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Fiston Aruna, entrepreneur dans un environnement hostile

Publié le 18 juin 2010 dans Goma par Yves Zihindula

Fiston Aruna, entrepreneur dans un environnement inapproprié

Vous ne le croirez pas s’il vous disait son âge. Passionné de l’informatique, électronique et design, Fiston Aruna, ce jeune-homme de 25 ans se dit entrepreneur. Dans un environnement plus qu’hostile, il est confiant pour l’avenir. Nous l’avons rencontré et il a accepté de se confier à nous.

« Je suis né et j’ai grandi à Goma.  C’est dans cette merveilleuse ville que j’effectue une partie de mon cursus scolaire. Maintenant je suis installé à Beni, où j’ai créé une petite entreprise, Hercules Compunting. Nous sommes une PME d’expertise informatique allant de la conception à la maintenance des systèmes. Nous concevons des systèmes d’information, nous développons des bases des données, des logiciels dans les langages de 4ème et 5ème génération; le tout en architecture réseau ou monoposte. Nous installons et administrons des réseaux informatiques. Nous installons, programmons et maintenons les systèmes radiophoniques (HF et VHF) pour les humanitaire œuvrant dans la région de Beni. »

Cette jeune entreprise compte actuellement  de 10 agents. Six sont engagés à temps plein et les 4 autres sont des consultants qui travaillent  à mi-temps. à la question de savoir d’où lui est venue l’idée de créer cette entreprise, Fiston Aruna vous répond volontiers qu’il a senti qu’il y avait besoin d’expertise dans le domaine de l’informatique dans cette partie du pays. « Pour installer ou configurer un logiciel, on n’a pas forcément besoin de faire appel à des techniciens étrangers. Nous sommes là pour apporter une main d’oeuvre locale qualifiée. »

L’un des plus grands défis pour ce jeune entrepreneur et sa petite entreprise, c’est de faire face à un environnement économique difficile. « Face à la corruption et à l’impunité, il est difficile d’entreprendre dans ce pays. Les nombreuses taxes parfois forfaitaires et fantaisistes découragent ceux qui veulent entreprendre. Régulièrement, les agents fiscaux sonnent à la porte pour recouvrement… Ils veulent de l’argent, mais nous n’avons pas de retour en sécurité ou en services pour l’épanouissement de nos entreprises. »

Parmi les projets de Fiston et son entreprise, il y a l’initiation à l’informatique pour les élèves de 5ème et  6ème année, pendant les vacances scolaires.

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Goma et sa Superstar

Publié le 3 mai 2010 dans Goma par Yves Zihindula

Innocent Balume, Vodacom Superstar

« Il devait y arriver. C’est pour nous une satisfaction qu’Akon reconnaisse le talent d’innocent », ce jeune homme assis à même le sol, visiblement imbibé, peine à faire entendre sa voix dans ce concert de klaxons et cris de liesse. Il est environs 22 heures ce dimanche 25 avril. Je suis au rond-point BDGL, Innocent Balume vient d’être sacré Vodacom Superstar. Ici, les fans venus de tous les coins de la ville, se sont rassemblés pour suivre la retransmission en direct de la finale du concours sur écran géant.

En peu de temps, les rues sont bondées. Les femmes défont les pagnes, les jeunes filles portent foulards à la main, les jeunes hommes eux, sont torse-nus. Dans les débits de boissons la bière coule à flot. C’est la fête. « Ce n’est pas une surprise. Depuis le début de la compétition nous avons soutenu Innocent. Cette fois-ci ce ne sont pas les crépitements des balles ou  une éruption volcanique qui font parler de la ville de Goma. Pour l’instant je descends en ville offrir des cadeaux à mes enfants pour fêter la victoire d’Innocent », déclare cet autre fan au volant de sa voiture, bloqué par les embouteillages.

Jamais un événement n’a rassemblé autant les habitants de Goma. Même l’équipe nationale de football, lors des ses rare prestations glorieuses, n’a pas attiré autant la sympathie de toutes les obédiences. Des fans clubs, des comités de soutien… tout le monde s’est engagé pour offrir à « l’enfant » la chance de vivre son rêve : la carrière internationale.

