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Une ville sans dépotoir public

Publié le 25 mai 2010 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Bukavu, une ville sans dépotoir public

La ville de Bukavu ne dispose plus de décharge publique. Celle d’ELAKAT vers Ruzizi II a été supprimée par la Mairie de Bukavu. Dans différents quartiers de la ville, les ordures s’empilent, les habitants ne sachant pas où les mettre.

« Les gens viennent la nuit avec des sacs et des sceaux pleins des déchets et les déposent sur le bord de la route. Chaque matin, ces déchets nous accueillent devant la parcelle », se plaint Adeline qui habite au bord d’une grande artère. La situation est pire les jours de pluie : «  les ordures sont tout simplement déversées dans le lac Kivu », ajoute-t-elle.

La division de l’environnement et le service d’hygiène se justifient en évoquant le manque de moyens et du matériel nécessaire pour évacuer ces immondices. Ils observent, impuissants, les ordures ménagères jetés ici et là dans des caniveaux et même sur la place publique.

Que faire face à cet état des choses ? Certains creusent des fossés dans lesquels ils enterrent leurs déchets mais cette solution ne peut pas être durable et pire, elle peut avoir des conséquences désastreuses dans l’avenir.

Cette insalubrité n’a pas l’air de déranger ou d’inquiéter l’autorité urbaine qui perçoit quotidiennement des taxes, même sur les Bananes vendues par les femmes en provenance de l’intérieur de la région.

Organiser un système de collecte et de traitement des ordures a l’air d’être une tâche bien au dessus des compétences des congolais. Peut-être attendons-nous qu’une épidémie se déclare pour appeler à l’aide la communauté internationale ?

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Manque d’eau potable, un casse tête pour les habitants

Publié le 20 mai 2010 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Manque d’eau potable, un casse tête pour les habitants

Preuve que le développement est loin d’être une réalité au Congo Démocratique : en plein 21è siècle, les habitants d’une grande ville comme Bukavu doivent encore se mettre à la queue leu leu pour avoir de l’eau potable.

A Bukavu, dans le quartier Funu et Cimpunda  en commune de Kadutu et dans le quartier Fariala en commune de Bagira, la réalité est telle que décrite par nos photos ci-dessus.

Les habitants doivent se réveiller à 5 heures du matin chaque jour pour accéder en premier au puits d’eau.  « Le monde appartient au plus rapide », s’exclame Papy, un jeune écolier en vacances. « Si nous arrivons après 6 heures du matin, nous devons attendre une ou deux heures pour avoir l’eau. En période de  cours, ça pose vraiment problème. »

Jeunes et vieux, tous veulent avoir de  l’eau et à n’importe quel prix. En bons spécialistes de la débrouille, certains militaires qui vivent dans ces quartiers se pointent à 4h30 et font payer Cinquante francs congolais pour un bidon d’eau puisé.

Et pourtant, ces sources ont été construites par des ONG internationales tels qu’International Rescue Commitee (IRC), GTZ ou encore Acted, pour aider tant soit peu les habitants.

Ces chers militaires justifient leur geste par la nécessité de maintenir l’ordre, avec au passage quelques rackets…

Que vive l’armée républicaine, garante de la sécurité de la population et de leurs biens…

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Journée de la femme : la parité prend les dessus sur la sécurité

Publié le 13 mar 2010 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Célébration de la journée de la femme à Bukavu

La journée du 8 mars dernier a été célébrée comme d’habitude avec faste dans la province du Sud Kivu. Les femmes ont répondu massivement au rendez vous de la marche pacifique organisée pour la circonstance. Pour cette année, le thème choisi était « Le progrès pour tous par la parité homme femme dans un Congo cinquantenaire ».

Particularité cette année, la parité semblait être la priorité par rapport aux dernières années où les femmes réclamaient prioritairement la sécurité. Les viols et autres violences sexuelles font moins parler d’eux. Désespoir ou amélioration de la situation ? Une chose est sûre, sur la moitié des calicots que tenaient les manifestantes, on pouvait clairement lire : « Nous réclamons le respect de l’article 14 de la constitution. Plus de place pour les femmes dans la gestion de la chose publique. »

Cet article 14 stipule que les femmes devraient occuper à 30% des places dans les institutions du pays. Mais la réalité sur le terrain est toute autre. Sur 36 députés dans la province du Sud-Kivu, il n’y a que deux femmes et sur les dix membres que compte le gouvernement provincial, il n’y a qu’une seule.

