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Les personnes handicapées dans l’article 15

Publié le 12 mai 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Personnes handicapées à la frontière entre la RDC et le Rwanda à Bukavu

Ils se servent de leur handicap pour gagner de quoi survivre. Leurs seuls outils de travail, ce sont les chaises roulantes sur lesquelles ils sont assis. Tôt le matin, certains handicapés de la ville de Bukavu se donnent rendez-vous à la frontière Ruzizi I, point de passage obligé des commerçants qui font des allers-retours entre le Rwanda voisin et la ville de Bukavu.

Leur activité consiste à prendre sur leurs chaises roulantes des marchandises (farine, huile, poissons ou viande) et de les faire traverser de part et d’autre. Les commerçants privilégient les handicapés pour faire traverser leurs marchandises parce que ces derniers ne paient pas de taxes. Leurs effets ne sont pas fouillés et ils n’ont besoin d’aucun document pour traverser la frontière.

Pour chaque colis transporté, les commerçants payent 1.500 à 2500 francs congolais (deux à trois dollars américains), ce qui leur revient beaucoup moins cher que de payer toutes les redevances douanières.

Un handicapé à la frontière entre la RDC et le Rwanda à Bukavu

Manque à gagner pour le trésor public mais moyen de survie pour les handicapés qui trouvent dans cette activité les revenus leur permettant de subvenir à leur besoins. « Nous préférons venir travailler ici plutôt que d’aller passer nos journées à quémander en ville », lâche fièrement Patrick. Ses compères et lui-même ont bien compris qu’il valait mieux se débrouiller, plutôt que d’attendre un hypothétique redressement de la situation politique et économique du pays.

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Des groupes armés à la débrouille, le parcours des enfants soldats du Sud-Kivu

Publié le 6 mai 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Enfants-soldats travaillant dans un abbatoire de Bukavu

« Nous vivons au jour le jour », témoigne le petit Papy âgé de 14 ans et qui vient de sortir d’un groupe « Maï-Maï »de la plaine de la Ruzizi plus au Sud de Bukavu. Ce jeune comme la plupart de ses camarades sont entrés dans ce groupe armé en 2004, alors qu’ils n’étaient âgés que de 10 ans. Avec le programme du gouvernement congolais pour la démobilisation, et la réinsertion, ils viennent d’être ramenés dans leurs familles respectives.

« Après avoir fait six mois dans le centre de transit et d’orientation, CTO, nous avons été ramenés à la maison et les autorités nous ont promis e nous donner une petite somme d’argent et un kit pour recommencer notre vie civile, mais ça tarde », déplore-t-il.

En attendant que le gouvernement honore ses promesses, Papy et ses camarades sont obligés de se prendre en charge. En bon congolais débrouillards, ils ont trouvé la combine qui leur permet de gagner un peu d’argent. Tous les matins, dans les marchés ou dans les abattoirs, ils récupèrent les déchets et les recyclent à leur manière pour ensuite les vendre.

 Un enfants soldat travaillant dans un abbatoire de Bukavu

Tel que vous le voyez sur la photo, ils récupèrent les cornes et les peaux des vaches égorgées et les rasent avec des couteaux. Le produit final qu’ils en tirent, le Nkulo, est une nourriture traditionnelle qu’on prépare avec de l’huile locale, le Male.

Ces enfants ont déjà des clients bien identifiés qui achètent leurs marchandises et ils peuvent ainsi nouer les deux bouts du mois en attendant que les fameux frais de réinsertion n’arrivent. Aucune instruction, pas de visibilité sur l’avenir et débrouille au quotidien dès leur jeune âge, c’est ainsi va la vie des enfants associés aux groupes armés en RDC. De quoi s’interroger sur l’avenir de cette nation, avec une jeunesse sacrifiée.

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La Mairie va en guerre contre les charrettes

Publié le 8 avr 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Des charrettes dans une rue de Bukavu

Cela fait deux semaines environ que les communiqués de la mairie affluent dans les radios locales de Bukavu : « Nous menons une campagne dénommée Bukavu ville propre et nous ne voulons plus voir des charrettes sur les artères principales de la ville »
Des agents de la mairie en collaboration avec quelques policiers sont plantés dès six heures du matin sur la route pour traquer les charrettes qui oseraient enfreindre la règle.

Du côté des charretiers et même d’une frange de la population c’est une surprise désagréable. « Ce n’est pas par les charrettes que les autorités doivent commencer pour rendre la ville propre. Il ya bien d’autres priorités aux quelles les autorités devaient se concentrer » se plaint mère Nadia qui loue souvent les charrettes pour le transport de ses cannes à sucre.

