Des ngandas et malewa au campus de Kisangani
Publié le 25 mar 2010 dans Kisangani par Boyomais

La cantine au campus ? On n’en parle plus. Ce sont les particuliers qui ont pris la relève. Ils implantent des malewa (restaurants de fortune) et des bistrots ou nganda à l’université pour offrir aux professeurs et aux étudiants un endroit où prendre leurs repas.
Interrogés sur le bien-fondé de ces installations au sein du campus de Kisangani, les avis sont divergents. Pour certains étudiants, il s’agit d’une initiative louable qui est venue pallier l’inaction de l’Etat dans ce domaine. « Comment voulez-vous que nous étudions de 8 heures à 18 heures sans avoir un cadre de rafraîchissement ? Les malewa dans l’université, c’est une bonne chose » soutient David Kumbi, étudiant en sociologie, que j’ai trouvé en train de prendre une Primus (une bière locale) au « Restaurant-jardin Shaumba » au cœur de l’Université de Kisangani.
Par contre, d’autres étudiants, à l’instar de pensionnaires de Shaumba, home situé juste derrière ce « restaurant-jardin », estiment que les tenanciers des malewa et autres ngandas implantés au campus abusent. Pitchou Lisungi, logé au home Shaumba, témoigne : « Certaines nuits, il est impossible de réviser ses cours tellement la musique s’y joue terriblement. Et pourtant, nous leur expliquons toujours qu’ici, nous avons besoin du silence pour travailler.»
De leur côté, les tenanciers incriminés se défendent en rejetant la faute aux étudiants. « Nous savons très bien que nous sommes à l’université mais ce sont eux-mêmes, nos clients, les étudiants bien sûr, qui nous demandent des fois de mettre un peu plus d’ambiance la nuit », se défendent-ils.
Là où le formel a disparu, la débrouille prend la place. Dans ce cas précis, il y a toute une génération qui ignore ce que c’est qu’un restaurant universitaire. Heureusement que les malewa sont là…



Dommage pour ceux qui ont choisi de faire cohabiter « pacifiquement » science-l’alcool et décibels. J’imagine le produit de cette trilogie : un « techno malewa » semblable à l’autre. Cependant je note avec tristesse que le résultat à attendre est le diplôme au rabais. Ce mode de vie dénote une convivialité de jungle.
Faustin Muliri
Ecrivain de profession
Bukavu-République Démocratique du Congo
quand on donne 2 millions par ci par la et autre pour bouffer le 31 juin, le resultat est la, l’image est une preuve du futur de ce pays, ruines, seulement ruines!les kabilistes, tshisekedistes,jean-pierebembistes…seront tjrs de rois!
Mawa trop.
ça fait mal, ça fait mal!!!
Et nos politiciens dans tout ça? Le budget de l’État est utilisé à d’autres fins!! Au SENEGAL le budget de l’Éducation est de plus de 40% du budget!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Et au Congo? Et nos députés et sénateurs?
Il reste seulement un centre d’apprentissage de KULUNA à l’université.