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La réhabilitation des infrastructures prive d’accès les bénéficiaires

Publié le 3 jan 2010 dans Dessins par Michaël

La réhabilitation des infrastructures prive d'accès les bénéficiaires

Plutôt que de se réjouir de la réhabilitation de certaines infrastructures, certains s’en plaignent. Pour raison, les prix explosent. Le cas de l’IBTP en est éloquent. Tenez, par exemple le frais de logement pour un étudient qui s’élevait à 35 dollars avant la réhabilitation, est passé à 80 dollars actuellement. Les frais académiques y sont exigés en totalité avant les cours, ce qui n’était pas le cas avant.

Que dire des villageois privés de soin de santé parce que leurs centres hospitaliers revêtent une peau neuve après financement des bailleurs de fonds internationaux ? Contraste !

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Les joies du salut au drapeau

Publié le 24 déc 2009 dans Dessins par Cédric

Les joies du salut au drapeau

Tous les matins et tous les soirs, à Kinshasa comme dans le reste du pays, la vie s’arrête à tous les endroits proches des commissariats de police ou des bureaux communaux. Lorsque les agents hissent et descendent le drapeau, tous les citoyens doivent arrêter toutes leurs activités et rester immobiles jusqu’à la fin.

Cette pratique qui dure depuis des lustres et qui fait partie des habitudes a engendré ses petits désagréments. Les policiers en ont fait un moyen de se faire du cash. Toute personne distraite ou qui refuse volontairement de s’arrêter au « salut au drapeau » paie une amende forfaitaire qui va tout droit dans les poches de l’agent qui l’interpelle.

Depuis peu, ce sont les pickpockets qui profitent de l’arrêt des activités pour se servir dans les poches des passants. Les infortunés se retrouvent alors face à un dilemme : courir après le voleur et violer la loi ou tout simplement le laisser filer au nom du patriotisme ?

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Salubrité publique made in Kinshasa

Publié le 23 déc 2009 dans Dessins par Cédric

Salubrité publique made in Kinshasa

La confusion est totale entre les kinois habitués aux montagnes d’ordures et les autorités urbaines complètement débordées par la gestion d’ordures dans une ville dont la population est évaluée à 8 millions d’habitants.

Des poubelles à chaque coin de rue me direz-vous ? Eh bien que répondrez-vous si je vous disais que même en présence d’une poubelle, bon nombre de kinois viseraient à côté en mettant leurs détritus par terre, plutôt qu’à l’intérieur de la poubelle ?

Depuis quelques mois, les bourgmestres de certaines communes s’affairent à doter les populations de leurs juridictions de poubelles mais les habitudes sont tellement bien ancrées qu’elles ne servent pas à grand-chose.

Il faudra sans doute beaucoup de patience et surtout une longue campagne pour espérer voir renaitre et fonctionner correctement un système de récolte et de traitement des ordures dans la capitale congolaise.

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Transporteurs de nuit ou comment échapper aux tracasseries policières

Publié le 16 déc 2009 dans Dessins par Cédric

Transporteurs de nuit ou comment échapper aux tracasseries policières

Pour échapper aux tracasseries de la police, de plus en plus de conducteurs de la capitale congolaise ne sortent que la nuit. Ils profitent alors de l’absence des roulages pour travailler en toute sérénité et en sans aucun contrôle. Les véhicules de nuit sont souvent pourris et pire, certains des conducteurs ne savent pas vraiment conduire mais profitent de la nuit pour s’essayer au volant.

C’est un système parallèle, bien plus lucratif que le transport de jour. « Je ne sors qu’à partir de 19heures. A cette heure là, les policiers sont rentrés chez eux. Il n’y a donc pas à partager avec eux mes recettes. Il y a aussi le fait que le trafic est moins dense, ce qui permet d’être plus rapide », confie Poro Samy. « Je dors le jour et toute la nuit, je sillonne les rues de la capitale à la recherche de client, sans crainte de faire des mauvaises rencontres comme on peut en faire le jour », ajoute-t-il.

