Bukavu : Le dos des femmes pour le transport de la viande

Elles sont tous les jours au rendez-vous et pas question d’arriver en retard. Des femmes qui ont pour activité le transport de la viande de l’abattoir de la Ruzizi II, le plus grand de la ville de Bukavu au centre-ville sont de plus en plus nombreuses. Après l’abattage des bêtes, elles transportent la viande au dos vers les marchés et boucheries de la ville. Cette occupation s’impose de plus en plus comme un métier qui fait vivre bon nombre de foyers.
Les dos de ces femmes prennent la place des véhicules qui assuraient ce service il y a plusieurs années. « Je gagne 1.500 francs Congolais (environ deux dollars américains) pour chaque cargaison transportée » confie maman Jeanne, la plus ancienne transporteuse de viande à cet abattoir. « Cet argent me permet d’avoir deux à trois mesures de farine pour mes enfants car j’ai l’avantage de trouver chaque jour un petit morceau de viande ici », renchérit-elle.
Ces femmes dont le courage se lit sur les visages ne se plaignent pas et travaillent dur. Elles effectuent trois à quatre allers-retours par jour. La distance entre l’abattoir et le marché le plus proche est cinq kilomètres environ.
Les femmes de Bukavu ne font pas exception et se plient face aux règles de la débrouille, comme les autres femmes de la république. Quand l’article 15 prend la place des structures formelles, ça fait des femmes travailleuses, qui n’attendent pas les 5 chantiers, mais qui prennent carrément les choses en main.
La place des hommes, blasés par des années de chômage et de souffrance est désormais à la maison. Les plus machos passent leurs journées à l’ombre d’un arbre en attendant que madame rapporte à manger le soir. Les autres s’occupent des enfants et du ménage à domicile.









Rien qu’à voir ce beau visage qui sourit, ça crève le coeur. Elle sourit, mais nul ne peut imaginer la douleur qui la scie au fond d’elle-même. Nos mamans et nos soeurs sont des femmes exceptionnelles. Elles sont mystérieuses…
HNM
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Nos mamans souffrent beaucoup pourélever les enfants, nous devons agir en créeant des emplois et en facilitant la création d’entreprises.
Nous devons lutter d’abord contre la corruption et la gabégie financière.
Oncle Prof.tongo etani
Le peuple congolais souffre trop malgré le scazndale géologique qui est sous ses pieds mais le changement arrive.Les vrais héros du peuple sont en préparation car Dieu a vu nos souffrances et a preté oreille à nos cris.Gbach
C’est un scandale, Il est temps de reviser le cliché machiste des congolais, leurs femmes sont violées sans que ces machos s’en émeuvent outre mésure, pourquoi tant de résistance pour la parité, nous avons besoin de plus de femmes dans la gestion de ce pays.
Quand aurons nous une femme présidente de la R D Congo?
Le mot maman , évoque maternité, protection, caresse, amour et, en RDC, souffrance, larmes et douleurs. Mais comment faire sortir la maman congolaise de cette considération de bassesse qui fait que tout travail avilissant soit le seul domaine de la femme! La maternité n’évoque-t-elle pas l’amour, le sacrifice et l’avenir? La maman, c’est cette femme qui porte haut la douleur de l’enfantement et le bonheur de l’accouchement, la satisfaction de l’éducation de sa progéniture et la fierté de la réussite de cette dernière.
Pourquoi cette femme qui porte en elle, dans ses entrailles, l’avenir du Congo doit-elle encore et encore être asujetie à la douleur, aux humiliations, aux injustices, elle qui n’aspire qu’à élever ses enfants et à les aider à accomplir leurs rêves?
Au Congo, en RDC, appelez-le comme vous voulez, seule est considérée Femme, l’épouse d’un député, un gouverneur ou un ministre! Pourquoi, à chaque levée du drapeau national chantons-nous: « Debout,Congolais? » Quand nous mettrons-nous debout pour tendre la main à la femme congolaise dont on a tant baffoué le droit?
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