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La Tombola des dinosaures et des gisants: Tshisekedi et Kengo à Bruxelles

Publié le 1 oct 2011 dans Politique par Alex

Gisants Tshisekedi et Kengo, Bruxelles

Je ne suis pas politicien. Au fait, ma famille n’a de cesse de me répéter que je ne fais pas un bon politicien parce que je dis tout de suite ce qui me passe par la tête. Je suis « littérateur » et, de ce fait, une sorte d’artiste. C’est pourquoi je ne porte que des jeans troués… Mais je prends temps en temps des positions politiques, comme le sait bien mon ami Tongo Etani. Comme le disait Mobutu : si tu ne t’occupes pas de la politique, la politique s’occupera de toi !

Voici mon problème au jour d’aujourd’hui…

Je reçois toujours  des emails non-sollicités de la part d’un compatriote qui s’appellerait «  Awazi Kasele », « combattant » UDPS de son état, qui m’a fait parvenir, dans mon compte email, une sorte de compte-rendu des discussions qu’il entretient avec des compatriotes de son bord politique.

Je n’ai jamais répondu à Awazi Kasele, il pourra en témoigner, sauf cette fois-ci. Pour donner toute la lumière sur le contexte de mon état d’esprit, je donne d’abord une copie conforme du message électronique de Awazi Kasele et la réponse que je lui ai renvoyée après lecture de son message.

Voici d’abord, comme je viens de le dire, le message du compatriote Awazi Kasele à ses copains (je le répète, je ne sais pourquoi ces gens me réservent des copies de leurs interminables discussions ; mais ce coup-ci cela a dépassé les bornes au point que j’ai impulsivivement répondu à Awazi Kasele) :

 « Candidat commun de l’opposition

 Le peuple congolais ne demande pas mieux.  Il se veut même plus pressant à l’égard des candidats engagés dans la course présidentielle.  De l’avis des observateurs, la quête de tourner la page  Kabila. a la chance d’aboutir si seulement  l’opposition  alignait un seul candidat. En soi, le principe n’a jamais été mis en cause. C’est la manière d’y parvenir qui pose problème, divise la classe politique. L’UNC par son Président interposé propose des discussions au cours desquels seraient débattus différents problèmes notamment ceux consistant à prévenir les fraudes électorales, un programme du gouvernement , le profil des animateurs etc. Car estime t-on, dans ce milieu, l’élection du Président de la République  serait plutôt l’œuvre collective soit  la plateforme oppositionnelle.

E. Tshisekedi, de son côté, ne demande pas mieux. Après 30 ans de lutte, il appartient à ceux qui s’inscrivent dans la logique de l’opposition, aurait-il  fait entendre, de se déterminer par rapport à sa candidature. Entre les deux candidats en vue c’est  apparemment la réponse du berger à la bergère. Dans le camp du premier cité, Vital Kamerhe l’on y comptent autant ses supporters que les têtes pensantes.Chez l’opposant historique se rangent des partis politiques  que l’opinion accuse de vouloir profiter éventuellement des dividendes que générait sa victoire.

Comme on pourrait le constater, le compromis autour du candidat unique de l’opposition serait possible à condition que  les présidentiables sachent parfois prendre du recul face à l’agitation qui s’observe autour de leurs états-majors respectifs. Ces derniers devraient moins s’intéresser  au voyage, au contact qu’entreprendraient ces deux candidats à l’élection 2011. Ils devraient plutôt consacrer le plus de  temps aux activités connexes :  liste des témoins, mobilisateurs, collecte d’argent, confection de tee-shirt, sensibilisation des masses, visite à la CENI, contrôle des matériels électoraux etc. L’espace des présidentiables, une fois libéré des zélés et autres griots déboucherait sur une solution durable.

Dans le cas contraire, c’est-à-dire l’hypothèse de non compromis au sein de l’opposition, il y a lieu de craindre des troubles et un retour à l’ impressionnabilité du pays ayant autrefois donné lieu à une succession de  transitions, l’arbitrage de la communauté internationale ( pire moment)n et autre spectre du chaos.

Aux dernières nouvelles, tout serait entrepris pour un rapprochement de vue au niveau de l’opposition. Il y aurait donc  plus des raisons d’espérer même des imprévus incitent à la prudence.

 Depuis l’aube de l’indépendance, la classe politique congolaise s’est toujours caractérisée par l’égo, les querelles intestines, la lutte de positionnement. Le prix à payer c’est la paupérisation constante de la population et autres formes de misère qui la minent. »

 

ET VOICI MA RÉPONSE :

M. Awazi Kasele:

Je me permets de vous répondre car vos emails atterrissent toujours dans la boîte de réception  de mon compte. Et j’espère que cette intervention ne me vaudra pas les foudres des « combattants ».