« Je me demande si vraiment les gouvernants de ce pays ont l’amour des habitants », s’interroge pour sa part Claude, propriétaire d’une charrette qui souligne en outre que la plupart des charretiers sont chômeurs et n’ont que cette occupation comme source de revenus leur permettant de nourrir leurs familles.

La grande question est celle de savoir si les autorités provinciales s’attaqueront en même temps au chômage qui touche la majorité des jeunes qui se lancent dans la débrouille pour pallier à leur manière au manque d’emploi et de structures formelles. La question ne semble pas à l’ordre du jour et en plus, personne ne s’attaque épaves des véhicules, des kiosques ou encore des constructions anarchiques qui ternissent, bien plus que les débrouillards, l’image de la ville de Bukavu.

Comme l’autorité a toujours raison, les charretiers capitulent et laissent tomber leur gagne-pain obéissent de peur de se retrouver entre quatre murs. Bukavu ville propre, c’est visiblement moins de débrouillards dans les rues, beaucoup plus de chômeurs.

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Bukavu : La viande, une denrée désormais réservée aux nantis

Publié le 29 mar 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Un vendeur ambulant de charcuteries dans une rue de Bukavu

La viande est devenue une denrée de plus en plus couteuse suite aux conflits armés qui rendent certains villages inaccessibles. Les fermes, ces greniers alimentaient la ville de Bukavu ont été pillées et détruites par les belligérants. La viande consommée provient désormais du Rwanda voisin et des quelques particuliers qui élèvent leurs vaches en ville.

Manger de la viande ou tous les autres produits dérivés est devenu un privilège réservé aux nantis. Le kilo bœuf qui se vendait à deux mille deux cents francs congolais (environ deux dollars) il y a une année revient désormais à cinq dollars américains.

« Avec un dollars américain, on peut acheter une tige de saucisson qui pèse environ trois cent grammes, on donne à chaque enfant un petit morceau avec du foufou et ça suffit pour passer la journée », me confie Buhendwa, grand consommateur des saucissons.

Du côté des bouchers, c’est aussi la crise. « Avant on écoulait une ou deux vaches par jour mais depuis un temps, c’est devenu difficile. Les prix sont beaucoup plus élevés. Nous avons moins de clients qu’avant et la situation ne fait qu’empirer », dit avec inquiétude Nadège, une propriétaire de boucherie très réputée à Bukavu.

C’est qu’elle n’avoue pas, c’est qu’il lui arrive de vendre de la marchandise avariée. Avec les coupures intempestives d’électricité, elle se retrouve souvent avec de la viande pourrie dans les bras, qu’elle revend tout de même. Tant pis pour les consommateurs !

Comme personne ne contrôle la qualité des produits commercialisés, ce sont des maladies qui attendent les malheureux qui se retrouvent à ingurgiter des produits pourris. Et dire qu’il y a des gens en costards, fiers de porter des appellations honorifiques du style « excellence » ou encore « honorable ».

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Bukavu : Le dos des femmes pour le transport de la viande

Publié le 25 mar 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Une transporteuse de viande à Bukavu

Elles sont tous les jours au rendez-vous et pas question d’arriver en retard. Des femmes qui ont pour activité le transport de la viande de l’abattoir de la Ruzizi II, le plus grand de la ville de Bukavu au centre-ville sont de plus en plus nombreuses. Après l’abattage des bêtes, elles transportent la viande au dos vers les marchés et boucheries de la ville. Cette occupation s’impose de plus en plus comme un métier qui fait vivre bon nombre de foyers.

Les dos de ces femmes prennent la place des véhicules qui assuraient ce service il y a plusieurs années. « Je gagne 1.500 francs Congolais (environ deux dollars américains) pour chaque cargaison transportée » confie maman Jeanne, la plus ancienne transporteuse de viande à cet abattoir. « Cet argent me permet d’avoir deux à trois mesures de farine pour mes enfants car j’ai l’avantage de trouver chaque jour un petit morceau de viande ici », renchérit-elle.

Ces femmes dont le courage se lit sur les visages ne se plaignent pas et travaillent dur. Elles effectuent trois à quatre allers-retours par jour. La distance entre l’abattoir et le marché le plus proche est cinq kilomètres environ.

Les femmes de Bukavu ne font pas exception et se plient face aux règles de la débrouille, comme les autres femmes de la république. Quand l’article 15 prend la place des structures formelles, ça fait des femmes travailleuses, qui n’attendent pas les 5 chantiers, mais qui prennent carrément les choses en main.

