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Vive les vacances, vive le travail des enfants !

Publié le 28 juil 2009 dans Kisangani par Boyomais

Des enfants débrouillards de Kisangani profitant des vacances pour gagner un peu d'argent

Ce sont les vacances à Kisangani et sur toute l’étendue du pays. Les grandes vacances sont là et c’est le moment de se reposer pour les écoliers, après une longue année scolaire. Repos ai-je dit ? Bon nombre de jeunes Boyomais ne connaissent pas ce mot ! Le temps où les enfants allaient dans les colonies de vacances est loin derrière nous. Actuellement, les jeunes profitent des vacances scolaires pour se débrouiller, histoire de gagner un peu d’argent et de contribuer au budget familial.

Ils sont nombreux à ouvrir de petits commerces comme Eric et de Jules (sur la photo). L’un sillonne les rues pour vendre des œufs bouillis et l’autre propose ses services comme « cireur de chaussures ».

« C’est ma mère qui m’a donné mon capital : 5 000 francs congolais (environ 7 dollars américains). Cet argent m’a permis d’acheter une trentaine d’œufs que je fais bouillir avant de descendre en ville et les vendre », m’explique Eric qui n’a que 10 ans. Pour sa part, Jules, âgé de 11 ans, a toujours travaillé comme cireur même pendant l’année scolaire : « Moi, je me réjouis seulement de ces grandes vacances parce qu’elles me permettront de faire mon travail à temps plein et à me faire plus de sous pour préparer la rentrée scolaire. »

Aux âmes congolaises, la débrouillardise n’attend pas les nombre des années. Ces jeunes gens ont compris très tôt comment les choses fonctionnaient et appliquent déjà ce que recommande le fameux article 15 congolais : débrouillez-vous. Dès le plus jeune âge, ils apprennent les règles du jeu dont ils se serviront plus tard, à l’âge adulte.

Vive les vacances !

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Débrouillards aux multiples « bureaux »

Publié le 20 juil 2009 dans Kisangani par Boyomais

Un vendeur ambulant de poisson à Kisangani

Il n’y a pas de sots métiers mais qu’il n’y a que de sottes gens. Zeus l’a compris et s’aligne au rang de ces nombreux congolais débrouillards qui débordent d’énergie et qui parviennent à survivre dans un environnement loin d’être facile. Etudiant à la Faculté de Droit de l’Université de Kisangani, il est aussi dans les affaires. Tous les jours, il sillonne les rues de la ville et les bureaux des entreprises publiques et privées pour vendre du poisson.

« Je vais chercher ma marchandise le matin à Kikongo ou aux Chutes Wagenia. Puis, accompagné de mon jeune frère qui m’aide à transporter notre bassin de poissons sur sa tête, je descends revendre mes poissons au centre-ville », m’a-t-il confié. Contrairement aux autres vendeurs de poissons qui attendent des clients au marché, Zeus a choisi d’aller vers ses clients. A la fin de la journée, il se retrouve souvent avec un bénéfice d’environ 8 000 francs congolais (équivalent à 10 dollars américains).

Seulement voilà, son gain journalier ne lui permet plus de supporter trop de charges qui pèsent sur ses épaules. « J’ai deux femmes et cinq enfants. Mais, la conjoncture actuelle me frappe de plein fouet. Je suis inscrit en deuxième graduat à la Faculté de Droit mais je ne suis plus en mesure de poursuivre mes études car les frais académiques coûtent cher. »

L’histoire de ce jeune homme fait ressortir deux phénomènes de société en république démocratique du Congo : un système social dégringolant et bien sûr la polygamie. S’il est vrai que les conditions de vie sont de plus en plus difficiles, il est étonnant de voir que bon nombre de mes compatriotes n’hésitent pas à épouser plusieurs femmes et à faire plusieurs enfants, alors qu’ils n’ont pas les moyens de les entretenir. Ce jeune débrouillard ne s’en sortirait-il pas mieux s’il n’avait pas autant de bouches à nourrir ? Et on rejettera encore et toujours la faute à l’Etat…

À une autre échelle, certains responsables politiques se retrouvent dans la même situation. Personne ne peut nier qu’on reconnait souvent un homme fort « mobali ya solo » par le nombre de ses femmes et concubines. Avec un peloton de « bureaux » à prendre en charge et de nombreux bambins à nourrir et scolariser, comment s’étonner que les Bakonzi aillent puiser dans les caisses de l’état pour arrondir les fins de mois ?