J’ai visionné la vidéo de la rencontre d’Etienne Tshisekedi et de Léon Kengo wa Dondo à Bruxelles et je me suis écrié : sont-ce là ces croulants, que dis-je, ces gisants sur qui une partie d’électeurs congolais placent leurs espoirs ? (Notez bien que je parle d’une « partie » et non du « peuple congolais » que beaucoup d’entre nous utilisent comme si tout un peuple, tel un troupeau de moutons, devrait avoir, dans une démocratie, une pensée hermétiquement unique). Notre Radio-Trottoir avait un mot approprié pour ce genre de croulants : « dinosaures » !

Vous dites bien  que les opérateurs politiques de l’opposition autour des candidats présidentiels « devraient moins s’intéresser  au voyage, au contact qu’entreprendraient ces deux candidats à l’élection 2011. Ils devraient plutôt consacrer le plus de  temps aux activités connexes ». Ce qui veut dire : bonnet blanc, blanc bonnet ! Tous ces gens sont tous comme des mobutistes, tout comme ils sont comme des kabilistes que vous vous acharnez à insulter.

Et la phrase qui suit nous remet tout droit sur le sujet des croulants dont je parlais plus haut. J’y épingle : « solution durable ». Mais je dois rêver ! Quelle solution durable avec des gens qui seraient frappés d’AVC deux mois après leur prestation de serment ? De grâce, mes chers compatriotes, ralliez-vous au moins autour d’Adam Bombole et je prendrais au sérieux vos soi-disant projets de société ou de gouvernance durables !

Finalement, au cours de  l’interview que ces dinosaures ont accordée à la presse congolaise de la diaspora, il y a un journaliste indigné qui voulait savoir si, au finish, on devait en aboutir à cette solution de candidat unique, pourquoi avoir dépensé 500.000 dollars pour la caution non-remboursable des 10 candidats de l’opposition dans un pays où il y a tant de pauvreté ! Comme disait quelqu’un, c’est « mawable » !

Autrement dit : UNE VÉRITABLE TOMOBLA DES GISANTS !  Des croulants et des gisants qui font des visites répétées aux présumés criminels de guerre au Complexe carcéral de Scheveningen à La Haye. De quoi faire trembler de terreur les fillettes de certains autres pays… BRRRR !

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Où l’on apprend par Radio Okapi que ASADHO exige que le gouvernement congolais loge et nourrisse les Congolais rapatriés de Libye

Publié le 23 sept 2011 dans Politique par Alex

Africains sub-sahariens massacrés par les révolutionnaires libyens

Il y a un article chialant affiché aujourd’hui sur le portail de Radio Okapi et intitulé « RDC: certains rapatriés de la Libye vivent dans le dénuement à Kinshasa».

Un conseil avant de vous précipiter sur le site de Radio Okapi : ayez à portée de main deux ou trois paquets de ce qu’on appelle à Kin des « papiers-mouchoirs » ou une grande boîte de Kleenex—pour contenir ou essuyer des larmes chaudes qui gicleront à grands torrents de vos yeux et, accessoirement, pour vous moucher !

Ces pauvres gens ont été rapatriés de Tripoli où ils étaient coincés lors du déclenchement de la révolution libyenne par deux avions affrétés par Kabila ou par le gouvernement congolais, c’est selon. Je crois me rappeler que les avions affrétés par la RDC avaient également évacué des ressortissants du Congo de la rive droite ! Dès le « quatrième jour » de leur retour, selon une autre dépêche de Radio Okapi, ces gens pleurnichaient déjà et voulaient voir le gouvernement « continuer à les prendre en charge ».

Et, « fast forward » à aujourd’hui… Incroyable ! La situation de « neuf familles retournées de la Libye » est si grave que ASADHO, notre grand rempart des droits de l’homme, dénonce cette négligence criminelle et « demande [avec la dernière énergie] au gouvernement de prendre des mesures urgentes pour leur réinsertion sociale et économique ».  Une catastrophe humanitaire dans l’indifférence gouvernementale.

Le représentant de ces citoyens catastrophés sanglote :

«Les autorités nous avaient promis la réinstallation, la réinsertion et qu’elles allaient voir dans la mesure du possible si elles pouvaient nous envoyer dans des entreprises çà et là, parce que bon nombre d’entre nous sont des techniciens. Aucune promesse n’a été tenue ».

