Conflits autour du financement de l’exode

En ces temps de crise, l’ultime recours de la majorité des jeunes congolais optent pour l’exil. Il y a quelques jours, j’en discutais avec un ami qui a posé ses bagages en Afrique du sud, où il travaille comme gardien. « Au moins j’ai un salaire et une visibilité sur l’avenir », me disait-il.
Parmi les « bonnes nouvelles » que mon ami m’annonçait, il y avait la liste des amis qui ont réussi à « se tirer du pays » et qui se retrouvent dans les 4 coins du monde. « Nancy est à Washington, Julien est parti il y a quelques mois au Danemark et ici en Afrique du Sud, j’ai rencontré tout plein de mes anciens collègues de classe qui se cherchent… »
Cet exode qui est loin d’être à ses débuts est à la base d’un vrai problème de société. Tous les moyens sont bons pour financer le départ. Si certains parents bradent leurs lopins de terre pour payer une sortie du pays à leurs enfants, ceux qui refusent se font souvent surprendre.
Aucun congolais se sera surpris d’apprendre d’un gamin a dérobé les titres de propriété de la parcelle familiale qu’il va ensuite revendre à plusieurs clients. Et c’est aux parents de gérer ensuite les bagarres qui s’ensuivent…









@ Cédric
Il me parait tout à fait légitime que des jeunes Congolais décident de quitter le pays quitte à passer par tous les moyens.
Tout homme cherche à s’épanouir en vivant dans un confort comment voulez vous lorsque des jeunes voient sur le terrain que les conditions de vie ne leurs sont pas favorables puisque le travail au Congo est de plus en plus rare,et même lorsque les personnes ont la chance si je puis dire de trouver un travail ou toute autre activité lucrative, le revenu est a ce point intéressant qu’il ne permet pas ces jeunes de vivre dignement,de financer un projet pour le futur comme se marier et fonder une famille.
Mais, en même temps, il ne faut pas perdre de vue que ce sont autant de compétences qui sont vidées du pays, et que l’argent envoyé au pays par ces expatriés ne peut nullement compenser la perte de ressources humaines, généralement les plus dynamiques.
Le Congo, à défaut de devenir l’eldorado européen auquel rêvent les milliers jeunes congolais candidats à l’exil, doit offrir un minimum de possibilités aux jeunes pleins d’ambition et porteurs de projets viables. Visiblement, même ce minimum vital est introuvable. Par la faute de dirigeants qui ont érigé l’État en véritable repaire de népotisme et de clientélisme, où ne peuvent s’exprimer les esprits libres et indépendants. Il faudra donc s’attendre encore longtemps à vivre avec résignation cette hémorragie humaine, par la grâce de nos dirigeants irresponsables et d’une jeunesse lasse de ne rien voir venir.
Mutoto wa mama
C’est quoi l’Europe?
En tout cas ;bien que n’ayant pas foulé le pays de blancs;je préfère rester sur ma terre d’Afrique.
J’estime qu’il y a beaucoup de choses à faire ici …au lieu d’aller trimer dans une spirale de petits boulots de 900 euros le mois et où l’on ne saurait épargner 25 pourcent.La situation in fine est la même et en Afrique et en Europe parce qu’au demeurant on reste pauvre.La pauvreté comprise dans le contexte local où l’on se retrouve.
Ici j’ai plus d’espoir et d’optimisme de construire un appartement à moi apres 10 ans mais là bas je n’en suis pas si sur surtout d’après les nouvelles relatives au chômage de gens de couleurs…l’emploi;un vrai emploi; y est rare pour les gens venus du Sud et même de l’Est de l’Europe.
A quoi bon fuir ma terre qui promet et aller me réfugier ailleurs parce que l’on me garantit le pain et un lit tout en sachant que lorsque je n’aurai plus de force pour leur rendre service ils vont me lacher…
TOUT EST QUESTION DE VISION PERSONNELLE:frère;si tu veux voir NOIR tu le verras et si tu le préfères au BLANC,peut-être ;tu le verras également.Moi,je préfère orienter mon regard vers les horizons où, me semble-t-il;le lait et le miel coulent.Et c’est ici dans ma RDC natale.
Perso je pense que le voyage enrichit. Je pense que plus loin on va, plus on apprend. Le besoin de voyager et d’aller voir ailleurs est humain et je ne vois pas pourquoi les jeunes africains ne devraient pas voyager alors que leurs compères des autres continents bougent.