Innocent Balume a 13 ans, encore à l’école secondaire (troisième année), il est le sixième d’une fratrie (tous musiciens). Au début de la compétions ils étaient 16 challengers, dont 3 représentaient la ville de Goma. Le public, au moyen de sms votait pour la meilleure prestation. L’heure est maintenant aux préparatifs du retour au bled de la star. Déjà, les états-majors se mettent en place et tout Goma est mobilisé pour un accueil chaleureux à sa nouvelle star.

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Les jeunes prennent en main la sécurité

Publié le 26 avr 2010 dans Goma par Yves Zihindula

Les jeunes prennent en main la sécurité

D’aucun les confondent avec jeunes scouts. Chemise kakis, pantalons noirs, armés pour certains de planches, ces jeunes pour la plupart aux allures costaud, sont des plus en plus visibles dans les principales artères de la ville de Goma. La mairie de ville appuie depuis peu, une initiative dénommée « Anti gang », avec comme objectif, sécuriser davantage les civils et leurs biens. Seule différence avec la police, ces jeunes gens ne possèdent pas d’armes à feu.

Au marché de Birere, l’un des plus grands et plus populeux, les avis convergent, ça marche! Jeanine Masika, vendeuse du sucre est satisfaite du service rendu : « Avec leur présence on est certaines que nous ne seront pas volées ou tracassées par des enfants de la rue. Les cas des vols ont sensiblement baissé », se réjouit-elle. « Ils sont efficaces. Ils n’ont pas de grands moyens mais nous sentons l’impact de leur travail », ajoute Christian, un tenancier d’une cabine publique dans le même marché.

Malgré la satisfaction de Jeanine et Christian, cette initiative n’est pas vue d’un bon œil par tout le monde. Parmi les lésés, la police qui voit en ceci une menace. « Ces petits sont des civils sans aucune formation au préalable. La majorité d’entre eux sont des bandits ou voyous évadés de la prison. Je pense que la mairie, en appuyant ce groupe de jeunes commet une grave erreur d’encadrer la racaille », fait remarqué un officier de police.

Force est de constater qu’au delà de la lutte pour se nourrir au quotidien, la population se reprend en main d’autres prérogatives de l’État comme la sécurité. Mais au regard de l’état actuel des choses après des décennies de débrouille, il y a de quoi s’inquiéter pour l’avenir, dans un pays où l’État ne joue pas pleinement son rôle.

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Sourd ou muet, pas de barrière pour apprendre

Publié le 31 mar 2010 dans Goma par Yves Zihindula

Un élève du complexe scolaire Ephata

Le complexe scolaire Ephata est le seul établissement qui encadre les sourds-muets dans la province du Nord-Kivu. Depuis sa création en 1985, les élèves et écoliers y apprennent à lire, à écrire et à s’exprimer à travers le langage des signes. Certains retrouvent même l’usage de la parole.

« La majorité d’enfants parviennent à s’exprimer grâce aux exercices auxquels nous leur soumettons, affirme John Gakuru, un de responsable de l’école, Au départ, nous avions commencés avec 9 élèves. Maintenant nous avons un effectif de 196 apprenants. Beaucoup viennent de plusieurs Kilomètres de la ville de Goma », continue t-il.

Cette école n’a seulement de particulier le fait qu’elle offre aux sourds-muets l’instruction mais, aussi et surtout par le fait qu’elle est quasi gratuite. « Etant une initiative de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) et appuyée par organisations humanitaire, nous demandons aux parents de contribuer avec un minimum de 40 dollars américains par an », déclare un des enseignants.

La fierté de cette école c’est Eric Kambale. Ce jeune homme de 24 ans, sourd-muet, a passé l’année dernière les examens d’état et a décroché son diplôme. Une première depuis la création de cette école. Il est actuellement inscrit à l’Université et s’en sort pas mal : « N’ayant pas accès à des explications des enseignants je m’arrange pour avoir les notes chez des amis. Je les copie et les lis et je m’en sors tant bien que mal », explique t-il en signe et interprété par des ses encadreurs.