Ces larmoiements m’ont tellement secoué que j’ai écrit le commentaire qui suit à l’article tout mouillé de larmes. Mais comme depuis des heures mon commentaire reste « en attente de modération », j’ai fini par me rendre compte que Radio Okapi ne l’affichera jamais. Ce qui me motive à l’afficher ici.

Voici mon commentaire à l’article de Radio Okapi :

« Radio Okapi et ASADHO, dites-moi que vous blaguez ! Ne croyez-vous pas que ces pauvres gens devraient plutôt remercier Kabila à deux genoux pour avoir eu la vision divine de les sortir du guêpier libyen ? Savez-vous que des Noirs sub-sahariens qui n’avaient pas été évacués de la Libye par leurs gouvernements sont aujourd’hui traqués et massacrés comme des rats par les révolutionnaires libyens ? Je me demande en quoi le gouvernement congolais serait responsable du quotidien de ces gens. Est-ce le gouvernement congolais qui avait demandé à ces gens de se déraciner de leur pays pour aller chercher le paradis chez Kadhafi ? Il y a des Congolais expatriés qui envoient par Western Union le peu qu’ils gagnent pour aider leurs familles restées au pays ; et quand ils reviennent, ils trouvent où loger et où manger… Combien de millions de pauvres y a-t-il au Congo ? Et vous pensez sincèrement qu’avant que le gouvernement ne s’occupe de ces millions de pauvres, il devrait d’abord se préoccuper de ces gens qu’on a rapatriés aux frais de la princesse ? Avec quel budget, je vous le demande… Ah, non ! ASADHO, cherchez d’autres causes légitimes, s’il vous plaît ! Mauvaise gouvernance, assassinats de journalistes ou d’activistes des droits de la personne, maltraitance d’enfants ou de femmes, viols de masse à l’est de la RDC, les bonnes causes sont foison !… Liboma too nini ? »

Chasse à l’homme noir à Tripoli

 

Crédits Photos : 1) François Mori/AFP/Scanpix; et 2) Reuters

 

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SOS Racisme massacre la langue de Molière

Publié le 21 sept 2011 dans Diaspora, Politique par Alex

SOS Racisme a lancé un communiqué dénonçant les soi-disant dérives « racistes » des manifestants anti-Kagame congolais lors de la visite du président rwandais à Paris le 12 septembre.

Mais là n’est pas mon propos. Mon propos, c’est l’étonnant amalgame que SOS Racisme fait entre les verbes « perpétrer » et « perpétuer ».

Lisons plutôt ce communiqué de SOS Racisme, à commencer par le titre : « SOS Racisme dénonce les attaques racistes perpétuées [sic] à l’encontre des rwandais en marge du déplacement de Paul Kagamé ».

On croit peut-être qu’il s’agit là  d’une faute d’inattention passagère. Mais non, au deuxième paragraphe du communiqué, SOS Racisme remet cette terrible faute :

« Les attaques perpétuées [sic] par des groupes, vraisemblablement issus de RDC, ont ciblé des individus isolés, qui ont été insultés, agressés et tabassés dans les transports en commun ou encore dans la rue ».

Alors, rappelons la signification de ces deux mots aussi différents que le mot « blanc » est aux antipodes du mot « noir » :

Perpétrer :  Commettre. Exemple du dictionnaire : « Perpétrer un crime ».

Perpétuer :  Faire durer. Le dictionnaire donne l’exemple suivant : « Perpétuer la mémoire de quelqu’un ».

Comme quoi : Sopo et SOS Racisme massacrent la langue de Molière au moment où j’écris ces lignes ! A moins qu’ils ne se précipitent pour corriger cette faute d’idiots !…

 

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La campagne de Joseph Kabila engage les mercenaires de la communication Jean-Michel Metthey et Nila Mccan pour un publi-reportage inutile dans Le Point

Publié le 13 sept 2011 dans Politique par Alex

Le quotidien kinois L’Avenir a publié vendredi 9 novembre septembre un article intitulé « Bientôt à Paris le magazine Le Point publie sur Joseph Kabila ». L’ironie dans cet article aux accents d’un publi-reportage, c’est qu’il parle sans le savoir d’un publi-reportage sur Kabila que Jean-Michel Metthey et Nila Mccann s’apprêteraient à faire publier dans le magazine Le Point. En fait, cela revient à dire que la campagne électorale de Kabila s’apprête ou en fait aurait déjà acheté un supplément de publi-reportage dans Le Point et non, comme le croit L’Avenir, un reportage dans lequel « Le Point entend consacrer une large place au plan de reconstruction de la rdc [sic] amorcé par président de la RDC, Joseph Kabila Kabange ».