Le plus grand problème réside au niveau des conditions même. Pour ceux qui préparent bien leur départ (ceux qui sont en règle), un séjour en Europe peut être une expérience très enrichissante. Mais ceux qui partent un peu à la va vite et qui se retrouvent en situation irrégulière vivent un vrai cauchemar.
@ Malikha SRZ
Il faut reconnaitre que le Congo n’offre pas trop de perspectives et de visibilité sur l’avenir pour sa jeunesse. Dans la génération de nos parents, ceux qui partaient étaient pris en charge par l’Etat. Ils bénéficiaient de bourses et étudiaient dans de bonnes conditions. A la fin de leurs études, ils rentraient au pays parce qu’ils étaient sûrs de trouver un emploi décent.
Nos grands-parents ont touché la pension, nos parents ont bénéficié de la sécurité sociale (INSS), mais notre génération n’a plus rien. On étudie dans des conditions catastrophiques, bénéficier de soins de santé convenables est devenu un luxe et pire, manger à sa faim devient de plus en plus compliqué.
Je comprends bien ceux qui sont partis et qui s’accrochent malgré les difficultés qu’ils rencontrent à l’étranger. Même s’ils sont pauvres, au moins ils se disent que si leur situation se régularise, ils pourront nourrir et scolariser convenablement leurs enfants.
Le problème chez nous c’est que le pays est géré comme une jungle dans laquelle les animaux les plus féroces font la loi. Ces excellences et honorables lions s’accaparent de tout et ne laissent presque rien à leurs administrés.
C’est donc compréhensible qu’il y ait des petites antilopes qui préfèrent partir dans la forêt à côté où l’herbe est moins verte mais où ils peuvent paitre tranquillement sans risquer de se faire bouffer.
L’émigration de l’homme ne date pas d’aujourd’hui, même l’enfant Jésus avait émigré en Afrique avec ses parents pour fuir la tyrannie d’un roi. Ce n’est pas de gaîté de cœur qu’on abandonne son pays pour des contrées inconnus, mais on est poussé par tant des circonstances.
Les congolais qui venaient en Europe pour études ou stages dans leur profession, tous dans leur grande majorité rentraient au bercail une fois la mission arrivait à terme. Mais pourquoi rentraient-ils? La réponse est connue : ils retrouvaient un pays qu’ils étaient fiers de servir, ce pays qui leur offrait du boulot et un bon salaire une fois le diplôme en poche.
Mais ce temps est revolu depuis de lustres. Plus de perspectives à l’horizon, chacun se demerde comme il peut pour quitter un pays où trouver le pain quotidien est devenu un casse-tête.
Ce n’est pas seulement l’Europe ou l’Occident, aujourd’hui il y a plus des congolais éparpillés un peu partout en Afrique, dans des coins où on ne pouvait imaginer, tout ça parce qu’ils se sentent un peu mieux, ils y trouvent une vie normale que chez eux.
Dans le passé, un peu plus de vingt ans en arrière, j’ai eu à discuter avec mes compatriotes, dont beaucoup trouvaient super normal que la jeunesse congolaise vienne en aventure en Europe.
Un pays qui laisse filer ses citoyens en masse est un pays socialement mort.
A C. Kalonji et Matabeleland excellent point de vue…
Il est vrai qu’on est toujours mieux chez soi que chez autrui. Mais, comme on n’est pas proche du pouvoir et que les lendemains sont sombres, moi je préfère partir. Vers les années 70, les congolais (Zaïrois en 71) préféraient leur terre natale à l’Europe.
Aujourd’hui, préférant des petits boulots, comme l’a dit un des nôtres au pays, bien des nôtres sont nourris par ceux-ci.
Combien des gens voient le miel couler? L’impunité, le tribalisme font rêver ceux qui en tirent profit. De toutes les façons, je rentrerai mais pas maintenant.
L’immigration, est-ce la solution au problème du développement du Congo et de l’Afrique?
Depuis son apparition sur la terre,l’homme a toujours été un migrant. La migration est généralement de deux sortes : elle est choisie ou subie. On quitte son pays parce qu’on le veut. On souhaite voir comment ça se passe ailleurs. Ou bien on va aller pour toujours, ou bien on rentrera avec une expérience acquise à l’étranger pour en faire profiter son pays d’origine.Ou bien on part par dépit, malgré soi.Il y a plusieurs raisons : guerre, persécution religieuse ou politique,et surtout la misère socio-économique.
