Casse-tête kinois ou le calvaire des étudiants de la capitale congolaise
Publié le 25 mar 2010 dans Kinshasa par Mira, Leki ya Kinshasa

Il est 4heures 30 minutes. Le réveil sonne. Malgré elle, elle quitte son lit. Carline Tshilanda a 24 ans. Elle est étudiante en première année de doctorat en médecine à l’université de Kinshasa.
- Cette demoiselle est obligée de se lever aussi tôt pour plusieurs raisons :
- Elle habite Binza ozone, un quartier à x km de l’université
- Elle n’a pas pu obtenir une chambre au home cette année (bien qu’elle soit un ayant droit)
- Trouvez un taxi pour le campus âpres 6h du matin est un parcourt de combattant
- En tant que femme, elle doit aussi avoir un peu de temps pour se faire belle…
Mira : alors carline, une fois prête pour le campus, dit nous comment ca se passe
Carline : tu sais Mira, souvent je n’aime pas parler de mes journées
M : Pourquoi ?
C : Elles sont tellement lourdes que j’aimerais les oublier
M : raconte-nous quand même…
C : Je vais quand même te résumer mon calvaire : 5heures 40…6 heures je prends mon bus. 2 heures plus tard je suis sur le campus. Je ne suis pas la première arrivée. Des centaines de camarades sont déjà dans l’auditoire. Les places assises font objets de bagarres dans l’auditoire. Nous sommes à 2000 pour un auditoire construit à l’origine pour accueillir 500 personnes. Imaginez…
Ce parcours du combattant, c’est celui e tous les étudiants de la capitale. J’ai proposé à carline de l’accompagner prochainement dans son auditoire pour que vous et moi puissions palper du doigt la réalité. Il faudra juste attendre la fin de la grève… Affaire à suivre.



un des chantiers est l’education, je pense…
Mon ami cette citoyenne a la chance d’être parmi les 2000 et les autres jeunes qui sont sur le banc de touche faute de moyen? Ils sont Congolais!!! Ce qu’on doit faire c’est de faire mieux une fois dans la vie active. pour qu’il éviter que les plus jeunes qui viennent après nous ne tombent pas dans cette misère ci haut décrite. Mais le MAL, quand on est en dehors du système on a un langage mobilisateur une fois aux affaires on défend la cause. Je peux citer toute une liste…
Ce qu’il faut faire c’est de « faire mieux ». Mieux que Kasavubu, Mieux que Lumumba, mieux que Tshisekedi, plus mieux que Mobutu, mieux que LDK, et mieux que Kabila. Mieux que votre propre PAPA. En bref faire la différence: « Du planton au Roi »
C’est discutable.