Parti en orbite hors de la plaque, l’article enchérit :

« Il sera question pour ce magazine hebdomadaire de publier un article préparé par Nila Mc Cann et Jean–Michel Metthey, deux directeurs de l’agence « Universal Communication », dans le but de peindre l’espace politique congolais parfois méconnu de l’extérieur tout en mettant en exergue ce rendez–vous électoral crucial pour l’avenir du pays, longtemps secoué par des guerres récurrentes. En cette période consacrée au dépôt des candidatures et parsemée de turbulences souvent habituelles mais passagères entre partis politiques adverses, le reportage du magazine Le Point devra contribuer à éclairer la lanterne du monde extérieur quant à l’environnement politique Congolais ».

L’article nous apprend aussi que :

« A en croire Nila Mc Cann, l’une de directrice de cette agence, Le Point a publié dernièrement un reportage qui a mis en lumière les aspects positifs de l’économie congolaise, de son développement et en particulier les grandes entités économiques. Il a eu pour but également de montrer les cinq chantiers en marche et attirer les investisseurs étrangers et de changer l’état d’esprit de la communauté internationale sur un pays offrant un potentiel important. Ce reportage d’une dizaine de pages a évoqué aussi les atouts du gouvernement tant sur le plan financier et budgétaire, que sur le plan infrastructurel. Il a mis en avant un aspect du pays souvent ignoré ou mal connu dans la presse étrangère, confie Nila Mc Cann . Le Point, un hebdomadaire prestigieux, dispose de lecteurs de grande qualité à travers le monde avec une large distribution dans environ 47 pays francophones ».

L’Avenir croit-il donc que la rédaction du Point aurait-elle à ce point perdu la raison pour consacrer un « reportage d’une dizaine de pages » sur les « cinq chantiers » pour ses lecteurs français?

Jean-Michel Metthey est tout simplement un mercenaire de la communication, une sorte de vampire du publi-reportage dont la spécialité est de traquer du gibier facile et argenté des classes politiques dirigeantes des pays du tiers-monde.

Au Congo, nos journalistes appellent cela le « coupage »–mais ici il se fait en plus sophistiqué. Et  Jean-Michel Metthey n’a pas inventé ce genre de mercenariat de la plume et de la communication. Francis Kpatindé a été viré de Jeune Afrique pour ne pas rapporter assez de « coupages » à son boss Béchir Ben Yahmed (BBY) qui, en outre, méprise les Africains « blacks » (lisez la lettre de démission de Kpatindé pour vous rendre du système pourri de Jeune Afrique).

BBY a d’ailleurs instauré un système sophistiqué de « coupage » où les journalistes sont également chargés de « ponctionner » les classes dirigeantes africaines :

« Dans son système, en principe, les journalistes jouent à la fois leur rôle et celui de «commerciaux», si l’on veut être «politiquement corrects» – mais plus précisément de «porteurs de valises» entre les palais d’Afrique et la rue d’Auteuil, à Paris. Ainsi, François Soudan, le directeur de la rédaction, a son «champ de mission» extrêmement fertile : le Cameroun, le Togo et la Mauritanie. Il écrit des articles particulièrement bienveillants pour les régimes dirigeant ces pays, surtout quand ils sont en difficulté et qu’ils doivent se justifier sur les violations des droits de l’homme ou de la liberté de la presse, noue des relations spéciales avec les chefs d’Etat, négocie des publi-reportages sous toutes leurs formes, des contrats de conseil de divers ordres, et est gratifié, ainsi que son journal, de diverses façons ».

Il y a une rumeur, répandue par la Radio-Trottoir de Kinshasa qui en attribue la source au  Ministre de la Communication Lambert Mende Omalanga, selon laquelle François Soudan harcelait Kabila pour un « coupage » exorbitant et, comme le Raïs regimbait, Soudan avait alors pondu son fameux publi-reportage anti-Kabila intitulé « RDC : Joseph Kabila, Mobutu light ? »

Je prends toujours les déclarations de la Radio-Trottoir et Mende avec un grain de sel, mais cette fois-là, je les ai crus sur parole.

Mais revenons à Jean-Michel Metthey..

On retrouve l’homme à Manille aux Philippines en décembre 2010 où il est présenté par le journal The Philippine Star comme le « directeur international » du Figaro—notez bien : Le Figaro, et non pas Le Point, comme cette fois-ci à Kinshasa. L’homme navigue avec aes « coupages » entre Le Figaro et Le Point.