Pource qui concerne le Congo notre pays et même l’Afrique dans son ensemble,l’expatriation est généralement subie,parce que le pays n’offre pas un avenir à la jeunesse. La plupart des jeunes veulent quitter le continent. Voici quelques chiffres édifiants.
<>. Sanou MBAYE, « L’Afrique au secours du développement », in Cahier de l’Atelier, n°522 Juillet-Septembre 2009,96.
Quel est l’impact des capitaux envoyés par la diaspora congolaise(africaine)sur le Congo(l’Afrique)? C’est pas vraiment visible,du moins de mon point de vue. La preuve? La misère au Congo n’est pas vraiment soulagée.
Le migrant doit faire face aux différents besoins dans le pays d’accueil : impots, logement (chauffage, électricé), soins,scolarité des enfants, nourrirure, habillement. Avec ce qu’il envoie au pays,il ne peut pas faire face aux frais des soins et de scolarité de tous les neveux-nièce, cousin(e)s; copain(e)s du collège,de l’université,du village ou du quartier.
Je pense que le salut du Congo ne viendra pas du départ massif des jeunes congolais à l’étrager.Il nous faut plutôt être très exigeants envers nos dirigeants.
Le pouvoir,comme le dit Charles Onana,ne doit pas être considéré comme un gateau qu’on partage entre membres d’une famille ou d’un même club d’amis. Mais un service de tout le monde, avec une attention particulière pour les membres de la communauté nationale les plus vulnérables : les enfants, les femmes, les personnes âgées.
Les migrations compromettent l’avenir du Congo et de toute l’Afrique. Si on y prend garde, notre continent va être vidé non seulement de ses matières premières, mais aussi des ses matières grises.
Les dirigeants congolais,avec tout ce que notre pays a comme potentialités,doivent avoir honte de voir nos compatriotes risquer leur vie au Sahara,au Kalahari ou à la Mer méditerranée.
Quand on est au pouvoir,la première responsabilité consiste à mettre la nourriture dans toutes les assiettes,ou presque. Sinon, on doit démissionner.Ou bien le peuple doit contraindre à la démission des dirigeants égoïstes,qui ne pensent qu’à eux et aux leurs.
kolomabele(suite).
A propos des chiffre donné par Sanou MBAYE,ouvrage cité page 96.
23.000 universitaires et 50.000 cadres supérieurs et intermédiaires quiitent chaque année le continent africain tandis 40.000 Africains titulaires d’un doctorat vivent déjà hors du continent. Les deux tiers des étudiants restent dans les pays d’accueil faute de perspectives dans leurs pays d’origines.
L’auteur s’inspire de lOrganisation Internationales des Migrations(OIM).
Je pense que même étant en dehors du Congo,on est toujours soucieux de voir un jour les avancées.L’exode comme l’ont souligné les confrères s’explique à travers différents motifs .Tant qu’il n y a pas de garanties de survie au pays ,il sera difficile d’arreter cette exode vers d’autres cieux et même vers des pays africains.On ane peut qu’encourager ceux qui retournent au pays et être rigoureux envers nos politiciens qui n’investissent pas assez pour les jeunes.
@ M. Malikha SRZ
Monsieur tu soulignes qu’au Congo il y a quelque chose à faire. Tu peus me dire au moins le domaine où ça va au congo? Tu crois que ceux qui ont quitté leur pays l’ont fait volontairement?
Comme l’ont expliqué d’autres blogeurs ici même, l’exode ou immigration n’est pas une exclusivité africaine ou congolaise en particulier. Vous serez étonné de savoir combien d’américains (états-uniens)fuient les USA pour l’europe ou le Canada dans la recherche d’un mieux-être dû aux difficultés d’accès aux soins de santé abordable.
Pour les St-Thomas, visionnez le film de Michael Moore, « Sicko ».
Tout le monde a bien parle’.
Ca me fait toujours plaisir de lire les commentaires de ceux qui ont quitte’ le pays et ceux qui y sont restes’. Sans oulblier ceux-la qui voyagent. Voyager, c’est mieux mais il faut avoir un plan et un travail fixe qui te donnera des fonds pour payer les frais de voyage.
