton discours est celui de beaucoup d’homme en RDC, je crains un mauvais fonctionnement de la famille en RDC et un delabrement des valeurs.
    La femme dont tu parles dépendra toujours de son mari pour que celui-ci rapporte l’argent du ménage..Etant donné qu’elle ne fais rien d’autre que d’allaiter…Je n’ai pas de mal à imaginer les stratagemes des femmes en Afrique pour avoir un homme ! Et tu dis que c’es ça la place de la femme ? Et la place de l’homme ? Lui faire des enfants et s’en aller travailler, s’il travaille ? C’est ça ton projet pour ton pays ???
    Triste !

  • simon kwete dit :

    @ Chantal

    Les résponsabilités qui ne laissent pas à la femme une marge de manoeuvre sont des problèmes en plus. Que tu le veuilles ou pas Chantal, la femme se présente devant un homme avec tout ses problèmes pour que ce dernier puisse les résoudre. Je donne un exemple précis.
    Aujourd’hui dans une même société entrain de travailler avec ma femme qui a un poste plus élévé que moi, sous entendu aussi un salaire plus, curieusement elle me demande à moi seul de faire face aux dépenses du foyer. Je prend en charge ma petite famille, sa famille, et ma famille élargie. Quelqu’un me dira ici que toutes les femmes ne réagissent pas de cette façon, mais moi je parle de la majorité qui se comporte de la sorte.

    Dans mon premier poste, j’ai voulu expliquer pourquoi les femmes sont presque exclut de la vie publique voir politique des pays.
    La pluspart des femmes qui occupent les postes politiques dans le monde soit elles sont divorcées, soit elles ne sont pas mariées du tout. Très peu résistent dans le mariage. Est ce que c’est ça la meilleure vie réservée à nos mamans? Voilà mon inquiètude.

  • blikelyd dit :

    Monsieur Simon, vous avez une image de la femme assez passéiste. La société a beaucoup évolué, même en afrique. Il serait très peu responsable de nier le fait qu’outre sa mission naturelle de procréer, la femme dispose de beaucoup plus de ressources qu’elle peut mettre au service de la société. Prenons un petit exemple: au fil des années, le secteur informel a été pris d’assaut par des femmes de toute condition: de la simple ménagère à la secrétaire qui, pendant ses heures de bureau, fait du petit commerce… en passant par les députés qui, eux aussi, ont choisi l’hémicycle du parlement pour leurs business en tout genre. Pourquoi pensez-vous que ces femmes quittent leurs pénates, aux aurores, qui pour vendre ses beignets, ses fruits ou autres légumes? Croyez-vous que cet espace soit occupé que par des femmes seules avec enfants ou des « divorcées » (soit dit en passant, j’ai presque noté comme du mépris cette catégorie de femmes)?. La femme est contrainte de quitter sa sphère privée pour soutenir sa famille. Les femmes (tout comme les hommes, d’ailleurs) ne travaillent pas par plaisir ou masochisme mais par nécessité.
    Les 30 ou 40 dernières années ont démontré que les hommes congolais SEULS n’auraient pas pu ASSURER les besoins vitaux de leurs familles. Il a fallu que les femmes montent au créneau pour soutenir non seulement la famille mais tout une économie. Sans elles, on ne parlerait plus de la société congolaise. Pourquoi ces femmes ne seraient-elles bonnes que pour le travail des champs, la vente au marché,…et non pas pour assumer des postes à responsabilité même au plus haut sommet du pouvoir? Comment, après cette demonstration de force sur plusieurs décennies, peut-on encore trouver des personnes qui réduisent les femmes à leur seule fonction reproductive? Comment peut-on voir des hommes qui ont du mépris pour les divorcées et de la condescandance pour les femmes seules? Quid alors des survivantes des viols, ont-elles droit à de la moindre compassion? Suggérer ce genre de pensée est SCANDALEUX. Le Congo ne peut pas se payer le luxe d’être aussi rétrograde en 2010!
    Comment se fait-il que ces femmes, ces « mères », « celle qui met au monde les enfants », « Celle qui assure la descendance et donc la survie du groupe », « la créatrice à l’origine de toute vie »… Comment peut-on imaginer que pendant plus de 15 ans, elles aient pu être violentées de la manière la plus abjecte qui soit par des hommes (armés et non armés, étrangers et congolais)dans les territoires du Nord et de l’Est de la RDC? Ce phénomène est constaté au délà des zones de conflits et est même épinglé à Kinshasa. Où sont passés les frères, les maris,…censés les protéger? Pourquoi n’a- t’on pas entendu un tollé d’indignation, de cette indignation qui conduit à demander la réparation des offenses commises à l’encontre de « mères », de « celle qui met au monde les enfants »? Où sont les hommes lorsque les droits des femmes et des enfants sont menacés?
    Le fait de vivre à la ville n’exonère personne!.
    Que ne voit-on pas à Kinshasa, par ex? pourquoi y a- t’il tant d’enfants de la rue (chégués)? pourquoi des adultes irresponsables poussent le vice juqu’à qualifier des enfants de « sorciers », en faire les boucs émissaires de la crise? Comment peut-on imaginer qu’un homme adulte préfère avoir une relation condamnable avec des filles mineures au lieu de les aider et les soutenir dans un projet de vie qui leur permettra de s’assumer? Comment peut-on imaginer que des « filles » mineures soient obligées de tapiner pour nourrir leurs bébés? qu’elles dorment, à même le sol, le long de rues entières de la commune de Kinshasa et soient obligées de laisser leurs bébés endormis seuls sur le trottoir pour aller se prostituer?
    De quoi on parle? De cette société conduite par des hommes qui ne posent même pas un regard sur les dégâts qu’ils commettent en piétinant les femmes?
    Lorsqu’on aborde un tel débat, on ne parle pas de nous mêmes, de nos personnes ou de nos petits accommodements entre époux qui arrangent toute la famille et la belle-famille!
    On parle de celles qui sont dans la misère noire à cause de la myopie masculine, justement! Arrêtez de nous servir des discours machos qui ne font pas avancer le débat. Nous les femmes, on n’a pas besoin de mièvreries. On veut un vrai débat, un vrai échange qui permet de faire évoluer la société congolaise vers un changement positif et dans lequel, tout le monde s’y retrouve, en fonction de sa contribution au projet social que nous avons en commun.
    Le refus de faire évoluer la femme, de la place d’objet à celui de sujet de droit, est ce contre quoi il faut se battre.
    Vouloir, à tout prix, la maintenir dans un rapport de dépendance est revélateur d’un complexe masculin. Complexe qu’il ne nous appartient pas, à nous les femmes, de résoudre. C’est VOTRE problème. Nous, on a les nôtres, en plus de ceux grandement causés et souvent pas assumés par nos chers « hommes ». C’est le monde de la débrouille!
    Commencez par réflechir sur le rôle que l’homme est désormais appelé à jouer à côté de la femme dans ce 3ème millénaire. Le mythe de l’homme protecteur, tout puissant et autre …s’est largement fissuré au fil des années. Ne vous y trompez pas. Les relations qui lient les hommes et les femmes dans ce contexte actuel de crise, sont très complexes. Ils relèvent plus d’un calcul(survie, nécessité, indigence…) que de sentiment noble (amour, loyauté, ou autre…). Les femmes congolaises sont devenues très réalistes. Avec la crise, elles ont développé des moyens de survie. Elles ne peuvent compter que sur elles-mêmes. Et les hommes sont un MOYEN pour parvenir à leur but. L’homme n’est pas un BUT en soi. Il n’y a que les rêveurs qui veulent s’accrocher au mythe de l’homme. Mais si cela peut vous rassurer, Continuez donc. Mais de grâce, ne nous empêchez pas, nous les femmes seules, les divorcées et autres victimes de la vanité des « hommes »…d’aller de l’avant.