Célébration de la journée de la femme à Bukavu

Cette fête de la femme s’est clôturée comme toutes les années avec son lot de promesses. Réponse du Gouverneur intérimaire de la province du Sud-Kivu aux femmes : « Nous allons tout faire pour que les femmes soient valablement représentées dans les institutions tel que le prévoit la constitution. »

Cette énième promesse se transformera-t-elle en réalité ? Rendez-vous l’année prochaine.

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Les méfaits de la guerre pèsent aussi sur l’avenir des enfants

Publié le 4 déc 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Une école en plein air à Mwenga, dans le Sud-Kivu

Là où deux éléphants se battent, c’est l’herbe qui en pâtit, disent les anciens. Derrière les femmes victimes des viols et violences sexuelles, ce sont les enfants qui paient les frais de la guerre que connaît la partie est de la république démocratique du Congo.

Ecoles détruites, enseignants impayés depuis des décennies, voilà ce à quoi les enfants, avenir du pays font face dans le territoire de Mwenga, situé à près de deux cents kilomètres de la ville de Bukavu. Ici et dans d’autres villages environnants, des enseignants pour la plupart bénévoles assurent le minimum.

Quelques poutres en bois, un toit en paille, quelques bancs en bambou et un tableau noir suffisent pour improviser une salle de classe. Les moins chanceux suivent les enseignements à même le sol. La moindre intempérie sonne la fin des cours. Ici, l’uniforme n’est pas une exigence. Chacun vient comme il veut pourvu que la science soit transmise.

En guise de motivation pour les enseignants, les parents renouent avec le troc. « Nous donnons aux enseignants des produits de nos champs ou du bétail comme prime. Moi je donne chaque mois pour mes deux enfants, quatre mesures de haricots et un régime de banane », confie Musombwa, un cultivateur qui a deux enfants à l’école primaire.

Pour financer les études de ses enfants, Mukambilwa qui est creuseur artisanal d’or dans la cité de Kamituga paie en Mushale (un petit bout d’or de la taille d’une tige d’allumette). Le Mushale d’or se vend à cinq ou dix dollars américains.

Les autorités de la région visitent régulièrement ce territoire mais elles ne semblent pas se préoccuper de la situation difficile. Ils sont sans doute trop occupés à veiller sur les carrés miniers privés qu’ils possèdent dans le coin. A chaque passage, la population est arrosée de nouvelles promesses qui attendront dans doute longtemps avant de se concrétiser.

En quittant la région, les radios locales annonçaient que l’ONG néerlandaise Cordaid allait reconstruire les écoles. Un autre exemple qui illustre l’inexistence d’un Etat, dont le rôle est récupéré par des ONG étrangères. Un paradoxe dans une zone riche en minerais.

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Transport lacustre : l’argent d’abord, les vies humaines après

Publié le 25 nov 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Transport Lacustre : l’argent d’abord, les vies humaines après

Dans les pirogues qui effectuent des navettes entre Bukavu et l’île d’Idjwi ou entre Bukavu et la presqu’île de Birava, la priorité est accordée d’abord aux marchandises, plus intéressantes que les passagers aux yeux des transporteurs.

Alors que la traversée coûte 1 dollar pour chaque passager, il faut payer 2500 francs congolais (un peu moins de trois dollars) pour un sac de farine et 1500 francs pour une caisse de bière. Après le chargement des marchandises, les gens peuvent alors embarquer à leur tour se trouver chacun une place en ordre dispersé au dessus de sacs et des caisses. Le voyage dure une heure environ.

Pour Louise qui accompagne sa mère pour la première fois, c’est un vrai calvaire : « ce n’est pas possible, je plains ma mère qui effectue très régulièrement des traversées. A l’accostage, j’étais épuisée. »

La peur de voir la pirogue chavirer a hanté Paul durant toute la traversée. Le soulagement pouvait se lire sans difficultés sur le visage de cet étudiant originaire du Bandundu qui allait à Idjwi pour des recherches : « j’avais l’impression que la pirogue allait se renverser à cause de la surcharge. J’ai même vu quelques régimes des bananes tomber dans le lac quand la pirogue bougeait. »

Des accidents surviennent assez régulièrement sur ce tronçon. A l’association des armateurs le lac Kivu et à la Régie des voies fluviales, le danger que court la population  ne semble inquiéter personne. Des manifestes sont remplis et des pirogues surchargées sont autorisées moyennant dix dollars de taxe sur chaque pirogue. Comme d’habitude, personne ne voit venir le danger. C’est le jour où un accident surviendra que des mesures dites urgentes seront prises.

