Baisse de prix des denrées alimentaires sur les marchés de Kisangani
Publié le 15 juil 2009 dans Kisangani par Boyomais

Depuis la reprise du trafic entre Kisangani et les villes de l’Est, les marchés de la ville sont régulièrement approvisionnés de denrées alimentaires provenant de Beni, Bunia et Butembo. Pommes de terre, oignons, haricots, choux, œufs et makayabo (entendez poisson salé) remplissent de nouveau les étalages, chose inimaginable depuis plus d’une décennie à Kisangani.
Le bon côté de la chose, c’est bien l’impact de cet approvisionnement sur le prix comme m’a indiqué Jeanne Bilanga, une vendeuse de produits en provenance de Beni. « Le marché est inondé de produits, ce qui occasionne une baisse des prix. Par exemple, un gobelet de haricots coûtait pratiquement deux fois plus qu’un gobelet de riz. Actuellement, les deux denrées se vendent au même prix. »
Le gobelet d’haricot est en effet passé de 800 à 400 francs congolais. Les œufs qui se vendaient à 250 franc congolais la pièce se négocient maintenant autour de 150 franc congolais.
La population de Kisangani, habituée à consommer principalement du riz au pondu (feuilles de manioc) ou encore du fufu se réjouit de la possibilité qui lui offerte de diversifier ses repas. « Hier, après plus de 15 ans, j’ai préparé pour mon mari du choux et des pommes de terre. Aujourd’hui, je viens chercher le haricot pour toute la famille », se réjouit une dame que j’ai croisée dans les allées du marché.
S’il est vrai que les Boyomais peuvent applaudir la reprise de ce trafic avec toutes ces retombées positives pour le panier de la ménagère, il demeure aussi vrai que leur souhait le plus ardent est de voir ces routes entretenues afin qu’ils restent praticables. J’espère que ce cri de cœur sera entendu par ceux qui sont chargés de la question. En attendant, je vais moi-même profiter de la baisse des prix et savourer ces mets oubliés qui reviennent.



La population doit être impliqué maintenant dans le maintient en bonne état de cette route. Ce résultat qui intéresse tout le monde aujourd’hui devrait être complété par l’agriculture et la pêche dans la province orientale.
C’est sans rancune.
Petit Boyomais:
Très belle photo… Au fait, quels sont ces bâtiments aux tuiles rouges qui se profilent à l’arrière-plan ? Serait-ce le Collège du Sacré-Cœur (Institut Maele) ?
@ Boyomais
Keba na yo! Soki olekisi kolia pomme de terre, okokoma libumu munene… C’est une bonne chose que les prix baissent sur les marchés et je m’en réjouis sincèrement.
Lorsque des changements palpables se font voir, c’est avec plaisir que nous applaudissons. Nous restons cependant les yeux ouverts en ce qui concerne la gestion de ces biens d’intérêt public. Comme le dit Simon Kwete, chacun des habitants du coin est responsable du maintien en bon état de cette route.
Bon appétit!
Si toutes les provinces recevaient suffisamment des denrées alimentaires a bas prix, les gens peuvent commencer a penser a autre chose. Le temps était souvent passe en réfléchissant comment trouver beaucoup d’argent pour acheter les denrées alimentaires qui ne sont même pas facilement trouvables due au mauvais état de la route.
Maintenant pour la maintenance, c’est la tache du gouvernement local et ses voiries urbaines, mais les habitants doivent s’interdire de vider leurs poubelles la ou il y a la bonne circulation d’eau. Ces sont les immondices qui bouches les canaux d’eau et amènent la ville a garder de l’eau partout qui va ronger la végétation et créer des ravins qui détruisent les routes et stoppes les véhicules de se déplacer facilement.
Dans chaque quartier la ou il ya un problème avec la route, la population peut s’arranger avec le chef de cette partie la et aménager la route comme du temps de Salongo chaque samedi.
@ Alex
Merci pour le compliment sur la qualité de la photo. Les bâtiments en tuile rouge, ce n’est pas le Collège Maele. Ils sont précisement en diagonal de ce qu’on appelle ici « Dépôt ya Makayabo » ! tout près du marché central de Kisangani.
@ Yaya
Je consomme les pommes de terre avec modération, je t’assure !