  • Bely21 dit :

    @ Maman Chantal & Blikelyd,
    Si ça peut vous clamer, je me permet de dire que Mr. Simon Kwete non seulement ne parle pas au nom des tous les congolais « hommes » et encore il ne reflète en rien le comportement des congolais « hommes » instruits.
    Il n’a fait fait que mettre sur la place publique ses frustrations conjugales que personne n’a envie de savoir.
    Comme vous l’avez constaté, il a une vison retrograde de la femme du genre « taliban » et je parie qu’il prive à ses filles (s’il en a) le droit à l’éducation car elles n’en auront pas besoin dans leur futur qui ne se resumerait selon lui, à faire des enfants et la cuisine.
    Si jamais, Mr. Kwete a des filles qui vont à l’école, cela montrerait qu’il n’est pas conséquent envers lui-même.
    A moins que je ne me trompe, Kwete étant un nom du Kasaï, je crains que Mr. Kwete a laissé ses traditions « luba » prendre le dessus sur son intellect.
    Ce n’est pas ce genre d’homme dont la RDC a besoin pour sa resonstruction.
    Je vais paraphraser ici Simon Kwete: « Oyo aza na matoyi yakoyoka ayoka! »

  • simon kwete dit :

    Chers compatriotes,

    Je n’ai jamais était contre les femmes qui travaillent et la preuve, celle que j’ai choisi à la l’âge de trente ans, travaille et elle ne me pose pas de difficultés, je l’aime telle qu’elle est sans chercher à la comprendre. Dieu merci nous avons des enfants qui évoluent très bien à l’école. Ma fille qui est la première aura son diplôme d’ingénieur en informatique cette année. Ces frères et sa petite soeur se débrouillent très bien et je suis fier d’eux.

    Il Faut lire attentivement mes postes avant de dire tout ce que vous avez dans le ventre.

    SONIA et SORAYA mes filles si vous me lisez je vous embrasse et surtout gros bisou à vous deux. C’est Papa que vous appelez affectueusement CHOUCHOU.

  • blikelyd dit :

    Tant mieux pour vous si tout va bien au sein de votre famille!

    C’est tout le « mal » qu’on souhaite au commun des congolais.

    Mais ne nous perdons pas dans des considérations personnelles ou alors, retrouvons- nous sur HI5 ou Facebook. ils sont créés pour cela.

    La mise au point de Bely21 avait pour but de remettre le débat au centre. Et vu votre intervention, il le fallait. Pourquoi débattons-nous actuellement? Pour évaluer les chances que peuvent avoir les femmes (toutes les femmes et pas la sienne personnellement )à ambitionner dans le contexte actuel et à venir de la RDC.

    Que les jeunes filles et garçons qui sont réduits au décrochage scolaire, du fait du chômage de leurs parents, puissent eux aussi espérer avoir un jour le soutien suffisant pour décrocher un diplôme, même modeste, qui leur permettra de réaliser leurs rêves.

    Apprenons à penser « intérêt général », « intérêt commun » et surtout pour moins loti que soi est une attitude honorable. Et cessons de tout ramener à notre petite personne. Ayons de la hauteur et traçons des perspectives pour tous.

  • Chantal dit :

    @bely et blikelyd, je pensais « projet de pays » ou de culture à réformer, mais je ne pensais pas à la vie personnelle de Simon en lui répondant, je pense que ce ne pas bien de le faire.

