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Impôts pour les privilégiés de la république

Publié le 26 avr 2009 dans Dessins par Cédric

Impôts pour les politiciens congolais

Le ministre de budget annonçait au début du moi d’avril que l’Etat retiendra désormais un impôt de 30% sur les salaires du chef de l’Etat, des ministres, des parlementaires, ainsi que de tout le personnel politique en général. Mesure qui aurait pour but de maximiser les recettes de l’état, suite à la dépréciation du franc congolais qui engendre des difficultés dans l’exécution du budget. Cette mesure ne doit pas enchanter nos cher « honorables » habitués et attachés à leurs privilèges.

Question : Les seuls congolais qui ont droit à des soldes mirobolants ne payaient donc pas les impôts depuis tout ce temps ? Et dire qu’on nous a cassé les oreilles avec des slogans du style « changeons de mentalités » ou encore « finie la récréation ».

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Les leçons du professeur Sarkozy aux congolais

Publié le 29 mar 2009 dans Dessins par Cédric

Nicolas Sarkozy en république démocratique du Congo

Cinq heures de séjour à Kinshasa ont suffi au président français pour aborder ce qu’il appelle lui-même le « resserrement des relations de coopération entre Kinshasa et Paris ».

Même s’il a affirmé ne pas avoir de leçon à donner, Nicolas Sarkozy ne s’est empêché de faire des recommandations aux politiciens congolais.

La première est une leçon de bon voisinage :

« S’ils organisent leur bon voisinage, les peuples de la région vivront riches et en paix. Mais si c’est la loi du plus fort, alors ils resteront pauvres et malheureux… »

Le chef de l’Etat français a ensuite salué le rapprochement de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda qu’il a qualifié de « véritable signe de refondation de la région des Grands Lacs ».

Vanté par Sarkozy, le rapprochement avec Kigali a entraîné une crise
Pourtant, il n’a pas abordé le fait que les opérations militaires rwando-congolaises, qu’il présente comme salutaires, ont été à la base d’une crise institutionnelle.

Vital Kamerhe, le président du parlement congolais, a dû déposer sa démission à la veille de l’arrivée de Nicolas Sarkozy à Kinshasa. Il avait subi des pressions de la famille politique de Joseph Kabila, le président congolais, qui lui reprochait d’avoir posé trop de questions sur la traque des rebelles hutus (FDLR). Vital Kamerhe dénonçait le fait qui ces opérations se soient déroulées sans que l’institution qu’il dirigeait n’en ait été informée.

Autre leçon donnée aux politiques congolais : la bonne gouvernance. « Nous sommes des élus du peuple, c’est notre devoir de rendre des comptes à ceux qui nous ont élus », a-t-il rappelé lors de son allocution devant les parlementaires congolais.

Il valait la peine de rappeler cette règle démocratique élémentaire à des dirigeants réputés pour leur mépris de leurs électeurs et leur attachement aux avantages liés à la profession de politicien africain : grosses voitures, villas luxueuses et comptes bancaires domiciliés dans des banques occidentales et remplis d’argent détourné provenant de leurs pays.

Le contrat décroché par Areva a-t-il joué un rôle ?
« Quand les éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre », dit-on. La population congolaise, subit les conséquences des affrontements entre géants qui se disputent les ressources naturelles de ce pays au sol immensément riche, mais compté parmi les plus pauvres de la planète.

La visite éclair du président français à Kinshasa soulève des interrogations sur le rôle de la France dans le retournement spectaculaire de la situation à l’est de la RDC.

Qu’est ce qui explique le rapprochement entre Kinshasa et Kigali, et surtout la disparition du jour au lendemain du rebelle Laurent Nkunda qui a pris des vacances au Rwanda, et dont le mouvement, le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), s’est transformé en parti politique ?

La réponse se cache peut-être derrière le contrat que Nicolas Sarkozy a arraché au bénéfice d’Areva. Cette entreprise française a obtenu le permis de puiser de l’uranium où elle souhaitait, sur toute l’étendue de la RDC.

Les « cinq chantiers » lancés par Kabila peuvent toujours attendre
L’annulation de la dette africaine, le président français a promis d’en parler au prochain sommet du G20, à condition que les pays du continent noir ne se tournent pas vers d’autres créanciers.

