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Rencontre avec le doyen de la ville

Publié le 21 jan 2010 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

David SHIMBA UMB, doyen de la ville de Lubumbashi totalise 112 ans en 2010

Créée en 1910, la ville de Lubumbashi s’apprête à commémorer son centenaire. Parmi les habitants de cette ville, il y en a un qui l’a vu naitre. Monsieur David SHIMBA UMBA totalise 112 ans d’âge cette année. Cet ancien fonctionnaire de l’Union Minière du Haut Katanga est né le 18 septembre 1898 dans le territoire du Haut Lomami devenu Elisabethville sous la colonisation et actuelle ville de Lubumbashi.

Aujourd’hui, le doyen se souvient encore de son arrivée à Elisabethville, il y a un siècle. « En ce temps là on avait comme administrateurs Ngoïe Amato et aussi Kasongo Benoît qui étaient également agents de l’union minière. Nous vivions tous en ville, nous n’avions pas de communes comme aujourd’hui. Moi je n’avais pas fait de grandes études, mais nous avons été pris à l’union minière, l’actuelle Gécamines par les blancs pour le traitement du cuivre », raconte-t-il.

Fatigué, le vieil homme profite de l’affection de ses nombreux enfants et petits fils en attendant le dernier jour. Il compte à 74 petits fils, 233 arrières petits fils et 12 arrières-arrières-petits-fils. « C’est de notre intérêt d’être à ses côtés à chaque instants. Sa sagesse nous permettra aussi de vivre longtemps », confie Bijou Kamwanya, une de ses petites filles.

Quant au secret qui fait sa longévité, Mr. David SHIMBA parle du respect des 10 commandements de la bible. Le poids de l’âge ne l’empêche pas de lire sans lunette, d’écrire et de marcher seul.

Comme l’a dit un jour l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ : « En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » Rencontrer cette bibliothèque vivante et vieille de 112 ans vivante a été très bénéfique pour moi. Dommage cependant qu’elle ne soit pas exploitée plus que ça.

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L’éruption du Nyiamulagira réveille les vieux souvenirs

Publié le 9 jan 2010 dans Goma par Yves Zihindula

Le Nyiamulagira en éruption

L’un des volcans actifs de la chaine de Virunga, le Nyamulagira est en éruption depuis samedi 2 janvier 2010. Selon les experts de l’observatoire Volcanologique de Goma (OVG), les sites éruptifs se trouvent sur le flanc sud-ouest du volcan.

Situé en plein parc national de Virunga à 22 km au Nord-Ouest de la ville de Goma, l’éruption du Nyamulagira ne constitue pas un danger immédiat sur la population de Goma mais, bien évidemment sur l’écosystème du parc. « La coulée des laves se dirige vers le Sud. C’est-à-dire vers le lac Kivu à l’Ouest de la ville de Goma. Dans ce cas, la menace que nous pouvons craindre, compte tenu de la vitesse avec laquelle évolue la coulée, c’est la coupure de la route Goma-Sake le contact de la lave avec le gaz méthane dans le lac », a déclaré un des vulcanologues basés à Goma.

Pour l’instant à Goma, tout le monde observe l’évolution de la situation en se souvenant de la catastrophe qu’a causée la lave du Nyiragongo lors de sa dernière éruption en janvier 2002. « Je suis très attentif à l’évolution de la situation. En 2002, j’ai cru aux vulcanologues et aux autorités qui nous rassuraient que nous n’étions pas en danger et  à la fin, j’ai perdu tous mes biens »,  se souvient Maurice qui a tout emballé et n’attend que le signal pour quitter la ville.

Le danger immédiat pour les habitants est lié à la projection de particules de cendres et de cheveux de Pélé (fibres de verres volcaniques), qui causent des problèmes respiratoires et rendent l’eau impropre à la consommation.

Une commission de suivi a été mise en place, appuyée un expert venu d’Italie. Ladite commission réunit quatre représentants gouvernementaux (Administration et Territoire, Plan, Environnement et Santé/Affaires Humanitaires) et six organisations spécialisées (OCHA, Observatoire Volcanologique de Goma, CICR, UNOPS, UNICEF, MONUC).