    @ Simon,
    Ce que j’ai voulu dire, sans prendre à témoin ta vie privée, c’est que à mon avis, l’homme ne doit pas laisser seule la femme dans la sphère privée, seule avec les enfants, ni la laisser seule non plus quand elle remplit des pouvoirs publics (les responsabilités qui ne lui laissent pas la marge de manoeuvre).

    Ce que je veux dire Simon, c’est que l’homme et la femme sont tous les DEUX procréateurs d’enfants et doivent s’en occuper tous les deux, mais bon, ce que je dis là va être dur pour beaucoup, hein…

    Et également tous les deux importants à part égale pour moi dans la vie publique, sans reléguer l’un dans la sphère privée (la femme la plupart du temps) et l’autre dans la sphère publique ou politique (l’homme la plupart du temps), sauf si c’est un choix partagé. J’espère que tu m’as compris.

    En tout cas pour qu cela soit compris, il faut changer de culture, de royaume, et moi en parlant, je viens d’un autre royaume que celui de ce monde…A bon entendeur !
    Chantal

  • simon kwete dit :

    Etant chrétien je me base sur les principes divins inscrits dans la bible même si pour moi ce livre n’est pas le seul qui soit saint.
    Toutes les idées qui font avancer l’Humanité je les acceptent sans condition.

    La vérité rougi les yeux mais tue pas.

    Dieu a créé sur la terre deux sexes seulement. Pour moi c’est pour que les deux se complètent et chacun dans son régistre. Du moment ou l’un de deux failli à sa mission les critiques commencent.

    Pourquoi certaines personnes s’attaquent aux homosexuelles, aux lesbiennes alors que ces derniers constituent une troisième voie d’après eux?
    Ils travaillent et souhaiteraient aussi prendre le contôle au Congo.

    Oyo aza na matoyi yakoyoka ayoka.

  • blikelyd dit :

    Hors-sujet

  • Chantal dit :

    L’homme ET la femme sont tous les deux importants à part égale pour moi dans la vie publique, sans reléguer l’une dans la sphère privée (la femme la plupart du temps) et l’autre dans la sphère publique ou politique (l’homme la plupart du temps), sauf si c’est un choix décidé d’un commun accord dans la sphère privée.
    Quand aux autres théories que tu avances, permets moi de douter de toutes et même de ta connaissance biblique !

    :) ))

  • Chantal dit :

    Dernier post our Simon

  • sisi dit :

    Juge t’on une personne sur ce qu’elle est ou plutôt sur ce qu’elle fait? Je vais prendre l’exemple d’une femme stérile qui fait de la politique, vous savez combien être stérile est consideré comme une tare chez nous, donc vous pouvez également supposer qu’elle soit célibataire dû à sa stérilité; la question que je vous poses et me poses, a t’elle moins de valeur ou plus qu’une autre femme? Quels sont les éléments qui nous permettent de poser un jugement par rapport à son boulot( y a t’il un e corrélation entre être mère, bonne mère , amante, boseuse etc….)?

    Bien à vous
    Sisi

  • blikelyd dit :

    Bonjour,

    Il arrive souvent que les débateurs perdent le fil et en arrive à oublier la raison pour laquelle ils discutent. Et nous y sommes.
    La question, en elle -même, est si bien posée: « Et si les femmes prenaient le contrôle au Congo? »
    Et pourquoi pas? Quels sont les empêchements dirimants à cela? Le sexe, la capacité, le rôle social tel qu’attribué par « la bible », la coutume, la loi?
    Nous avons émis différents points de vue précédemment et j’en conclus que rien n’empêche les femmes de « prendre le contrôle », vu qu’elles l’ont « de fait ». Elles dirigent (pour la plupart) leurs ménages, leurs familles, leurs activités informelles… Bref, à ce niveau-là, on ne peut rien leur contester. La question est de savoir si elles peuvent transposer leur savoir-faire à un niveau supérieur pour amener le changement longtemps attendu. Et c’est là que le débat devient intéressant. Ne restons pas coincés dans des positions stériles. Il est question de la femme. Et non pas d’orientation sexuelles (homosexuels,…), de stérilité fonctionnelle ou autre. Une femme ou un homme peut être à la fois homosexuel (le) et stérile sans qu’il ne perde pour autant sa nature et ses qualités humaines.Et en cela, je rejoins SiSi qui pose une question légitime. Qui ne vous dit pas que moi qui vous écrit « suis femme, homosexuelle, stérile, seule avec enfants, œuvrant dans l’informel et néanmoins désireuse de briguer de hautes fonctions car sûre de mes capacités?
    Ne soyons pas « primaire ». Il nous est donné une opportunité, à nous parfaits inconnus, d’échanger. Respectons-nous. Lorsqu’on échange de manière anonyme, il faut faire attention aux jugements de valeurs que l’on balance aux autres sous couvert d’une certaine religiosité. A chacun sa chapelle!
    Montrons que même venant de différents horizons, nous sommes capables de construire une vision commune, à défaut de gérer notre pauvre pays.
    Le sujet a été posté le 30 mars 2009, il a fait l’objet de 37 commentaires et malgré cela, on n’a pas encore une analyse digne du 3ème millénaire, ni de solution digne d’être appliquer aujourd’hui en mai 2010.
    De quelle école sommes-nous? De celles des politiciens congolais qui sont en gestion courante depuis 14 ans de gouvernance?
    J’ose espérer qu’on est plus intelligents que cela. Dans tout débat, il faut savoir conclure en donnant des pistes de solutions. Or à ce jour, je ne vois que des interrogations qui s’allongent et qui se perdent dans le vide.
    Désolée. Je ne suis pas une donneuse de leçon. Mais de temps en temps, il faut recadrer.