Dans une ville qui vit 24h/24, cette méthode s’avère payante. La question est de savoir combien de temps ce créneau tiendra avant que les roulages ne s’organisent pour récolter leurs taxes fantômes la nuit. Connaissant la débrouillardise de mes compatriotes, ils n’auront pas trop de mal à trouver une nouvelle parade.

Comme le dit Poro Samy : « Soki bayei na butu, toko timola mabulu po na kotambola ne se ya mabele… ». Traduisez : « s’ils viennent nous traquer de nuit, nous nous échapperons en creusant des tunnels sous terre… »

Qui sait si cette affirmation augure la création de lignes de métro made in Kinshasa ?

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Transport en commun à Kinshasa, retour aux bonnes vieilles habitudes

Publié le 25 nov 2009 dans Dessins par Cédric

Transport en commun à Kinshasa, retour aux bonnes vieilles habitudes

C’est un grand retour dans la capitale congolaise. Ces engins appelés « Moto Guzzi » et qui étaient encore visibles à Kinshasa jusqu’en 1987 reviennent. Après les taxi-motos, c’est au tour des Rickshaw de venir à la rescousse des kinois qui doivent se battre tous les jours avec le casse-tête des transports en commun.

Les modèles en circulation actuellement dans la capitale sont importés d’Asie mais connaissant les kinois, je suis prêt à parier qu’il y aura des modèles made in Congo d’ici quelques mois.

Pour les enfants, c’est une nouveauté mais pour les bons vieux kinois, c’est le retour d’un vieil ami. Comme on dit chez nous : « Nzungu ya kala, ba buakaka yango te ! » Traduction imparfaite : « un vieux chaudron peut toujours s’avérer utile ».

Dessin : Michaël Maloji

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L’immeuble Kin Mazière rendu à la famille Mobutu

Publié le 23 nov 2009 dans Dessins par Cédric

Les biens de Mobutu progressivement récupérés par sa famille

Les rejetons du maréchal récupèrent progressivement les biens immobiliers amassés par l’homme fort du Zaïre pendant son règne. Le bâtiment Kin mazière est le dernier bien repris par les héritiers Mobutu. Il abritait les services speciaux de la police nationale congolaise depuis la prise de pouvoir de Laurent désiré Kabila en 1997.

Mobutu Zemanga, petit-neveu du maréchal Mobutu s’est dit ému par la reprise de ce bien immobilier et n’a pas caché son souhait de voir d’autres bâtiments restitués à sa famille.

Considérés comme des biens mal acquis, cet édifice comme bien d’autres avaient été ravis au profit de l’Etat congolais par l’office des biens mal acquis, mis en place par l’administration Kabila, à la chute du régime mobustiste.

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Un nouveau crash à Goma. Et si on déblayait enfin la piste ?

Publié le 19 nov 2009 dans Dessins par

Un nouveau crash à Goma. Et si on déblayait enfin la piste ?

Un avion de la compagnie CAA a raté le freinage et fini sa course dans l’amas de lave qui couvre une partie de l’aéroport de Goma. Bilan : une vingtaine de blessés. A bord, 116 passagers ordinaires et un passager de marque, le gouverneur de la ville, Julien Paluku qui revenait de Kinshasa.

Le personnel de l’aviation de la Monuc a dépêché sur place des camions anti-incendie et des ambulances. Les blessés ont tout de suite été pris en charge par la structure sanitaire du contingent indien de la MONUC. Merci en passant à cette mission de l’ONU qu’on accuse souvent de ne rien foutre mais qui s’occupe souvent de taches qui reviennent normalement aux services publics. S’il fallait compter sur des urgences made in Congo, les blessés auraient attendu une éternité.