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Cinq chantiers : courte durée de vie des infrastructures tant attendues

Publié le 18 nov 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Cinq chantiers : courte durée de vie des infrastructures tant attendues

Trois mois seulement après la fin des travaux sur le tronçon place de l’indépendance Bwindi en direction de l’aéroport de Kavumu, le caniveau qui devait conduire les eaux de pluie vers le lac est bouché. Une belle végétation verdoyante s’invite sur le tas de déchets qui s’y amasse.

A la base de cette détérioration, la proximité d’un marché spécialement dédié à la vente de chèvres. Tous les déchets de cet abattoir improvisé sont déversés dans la canalisation.

L’entretien de cette infrastructure routière nouvellement acquise en réponse aux promesses électorales est loin d’être le souci des principaux bénéficiaires. Il y a quelques semaines, une autorité urbaine a parlé de fermer du ce marché. Une manifestation violente s’en est suivie et des menaces de mort étaient même proférées contre cette autorité par les vendeurs du marché.

« Qui nourrira nos enfants si tu fermes ce marché ? Et l’argent qu’on paie pour avoir des autorisations d’y œuvrer qui le remboursera ? » Autant de questions que les manifestants brandissaient pour contrecarrer cette décision de fermeture dudit marché.

Après ce bref épisode, plus rien. Le marché a repris ses activités et les déchets sont toujours déversés sur ce qui reste du caniveau. Quant à elle, la route disparaît lentement mais sûrement.

Ce chantier parmi ceux promis aux congolais lors des dernières élections s’effrite progressivement. Une solution temporaire sera sans doute trouvée pendant la campagne électorale pour les prochaines élections.

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Insécurité à Bukavu, la société civile dénonce

Publié le 9 nov 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Un calicot de revendication de la société civile de Bukavu

On ne le dira jamais assez. Les assassinats, les vols, les viols et la vengeance populaire deviennent au fil des jours la devise quotidienne des habitants de Bukavu.

Qui commettent ces exactions ? Aucune réponse sûre dans cette province où se déroule en même temps l’opération Kimya 2 visant la traque des hutus rwandais et l’opération arme contre cent dollars.

Chaque habitant attribue la situation à ce que son imagination lui dicte : prolifération et circulation désordonnée des armes de guerre, règlements de comptes ou encore balkanisation du Congo, les thèses sont nombreuses.

Des marches pacifiques orchestrées par la société civile se sont déroulées ces dernières semaines dans ville de Bukavu. Objectif : dénoncer à haute voix la banalisation de la vie humaine et interpeller le chef de l’Etat pour l’application du principe de la tolérance zéro pour tout acte tendant à nuire aux droits humains.

Sur le calicot principal que transportaient les manifestants on pouvait lire : « la société civile du Sud Kivu demande au chef de l’Etat une sécurité permanente à la population. »

Dans la foule j’ai pu entendre quand même des gens qui manifestaient mais qui ne croyaient pas à un quelconque résultat positif « ça c’est la comédie qu’on fait, on aura beau marcher mais tant que ces tueries sont commandités par les gros poissons, il n’y aura pas de solution », ai-je entendu murmurer une des manifestantes.

Un mémorandum est remis à l’autorité provinciale qui promet de le transmettre à qui de droit : « soyez tranquilles, vos revendications parviendront au chef de l’Etat et nous nous mobilisons aussi pour que l’ordre et la tranquillité reviennent dans cette partie du pays », a-t-elle promis. Cette promesse sera-t-elle suivie d’actes ? Wait and see…

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Opération une arme contre cent dollars pour mettre fin à l’insécurité dans la province du Sud-Kivu

Publié le 19 oct 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Opération une arme contre cent dollars pour mettre fin à l’insécurité dans la province du Sud-Kivu

Pas besoin de le rappeler, les assassinats, pillages et des incursions nocturnes sont monnaie courante depuis un bon moment dans la province du Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC. C’est tous les jours qu’on compte des morts dans cdifférents coins. Les médias sont plus que familiers avec la formule : « des hommes armés non autrement identifiés mais en tenue militaire ou en civil ont abattu un homme dans tel village… »

Face à la recrudescence de ces attaques et à l’incapacité apparente des autorités à mettre fin à l’insécurité, les habitants crient à l’impunité et recourent souvent à la justice populaire, qui consiste à s’occuper soi-même des bandits, plutôt que de compter sur la police ou la justice. Les bandits finissent souvent brûlés vifs ou torturés à mort.

Pour répondre aux nombreuses plaintes, l’autorité politico administrative dit vouloir remettre de l’ordre. « Nous lançons à ce jour l’opération Bukavu, une ville sans armes. Quiconque remet une arme à feu a droit à cent dollars américains », a déclaré le vice gouverneur à la place publique essence Major Vangu en commune d‘Ibanda devant une foule nombreuse.