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Baisse de prix des denrées alimentaires sur les marchés de Kisangani

Publié le 15 juil 2009 dans Kisangani par Boyomais

Un etal de pommes de terre et ognons à Kisangani

Depuis la reprise du trafic entre Kisangani et les villes de l’Est, les marchés de la ville sont régulièrement approvisionnés de denrées alimentaires provenant de Beni, Bunia et Butembo. Pommes de terre, oignons, haricots, choux, œufs et makayabo (entendez poisson salé) remplissent de nouveau les étalages, chose inimaginable depuis plus d’une décennie à Kisangani.

Le bon côté de la chose, c’est bien l’impact de cet approvisionnement sur le prix comme m’a indiqué Jeanne Bilanga, une vendeuse de produits en provenance de Beni. « Le marché est inondé de produits, ce qui occasionne une baisse des prix. Par exemple, un gobelet de haricots coûtait pratiquement deux fois plus qu’un gobelet de riz. Actuellement, les deux denrées se vendent au même prix. »

Le gobelet d’haricot est en effet passé de 800 à 400 francs congolais. Les œufs qui se vendaient à 250 franc congolais la pièce se négocient maintenant autour de 150 franc congolais.

La population de Kisangani, habituée à consommer principalement du riz au pondu (feuilles de manioc) ou encore du fufu se réjouit de la possibilité qui lui offerte de diversifier ses repas. « Hier, après plus de 15 ans, j’ai préparé pour mon mari du choux et des pommes de terre. Aujourd’hui, je viens chercher le haricot pour toute la famille », se réjouit une dame que j’ai croisée dans les allées du marché.

S’il est vrai que les Boyomais peuvent applaudir la reprise de ce trafic avec toutes ces retombées positives pour le panier de la ménagère, il demeure aussi vrai que leur souhait le plus ardent est de voir ces routes entretenues afin qu’ils restent praticables. J’espère que ce cri de cœur sera entendu par ceux qui sont chargés de la question. En attendant, je vais moi-même profiter de la baisse des prix et savourer ces mets oubliés qui reviennent.

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Kisangani de nouveau reliée aux villes de Bunia, Beni et Butembo par la route

Publié le 7 juil 2009 dans Kisangani par Boyomais

Camions reliants la ville de Kisangani à celle de Bunia

Depuis quelques temps, la ville de Kisangani se voit de plus en plus reliée à d’autres cités et villes de la Province Orientale, voire des autres provinces de l’Est du pays. Dans les parkings de Kisangani, des voyageurs, surtout des commerçants, se bousculent pour trouver une place à bord des camions qui font désormais, comme au beau vieux temps, les navettes entre Kisangani – Bafwasende – Komanda – Niania – Mambasa, Beni – Butembo, etc.

Avec 24 000 francs congolais (environs 30 dollars américains), on peut se payer une place au bord d’un de ces gros camions et se rendre à Bunia. Durée de voyage : un jour et demi !

« On peut de nouveau voyager par route à travers les villes et territoires de l’Est du pays. Cela nous permet d’esquiver le coût élevé du transport aérien qui, longtemps, a demeuré le seul moyen de transport pour se rendre à Beni, Butembo ou encore à Bunia », se réjouit Bi Souza, commerçante de Kisangani en partance pour Beni pour chercher des marchandises.

« Coup de chapeau pour la restauration de la route nationale numéro 4. Reste que nous aimerions voir l’Etat congolais réguler les péages sur ces routes car ils sont excessifs : 48 dollars américains à l’aller comme au retour », dit pour sa part Monsieur Musafiri, camionneur.

La réhabilitation de ces routes tournées vers l’Est du pays aura sans doute des retombées positives sur les prix de certains denrées alimentaires dans les marchés de Kisangani, notamment le haricot, les pommes de terre, les choux, les ognons…

Ceux des enfants nés à Kisangani vers les années 1996 et qui n’avaient jamais vu un poireau, c’est une découverte ! Cette plante potagère réapparait dans les marchés de la place et dans le panier de la ménagère.