  • sisi dit :

    La société en générale demande toujours plus aux femmes , si une femme(toute sans exception) accède à une haute fonction , on se demande toujours si c’est une bonne mère, si elle est aussi une bonne épouse etc…. Tandis que pour un moment, ces questions là n’entrent pas en considération, pourquoi?

  • blikelyd dit :

    Bonjour,

    Je ne sais pas si l’interrogation de Sisi vient à la suite de mon post ou si elle explore une autre voie. Mais pour résumer, je ne pense pas que l’on puisse contribuer au « changement de mentalité » à coup de « pourquoi », « pourquoi », « pourquoi »…Il faut argumenter SI on en a la conviction. Aujourd’hui, la femme congolaise, en général, a plus d’acquis et de compétence que les générations de femmes précédentes, pour concourir à tous les niveaux de pouvoir ou de compétence. Si elle le veut. Mais bien sûr, cela ne lui sera pas servi sur un plateau d’argent. Elle devra se confronter aux hommes pour qui ces domaines-là sont des compétences réservées. Pour la décourager, nos frères lui serviront les arguments qui ont avancés tout le long de nos échanges: mère, reproductrice, bonne à rester au foyer, dépendante de l’homme depuis la création du monde,… C’est de bonne guerre! Si ce sont les seuls arguments dont disposent les hommes …qu’ils l’utilisent.
    Mais TOI FEMME, TU PENSES QUOI? Es-tu capable de relever le défi et démontrer le contraire? Alors fais-le et fais-le bien!
    Ou es-tu toujours dépendante du regard/jugement de l’homme, recherches-tu toujours son acquiescement? Alors attends qu’il te libère. Et tu attendras longtemps! Pourquoi la société relègue la femmeà…, pourqoui les hommes …? On n’est plus là!!! La liberté , ça s’arrache! Crois-tu qu’aujourd’hui, au moment où ce pays a besoin de toutes ses forces vives pour relever la situation, on ait encore le temps de se poser la question du « pourquoi »? AVANTI!

  • simon kwete dit :

    « Et si les femmes prenaient le contrôle au Congo ? »

    Mes Chers compatriotes
    Dans ce débat nous prenons la femme sur le plan global avec ses défauts et ses qualités. Maintenant en y regardant de très près faut il ignorer les dix commandements de Dieu en débatant.

    Pourquoi nous disons que la femme est un être faible? Ce n’est pas l’homme qui est parti chercher cette faiblesse pour la confier à la femme. Tous nous connaissons que la femme est venue du cote de l’homme d’après les écritures, est ce que ce là l’origine de sa faiblesse? Dieu a créé la femme en dernier lieu avant de mettre fin à son travail, est ce que ce l’origine de sa faiblesse? Je n’en sais rien.

    Et si la femme prenait le contrôle, c’est à dire pour moi, et si la femme commandait. C’est ici où je ne suis plus d’accord avec ma soeur Chantal qui disait qu’il faut une complémentarité entre l’homme et la femme. Les femmes doivent assumer leurs victoires si il y en a et leurs échecs aussi pourquoi pas. Du moment où les hommes disent aux femmes de prendre les commandes et nous, nous rétirons, elles crient toujours au complot.

    Prenons deux exemples.
    1. Une femme célibataire président de la République.
    Il est vrai qu’apparemment sa ne derrange pas et le monde minimisera cela, par contre si c’était un homme le monde entier criera au scandal et on le jugera moins sérieux et très sûr dans les mois qui vont suivre il va rapidement se marier et aucune femme ne lui réfusera la main.
    Un simple poste de direction on exige aux hommes d’être marié chose qu’on ne demande pas aux femmes mais nous ne crions pas à l’injustice pourtant.
    2. Une femme marier président de la République.
    Avec tout le poids du Pays sur ses épaules, elle n’aura plus le temps pour s’occuper de son foyer, il n’y a pas des discussions la dessus. Donc c’est l’époux qui jouera le rôle de la femme au palais, c’est à dire encadrer les enfants, quelques fois vérifier si les employés de maison ont bien préparés la nourriture,…jusqu’à ce que la patronne du pays viendra de ses missions intempestives.

    Avec tout le respect que je doit à nos mamans, il faut avoir un gros coeur.
    Oyo aza na matoyi yakoyoka ayoka.

  • sisi dit :

    A lire certaines interventions, on dirait qu’on parle d’une autre société congolaise, en tous cas celle là , je dois l’avouer elle m’est inconnue. Celle que j’observes et dont je suis issue est machiste. Se poser la question du pourquoi, vous permez simplement de vous situer, de savoir ce qui admis ou pas; en deux mots: vivre de dans la réalité, si vous posez la question à une Congolaise ( toute classe confondue) de choisir le mariage ou une carrière, vous pourrez aisément vous faire une idée….

    Sisi

  • Bely21 dit :

    Si effectivement la réalité pour les congolaises se resumait à la question du choix entre carrière et mariage et que le penchant naturel serait plus vers le mariage comme le sous-entend Sisi, je me pose alors la question de savoir pouquoi toutes ces familles congolaises gaspillent autant d’argent dans l’éducation de leur fille de l’école maternelle à l’université sachant dès le départ la finalité qu’est le mariage.
    Je trouve ce raisonnement de Sisi vraiment insultant sourtout venant d’une femme si Sisi en est une réellement et non virtuellement.

    @ Simon Kwete,
    Si la faiblesse de la femme serait du fait qu’elle eut été créée après l’homme selon la bible, comment expliques-tu alors le regne de l’homme sur l’animal alors que ce dernier a été créé avant l’homme selon la même bible.