Les deux dernières éruptions du Nyamulagira, remontent à mai 2004 et fin novembre 2006 et n’avaient pas touché d’habitations. Les éruptions peuvent durer quelques jours à plusieurs mois, comme celle de septembre 1991, qui avait pris fin début 1993.

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Un travail de fin d’études remet en cause la tarification forfaitaire de la Snel

Publié le 9 jan 2010 dans Kisangani par Boyomais

Un étudiant de l'Université de Kisangani présentant son travail de fin de cycle sur la tarification forfaitaire de la SNEL

En vue de l’obtention du grade de licencié en sociologie de l’Université de Kisangani, l’étudiant Losua a défendu ce matin son travail de fin d’études dont le sujet m’a fort intéressé. Il s’est penché sur la problématique de la facturation forfaitaire de l’énergie électrique par la Société nationale d’électricité par rapport au niveau de vie de la population.

Le récipiendaire a soutenu que ce mode de tarification ne tenait pas compte du revenu des abonnés qui sont, pour la plupart, des agents et fonctionnaires sous-payés de l’administration publique. « Alors que l’Etat congolais donne à ses agents le SIDA, entendez Salaire Insignifiant Difficilement Acquis, la Snel qui est pourtant une entreprise publique, soumet les mêmes agents à une facturation trop élevée de l’énergie électrique, sans tenir compte d’aucun critère matériel ou immatériel », a-t-il fait savoir devant le jury.

En réponse aux questions de son jury en rapport aux solutions préconisées pour mettre fin à cette situation, Losua a indiqué qu’il faudrait que la SNEL mette à disposition de ses abonnés des compteurs afin que chacun puisse payer proportionnellement à sa consommation.

Dans ses conclusions, l’étudiant a suggéré à l’Etat congolais de réhabiliter la turbine n°3 du barrage de la Tshopo pour mettre fin à la pratique de délestage qui compromet la tarification forfaitaire. Car, par rapport à cette pratique de délestage qui s’est enracinée dans le secteur de l’énergie électrique à Kisangani, l’on se demande toujours comment pour une consommation du courant électrique à compte-gouttes, l’on continue à payer des factures forfaitaires souvent très élevées, ne tenant surtout pas compte du nombre de jours réels de consommation du courant par mois.

En attendant que les recommandations de l’étudiant soient suivies, le chantier électricité continue à avoir, malheureusement, du mal à éclairer la ville de Kisangani qui vit actuellement sous le coup de « délestage intensif ». Il est effectivement rare d’avoir, aujourd’hui, trois jours de courant par semaine lorsque l’on réside les communes autres que le centre-ville.

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Les câbles meurtriers de la SNEL font une nouvelle victime

Publié le 6 jan 2010 dans Kinshasa par Mwana Kin, leki ya Kinshasa

Les câbles meurtriers de la SNEL font une nouvelle victime

Parmi les faits divers les plus fréquents dans la capitale congolaise, les électrocutions détiennent la palme. Ce n’est plus un secret pour personne. Au fil des années, les câbles de la SNEL sont sortis de terre et arpentent les rues des principaux quartiers. Les jours de pluie, le mélange explosif entre le non fonctionnement du système d’évacuation des eaux et la présence des câbles dans la rue fait plusieurs victimes.

Il y a quelques jours, une dame d’une cinquantaine d’années a trouvé la mort par électrocution dans la commune de Lingwala, près du centre-ville. « Cette maman revenait de l’hôpital après la pluie. Elle a voulu enjamber une flaque d’eau, mais malheureusement elle a glissé et s’est retrouvée sur le câble électrique », raconte un témoin de la scène. « Ce cas n’est pas le premier à cet endroit. Nous l’avons signalé à la SNEL, mais il n’y a aucune réaction. »

Ne pouvant plus trop compter sur les agents de la Société nationale d’électricité, les kinois ont appris à bricoler les installations. A chaque panne, les jeunes gens font du porte-à-porte pour récolter de l’argent et courent ensuite acheter des câbles au marché noir. Ils se démènent ensuite comme ils peuvent pur réparer. Le choix est volontairement porté sur des câbles délabrés et sans valeur, pour éviter qu’ils ne soient volés. Vu la fréquence des pannes, les câbles sont désormais laissés en plein air pour ne pas creuser à chaque fois que le besoin de bricoler se présente.

