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SOS Racisme massacre la langue de Molière

Publié le 21 sept 2011 dans Diaspora, Politique par Alex

SOS Racisme a lancé un communiqué dénonçant les soi-disant dérives « racistes » des manifestants anti-Kagame congolais lors de la visite du président rwandais à Paris le 12 septembre.

Mais là n’est pas mon propos. Mon propos, c’est l’étonnant amalgame que SOS Racisme fait entre les verbes « perpétrer » et « perpétuer ».

Lisons plutôt ce communiqué de SOS Racisme, à commencer par le titre : « SOS Racisme dénonce les attaques racistes perpétuées [sic] à l’encontre des rwandais en marge du déplacement de Paul Kagamé ».

On croit peut-être qu’il s’agit là  d’une faute d’inattention passagère. Mais non, au deuxième paragraphe du communiqué, SOS Racisme remet cette terrible faute :

« Les attaques perpétuées [sic] par des groupes, vraisemblablement issus de RDC, ont ciblé des individus isolés, qui ont été insultés, agressés et tabassés dans les transports en commun ou encore dans la rue ».

Alors, rappelons la signification de ces deux mots aussi différents que le mot « blanc » est aux antipodes du mot « noir » :

Perpétrer :  Commettre. Exemple du dictionnaire : « Perpétrer un crime ».

Perpétuer :  Faire durer. Le dictionnaire donne l’exemple suivant : « Perpétuer la mémoire de quelqu’un ».

Comme quoi : Sopo et SOS Racisme massacrent la langue de Molière au moment où j’écris ces lignes ! A moins qu’ils ne se précipitent pour corriger cette faute d’idiots !…

 

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Lopango ya Banka – Debout pour le Congo

Publié le 19 jan 2010 dans Diaspora par Cédric


J’ai découvert aujourd’hui une vidéo du groupe Lopango ya Banka et l’idée me vient de la partager ici. J’avais déjà entendu parler de cet ensemble musical, mais je n’avais jamais eu l’occasion d’écouter ces jeunes gens engagés qui ont tout l’air d’être vraiment attachés à leur pays et qui se disent debout pour le Congo.

Je ne vois rien à rajouter à ce qui est dit dans la chanson Debout pour le Congo qui a illuminé ma journée. Un sursaut d’espoir… Je me dis qu’il y en a, des jeunes lucides qui connaissent le nœud du problème qui gangrène leur pays depuis des décennies.

Ce rap engagé avec un fond de rumba mérite le détour. Je m’en vais sur ce pas commander le CD de ce groupe, une façon de soutenir une musique qui dit autre chose que chérie na ngai nalingi yo…

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Mwema Ndungo : « Je suis convaincu qu’un jour les choses vont changer au Congo »

Publié le 6 déc 2009 dans Diaspora par Yves Zihindula

Mwema Ndungo, un jeune écrivain congolais residant au Kenya

Originaire de la République démocratique du Congo, Mwema Ndungo vit à Nairobi au Kenya depuis trois ans. Il vient de publier Healing the Wounds (traduction : Guérir les blessures), un bouquin de 25 pages, édité par Daystar university où il poursuit des études en communication.

« Je parle de l’un des maux dont souffre l’Afrique : le tribalisme. En se basant sur l’expérience vécue en RD Congo et sur des recherches, j’essaie d’expliquer la genèse du tribalisme, comment il prend forme, comment il peut être contourné ou évité », révèle-t-il concernant le contenu de son ouvrage.

Né à Goma en 1986, Mwema Ndungo débarque à Nairobi fin 2006, après avoir interrompu des études en médecine. Il est soutenu alors, par son cousin qui l’installe et l’aide à trouver une école où il apprend l’anglais en premier, avant de s’inscrire à l’école de communication de Daystar university. « J’ai découvert ma passion. Je suis fait pour communiquer, raconter les histoires, transmettre la connaissance et il fallait bouger pour m’en rendre compte », dit-il.