    Voici deux liens qui pourront vous aider à comprendre qu’il est possible d’avoir une société matriarcale.

    http://www.second-congress-mat.....droth.html
    http://www.la-cause-des-hommes.....?article89

  • blikelyd dit :

    Très chère SiSi, la société congolaise est machiste, à l’instar de toutes les autres qui composent notre planète! La RDC ne fait pas exception. Imaginer qu’ailleurs c’est différent, c’est de l’utopie. La société que tu observes et aussi celle dont je suis issue. Le but du jeu, dans ces échanges n’est pas d’aboutir à des CONSTATS. Vous savez que…, que…, que…Tout le monde le sait. Et puis? On reste là à se plaindre et à rêver d’un monde meilleur OU on s’applique à créer ce monde meilleur?
    L’intervention de Bely21 est intéressante. Elle pose, elle aussi, une question. Pourquoi les parents s’échinent à envoyer leurs enfants (dont les filles)à l’école/université si la SEULE ALTERNATIVE qui leur reste est le mariage? Peux-tu nous répondre?
    Cela montre bien que les parents ont des ambitions pour leurs enfants. Ils souhaitent que ces derniers aient le choix. Le choix de faire carrière ou de se marier. Faire carrière n’est pas incompatible avec le mariage.
    Aujourd’hui, la question n’est pas de savoir ce que pense la congolaise  » toute classe confondue  » mais de savoir : quid si les femmes prenaient le contrôle au Congo? Cela apportera t-il un changement (sous-entendu: par rapport à la gestion des hommes)? OUI, parce que (par ex) elle est instruite, elle est responsable, elle a fait ses preuves dans la sphère privée, que certaines ont occupé des postes à haute responsabilité et elles l’ont bien assumé, etc…. NON parce que la société n’est pas prête, parce qu’elle sera confrontée à la critique, parce qu’elle n’est pas meilleure que l’homme, parce que…. C’est de ce débat là dont il est question. Pour, en fin de compte, voir s’il est possible, malgré toutes ces inerties, de faire émerger une catégorie de femmes sûres d’elles, qui s’assument et qui peuvent faire face aux préjugés. Ces femmes-là ne seront sûrement pas « la congolaise toute classe confondue ». Elles devront avoir beaucoup de qualités. Et les qualités, cela se cultive! Le chemin est long. Mais ce chemin, seules les femmes doivent l’emprunter si elles veulent arriver de l’autre côté.

  • simon kwete dit :

    @Ma soeur BELY21

    Nous savons tous que Dieu a créé toutes choses sur la terre. Dans les créatures de Dieu j’ai rétiré l’homme et la femme parceque le débat concerne ces deux, malheureusement dans les lots des créatures toi tu va prendre encore l’animal or ce dernier ne réfléchit pas. Nous parlons de la femme en tant qu’être humain qu’est ce qu’un animal vient faire dans cette discussion. Si tu veut comparer la femme à un animal qui n’a pas d’intélligence alors il faut assumer tes affirmations.

    Une société matriarcale est-elle plus juste ?

    En lisant attentivement le texte auquel tu m’a renvoyé, sincèrement il y a de quoi cette société ne pouvait pas tenir longtemps, elle a existé vers les années 300ans-500ans.
    Pour preuve au Bas-Congo aussi ce système se bat sans résultat convainquant, les populations trouvent qu’elle est mauvaise.

    Oyo aza na matoyi yakoyoka ayoka.

  • sisi dit :

    Il faut pas faire croire aux gens ce qui n’existe pas, si vous googlez aujourd’hui et que vous cherchez les femmes les plus puissantes, influentes d’Afrique , vous ne trouverez aucune Congolaise dans les 100 premières et pourtant vu la taille et le potentiel de notre pays, on devrait être fortement représenté! Et pourtant jamais enchainée mais préférant de rôles secondaires…..Dommage

    Aujourd’hui, quelles sont les femmes entrepreneurs, combattantes de droits civils, politiques que l’on peut citer comme des « Role Model « , et qui sentent ce besoin , cette responsabilité d’être des leaders, de guider? Celles qui vont inspirer mademoiselle tout le monde

    Les femmes comme les hommes sont désorganisés, on ne peut comparer élever un enfant à diriger une entreprise, chaque rôles a ses difficultés , on ne peut y faire face de la même façon donc pour moi arriver à la conclusion parce qu’on gère la maison et les gosses alors on fera un bon leader alors là …….. Le contraire est aussi permis?

    Il n’ ya pas d’élite qui peut servir d’exemple, comprenons nous bien le fait de s’en sortir ne fait pas de vous forcement un  » role model ».

    Observez même à l’extérieur la représentation des congolaises dans les organes de gestion des associations , un exemple encore plus frappant , c’est le comité des Congolais de l’extérieur, ceux qui sont sensés parler pour nous, ‘ils ont sûrement un côté féminin pour n’être qu’entre mecs dans ce comité:

    président Willy Bessa Mokonzi (Europe/France), vice-président pour la zone Europe : Zemi Lepria (France), vice-président/Afrique : Mbemba Kuwa (Congo Brazza), vice-président/Asie : Kila Christian et vice-président/Amérique : Tshibangu wa Muzemba (Etats unis).
    Pambu Kita (Belgique) et Boloko Oscar (Canada) sont respectivement secrétaire général et trésorier.

    Je ne sais où j’ai mis que choisir le mariage au dépend d’une carrière devrait être insultant , d’ailleurs pourquoi ça devrait l’être ? C’est un choix tout à fait légitime à ce que je saches, il faut l’assumer. De même celles qui choisissent une carrière doivent assumer.

    Avec la tonne des diplômées qu’on clament avoir dans nos rangs , mes chères sœurs ,nous ne sommes nulle part ,bien sûr ce constat n’engage que moi.