S’il y a eu plein de discours et de promesses autour de la réhabilitation des infrastructures de la SNEL, la réalité montre qu’il y en a qui préfèrent garder le mode de fonctionnement actuel. Pourquoi réhabiliter alors qu’on peut faire payer des factures même quand l’électricité n’est pas distribuée ?

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La formation d’un bataillon des Fardc par les Usa au centre des débats

Publié le 31 déc 2009 dans Kisangani par Boyomais

La formation d'un bataillon des Fardc par les Usa au centre des débats

Depuis quelques temps, les Boyomais constatent la présence de quelques militaires américains dans la ville de Kisangani, sans trop savoir ce qu’ils sont venus faire réellement. Faute d’informations à ce sujet, chacun interprète à sa manière : « Ils sont venus installer la base d’Africom pour l’Afrique centrale », estiment les uns alors que d’autres pensent qu’ils sont venus aider l’armée congolaise dans la traque des rebelles ougandais de la LRA œuvrant en Province orientale.

Pour couper court à ces tergiversations, l’ambassade des Usa en RDCongo a dépêché sur place une petite délégation pour expliquer à la société civile la vraie motivation de la présence militaire américaine à Kisangani.

« Nous sommes en train de former un bataillon d’élite de près de 900 hommes pour l’armée congolaise. Cette formation durera 9 mois », a dévoilé Monsieur Sardar, conseiller de l’ambassade américain chargé des affaires publiques, lors de la réunion qu’il a tenu avec les acteurs de la société civile de Kisangani. « Nous voudrions donc former des soldats congolais respectueux des droits humains et du droit international humanitaire », a-t-il renchéri. Après son bref exposé, une série de questions-réponses s’est ouverte pour tirer les choses au clair.

Aux multiples questions posées par les acteurs de la société civile, Monsieur Sardar a fourni quelques éléments de réponse dont les principaux sont :

  • Les Usa se limitent à l’aspect formation et c’est l’Etat congolais qui assure la prise en charge de ses soldats en formation ;
  • L’intérêt des Usa, c’est simplement de voir le Congo se doter d’une armée forte, républicaine et moderne ;
  • Le bataillon formé devra servir d’exemple lorsqu’il sera appelé à mener des opérations militaires sur le terrain pour déclencher des effets multiplicateurs sur le comportement de l’ensemble de l’armée congolaise.

A l’issue de cette rencontre, les acteurs de la société civile ont appelé l’Etat congolais à mettre fin aux pratiques de détournement des soldes et des rations des militaires car, si la formation est importante, la prise en charge des militaires est aussi importante.

Les boyomais sont bien placés pour savoir qu’en dépit de toutes les formations, l’homme armé affamé finit toujours par se payer en se servant de son outil de travail sur les civils…

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La santé, un chantier dangereux dans nos hôpitaux

Publié le 30 déc 2009 dans Kisangani par Boyomais

Un malade et sa gardienne dans un centre de santé à Kisangani

Dans la majorité des centres de santé de la ville de Kisangani, les conditions d’hospitalisation laissent à désirer. Dans la plupart de cas, quand ils ne vont pas à l’étranger, ceux qui en ont les moyens équipent leurs chambres lorsqu’ils sont internés dans les hôpitaux de la place. Les démunis peuvent toujours se contenter des conditions désastreuses des mouroirs insalubres.