Il ya des gens qui quittent le pays parce qu’il ne peuvent pas trouver leurs reves, il y a aussi ceux-la aussi qui quittent le pays due a differentes circonstances et se trouvent en difficulte de revenir au pays apres le sejour a l’etranger. Et enfin, il ya ceux-la qui veulent pas quitter le pays ou s’ils sont force’ de quitter, ils trouvent toujour le moyen d’y revenir. Tout ca devient question de reve, d’adaption, et de bon planning. Tout ceux-la qui ont quitte le pays dans dans circonstances irregulieres souffrent plus que ceux-la qui sont entre’ dans un pays etranger d’une maniere reguliere. Et s’ils ont fait des etudes et se sont marries aux natifs de ce pays la, leurs vies sont plus meilleures que ceux-la qui ont ete supporte’ par la famille d’une maniere ou d’une autre et n’ont pas bien prepare’ leur sejour. L’occident est plus exigent que notre Congo. Il faut etre prepare’. L’autre ami a mentione’ les attentes au pays. Il y a toujour des gens qui demandent et pas seulement ceux-la qui avait contribue au voyage a l’etranger.
En un mot, celui qui veut rester, reste. Celui qui veut quitter le pays, prepare bien ton voyage et maitrise bien la langue du pays de reception et sois flexible pour que tu puisses t’adapter.
J’etais tres content de voir plus des pretres Catholiques Africains au Canada, Etats-Unis, l’Asie, et l’Europe. Avant 1980, ce n’etait pas possible de voir les pretres rendant leurs services a l’etranger. Les medecins sont aussi partout mais pour eux, ils doivent retourner sur le banc de l’ecole pour re-apprendre. Les Ingenieurs aussi doivent faire des tests d’aptitudes techniques pour etre certifie’ avant l’emploi ou l’exercice de leur travail. Ah! au Congo, on pourrait faire n’importe quoi sans qu’il y ait trop de complications a l’exception des ces militaires qui croient tout ce que d’autre personnes ont appartiennent aux militaires. Le fait de ne pas souffrir du froid est aussi une bonne chose au pays. Le monde a change’ et les gens se melangent qu’on le veut ou pas. Les gens quitteent leurs pour d’autres pays. Il y a avaient les etranger qui faisait ca et on en avait beaucoup au Congo et maintenant , c’est le temp de Congolais et d’autres africains. L’education est vraiment bonne et avec ca, on equilibre sa vie dans le pays hote mais les etudes doivent etre faites dans le pays hote pour que les qualifications soient completement considere’.
Notre pauvre pays souffre des plusieurs maux: misère, incompétence, corruption, concussion, tribalisme, gabégie et autres bêtises.
Nous sommes à l’extérieur depuis longtemps, chaque année le Congo comme un NAVIRE FOU s’affonce de plus en plus dans les méandres de la corruption et de la misère, un pays de plus de soixante cinq millions d’habitants avec un budget de moins de quatre milliards de dollards.
Comment inciter les diplômés comme nous de revenir s’accoquiner avec les serpents CORROMPUS-SORCIERS restés au pays qui se débrouillent.
EZA PASI
noko Prof. tongo etani
A Mr Malhika
Tu es pessimiste à jamais.Gagner 900 euros c’est quelque chose que rien au Congo et surtout voler comme le font nos gouvernants les députés et Sénateurs.On a quitté le Congo volontairement et on y retournera sans contrainte.Quel est ton problème?Je vis en Australie et chaque jour je cause avec ma famille.Je supporte mes neveux et mes nièces ,chose que je ne pouvais pas faire quand je fus au Congo.Je t’apprends aussi que je projette faire mes études sur OIL and GAS en vue de contribuer avec les ressources qu’on a dans le Lac Tanganyika.Penses-tu qu’on perd le temps à l’étranger?Tu nous dis quel domaine marche au Congo et on t’acclamera?Je t’apprends qu’ici le gouvernement AUSTRALIEN nous encourage d’étudier et pourvois des bourses pour y arriver.Cette année 2010 ,chaque étudiant recevra 1000 USD pour les études.Notre Ministère de l’éducation peut-il le faire ?On aime notre pays et on est déterminé d’y retourner un jour afin de contribuer avec notre expertise technique.L’un de nous Ingénieur en Mining travaille déjà à L’shi.Pour toi c’est rien ? Je ne dis pas que tout le monde doit deserter le Congo.Mais ceux qui sont à l’extérieur travaillent durs avec un regard tourné vers chez nous au Congo.
Le mal c’est de vendre la parcelle familiale sans l’avis du vieux ou de la vieille. Et une fois à destination, le mal c’est d’être DEALER ou de faire la prostitution.
Le voyage est une école et il profite à celui qui a un objectif pour son avenir.
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