Et si les congolais étaient responsables de leur propre misère?

Publié le 13 jan 2010 dans Dessins par Cédric

Le mendiant congolais

Malgré la fertilité de son sol, la richesse de son sous-sol et les nombreuses possibilités naturelles qu’il possède, le géant faible qu’on appelle Congo peine à relever la tête et à s’imposer comme nation respectable. Et pourtant, il a potentiellement tout ce qu’il faut pour ne pas mourir de faim.

Depuis son indépendance, le Congo s’est graduellement courbé, jusqu’à se retrouver aujourd’hui à genoux, ruiné, surendetté et la main en permanence tendue. Les acteurs qui se sont succédés aux commandes de ce bateau à la dérive se distinguent par leur incapacité à assurer un minimum de justice sociale.

Comment en est-on arrivé là?
J’essaie tous les jours d’identifier et nommer les facteurs qui ont poussé le Congo dans le fossé. A chaque fois, mes réflexions me mènent vers les mêmes mots : corruption, détournements, mauvaise gestion…

Les hommes politiques congolais supportent mal qu’on en parle, mais la réalité est bien évidente : le Congo est mal, très mal géré. Même en se cachant derrière la théorie du complot ou du méchant étranger qui tire les ficelles, il apparait clairement que dans chaque scène de ce film d’horreur congolais, ce sont les enfants du pays qui tiennent les rôles les plus importants.

Et si nous étions responsables…
En fouillant dans mes souvenirs, aussi loin que je puisse remonter dans ma mémoire, il me revient des évidences.

Le mendiant congolais

Je ne suis pas expert comptable mais avec des calculs élémentaires, je pense pouvoir établir que notre voisin, le père d’un de mes meilleurs amis d’enfance, ce colonel de l’armée zaïroise qui avait 60 enfants et près d’une vingtaine de « bureaux » ne pouvait pas entretenir ce village, même avec le salaire de Barack Obama. Ces pratiques qui ne cadrent pas avec la gestion d’un Etat dans le monde moderne sont pourtant bien ancrées dans les mœurs.

Une petite enquête au sein de la classe politique congolaise établirait sans trop de difficultés le gâchis que représente le financement des excès de la classe dirigeante. Entre les villas des nombreuses concubines, les études dans les écoles occidentales de la multitude d’enfants et la chasse aux nouvelles conquêtes, il est normal qu’il ne reste plus grand chose pour le fonctionnement de l’appareil étatique.

Et dire que les politiciens congolais se vexent lorsque Karel de Gucht parle de la nécessité d’approfondir la bonne gouvernance…

Lien :
Débat au Parlement européen 16 décembre 2009, Strasbourg – Karel De Gucht Commissaire pour le Développement et l’aide humanitaire

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