« Nous avons du mal à fermer l’œil la nuit tellement il y a des moustiques. Mon mari a des problèmes d’estomac mais, dans ces conditions, il n’est pas surprenant qu’il soit atteint de la malaria dans cet hôpital. Les moustiquaires que nous avons trouvé ne servent plus à rien car il a des trous partout », se plaint Bi Sakina qui garde son époux depuis son hospitalisation.

Un lit de malade dans un centre de santé à Kisangani

Aux piqûres des moustiques, il faut ajouter les conditions hygiéniques précaires, mais aussi et surtout le monnayage de visite des médecins. Les professionnels de la santé s’assoient sur le serment d’Hippocrate. Le mot d’ordre bien connu de tous est : pas d’argent, pas de soins.

Papa Georges Walisangu, sans emploi depuis des années, a du mal à cacher son désarroi : « J’ai entendu dire que la santé faisait partie de cinq chantiers de la République. Je demande donc aux autorités de mon pays de faciliter aux indigents comme moi l’accès aux soins de santé. »

L’appel de Papa Georges sera-t-il entendu par les décideurs politiques congolais ? Ou faudra-t-il comme d’habitude attendre que les institutions internationales initient des projets de renforcement des capacités de centres hospitaliers de la République ?

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5 chantiers ou cadeau de fin d’année pour les autorités ?

Publié le 29 déc 2009 dans Kisangani par Boyomais

Véhicules de fonction remis aux autorités provinciales dans la Province orientale

Le gouverneur de la Province orientale vient de remettre un véhicule de fonction à chacune des autorités de la territoriale de son entité (quatre commissaires des districts de la province, au maire de la ville de Kisangani, bourgmestres) ainsi qu’aux ministres provinciaux. Les derniers bénéficiaires de ce « don du gouvernement provincial », ce sont effectivement les bourgmestres de communes de Kisangani qui ont reçu chacun, aujourd’hui, un véhicule 4 X 4 double cabine.

L’autorité provinciale dit placer cette action dans la matérialisation des 5 chantiers de la République pour une territoriale de proximité et de développement. Même son de cloche du côté des bénéficiaires qui estiment que ces « véhicules du pouvoir » leur permettront de se rapprocher davantage de leurs administrés.

Cependant, estime Olivier Lomalisa wa Senga, acteur de la société civile, « s’il est vrai qu’il faille mettre nos autorités politico-administratives dans de bonnes conditions de travail, la priorité de toute action politique devrait être la recherche de la satisfaction de l’intérêt général. Si l’argent affecté pour l’achat de tous ces véhicules avait servi à l’équipement d’un centre de santé dans un quelconque territoire de la province ou à la réhabilitation des routes de dessertes agricoles, il y aurait un impact direct sur la population. »

Ce don alimente donc des discussions dans tous les coins de la ville de Kisangani. Une question revient assez souvent : Les 5 chantiers, est-ce une quête de confort des dirigeants ou la recherche des réponses concrètes aux nombreux problèmes sociaux qui se posent dans le pays ?

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Un Noël pas comme les autres pour les déplacés de guerre

Publié le 27 déc 2009 dans Goma par Yves Zihindula

Repas de Noël 2009 au camp de Mugunga III près de Goma

Pour les festivités de fin d’année, le camp des déplacés de Mugunga III, à 17 kilomètres de Goma (le seul camp encore ouvert autour de Goma après fermeture de quatre autres) a revêtu sa plus belle robe.

Noël n’est pas passé inaperçu ici. Le 25 décembre, on pouvait voir des enfants jouer à cache-cache, et même une jeune demoiselle distribuer des bonbons aux enfants qui ont réussi à un concours de dessin. Un peu plus loin, sur une grande table, des bassines de frites, de la viande de bœuf et des beignets attendaient.

Cette année, la communauté Saint Egidio a choisi de fêter avec les enfants déplacés de Mugunga III. Ils sont au total 360 et ont entre 3 et 12 ans. Très peu d’entre eux ont entendu parler de Noël. « Au moment où notre institutrice nous avait promis de nous parler de la fête de Noël, la guerre avait surgit », se souvient un enfant d’environ 7 ans, après avoir avalé une gorgée de jus d’orange. « Je pensais que le fête de Noël ne concernait que les familles aisées en ville ou les blancs en Europe », poursuit un autre.