A Manille, il est accompagné, non pas de Lila Mccann, mais d’un certain Joachim Lanthier. Je dis bien « un certain Joachim Lanthier » parce que l’homme ne figure ni sur l’index des journalistes du Figaro ni sur une simple recherche Google. Au fait, au sujet de recherche sur Google, j’ai retrouvé une page en voie de constitution sur Jean-Michel Metthey sur Wikipédia. Cette page a été supprimée avec pour entre autres causes cette mention : « Difficile de se faire une idée, les rares bribes d’informations sur cette personne sur internet sont trop vagues pour attester de sa notoriété, et les sources ne sont pas assez fiables pour en faire un article acceptable ». Et les discussions sur la suppression de cette page se tenaient en 2010, juste avant l’équipée de Jean-Michel Metthey pour les Philippines et six mois l’élection de Benigno Aquino à la présidence des Philippines. Question de faire flèche de tout bois pour se donner à la va-vite une visibilitéinexistante avant d’aller à la conquête du Président Aquino. Car, en vérité, l’homme est une sorte de barbouze de la communication qui opère  dans l’ombre.

Dans le même article du journal philippin, Jean-Michel Metthey répète mot pour mot les mêmes éléments de langage que sa comparse Lila Mccann ressasse à L’Avenir :

1) Le Figaro a parmi ses lecteurs plus de « ‘deux millions décideurs et personnalités incontournables’ dans plus de 53 pays francophones de l’Afrique au sud-est asiatique au Canada et partout en Europe » ;

2) « A travers Le Figaro, Methhey a fait remarquer, le peuple français pourra se faire une idée des dernières évolutions de la situation aux Philippines dans une série de ‘reportages spéciaux’ que son équipe va publier pour le journal de très large distribution » ; et

3) « Nos lecteurs voudraient savoir où se trouvent les opportunités en termes d’investissements et quelles sont exactement les réalités sur le terrain » ;

Il aura sans doute fait pondre quelque chose sur les Philippines dans le supplément publicitaire du Figaro contre des espèces sonnantes et trébuchantes.

Avant les Philippines, Jean-Michel Metthey a été repéré en 2008 à Nouakchott en Mauritanie où il est allé offrir ses services à la junte au pouvoir. De retour de Nouakchott, il a fait pondre dans Le Figaro no. 20 064 du 31 janvier 2009 contre 100 mille euros un article illisible de publi-reportage pour les lecteurs du prestigieux journal français, dans lequel on lit : « les élections présidentielles qui se tiendront le 30 mai 2009 verront sans doute, l’actuel Chef de l’Etat, le général Abdel Aziz et l’ancien président, le colonel Ely Vall, s’affronter lors de ce scrutin ». Article dénoncé en son temps par l’opposition mauritanienne de l’Union des Forces du Progrès, du fait surtout que « 100 mille euros, pris sur le maigre budget de l’Etat mauritanien ont été injectés dans la trésorerie du Figaro. Comme l’avaient été 500 mille autres euros la semaine dernière dans celle du Point ». Et l’Union des Forces du Progrès d’enchérir : « La Junte a confié cette ruineuse campagne de publicité au Cabinet Universel Communications Matthey production. C’est le même cabinet qui produit la publicité dans les deux journaux français, Le Point (8 pages) et Le Figaro (2 pages) ».

Ce Metthey/Matthey est donc un producteur en série de publi-reportages, un mercenaire de la communication, un charognard dont peut bien se passer la campagne de Joseph Kabila pour deux bonnes raisons évidentes. Primo, aucun lecteur français du Point ne lit jamais les suppléments de publi-reportage sur des pays africains—ce n’est donc pas le moyen de faire redorer son blason en France. Et, deuxièmement, des groupes de presse congolais font chaque jour un parcours de combattant pour se maintenir en vie. Cet argent peut, pour eux, faire la différence entre la vie et la mort d’une publication, d’une radio, ou d’une chaîne de télé…

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Crédits Photo de Nila McCann: L’Avenir

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WikiLeaks: Augustin Katumba Mwanke, Joseph Kabila & Dan Gertler

Publié le 5 sept 2011 dans Politique par Alex

Câble du 14 décembre 2009

Object: Augustin Katumba, le présumé trésorier et homme de main du président, démissionne de ses fonctions de chef de file de la coalition au pouvoir à l’Assemblée Nationale.