  • blikelyd dit :

    Pas de congolaise dans les 100 premières femmes les plus puissantes…
    Pas de « Role Model » parmi les entrepreneuses, les combattantes de droits civils, les politiques…
    Pas d’élites qui peuvent servir de modèle…

    C’est étonnant d’affirmer de telles choses.

    Est-ce parce que les revues et magazines édités à l’étranger ne les citent pas, cela veut dire qu’elles n’existent pas? Ou faut-il « être cité » dans ce type de revue pour  » être reconnu par les siens »? Connais-tu la revue « Amina »? Quelles sont les femmes qui sont mises en avant?
    Ces femmes-là, ne constituent-elles pas des « Role Model » pour les autres femmes? Que vous faut-il d’autre? Des femmes congolaises astronautes?

    En cela, je rends hommage à Cédric Kalonji celui qui a suscité ce débat, lorsqu’il reprend Chantal en disant: »J’ai beaucoup de respect pour ces femmes qui se réveillent très tôt le matin, qui vont vendre du pain ou encore des légumes et qui parviennent à nourrir leurs enfants et même à payer les études de ces derniers. Leurs actions sont bien visibles. Elles ne parlent pas beaucoup mais agissent. ».

    Il faut faire attention aux dictas de l’occident et à leur représentation de la réussite. Cela peut nous conduire à développer des complexes inutiles. A chacun son rythme!
    Des femmes méritantes, au Congo, il en existe. Nous ne sommes pas la 1ère génération de femmes pensantes. Avant nous, il y en a eu. Il est dommage que vous ne leur reconnaissiez rien. Et après nous, il y en aura. Mais il y a des chances qu’avec le raisonnement que vous tenez, vous ne leur reconnaissiez rien non plus. Rassurez-vous, vous n’êtes pas la 1ère à tenir ce genre de raisonnement. « Chaque génération se croit meilleure que celle qui l’a précédée ». C’est une erreur qui se répète à chaque fois et à chaque fois, on se casse les dents. C’est la nature!

    « Jamais enchainée mais préférant de rôles secondaires… » Ce constat n’est pas une fatalité. On peut changer cet état de chose en sensibilisant les femmes en les aidant à prendre conscience de leur potentiel. Le défaitisme n’a jamais rien fait progresser.

    Concernant le comité des Congolais de l’extérieur. C’est un bon exemple. Pourquoi cette institution ne recèle pas (encore) en son sein, des femmes aux postes de direction? Ces hommes- là n’ont pas encore fait l’exercice que nous nous imposons.Parmi eux, cette question ne fait pas débat! Et vu qu’à notre niveau, il n’est même pas évident pour tous et « toutes » que les femmes sont « capables », comment peux-tu t’attendre à ce que les membres de comité-là en soient convaincus?

  • Bely21 dit :

    @Simon Kwete,

    Correction:
    1. Bely21 est un homme.
    2. Mon allusion par rapport au rapport de force homme vs. animale découle de ton explication de la domination de l’homme sur la femme de part la préexistence sur terre (selon la bible) de l’homme par rapport à la femme. J’aurais pu aussi poser la question autrement, d’où vient la prétendue domination de l’homme blanc sur l’homme noir. Est-ce parce qu’Adam (sic), le premier homme créé par Dieu, selon la bible, serait blanc.
    3. Sur base de quelles recherches scientifiques ou biblique, te permets-tu de dire que les animaux ne refléchissent pas! Même les chiens africains regardent de gauche à droite avant de traverser une rue. A quoi attribues-tu ce comportement!!! Ce n’est pas parce que tu ne sais communiquer avec les animaux qu’ils en sont depourvue d’intelligence.
    4. Désolé de dire que tu as mal lu le texte en question car il est nullement dit que cette société a vecu que vers les années 300 à 500. Les iroquois dont il est question, continue à vivre de la sorte dans leurs reserves au Canada de Akwesasne et Kahwanke.
    Si tu avais pris la peine de lire le lien en anglais, tu aurais compris que l’auteur en extrapollant les observations dans les sociétés matriacales qu’il a étudié, veut nous montrer que ces genres de sociétés dans lesquelles les femmes prennent un rôle important dans la conduite de la société, beaucoup de problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui dû en grande partie à cause de la boulimie de l’homme, auraient pu être éviter (guerres et autres).

    FYI, ces sociétés ne sont pas des sociétés dans lesquelles les femmes regnent sur les hommes, mais des sociétés dans lequelles les femmes sont considérées comme l’égale de l’homme et où elles jouissent de leur liberté et font montre de leur créativité.
    L’histoire nous renseigne que l’Afrique en générale avant la colonisation vivait de l’agriculture. C’est grâce à l’ingéniosité des nos mamans que les travaux champêtres étaient assurés et donc la survie de l’africain en général.
    Alors pourquoi, ne pas vouloir reconnaitre à la femme une place dans la sphère dirigeante, elle qui a pu et continue à assurer la survie de nos nations.
    Dans d’autres nations, on demande aux candidats aux postes de direction de montrer ou démontrer que de part leur expériences passées, ils pourront contribuer à la réussite de l’entreprise. Qu’on se le dise, qu’est-ce que l’homme congolais peut amener sur la table (non seul chomeur en dehors de sa maison mais aussi chomeur dans sa propre maison).
    Les femmes au moins pourront transposer leur compétence managériale acquise à gérer la famille (multitasking) qui va de la petite activité commerciale doublée de l’entretien de la maison et le maintien de l’unité familiale. Pendant ce temps, l’homme congolais, chomeur qu’il est et sans initiatives entrepeurniales n’aura qu’à vanter ses diplômes acquis il y a belle lurette sans expérience de travail.
    Oui, je dirais que les femmes ont leur place dans les sphères dirigeantes du pays, mais il ne leur sera pas donner en cadeau. Elles doivent se battre pour l’avoir et non laisser les hommes ou les traditions retrogardes africaines leur dicter ce qu’il faut faire.