Pour la communauté Saint Egidio, l’objectif de cette démarche était de donner à ces enfants qui ont passé une grande partie de leurs vies en errance la chance de fêter Noël.

Pour cette fin d’année, pas d’accrochages entre groupes armés. Cette accalmie observée ces dernières semaines est reçue comme le meilleur des cadeaux pour des Kivutiens, plus qu’habitués au bruit des bottes.

Cette année c’est la fête, espérons que cette tranquillité se consolidera et fera oublier toutes les atrocités de ces dernières années.

A toutes et à tous, une bonne année 2010 !

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Business autour de la prochaine éclipse solaire

Publié le 23 déc 2009 dans Kinshasa par Mwana Kin, leki ya Kinshasa

Un panneau d'annonce d'une éclipse solaire à Kinshasa

Des panneaux d’annonce de l’éclipse lunaire qui devrait se produire le 15 janvier 2010 sont visibles dans différents coins de la capitale congolaise. C’est le cas de celle-ci que j’ai pu prendre en photo et qui est placé entre les communes de Lemba et Matete.

Sur les panneaux, des détails sont donnés sur l’heure à laquelle devrait avoir lieu l’éclipse dans chaque ville du pays. Il y figure aussi un conseil : « Ne regardez pas l’éclipse sans lunettes appropriées. Cela peut entraîner des lésions des yeux ».

Curieux, j’ai appelé le numéro affiché sur le panneau. « Oui monsieur, nous vendons les lunettes ici. Une paire revient à 2800 FC et si tu paies plusieurs paires, on te fera une réduction », m’a-t-on répondu à l’agence qui s’occupe de la commercialisation des lunettes de protection.

Ce que je trouve surprenant c’est de voir la campagne de sensibilisation menée par une agence privée qui en profite en même temps pour se faire du chiffre par la vente des lunettes de protection dont on ne peut même pas vérifier l’efficacité. Aucune campagne officielle de sensibilisation jusque-là et les médias ne semblent pas non plus s’intéresser à la question.

Encore une fois, il faudra compter sur la débrouillardise des congolais pour se protéger. Je me souviens de la ruée vers les vieux clichés de radiologie lors de la dernière éclipse. Avec du fil de fer, ces plaques en plastique servaient à fabriquer des lunettes de protection anti-éclipse made in Congo.

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Miss Boyoma 2009 : ambitions de la lauréate en faveur des enfants de la rue

Publié le 23 déc 2009 dans Kisangani par Boyomais

Miss Boyoma 2009 : ambitions de la lauréate en faveur des enfants de la rue

Mademoiselle Elysée, 17 ans, écolière de 5ème année des humanités, a été désignée comme la plus belle fille de la ville de Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale. Cette distinction lui a été décernée au cours d’une grande cérémonie d’élection de la Miss Boyoma 2009, organisée par l’autorité urbaine.

« C’est un grand honneur pour moi d’être élue Miss dans cette ville qui m’a vu naître. Avec ce nouveau statut, je compte mener, avec le concours de partenaires qui nous ferons confiance, des actions caritatives en faveur des enfants de la rue », nous a laissé entendre Miss Elysée.

En effet, ce souci de la Miss Boyoma 2009 est sans doute motivé à la recrudescence du phénomène « shegués » dans la ville de Kisangani. On ne peut plus entrer et sortir d’un marché de la place, sans croiser ces enfants dits « de la rue », chassés du toit parental, errant de gauche à droite en quête des moyens de survie.

A 17 ans, sans ressources, la Miss de Kisangani manifeste la volonté de changer des choses mais avec quels moyens et quelle marge de manœuvre ? Si seulement ceux qui sont aux commandes du pays pouvaient entendre sa voix et travailler dans le sens de sortir le Congo du trou noir dans lequel il est tombé depuis des lustres…

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