Opération une arme contre cent dollars pour mettre fin à l’insécurité dans la province du Sud-Kivu

Dans les jours qui suivent, des armes de différents calibres sont amenées à l’équipe de permanence qui paie la contre partie sans hésitation aucune. Une vingtaine d’armes sont reçues les premiers jours mais la fréquence diminue au fur et à mesure.

Le vice gouverneur revient à la charge pour sensibiliser ses administrés. Celui qui veut le faire dans l’anonymat peut remettre l’arme à son pasteur ou prêtre de son église. Les chefs religieux jouent alors le rôle d’intermédiaires pour la récolte des armes.

Cette opération aura-t-elle la chance de réussir comme celles menées au Katanga et à Kinshasa ? Wait and see… Une chose est sûre, les habitants de Bukavu en ont plus que marre de l’insécurité et du langage des armes.

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La peine de mort au centre des débats

Publié le 16 oct 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

La peine de mort au centre des débats

Le septième anniversaire de la journée mondiale contre la peine de mort célébrée le 10 octobre 2009 a relancé les débats. Deux camps se dessinent clairement et ne cachent pas leurs contours. Le premier dit des abolitionnistes soutient que la peine de mort doit être effacée dans la législation congolaise. Dans l’autre camp, on estime que cette peine mérite bien sa place dans l’arsenal juridique congolais car qui tue par l’épée doit périr par l’épée.

Les partisans de la peine de mort soutiennent la condamnation à mort, c’est une leçon pour les autres criminels potentiels qui auront peur de faire du mal. Pour ceux qui ont perdu un proche dans les conflits armés qui perdurent dans cette partie de la RDC, abolition de la peine de mort rime avec impunité.

Pour cette année 2009, la journée mondiale contre la peine de mort avait pour thème « éduquer les jeunes à la nécessité d’abolir la peine de mort »

Alfred Bahati, étudiant en Droit affirme à l’issue d’une conférence débat que « la peine de mort dans une société déchirée par des conflits et l’insécurité vaut la peine d’être maintenue à la seule condition qu’elle soit effectivement exécutée. »

Son collègue Rodrigue de la faculté de sociologie pense quant à lui que même la chicotte peut corriger un criminel « dans un Etat sérieux, on n’a pas besoin de tuer les criminels .S’il y a la rigueur et le sérieux, on peut dissuader un tueur même par le fouet seulement », soutient-il.

A ce jour, la constitution de la RDC stipule que nul n’a le droit de mettre fin à la vie de son semblable et pendant ce temps, le code pénal maintient la peine de mort comme la plus grande de toutes les peines.
Dans un pays où la loi de l’homme armé est toujours la meilleure et où les conditions carcérales ne sont pas les meilleures, des questions se posent réellement quand on sait que s’il ne meurt pas en prison, le condamné sort beaucoup plus méchant qu’avant qu’il ne passe derrière les barreaux.

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Bukavu, zone rouge et cimetière pour journalistes

Publié le 9 oct 2009 dans Dessins par Joy, Leki ya Bukavu

Bukavu, zone rouge et cimetière pour journalistes

La ville de Bukavu s’est réveillée jeudi 8 octobre matin au rythme des communiqués de presse dans toutes les radios locales, annonçant la marche pacifique des journalistes. A dix heures locales, ils sont tous sur la route. Les journalistes de la presse écrite, ceux de l’audiovisuel ont répondu présents au mot d’ordre lancé il y a quelques jours par la présidente de l’Union Nationale de la presse du Congo, UNPC.

Objectif : dire non aux assassinats ciblés et aux menaces de mort dont sont victimes les chevaliers de la plume dans cette partie du pays en proie déjà à des violences depuis des années.

Dans leur mémorandum remis au président de l’assemblée provinciale du Sud Kivu, les journalistes condamnent notamment, les assassinats en trois ans successifs de trois journalistes dont deux de Radio Okapi et un de la Radio Star.

Ils interpellent le pouvoir public afin que des enquêtes sérieuses et transparentes soient menées pour trouver les auteurs des menaces de mort proférés au mois de septembre dernier contre trois femmes journalistes de Bukavu.

« Nous ne sommes pas des animaux pour ne pas écouter votre cri d’alarme » a lancé le président de l’organe délibérant du Sud Kivu à la réception de ce mémorandum des journalistes.

En février dernier, la même assemblée provinciale a rejeté en bloc un édit sur la protection des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme en province. Attendons voir si cette marche bougera les choses dans le sens d’une meilleure protection et reconnaissance des journalistes.

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