Un élève du complexe scolaire Ephata

Des élèves du complexe scolaire Ephata

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Maisha Soul, un autre style musical

Publié le 15 fév 2010 dans Goma par Yves Zihindula

Maisha Soul, un autre style musical

C’est l’ensemble musical actuellement en vogue à Goma. Cette fratrie de quatre jeunes bourrés de talent ne cesse de gravir les échelons. On les a vus récemment, aux cotés de Jean Goubald sur une même scène. L’un d’eux, le leader et aîné de la famille a accepté de lever le voile sur son groupe en s’entretenant avec moi.

Le rendez-vous a lieu dans un restaurant (DOGA pour ceux qui maitrise Goma) en plein centre-ville. Il est environ 12 heures ce premier dimanche de février, lorsque j’aperçois une silhouette d’un jeune homme au style afro à beaucoup de ressemblance au chanteur rwandais Corneille Nyungura. Légèrement coiffé, chargé d’un sac au dos, Blue-jean (collant, patte d’éléphant), T-shirt gris (juste-au-corps), sur ses pieds, je lis facilement « All Star Converse ». Prince AGHAKAM est en retard de quelques minutes au rendez-vous. « Je m’excuse pour ce petit retard. J’ai eu de contretemps », dit-il. Et vite on passe l’entretien…

Apres un quart d’heure d’échanges sur fond d’une douce mélodie diffusée par des baffles cachées,  j’apprends que leur aventure date d’il y a huit ans. Ils se sont lancés sérieusement dans la musique au lendemain de l’éruption du volcan Nyiragongo, en janvier 2002.  « Nous basculons entre le Soul, la world, le Jazz et le Country. Certain qualifient notre musique de recherche », explique-t-il avant d’ajouter que la vie au quotidien constitue leur principale source d’inspiration.

Dans leur petite vie d’artiste, il y a eu des concerts (pars encore d’album sur le marché) et des rencontres. Parmi ces dernières, celle avec Lokua Kanza, lors de son dernier passage à Goma. « C’était pour nous un honneur de rencontrer et parler avec ce grand de  la musique. Son attitude nous a beaucoup inspirée. Ses encouragements nous ont donnés un grain d’espoir. J’ai appris de cette rencontre que vouloir, c’est pouvoir. Il suffit de désirer quelque chose et de s’y consacrer pour l’obtenir, se souvient-il. Nous gardons toujours contact avec Lokua Kanza et échangeons des mails ».

Des projets, ils en ont beaucoup. Mais, un seul leur tient a cœur : lancer sur le marché un album. Ce rêve, ils l’ont caressé depuis longtemps mais, les moyens ont toujours fait défaut : « Nous évoluons dans un environnement qui ne nous permet pas d’émerger. Pas de producteur ni des sponsors… »

Deux extraits du travail du groupe Maïsha :

  1. La vie est là parce que nous sommes là (Compositeur Prince Aghakan Balume, avec le Groupe Maisha Soul) 

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  2. Another way

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Le maire de la ville s’attaque aux constructions anarchiques

Publié le 12 fév 2010 dans Goma par Yves Zihindula

Le maire de la ville s’attaque aux constructions anarchiques

Je me disais que c’était du bluff (comme nous en avons l’habitude avec les autorités en RDcongo) quand, il y a quelques semaines, le maire de la ville annonçait la démolition des constructions anarchiques le long des principales artères dans sa juridiction. Pourtant, il vient de passer à l’acte. Les petits kiosques, les boutiques en bois et même les bâtisses en dur, mal positionnées sont la cible de l’autorité urbaine. Et rien ne l’échappe, car lui-même est souvent sur les lieux de démolition.