  • sisi dit :

    On parle de LEADERSHIP, ne nous emmêlons pas les pinceaux!

    Sisi

  • blikelyd dit :

    Bonjour,

    Ravie de savoir que Bely21 est un homme. L’explication que vous venez de donner, en réponse à la thèse biblique avancée par Kwete nous permet d’avancer encore d’un pas. Ce sont les dogmes qui freinent le changement. Prendre pour « dit » que la femme est l’inférieur de l’homme »…au nom d’un dogme quelconque et vouloir que tous partent de ce postulat, ….
    Je suis bien aise de constater qu’un homme, dans ce débat, est capable de rendre hommage à ces femmes de l’ »ombre ». Il est étonnant et même désespérant de voir que Sisi revient avec sa théorie de « leadership », après avoir balancé celle de  » role model ».
    Il y a peu, tu disais qu’il n’y a pas de « role model » en RDC. Or des femmes qui sont des exemples, leur environnement immédiat…elles sont légions.
    Peut-être que nous n’avons pas la même compréhension des notions que tu avances. Peux-tu nous dire ce que  » role model » veut dire pour toi? Tu le définis selon quel modèle? Occidental? International? Ou local(RDC)?
    La revue AMINA, depuis sa création, fait la promotion de « role model » africains. Plusieurs femmes congolaises, de tout horizon y ont été montrées en exemple. Entrent-elles dans ton champs d’observation ou pas?
    Tu sembles balayer les arguments de Bely21 avec ta notion de « leadership ».
    Encore une autre notion qu’il te faut définir. C’est quoi le leadership pour toi? Il existe ou il n’existe pas auprès des femmes congolaises? Partons des exemples suivants: A l’instar des Nana Benz du Togo, as-tu entendu parler de l’organisation des Mama ya zando, vendeuses de wax hollandais, de Mama POTO dans le domaine de la boulangerie, les femmes qui ont lancés les chambres froides, les grandes distributrices de bières… Quid de celles qui ont ouvert la route du Moyen-Orient (Dubai) et de la Chine/Taiwan. Pour faire du commerce international, il ne suffit pas juste d’avoir de l’argent, il faut aussi de l’ingénierie. Pour monter tout ce système, penses-tu qu’elles se sont contentées de sourire en battant des cils?

    Pour une fois réponds point par point, en restant dans le sujet. Tu m’intéresse.

  • sisi dit :

    La question est: « Et si les femmes prenaient le pouvoir »?

    Quel pouvoir?
    Qu’est ce que cela implique?

    Définition

    Rôle model: modèle, exemple
    Leadership: direction ( diriger)

    La combinaison de deux : diriger en étant un modèle. Inspirer , susciter, donner l’envie aux autres de progresser, d’être meilleur,de devenir des futurs « vous » .

    Exemple

    Michelle Obama, Ursula Burns (présidente de Xerox), Oprah Winfrey, Jacqueline Ki Zerbo (intellectuelle, activiste), Adama Ba Konaré (historienne , ex premier Dame du Mali), Aminata Traoré (Altermondialiste), Ellen Johnson Sirleaf (présidente du Libéria); Condeleezza Rice

    Voilà

  • simon kwete dit :

    Mon Frère BELY21,

    Merci pour ta correction.

    Le rapport de force entre l’homme et la femme est naturel et non imposé par le premier. Tu trouveras partout au monde chaque chose, une fois que la femme n’arrive pas à la contenir, à la soulever ou à la faire correctement, elle te dira toujours c’est résérvé aux hommes même dans la société iroquoise que tu nous donnes comme référence. Lisons: »…A cette fonction économique s’est ajoutée une fonction politique, celle de faire la guerre. Les guerriers sont de plus en plus rentrés dans un rituel d’égalisation…. De plus, il faut protéger le territoire, établir des routes pour le commerce et les protéger. Résultat ? L’homme est pratiquement toujours absent. »
    Cette absence peut être un à Dieu vu la penibilité du travail que les femmes iriquoises choisiissent pour leurs hommes.

    Bref, la femme cherche toujours un homme qui est capable de la protèger en toute circonstance et ta société matriarcale ne me contredira pas quand elle affirme ceci: » L’autre homme responsable des enfants sera donc le frère de la femme ». Pourquoi cette société cherche encore un homme même si elle est le frère de la femme. C’est lui qui est condamné à la mort, faire la guerre à la place de la femme qui est sa soeur incapable de se battre, de se défendre seule.

    Monsieur BELY21 si aujourd’hui tu es toujours absent de ton foyer mets toi en tête que tu te crées des problèmes avec ta femme et elle mêmement, si elle est toujours absente de la maison tu riques de devenir fou.

    Je ne t’apprend rien en te disant que les animaux n’agissent pas par intélligence mais par instinct.

    Oyo aza na matoyi yakoyoka ayoka.

  • Bely21 dit :

    @Simon Kwete,

    Je remarque que cette fois-ci tu as attentivement lu le lien et tu reconnais implicitement comme dans le lien que ce sont les femmes qui ont choisi de donner aux hommes les fonctions économiques et puis politiques.
    Il va de soit que les femmes puissent légitimement se réapproprier les fonctions politiques qu’elles avaient choisi de donner aux hommes maintenant qu’il est établi que ces hommes n’arrivent pas à assumer leur responsabilités.
    Les femmes se le sont déjà réappropriées sur le plan économiques et les resultats sont là, d’où l’appel implicite de Cédric pour qu’elles puissent le faire aussi sur le plan de la gestion de la république pour le bien de la nation toute entière.
    Toi qui aime bien te rapporter à la bible, n’est-il pas dit que si tu as été fidèle dans la gestion de peu de chose, qu’il te sera confié plus. Les femmes ont fait leur preuve contrairement aux hommes, pourquoi ne pas leur accorder plus.