C’est sans doute la Chine qui doit rougir en voyant Kinshasa se détourner progressivement des fameux accords « Mines contre infrastructures », et se rallier aux traditionnels partenaires européens pour des raisons de consolidation de son pouvoir.

Les cinq chantiers (infrastructures, santé et éducation, eau et électricité, logement et création d’emplois) promis au peuple congolais peuvent toujours attendre. En se ralliant à la France, Kabila a au moins une chance de vieillir au pouvoir, comme ses aînés Omar Bongo et Sassou N’guesso.

Quoiqu’il en soit, le jeune président congolais a tout intérêt à se tenir tranquille et surtout à respecter ses engagements.

Il doit garder en tête qu’à tout moment, Nkunda, ou un autre chef rebelle monté de toutes pièces peut toujours resurgir, armé jusqu’aux dents et bénéficiant d’une couverture médiatique de certains médias occidentaux faisant de lui un héros.

Les deux gouvernants vivent avec un canon sur la tempe
De l’autre côté de la frontière, Paul Kagame ne peut dormir sur ses deux oreilles. Le rapprochement avec Kinshasa, salué par la communauté internationale, a l’air de calmer ses bailleurs de fonds qui menaçaient de lui tourner le dos à cause de son soutien à la rébellion congolaise.

Cependant, le problème des FDLR reste entier. Les récentes opérations militaires rwando-congolaises auraient permis de rapatrier quelque 1 300 combattants et leurs familles sur un effectif qui a toujours été estimé à 6 000 hommes.

L’ONG catholique Caritas-Développement Congo a récemment tiré la sonnette d’alarme sur le nombre croissant de déplacés qui fuient l’insécurité causée par les opérations contre les rebelles hutu rwandais. Selon Caritas, près de 20 000 ménages déjà recensés sont concernés par ces déplacements massifs et sont sans assistance.

Les deux gouvernants vivent donc un canon sur la tempe, subissant des pressions de la part des grandes démocraties occidentales, leurs amis et bienfaiteurs, prêts à tout pour garder la main mise sur l’exploitation des richesses naturelles de la région, primordiales pour le fonctionnement de leurs industries.

Illustration :  Nicolas Sarkozy en RDC (Luba)
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Kinshasa dit niet aux contingents indiens

Publié le 8 déc 2008 dans Dessins par Cédric


Dans une lettre adressée au secrétaire général des Nations Unies par le ministre congolais des Affaires Etrangères, la RDC note « qu’au regard des nombreuses exactions fort malheureuses commises par certaines troupes au sein de la Monuc, la population comprendrait mal que des contingents de même origine viennent renforcer les effectifs de la Monuc ».

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Liberté de la presse En RDC

Publié le 1 déc 2008 dans Dessins par Cédric

Liberté de la presse en RDC

Le journalisme est une profession à haut risque en République démocratique du Congo. Six professionnels des médias ont été tués dans le pays au cours des trois dernières années presque dans les mêmes circonstances. Il s’agit de Didace Namujimbo, journaliste de la radio Okapi Assassiné dans la nuit du 21 au 22 novembre 2008, Serge Maheshe tué à Bukavu en juin 2007, du technicien Kayilu Mutombo (à Lubumbashi), du photographe-reporter Patrick Kikuku (à Goma), et du journaliste Bapuwa Mwamba (à Kinshasa), tous tués en 2006, et de Franck Ngyke et son épouse tués en novembre 2005 dans sa résidence.

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Un nouveau gouvernement en RDC

Publié le 1 déc 2008 dans Dessins par Cédric

La RDC placée sous la présidence de Joseph Kabila depuis l’élection de 2006, vient d’avoir un nouveau premier ministre, Adolphe Muzito. Il fut ministre du budget dans la précédente équipe démissionnaire conduite par le « Patriarche du Palu », Antoine Gizenga. Resté 20 mois à la tête du gouvernement, le patriarche devait céder sa place le 25 septembre 2008. Comme lui, Adolphe Muzito fait aussi partie du Palu, le Parti Lumumbiste unifié (PALU).

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