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Conflit au sein de l’association des victimes de la guerre

Publié le 30 juin 2009 dans Kisangani par Boyomais

Manifestations de l’Asbl Fonds de solidarité des victimes de la guerre dans la Province Orientale

Grande colère chez les victimes des conflits armés regroupés au sein de l’Asbl Fonds de solidarité des victimes de la guerre dans la Province Orientale. Les membres de cette association qui étaient dans la rue le 29 juin en veulent à leur Président qu’ils soupçonnent de vouloir détourner un don du Président de la République à l’association.

En marge de la Conférence des gouverneurs, l’Asbl aurait obtenu du Chef de l’Etat la somme de 10 millions de Francs Congolais (environ 12 500 dollars américains).

« Le Président de la République ne nous a pas donné cette somme pour que nous nous distribuions entre nous mais plutôt pour des projets de développement que nous allons mettre sur pied afin d’assurer l’autonomie de l’association », soutient Monsieur Kalombola, Président de ladite Asbl.

Mais, un certain nombre de membres de ladite asbl ne voient pas d’un bon œil l’idée d’affecter cet argent à un projet de développement. « Comment voulez-vous que nous croyions à cette idée de projet de développement lorsqu’aujourd’hui déjà, on apprend qu’il ne reste plus que 8 millions ? La Ministre provinciale chargée des affaires sociales qui gèrerait notre argent aurait déjà distribué 2 millions de Francs Congolais à certains membres pour leur transport », proteste une des membres de l’asbl. « Ils avaient reçu chacun 4 000 Francs (environ 5 dollars américains). Pour besoin de justice, qu’on donne d’abord 4 000 Francs Congolais à tous les autres membres et le reste, on verra après », ajoute-elle.

L’autorité urbaine devant laquelle ce différend était porté pour trouver un règlement pacifique a proposé aux parties de se regrouper en assemblée générale afin de décider, conformément à leurs statuts, de la destination de leurs fonds. Seulement, les membres ont l’air de ne pas vouloir entendre parler de projet de developpement et préfèrent recevoir du cash.

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Kisangani ville propre pour accueillir le président de la république

Publié le 25 juin 2009 dans Kisangani par Boyomais

Comme je l’annonçais dans mon précédent billet, le chef de l’état est arrivé mardi dernier à Kisangani pour une conférence réunissant les gouverneurs des provinces de la République Démocratique du Congo autour de la question du Développement et affirmation de l’autorité de l’Etat. Des travaux rapides ont été entrepris en prévision de cet événement dans toute la ville.

AFRACO, Alliance franco-congolaise de Kisangani

1. AFRACO retapée : Le bâtiment de l’AFRACO, Alliance Franco-Congolaise, était choisi pour la cérémonie d’ouverture et de clôture de la Conférence. C’est ce qui justifie les travaux intensifs de ces derniers jours en vue de le rendre impeccable. Coup de théâtre ! Sur injonction du Chef de l’Etat, il n’y a pas eu de cérémonie d’ouverture à l’AFRACO alors que tout le décor y était planté. Les assises de la Conférence ont débuté au cabinet du Gouvernorat de la Province. Au moins, l’AFRACO a été réhabilitée après plusieurs années d’oubli. C’est l’essentiel.

Hôtel de ville de Kisangani

2. Hôtel de ville : Le bureau du n°1 de la ville a voulu prêcher par l’exemple. Le bâtiment a été peint en blanc, les cadrages de pelouses n’ont pas été oubliés. Les passants peuvent désormais lire sur le bâtiment : « Hôtel de Ville de Kisangani ».

Place des martyrs à Kisangani

3. Place des martyrs : Des travaux d’entretien de cet endroit se sont poursuivis jusqu’aux petites heures du matin de mardi. Tout devait être fini pour l’arrivée du Président.

Place de la femme à Kisangani

4. Place de la Femme : Ce lieu dédié à la femme Boyomaise n’a pas été oublié. Un coup de peinture vite-fait sur l’enclos et elle rayonne à nouveau. Dommage que la pelouse demande un peu plus de temps pour pousser. Un peu de vert ne serait pas de trop.