La place des hommes, blasés par des années de chômage et de souffrance est désormais à la maison. Les plus machos passent leurs journées à l’ombre d’un arbre en attendant que madame rapporte à manger le soir. Les autres s’occupent des enfants et du ménage à domicile.

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Bukavu : Les marches suffisent-elles pour mettre fin aux violences sexuelles ?

Publié le 14 mar 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Journée internationale de la femme à Bukavu

« Sida nous te vaincrons, non aux viols et violences faites aux femmes, oui au processus de paix en RDC… » Voilà ce qu’on pouvait lire sur les banderoles et les calicots que tenaient les femmes de Bukavu le samedi 07 mars dernier.

Elles étaient des milliers, venues de toutes les catégories sociales. Travailleuses, commerçantes, policières, militaires, élèves et journalistes. Elles ont traversé les artères principales de l’avenue Patrice Emery Lumumba scandant des chansons et des slogans pour réclamer le retour de la paix et la fin des violences contre la femme.

Des pagnes, dons de certains partis politiques et associations ont été distribués aux femmes pour la circonstance.

Les Mamans de l’intérieur de la province ne se sont pas jointes à celles de Bukavu dans la marche. Elles ont préféré célébrer la journée de la femme dans la méditation et la prière.

Ont-elles eu raison ? Cette question se pose parce que les femmes manifestent depuis des années. Malgré ces multiples marches, on continue à compter par milliers des femmes victimes des atrocités des groupes armés et de certains éléments indisciplinés de nos forces armées.

« Ces femmes se fatiguent pour rien. Les politiciens veulent les exploiter tout simplement », ai-je entendu dire, d’un air moqueur, un jeune homme qui observait un défilé des femmes. En guise de réponse, de la part de son compagnon : « on ne sait jamais, peut être qu’elles seront entendues un jour »

Nos autorités comprendront-elles un jour que la femme a assez payé pour les conflits armés imposés à notre pays et qu’il était temps d’œuvrer pour sa paix et sa sécurité ?

Je me demande d’où est sorti l’argent pour l’achat des plusieurs yards des pagnes pour les femmes alors que leurs maris sont impayés depuis plus d’une décennie.

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Bukavu : Diplômés dans la débrouillardise

Publié le 8 mar 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Une jeune photocopieur à Bukavu

Ils sont plantés par dizaines devant les bâtiments avec leurs machines à photocopier et ils proposent à qui le veut leurs services. Lorsqu’on vit dans un pays où trouver un emploi relève du miracle, on apprend à faire avec les moyens du bord pour lutter contre la crise et survivre.

« J’ai une licence en sciences commerciales après cinq années infructueuses dans la recherche d’un emploi, j’ai opté pour la débrouille », confie Rémy, un jeune « photocopieur ». « J’ai reçu ma photocopieuse de mon grand frère qui vit en Belgique et en échange, je dois prendre en charge mes vieux parents et ma propre famille », ajoute-t-il.

En plus de la nourriture pour sa famille, l’argent gagné dans ce petit business permet à Rémy de payer son loyer. Comme tous les autres débrouillards congolais, ce jeune homme garde espoir et croit en un lendemain meilleur. Mais en attendant, il vit au « taux du jour » comme on dit ici.

La débrouille comme récompense pour tous ces jeunes congolais qui étudient dans des conditions très difficiles. Longues distances à pied, frais académiques exorbitants, syllabus et supports de cours vendus au prix fort, tout ça pour finir dans un petit métier. Autant de cerveaux disponibles qui ne demandent qu’à travailler pour leur pays mais qui chôment. Comment espérer que le Congo s’en sorte avec des réalités de ce genre ?

Pendant ce temps, ceux qui sont censés représenter le peuple et répondre à ses attentes s‘affairent à se tirer les cheveux pour tel ou tel autre poste politique. Ces mêmes politiques congolais, incapables de remettre les choses sur les rails dans leur pays, envoient leurs enfants étudier et se réfugier en occident.

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Bukavu : Congolais débrouillards, vendeuses des bananes

Publié le 26 fév 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Vendeuses de banane à Bukavu

Elles sont nombreuses, femmes et jeunes filles paysannes des territoires proche de la ville de Bukavu qui ont pour métier la vente de « Bitika » ou bananes, très consommées à Bukavu parce qu’elles coûtent moins chères que les autres fruits.