Derrière les vitres de sa monture, Mwema Ndungo reconnait qu’il ne saurait écrire son livre au Congo. « J’ai tenté plusieurs fois de présenter mes manuscrits au gens et au retour il m’ont découragé. Ici, j’ai été encouragé et aidé par des éminents professeurs, voilà un peu la différence avec le Kenya. »

Des difficultés, ce jeune homme en a rencontré. Il se souvient qu’au début de son séjour à Nairobi, la langue et le mode de vie ont constituées des barrières. Il l’a fallu six mois pour intégrer la société kenyane. « Les congolais n’ont pas une très bonne réputation ici. Pour les gens qui nous entourent, nous sommes juste bons à chanter, danser et à s’habiller comme des clowns. »

Mwema Ndungo compte rentrer au pays après ses études et créer sa propre structure. « Je n’ai jamais été pessimiste sur l’évolution des choses dans mon pays. Je suis convaincu qu’un jour les choses vont changer. Seulement les congolais doivent apprendre à compter sur eux-mêmes. Il ne faut que nous arrêtions d’attendre l’aide provenant de l’étranger pour bouger les choses nous-mêmes », insiste-t-il.

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Patrick Iyong Kapemba, un footballeur congolais dans le Haut-Jura

Publié le 13 août 2009 dans Diaspora par Adrien Potocnjak

Patrick Iyong, un footballeur congolais dans le Haut-Jura

« Au début, c’était dur, je ne connaissais personne. Il y a des moments je voulais rentrer, retourner au pays. » Patrick Iyong, footballeur âgé de 20 ans, raconte son arrivée en France, à 17 ans, en 2005. Parce qu’il n’y a pas de centre de formation au Congo, l’attaquant polyvalent a décidé de « tenter l’aventure » en France, après avoir joué au Sporting club Sodigraf et au Sporting club Cilu.

Sa passion a toujours été le ballon rond. Originaire du quartier N’djili de Kinshasa, il est le cinquième d’une famille de huit garçons. Son père est fonctionnaire, inspecteur général du travail, sa mère est commerçante, elle vend au détail de la nourriture achetée en gros.

L’adaptation en France a été difficile. Patrick vit dans un foyer, à Rennes. « Au début, je suis arrivé en Europe, j’étais content. Mais après, qu’est-ce que tu fais ? Tu es obligé de reprendre tout à zéro, à tous les niveaux. Je n’avais rien, juste les gens du foyer. »

Il passe alors un CAP de métallier-serrurier. « Je n’étais pas venu pour faire des études, mais j’ai fait une formation, qui s’est bien passée. »

Après avoir joué dans un petit club de la région rennaise, il intègre le grand club rennais, avec qui il joue avec la deuxième réserve, puis avec la première, parfois en 4ème division française. Il s’intègre alors socialement. « J’ai commencé à avoir des amis, des connaissances, à vivre normalement. » Il obtient également une carte de séjour de 10 ans. Pour le moment, même si le Congo lui manque parfois, il n’est pas encore rentré au pays. « Peut-être en 2010 », espère t-il.

Mais il ne peut vivre uniquement des primes de matchs, et doit travailler en métallerie pour subvenir aux besoins de sa compagne, française d’origine éthiopienne, et de sa petite fille de presque un an. « Je ne suis pas venu en France pour bosser mais pour jouer au foot », explique t-il. Il choisit alors de signer un premier contrat avec l’équipe de Jura Sud, en quatrième division, et de déménager à Saint-Claude, dans le Haut-Jura. « Ça change de Rennes. Ici il faut bouger avec la voiture. Mais je suis là pour le foot. Avec Jura Sud, j’ai eu l’opportunité de ne faire que du football », et également de jouer régulièrement au niveau supérieur. En attendant mieux, plus tard. « Mais il ne faut pas brûler les étapes », avance-il prudemment.

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