Place de la poste à Kisangani

5. Place de la Poste : Comme le Chef de l’Etat n’est pas venu pour tenir un meeting ici, encore moins pour assister à un défilé, la Place de la Poste n’a pas bénéficié de la même attention que les autres infrastructures. L’état des pelouses coupées à la hâte en est une illustration éloquente.

Au vu de la rapidité à laquelle les travaux ont été exécutés, je suis tenté de me dire que ce ne sont pas finalement les moyens qui manquent pour entretenir notre ville mais plutôt de la volonté. S’il se tenait plus souvent des conférences de ce genre, nous aurons peut-être plus de chance d’avoir une ville propre.

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Développement et affirmation de l’autorité de l’Etat au programme dans une conférence à Kisangani

Publié le 23 juin 2009 dans Kisangani par Boyomais

Poubelle publique de la ville de Kisangani

La ville de Kisangani rayonne depuis l’annonce de la tenue d’une conférence des gouverneurs des provinces de la République Démocratique du Congo à Kisangani. La capitale de la troisième ville congolaise qui recevra également le président de la république vibre au rythme de travaux de réhabilitation et d’assainissement.

C’est l’effervescence ! L’éclairage public est réhabilité, les principales artères du centre-ville réaménagés, et des poubelles publiques réapparaissent à une vitesse vertigineuse. Dans les faubourgs de la ville, comme s’ils avaient attendaient depuis des années un coup d’envoi, jeunes et vieux contribuent à l’assainissement de leurs milieux. Kisangani se débarrasse de la poussière qui la couvre depuis des décennies mais doit-on vraiment se réjouir ?

« Les autorités ne devraient pas toujours attendre les événements de ce genre pour se mettre au travail. Redonner à Kisangani son image de Boyoma la belle devrait être leur cheval de bataille de tous les jours et non seulement pour des circonstances particulières » se plaint un chef de quartier que j’ai rencontré et qui requiert l’anonymat pour des raisons bien évidentes. « Je souhaiterai que cet élan de travail que nous avons pris pour redorer l’image de notre ville survive au delà de la conférence des gouverneurs » ajoute-t-il.

Des conférences comme celle-ci, il faudrait qu’il y en ait plus souvent. Peut-être nos villes auront-elles la chance de garder une apparence neuve… En tous cas, c’est Kisangani qui est actuellement la bienheureuse. Dans quelques jours, ce sera le tour de la ville de Goma qui recevra le chef de l’état pour fêter les 49 ans d’indépendance de notre pays.

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La guerre de 6 jours, 9 ans après…

Publié le 9 juin 2009 dans Kisangani par Boyomais

La guerre de 6 jours, 9 ans après...

C’était il y a 9 ans, le 5 juin 2000. Un jour ordinaire où les enfants étaient à l’école, les papas au bureau, les mamans au marché. C’est à 9 heures 45 minutes que les deux premiers coups de canon ont retenti, suivis de deux autres et de crépitements d’armes automatiques. Une grande panique d’ensuivit, les uns restant là où ils étaient, les autres se refugiant où ils pouvaient. C’était le début d’affrontements entre les armées ougandaises et rwandaises dans la troisième ville congolaise.

Pendant six jours de combat, presque toutes les familles se sont séparées dans leur fuite. Les morts se comptaient par centaines et les blessés par milliers. Les maisons vidées de leurs habitants ont été pillées et pire encore, sortis de leurs cachettes, la plupart des boyomais n’ont pu que pour constater que leurs maisons n’étaient plus que des tas de ruines.

Jusqu’à ce jour, on se pose encore des questions. Pourquoi le Rwanda et l’Ouganda qui sont voisins ont préféré s’affronter sur le sol congolais ? En dépit de la condamnation de l’Ouganda par la cour internationale de justice, rien. Pas d’arrestation et pas d’établissement de responsabilités. A Kisangani, la journée du 5 juin dernier s’est déroulée normalement. Une journée ordinaire comme toutes les autres. Pas de commémoration, pas de message d’hommage aux victimes. Rien !

Les seuls à se souvenir de cet épisode malheureux sont les victimes mes regroupées au sein d’une association qui tente de récolter les fonds auprès des autorités locales en vue d’organiser des manifestations commémoratives. « C’est une opportunité pour nous de rappeler au Gouvernement central que nous attendons toujours la concrétisation de la promesse d’indemnisation nous faite par le ministre des affaires sociales. Des milliers de personnes sont mortes ces jours-là, des habitations ont été détruites mais rien ne se fait dans le sens de la réparation », s’indigne Monsieur Aziza Baele Sydol, secrétaire de l’ASBL Fonds de solidarité des victimes des guerres dans la Province orientale.