Maman Bénite âgée d’une trentaine d’années pratique cette activité depuis plusieurs années. Elle parcoure une vingtaine de kilomètres tous les matins pour rejoindre la ville de Bukavu où se trouvent ses clients. « J’achète un bassin de bananes à 1800 francs congolais (environ trois dollars américains). A la fin de la journée, je réunis le double et parfois le triple de ce que j’ai investi », confie-t-elle. « Mon bénéfice me permet de nourrir et de scolariser mes deux enfants. Je suis veuve, j’ai perdu mon mari pendant la guerre de 1998 » ajoute-t-elle.

A côté de cette femme, des jeunes filles qui n’ont pas pu être scolarisées font la même chose et supportent le poids de leurs familles.

Tous les matins, maman Bénite, sillonne les écoles à la recherche de clients. Quand elle en a assez de marcher, elle étale ses bananes sur un carton au bord de la route. Le soir, après avoir vidé son bassin, elle achète à manger pour ses enfants et prends le chemin de retour.

Sans se plaindre et sans rien demander à qui que ce soit, cette femme travaille dur pour subvenir aux besoins de sa famille. Son plus grand souhait, voir ses enfants grandir et bénéficier d’une instruction qui leur évitera de finir dans la débrouille.

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Bukavu : La police meilleure amie du trésor public

Publié le 24 fév 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Police, championne dans la récolte de fonds dans la province du Sud-Kivu

« Nous sommes engagés à maximiser les recettes du trésor public pour que la reconstruction de notre pays soit effective » C’est en ces termes que s’exprime l’Inspecteur Principal Provincial de la Police Nationale Congolaise au Sud Kivu sur les ondes de la Radio nationale Congolaise RTNC/Bukavu.

La Direction Générale des Recettes Administratives et Domaniales (DGRAD) venait de publier quelques jours plus tôt un communiqué félicitant le travail des services sous son contrôle en matière de recettes. La Police est félicitée particulièrement pour avoir réalisé 51 millions des francs Congolais (environs 72.857 dollars américains) pour l’année 2008.

Selon le numéro un de la police au Sud Kivu, ces recettes proviennent des amendes transactionnelles, des taxes de gardiennage ainsi que des taxes de délivrance des documents attestant la perte des pièces de bord.

Alors que tueries, pilages, viols et assassinats sont devenus des détails, dont on parle presque avec le sourire dans la province du Sud-Kivu, je suis bien tenté de me poser la question de savoir quel est le vrai rôle de la police. Générer des revenus pour les caisses de l’état ou protéger les personnes et de leurs biens ?

Je crains que cette officialisation du business du policier qui rançonne la population ne vienne aggraver la situation qui est déjà assez difficile comme ça…

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Bukavu : Chasse aux Albinos en Tanzanie et au Burundi, ceux de Bukavu réagissent

Publié le 29 jan 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Juvénal Lushule, président de l’Association pour la Promotion des Albinos au Sud Kivu

« Ce n’est pas vrai, nos organes ne portent pas chance… », C’est le cri d’alarme des albinos de la ville de Bukavu, réagissant aux nouvelles provenant du Burundi et de la Tanzanie et faisant état d’une chasse généralisée aux albinos. Au mois de novembre dernier, l’ONU dénonçait cette pratique qui avait entrainé notamment le meurtre d’une petite fille de six ans, tuée d’une balle dans la tête pour récupérer ses membres censés apporter la richesse.

Débordant d’imagination et certainement fous, des charlatans ont lancé la rumeur selon laquelle le sang des albinos pouvait être utilisé pour rechercher de l’or et leurs membres pouvaient servir à améliorer la pêche de poissons.

Réagissant face au sujet, Juvénal Lushule, président de l’Association pour la Promotion des Albinos au Sud Kivu a du mal à comprendre : « Pourquoi s’acharne-t-on contre les albinos ? Les membres de mon association qui ont de la famille ou qui font des transactions commerciales au Burundi, ne savent plus s’y rendre et vivent dans la peur. Ils craignent surtout que ces pratiques ne traversent la frontière lorsque les stocks d’organes s’épuiseront dans les deux pays voisins. »

L’association s’est adressée aux autorités locales, réclamant des mesures préventives pour la protection des albinos mais n’a reçu aucune réponse. Pas étonnant quand on sait que les politiciens congolaises, incapables de prévenir, attendent que les tragédies aient lieu pour dépêcher des commissions parlementaires ou encore faire des « dons » aux familles des victimes.

Je comprends parfaitement que les albinos n’aient pas trop envie de se faire charcuter mais j’ai par contre du mal à comprendre qu’en plein 21ème siècle, des croyances de ce genre soient encore répandues et surtout suivies…

Liens : La chasse aux albinos au Burundi (RFI)

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