1. (Confidentiel) RÉSUMÉ : Le Député de l’Assemblée Nationale Augustin Katumba Mwanke a démissionné de ses fonctions de Secrétaire Exécutif de la coalition au pouvoir, l’ « Alliance de la Majorité Présidentielle » (AMP) la semaine passée. Il a renoncé à ses fonctions au milieu des rumeurs persistantes d’un remaniement imminent depuis la récente conférence houleuse du parti. Son départ—fait apparemment en bons termes avec le Président Kabila—a alimenté des spéculations sur l’avenir politique de Katumba. Cependant, des préoccupations persistantes et crédibles sur son état de santé pourraient—ou ne pourraient pas—l’empêcher de continuer à jouer un rôle substantiel pour Kabila. FIN DU RÉSUMÉ.

2. (Confidentiel) Le départ de Katumba du leadership de l’AMP est tombé sans surprise. Bien qu’il ait soumis sa démission il y a de cela environ sept mois, le Secrétaire Exécutif adjoint de la coalition Louis Koyagialo a confirmé que la démission n’a pris effet que la semaine passée. Koyagialo se retint de désigner un successeur, qui sera nommé par Kabila, mais déclara que Katumba restera dans la « famille politique » dans un autre rôle encore à identifier. La presse locale a émis le même avis selon lequel Katumba pourrait servir en tant que chef du Parti [du Peuple] pour la Reconstruction et le Développement (PPRD) ou en tant que prochain Premier Ministre. Réputé pour son sens des affaires, sa discrétion et son efficacité politiques, aussi bien que pour ses relations étroites avec Kabila, Katumba ne cache pas son intention de quitter la RDC pour devenir ambassadeur en Israël, en Suisse, ou en Afrique du Sud.

3. (Confidentiel) Des discussions sur la démission de Katumba se sont intensifiées après que des rapports aient fait état d’une réunion houleuse de la coalition [au pouvoir] en fin octobre/début novembre. Katumba, qui avait distribué des nominations ministérielles au cours du remaniement de 2008, était soumis à une pression de la part des politiciens nationaux se positionnant pour un poste lorsque Kabila allait à nouveau remanier son gouvernement, selon toute probabilité vers la fin  de l’année. On s’attend à ce que le nouveau gouvernement soit le dernier avant les élections locales et nationales projetées pour 2011. En plus du stress résultant de ses relations étroites avec Kabila, on croit savoir que Katumba a de sérieux problèmes de santé. Il a passé plusieurs semaines en Afrique du Sud au début de cette année pour des soins médicaux. La nature de ses problèmes de santé n’est pas connue. Cependant, certains observateurs croient qu’il serait séropositif au VIH. Cette théorie serait renforcée par son apparence physique émaciée.

4) (Confidentiel) COMMENTAIRE : Katumba, un Katangais qui rencontre rarement les diplomates, est considéré par beaucoup de gens comme un personnage louche, et même dangereux, au sein du cercle restreint de Kabila.  Ancien financier qui a vécu pendant de nombreuses années en Afrique du Sud avant de rentrer en RDC après le départ de Mobutu, il est censé gérer une bonne partie de la fortune personnelle de Kabila. Il est réputé proche du sujet israélien Dan Gertler, un opérateur mystérieux dans le commerce des pierres précieuses qui, selon certaines sources, prête à Kabila son jet privé pour ses voyages à l’étranger. Gertler invite souvent Katumba en Israël. Bien que Katumba voudrait partir en Afrique du Sud [comme ambassadeur], il nous revient que le Gouvernement de la République Sud-Africaine pourrait vraisemblablement ne pas donner son accord à cause des transactions bancaires illégales présumées datant d’il y a plusieurs années. Si l’écartement d’Augustin Katumba des instances dirigeantes de l’AMP est un changement significatif dans la hiérarchie du leadership, sa rétrogradation ne pourrait guère indiquer une exclusion permanente du cercle restreint de Kabila, ni qu’il s’ensuive qu’il exercera moins d’influence vis-à-vis de son boss. Kabila, comme les leaders congolais du passé, fait de manière routinière tourner ses partisans dans et hors des postes de responsabilité et tout près ou trop loin du centre du pouvoir. Ce jonglage peut empêcher des rivaux potentiels de consolider leur autorité en maintenant une relation patron-client établie. Avec l’attention de Kabila de plus en plus tournée vers sa campagne de réélection, beaucoup d’autres changements suivront certainement. FIN DU COMMENTAIRE.