Loin de moi l’idée de remuer dans le passé dans le but d’attiser la haine mais je pense seulement que nous devrions tous nous souvenir de ces atrocités et en tirer des leçons. Plus jamais ça !

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Boulevard du 30 juin dévisagé !

Publié le 31 mai 2009 dans Kisangani par Boyomais

Boulevard du 30 juin à Kisangani

Les Boyomais s’étonnent de la disparition depuis quelques jours du hangar des policiers de roulage posté au rond point du boulevard du 30 juin dans la commune de la Makiso, seul endroit pourtant où le trafic routier est intense dans la ville de Kisangani. Où est donc passée cette superstructure en acier permettant aux policiers de roulage de réglementer la circulation ? La question est sur toutes les lèvres des passants sur cette voie.

Pour les uns, comme Monsieur Alphonse, « Les Tolekistes (entendez les cyclistes transporteurs) en ont eu marre des tracasseries policières à cet endroit. Ils ont donc décidé de voler carrément ce hangar. » Faux, rétorquent les policiers de roulage. Selon ces derniers, leur hangar a été déplacé pour des raisons techniques et il sera remis incessamment au même endroit. « Avant-hier, notre hangar posté ici avait subi des jets de pierres de la part des Tolekistes en colère, après qu’un de leur ait été blessé, accidentellement, par un de nôtre » me confie un policier de roulage. Cela justifierait donc l’absence de ce « machin » ce matin.

Deux choses sont vraies : l’absence de ce fameux hangar diminue les tracasseries policières mais aussi risque d’être à la base d’éventuels accidents, étant donné que se disputent désormais sur cette voie, sans arbitre, piétons, Toleka, taxis-moto et taxis-bus.

Il y a donc lieu de faire diligence pour trouver une solution de rechange afin de reguler la circulation des engins et des personnes sur le boulevard du 30 juin de Kisangani qui, bien que pas encore réfectionné par les Chinois, risque bien de ressembler à ce que les Kinois appellent le «boulevard de la mort ».

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Ressurection des taxis dans la troisème ville congolaise

Publié le 25 mai 2009 dans Kisangani par Boyomais

 Nouveaux taxis de la ville de Kisangani au parking

Après plus de 10 années d’inactivités suite aux différents conflits armés mais surtout à cause du délabrement avancé du tissu routier de la ville de Kisangani, les taximen regroupés au sein du bureau local de l’Association des Chauffeurs du Congo (A.C.CO) relancent des taxis à partir de ce jeudi 21 mai 2009.

Déjà 40 voitures et 10 minibus sont disponibles pour assurer le transport en commun dans l’ensemble de la ville de Kisangani. L’implantation de nouvelles stations d’essence et les efforts de réhabilitation de la voirie urbaine ainsi que l’ouverture de la route nationale n° 4 sont parmi les principaux facteurs qui motivent cette reprise des activités des taxis dans la 3ème ville congolaise.

Coût de la course : 300 Franc Congolais à l’intérieur d’une commune et 400 Franc Congolais pour le trajet intercommunal. Un prix accessible à tous selon le Président de l’A.C.CO qui affirme que son association a tenu compte de plusieurs paramètres avant de décider de ce prix. « Il appartient désormais aux Boyomais d’abandonner les moyens de transport non conventionnels comme le Toleka et les taxis-moto », affirme-t-il.

« Nous sommes très contents de voir de nouveau les taxis-bus circuler dans la ville. C’est une très bonne chose mais je pense qu’il faut attendre de voir si cette initiative va durer », estime Gaby Amungi, jeune Boyomais qui réapprend à stopper un taxi et y embarquer.

Après des années de règne des taxis-vélos, les voitures reviennent en force à Kisangani, ville qui comptait jusque-là parmi les plus écolos et les moins polluées du monde. Si les habitants de Kisangani s’en réjouissent, ce sont les Tolékistes qui voient en cette avancée l’arrivée d’un adversaire qui vient pour les détrôner.

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