« Cette fois-ci, il a tenu à ses paroles. L’essentielle c’est d’arriver au bout. Ces prédécesseurs ont commencés mais n’ont pas réussis.  Ainsi la ville sera propre et bien lotie », un des badauds qui observe la démolition. Mama Deborah, elle, n’est pas de cet avis. Elle tient une cabine publiphone sur la route Goma-Sake. Sa seule source de revenus n’a pas épargnée par le buldozer jaune vif de la mairie. «  Comment voulez-vous que j’applaudisse cette décisions ?  Avec ma cabine je parvenais à nouer les deux bouts et maintenant qu’il l’a détruit, va-t-il me donner du boulot ? », Soupire-t-elle en maitrisant à peine ses larmes.

Du coté de la mairie, le ton est serré : « Pas question d’indemnisation. On aurait parlé de dédommagements si les propriétaires étaient en règle. En plus, nous les avions prévenus. La loi est dure mais c’est la loi, ça servira de leçon pour les générations futures », soutient pour sa part un fonctionnaire de la mairie, impliqué dans l’opération.

Pour ma part je n’applaudis pas cette décision. La question qui se pose dans cette affaire est celle de savoir comment ce gens sont arrivés à construire là ou il ne fallait pas le faire ?  Ou était cette mairie à cette époque ? La plupart des infortunés ont des documents de propriété délivrés par des fonctionnaires de l’Etat mais encore une fois, c’est la population qui paie, et non les fonctionnaires véreux qui opèrent avec un permis d’escroquer officiel, labélisé par l’Etat.

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L’éruption du Nyiamulagira réveille les vieux souvenirs

Publié le 9 jan 2010 dans Goma par Yves Zihindula

Le Nyiamulagira en éruption

L’un des volcans actifs de la chaine de Virunga, le Nyamulagira est en éruption depuis samedi 2 janvier 2010. Selon les experts de l’observatoire Volcanologique de Goma (OVG), les sites éruptifs se trouvent sur le flanc sud-ouest du volcan.

Situé en plein parc national de Virunga à 22 km au Nord-Ouest de la ville de Goma, l’éruption du Nyamulagira ne constitue pas un danger immédiat sur la population de Goma mais, bien évidemment sur l’écosystème du parc. « La coulée des laves se dirige vers le Sud. C’est-à-dire vers le lac Kivu à l’Ouest de la ville de Goma. Dans ce cas, la menace que nous pouvons craindre, compte tenu de la vitesse avec laquelle évolue la coulée, c’est la coupure de la route Goma-Sake le contact de la lave avec le gaz méthane dans le lac », a déclaré un des vulcanologues basés à Goma.

Pour l’instant à Goma, tout le monde observe l’évolution de la situation en se souvenant de la catastrophe qu’a causée la lave du Nyiragongo lors de sa dernière éruption en janvier 2002. « Je suis très attentif à l’évolution de la situation. En 2002, j’ai cru aux vulcanologues et aux autorités qui nous rassuraient que nous n’étions pas en danger et  à la fin, j’ai perdu tous mes biens »,  se souvient Maurice qui a tout emballé et n’attend que le signal pour quitter la ville.

Le danger immédiat pour les habitants est lié à la projection de particules de cendres et de cheveux de Pélé (fibres de verres volcaniques), qui causent des problèmes respiratoires et rendent l’eau impropre à la consommation.

Une commission de suivi a été mise en place, appuyée un expert venu d’Italie. Ladite commission réunit quatre représentants gouvernementaux (Administration et Territoire, Plan, Environnement et Santé/Affaires Humanitaires) et six organisations spécialisées (OCHA, Observatoire Volcanologique de Goma, CICR, UNOPS, UNICEF, MONUC).

Les deux dernières éruptions du Nyamulagira, remontent à mai 2004 et fin novembre 2006 et n’avaient pas touché d’habitations. Les éruptions peuvent durer quelques jours à plusieurs mois, comme celle de septembre 1991, qui avait pris fin début 1993.