La piste de L’aéroport de Goma est en partie couverte de lave depuis la dernière éruption du Nyiragongo, le 17 janvier 2002. Sur les 3000 mètres de la piste initiale, il ne reste plus que 1900 mètres utilisables.

L’accident le plus meurtrier en date dans la même ville a eu lieu le 15 avril 2008. Un DC9 de la compagnie privée congolaise Hewa Bora s’était écrasé près de l’aéroport, faisant une cinquantaine de morts et plus d’une centaine de blessés. Le gouverneur avait alors parlé de réparation urgente de la piste. Quelques coups de bêche avaient été donnés depuis mais cela na été que de courte durée. A ce jour, les travaux sont au point mort. J’ai envie de demander où sont passés les 15 millions d’euros de l’ONG allemande, Agro action allemande (AAA) mais je ne vais pas le faire.

En passant, si je ne me trompe pas, cet avion, c’est le même que j’ai pris pour faire le trajet Kinshasa – Kindu – Goma en juin 2008.

Souhaitons que le fait que le gouverneur ait été parmi les victimes/rescapés lui fera réaliser que la réhabilitation et la sécurisation de la piste de Goma ne peut plus attendre. La mise en place d’un service d’urgence (ambulances, véhicules anti-incendie et personnel compétent et régulièrement rémunéré) ne serait pas de refus. Il faudrait bien qu’un jour nous arrêtions de nous faire torcher le cul réapprenions à vivre sans la MONUC…

Dessin : Michaël Maloji

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Le banditisme en croissance dans la capitale congolaise

Publié le 11 nov 2009 dans Dessins par Cédric

Le banditisme en croissance dans la capitale congolaise
Malgré la campagne dénommée « tolérance zéro », les cas de vols et de rackets se multiplient dans la capitale congolaise. La menace de se retrouver dans une prison secrète ne semble pas dissuader les jeunes gens qui ont choisi le vol comme activité. Dans les quartiers chauds de la capitale, des gangs se forment. Ces groupes sont de plus en plus organisés et de mieux en mieux armés.

Il ne faut pas aller prendre ces jeunes gens privés d’emploi et de perspectives pour des enfants de cœur. Dans un pays où aller à l’école est un luxe et trouver un emploi un miracle, quoi de plus normal que le crime attire. Au plus profond d’eux-mêmes, ces jeunes qui semblent se venger contre la société sont convaincus de s’attaquer aux riches et de faire justice. La bêtise de leur démarche réside cependant dans le fait que pendant qu’ils s’attaquent à d’autres « petits congolais », les honorables gestionnaires de la chose publique se remplissent les poches, sans se soucier du bienêtre collectif.

Le banditisme en croissance dans la capitale congolaise

La question que je me pose est celle de savoir comment la situation évoluera dans les années à venir. La disparition progressive de la classe moyenne en République démocratique du Congo pose un véritable problème social. Ma plus grande crainte est celle de voir le Congo s’aligner à côté de l’Afrique du Sud ou encore du Nigéria, deux pays qui se distinguent en matière d’insécurité et de crime.

A mon avis, seule une gestion responsable de cette fissure sociale permettra d’inverser la tendance. Je reste convaincu que ces jeunes stigmatisés et appelés aujourd’hui « Kuluna » sauteront sur la première opportunité qui leur sera présentée. Cette énergie et ces risques qu’ils prennent dans le vol – ceux qui sont tombés sous le coup de la justice populaire savent de quoi je parle – ils peuvent s’en servir pour travailler dans la reconstruction de leur pays. Déjà faut-il qu’ils en aient l’occasion…

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An 1 du gouvernement Muzito, quel bilan ?

Publié le 10 nov 2009 dans Dessins par

An 1 du gouvernement Muzito, quel bilan ?

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Une cour pénale internationale réservée à l’Afrique ?

Publié le 9 nov 2009 dans Dessins par

Une cour pénale internationale réservée à l’Afrique ?

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