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WikiLeaks : Ambassadeur William Garvelink déconseille des rencontres de haut-niveau de Kengo à Washington (2010)

Publié le 4 sept 2011 dans Politique par Alex

Câble du 20 janvier 2010

Titre Original de l’objet du câble : « Les ouvertures du Président du Sénat  Kengo—que mijote maintenant le vieux renard ? »

1. (Confidentiel) RÉSUMÉ : Le Président du Sénat Kengo wa Dondo a contre toute attente approché des diplomates des Etats-Unis, à Kinshasa et l’UA à Addis-Abeba (télégrammes de référence), pour solliciter de l’assistance aux fins de lui faciliter des rencontres avec des officiels de haut rang du gouvernement des Etats-Unis au cours de son prochain voyage à Washington. L’un des politiciens les plus habiles du Congo, Kengo est le seul membre de l’opposition à occuper une fonction de haut rang dans le gouvernement de la République Démocratique du Congo. Je crois qu’il est en train d’évaluer si les Etats-Unis l’appuieront dans l’éventualité d’une candidature à la présidence en 2011. Nous recommandons que le Département [d’Etat] n’arrange point ces rencontres pour Kengo sans en informer au préalable l’Ambassade de la RDC à Washington (ce que Kengo ne veut pas) puisque Kengo pourrait chercher à embarrasser Kabila, et voire les Etats-Unis. Bien que probablement discrédité par sa longue association avec le défunt dictateur Mobutu Sese Seko et handicapé par son origine ethnique (père européen et mère tutsie rwandaise), Kengo pourrait voir se profiler une occasion historique de diriger une opposition démoralisée et à la dérive, à moins de voir Kabila, de plus en plus impopulaire, gagner par défaut l’élection de 2011. Nous sommes sceptiques quant à l’hypothèse selon laquelle Kengo captera l’imagination des électeurs en 2011 mais la politique congolaise n’est rien moins qu’imprévisible. FIN DU RÉSUMÉ.

Au sujet d’une « mission discrète » aux Etats-Unis

2. (Confidentiel) Kengo wa Dondo, président du sénat national et le seul officiel de haut rang du gouvernement de la RDC qui ne soit membre de la coalition de Joseph Kabila au pouvoir, a approché les Etats-Unis par deux fois au courant des récentes semaines, une fois au cours d’une réunion qu’il a sollicitée avec l’ambassadeur (réf a) et, juste deux semaines plus tard, à l’UA à Addis-Abeba avec le Chef de la Mission Diplomatique intérimaire (réf b). Au cours de ces deux occasions, il a sollicité notre assistance pour lui faciliter des rencontres avec des officiels de haut rang du gouvernement des Etats-Unis lors d’une visite prochaine à Washington. Il a souligné au cours de ces deux rencontres que sa mission aux Etats-Unis devrait être menée dans la plus grande discrétion, demandant spécifiquement à l’ambassadeur à Kinshasa qu’aucun des employés locaux n’apprennent que l’ambassade allait délivrer des visas, à lui et à son staff.

3. (Sensible mais non confidentiel) Nommé Léon Lubizc à sa naissance en 1935 dans la Province de l’Equateur, Kengo est le fils d’un père polonais, qui abandonna sa famille quand Kengo était enfant, et d’une mère tutsie d’origine rwandaise. Lubizc changea son nom en celui de Kengo wa Dondo au début des années 1970 suite à la campagne de la dictature de Mobutu pour la « zaïrianisation » des noms. Kengo fut un protégé de Mobutu pendant plusieurs années, servant comme premier ministre à trois reprises : de 1982 à 1986 ; de 1988 à 1990 ; et de 1996 jusqu’au départ de Mobutu du Zaïre en 1997. Bien que Kengo prit ses distances avec Mobutu durant les années du « crépuscule » du dictateur, beaucoup de Congolais le considèrent encore comme « mobutiste ». Un partisan de l’économie libérale, Kengo était un interlocuteur de premier plan entre le Gouvernement du Zaïre et les institutions financières internationales au cours de ses périodes d’activité au gouvernement. La corruption ne lui étant pas étrangère, Kengo fut accusé de blanchiment d’argent par la Belgique en 2003. Les accusations semblent avoir abouti à un non-lieu puisque Kengo voyage fréquemment pour la Belgique où il a une résidence et des intérêts économiques.