    Au fait, je crois que par rapport à l’intelligence animale, tu te bases sur des vieux écrits appris à l’école dans les années d’avant 1990. Définissons d’abord le terme intelligence pour voir si les animaux en sont depourvus. D’après ce que je sais, l’intelligence est la capacité à apprendre et à exécuter des actions appropriées dans une situation.
    Or beaucoup d’animaux peuvent apprendre. Cela signifie que dans une situation donnée, ils essayent différentes actions. Puis ils mémorisent l’effet. Si l’action a été bénéfique pour eux, donc si cette action atteint l’objectif de l’animal, celui-ci mémorise l’expérience.
    Certe, les animaux ne sont pas aussi intelligent que l’Homme en générale, il en demeure pas moins qu’ils ont une certaine intelligence.

    @Sisi,
    Je ne vois par la raison de ton rappel du titre du sujet en discussion après avoir cité pêle-mêle, les noms des femmes dont certaines ont un leadership (Mrs. Sirleaf, qui est présidente donc dirige) et les autres qui à mons avis devraient être classées comme rôle-modele car n’ayant pas le pouvoir.
    Je suis étonnée que tu mentionnes Michel Obama qui aurait pu être madame tout le monde n’eut été le fait d’être la femme d’Obama Président et tu ne mentionnes pas sa collègue 1ere dame aussi, Olive Lembe Kabila. Est-ce parce que cette dernière n’a pas ou pas encore les attributs de rôle-modele.
    Pour ête rôle-modele, il ne suffit pas d’être dans les 1ères pages de magazines, car les rôles-modeles des femmes que tu as cité étaient de madme tout le monde mais qui ont pu influencer leur vie. Ca va de l’institutrice de l’école, de la social-worker du bloc etc….

  • simon kwete dit :

    @ BELY21

    L’intélligence que tu reconnais ne pas être au niveau de celui d’un homme est une intélligence dit pratique qu’on ne trouve pas chez tous les animaux c’est seulement ceux qui sont supérieurs et on l’observe aussi chez les enfants. Ici nous parlons des humains qui ont aussi l’intélligence remarquable càd ils ont l’aptitude de comprendre les choses facilement et agir avec discernement.
    L’erreur que tu fais est de prendre les particuliers ou les exceptions pour en faire des règles générales.
    Dans ce débat nous sommes fixé sur la majorité et non des exceptions.

    Monsieur BELY21, finalement je vois que ce toi qui ne comprends pas bien ton texte des Iroquois. La constitution de ce système disons ce mode de vie n’a pas été établi par des femmes ou du moins rien ne me le dit dans le texte dont voici la première phrase « (…) d’autres sociétés, comme les Iroquois, ont constitué des systèmes où les enfants appartiennent à la mère et portent le nom de la mère. » Cette décision de l’enfant à appartenir à sa mère et de porter le nom de la mère, je suppose que sa ne vient pas seulement de la femme parcequ’elle n’est pas unique à constituer une société, il y a aussi des hommes.

    Il est vrai que les Iroquois vivent au Canada mais là où j’ai douté si ce système existe encore c’est en lisant ton texte vers la fin, il est dit ceci: » Dans les sociétés iroquoiennes d’il y a 300 ou 500 ans, on ne pouvait imaginer une vie quotidienne en face-à-face constant. Du temps des « longues maisons », ces maisons vraiment claniques, ces foyers féminins où l’on vivait entre femmes du même clan, les hommes ne pouvaient pas entrer à l’improviste. Ils n’étaient pas chez eux. »
    Je me suis dit alors cette façon de vivre existait il y a longtemps.
    Tous nous avons des éthnies, des clans, des tribus…or actuellement nous ne vivons plus avec les coutumes, dans le système qui étaient mis en place par nos ancêtres, nos aieuls.
    Je ne sais pas si il n’y a pas eu des avancés chez les Iroquois, si oui tu peux nous en donner quelques uns. Sinon je souhaitériai un jour voir et vivre avec les Iroquois.

    Oyo aza na matoyi yakoyoka ayoka.

  • sisi dit :

    @ Bely21,

    Je crois que rappeler le titre permet simplement de recadrer le débat, parce qu’il n’est pas question ici pour moi de minimiser le rôle de la femme mais de concentrer mon argument sur « l’élite pensante »

    Où est elle?

    Pourtant, il y a des femmes médecins, juristes, avocates, écrivains, enseignantes (je ne sais exactement leur représentation au niveau universitaire) etc…. Mais mon constat est qu’ elles sont au service des hommes ( dans la II République, on disait si tu t’attaques à Mobutu, tu provoques les femmes) au niveau de l’exercice du pouvoir , elles sont limitées, elles ne sont pas solidaires ( le fait qu’elles soient là devrait les pousser à encourager que d’autres y accèdent en balisant le terrain pour leurs sœurs) et finalement, il n y a pas un mouvement assez fort pour insuffler aux hommes le respect parce que tout devrait commencer par là càd une union de l’élite qui se mobiliserait pour accéder à des POSITIONS INFLUENTES et qu’en même temps que la base accède à l’éducation pour qu’il ya ait toujours une continuité.

    Avoir coacher et être le coach d’Obama, n’est pas mal du tout! Cela bien sûr n’engage que moi!

    Sisi

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