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Un Noël pas comme les autres pour les déplacés de guerre

Publié le 27 déc 2009 dans Goma par Yves Zihindula

Repas de Noël 2009 au camp de Mugunga III près de Goma

Pour les festivités de fin d’année, le camp des déplacés de Mugunga III, à 17 kilomètres de Goma (le seul camp encore ouvert autour de Goma après fermeture de quatre autres) a revêtu sa plus belle robe.

Noël n’est pas passé inaperçu ici. Le 25 décembre, on pouvait voir des enfants jouer à cache-cache, et même une jeune demoiselle distribuer des bonbons aux enfants qui ont réussi à un concours de dessin. Un peu plus loin, sur une grande table, des bassines de frites, de la viande de bœuf et des beignets attendaient.

Cette année, la communauté Saint Egidio a choisi de fêter avec les enfants déplacés de Mugunga III. Ils sont au total 360 et ont entre 3 et 12 ans. Très peu d’entre eux ont entendu parler de Noël. « Au moment où notre institutrice nous avait promis de nous parler de la fête de Noël, la guerre avait surgit », se souvient un enfant d’environ 7 ans, après avoir avalé une gorgée de jus d’orange. « Je pensais que le fête de Noël ne concernait que les familles aisées en ville ou les blancs en Europe », poursuit un autre.

Pour la communauté Saint Egidio, l’objectif de cette démarche était de donner à ces enfants qui ont passé une grande partie de leurs vies en errance la chance de fêter Noël.

Pour cette fin d’année, pas d’accrochages entre groupes armés. Cette accalmie observée ces dernières semaines est reçue comme le meilleur des cadeaux pour des Kivutiens, plus qu’habitués au bruit des bottes.

Cette année c’est la fête, espérons que cette tranquillité se consolidera et fera oublier toutes les atrocités de ces dernières années.

A toutes et à tous, une bonne année 2010 !

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Quelques photos du dernier crash de Goma

Publié le 25 nov 2009 dans Goma par Yves Zihindula

Crash d'un avion de la compagnie CAA à Goma 1

Nous vous parlions il y a quelques jours du crash de l’avion de la CAA à Goma. Comme on le voit bien, l’accident était assez violent. La carlingue traine encore sur l’amas de lave qui couvre une bonne partie de la piste d’atterrissage. Pas de souci à se faire si les propriétaires de l’avion ne se dépêchent pas de déplacer les restes. On peut faire confiance à tous les débrouillards des environs qui vont se charger de désosser méticuleusement l’épave.

Crash d'un avion de la compagnie CAA à Goma 1

Crash d'un avion de la compagnie CAA à Goma 1

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Fermeture des camps de déplacés

Publié le 27 oct 2009 dans Goma par Yves Zihindula

Des réfugiés devant leur baraquement dans la province du Nord-Kivu

Tous les camps de déplacés autour de la ville Goma doivent être vidés de leurs habitants. Les déplacés doivent retourner dans leurs villages désormais pacifiés. Cette décision est appuyée par certains membres de la communauté humanitaire œuvrant dans la province du Nord-Kivu.

Ces tentes estampillées UNHCR (Haut Commissariat des Réfugiés) et dont les images ont fait le tour du monde se vident. Les propriétaires de ces espaces envisagent déjà, de mettre en valeur leurs concessions.

Le retour au calme dans certains territoires de la province est la raison principale évoquée par le gouvernement pour justifier cette décision. Motif qui ne tient pas débout, selon certains déplacés.

Jackson Hakizimana, ex-responsable d’un des blocs à Mugunga I, un des 5 camps autour de Goma, s’inquiète de la situation sécuritaire dans son village d’origine : « Je suis originaire de Kashebere dans le territoire de Masisi. Là-bas, selon nos informations, la situation sécuritaire reste inquiétante. Les RDLR font la loi dans cette région et des affrontements se poursuivent entre FARDC, FDLR et maï-maï. Je ne vais pas retourner dans ce coin. »

Paranoïa ou crainte justifiée ? Avec les nombreux rebondissements dans la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, difficile de se réjouir et se dire que cette fois est la bonne. Seul le temps nous en dira plus.

Un camp de déplacés dans la province du Nord-Kivu

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