4. (Sensible mais non confidentiel) Kengo quitta le Zaïre pour la Belgique quand Laurent Kabila prit le pouvoir en 1997 mais rentra peu après. Il appuya Jean-Pierre Bemba, qui est aussi de l’Equateur, dans sa campagne présidentielle en 2006 contre Kabila mais n’adhéra jamais au mouvement politique de Bemba. En janvier 2007, Kengo fut élu au Sénat à partir de l’Equateur. Il posa peu après sa candidature pour la présidence du sénat en tant qu’indépendant et remporta une victoire surprenante contre Léonard She Okitundu, le candidat de la coalition présidentielle (Alliance de la Majorité Présidentielle ou « AMP »). Beaucoup d’observateurs croient savoir que Kabila voulait d’abord empêcher Kengo d’assumer ses fonctions mais l’accepta à son corps défendant comme président du sénat après que les deux hommes se soient mis d’accord sur les règles du jeu de la coopération. Kengo a été une force de modération et du compromis en tant que président du sénat et l’on rapporte qu’il a de bonnes relations professionnelles—sinon amicales—avec Kabila.

Que mijote Kengo ?

5. (Confidentiel) Nous suspectons que l’objectif principal de Kengo pour se rendre à Washington est de tâter le terrain afin de voir si les Etats-Unis l’appuieraient s’il se décidait à se porter candidat contre le Président Kabila aux élections de 2011. Il comprend sans doute l’occasion qui s’offre à lui comme le mandat de Kabila approche de sa fin : Kabila est de plus en plus impopulaire auprès des masses populaires, à l’exception, peut-être, de son fief du Katanga, tandis que l’opposition démunie de leader est encore officiellement dirigée par Jean-Pierre Bemba, qui est emprisonné à La Haye depuis mai 2008 lorsqu’il fut arrêté et inculpé par la CPI des chefs d’accusation de crimes contre l’humanité.

6. (Confidentiel) En somme, quoique probablement discrédité par ses longues années d’association avec Mobutu, Kengo serait en train de combler le vide que peu d’autres politiciens congolais peuvent combler : il a un nom facilement reconnaissable, il peut compter sur un certain appui des « fils du pays natal » des provinces lingalophones de l’ouest, et il espère bénéficier de l’appui de la communauté internationale, particulièrement l’UE et les Etats-Unis, sur la base de son appui de longue date de l’économie libérale et de ses contacts avec les institutions financières internationales. Il pourrait même réussir à surmonter beaucoup de ses désavantages personnels, y compris son âge avancé (il aura 76 lorsque les élections auront lieu et 81 ans lorsque son mandat de cinq ans prendra fin en 2016) et son héritage ethnique. (NOTE : On nourrit ici généralement de la méfiance à l’égard des personnes d’héritage euro-africain mixte—les métis—et l’héritage rwandais est particulièrement troublant pour beaucoup de Congolais à cause de l’agression rwandaise présumée contre la RDC durant les guerres du Congo. FIN DE LA NOTE). Néanmoins, nous n’anticipons nullement qu’une candidature de Kengo puisse capter l’imagination des masses populaires, quoiqu’une candidature présidentielle couronnée de succès ne soit pas à exclure.

7. (Confidentiel) COMMENTAIRE: Kengo nous a demandé ainsi qu’à la mission diplomatique à l’UA de maintenir une stricte confidentialité en rapport avec sa visite prochaine, actuellement prévue pour la mi-février, pour des raisons non spécifiées. Nous recommandons que le Département [d’Etat] se garde d’arranger ces visites sans en informer au préalable l’ambassade congolaise à Washington. Il se pourrait que Kengo voulût embarrasser Kabila en montrant qu’il a l’ « appui » de Washington. Mais il peut tout aussi bien prétendre que nous avons proposé de l’aider si ça se sait qu’il est en train de manœuvrer pour obtenir l’appui international pour affronter Kabila. FIN DU COMMENTAIRE.

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WikiLeaks: Jean-Joseph Mukendi à l’Ambassade américaine de Kinshasa

Publié le 4 sept 2011 dans Politique par Alex

(Traduction du câble créé le 27 octobre 2004 par l’Ambassade américaine de Kinshasa)

1. (Information confidentielle) RÉSUMÉ : Un proche conseiller de la figure d’opposition Etienne Tshisekedi, leader du parti UDPS, a confirmé que l’UDPS n’est plus l’alliée du RCD-Goma et maintient des liens informels avec le MLC de Jean-Pierre Bemba. A notre avis, alors que l’alliance Tshisekedi-Bemba est certainement possible au cours des élections prochaines, rien n’est moins certain que de voir le Président Kabila faire équipe avec le leader de l’opposition. FIN DU RÉSUMÉ. Lire la suite de cet article →

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