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Indépendance cha-cha : le roi des Belges à Kinshasa en juin

Publié le 15 mar 2010 dans Dessins par Cédric

Indépendance cha-cha : le roi des Belges à Kinshasa en juin

C’est confirmé, le roi Albert II de Belgique assistera aux cérémonies du 50e anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo. Après le roi Baudouin en 1985, le chef de tous les nokos va donc se rendre à Kinshasa pour participer à cette fête dont l’ambiance s’annonce très festive.

La confirmation du gouvernement d’Yves Leterme apporte la pièce manquante pour que la fête soit totale, et ce en dépit du fait que de plus en plus de voix qui s’élèvent pour réclamer que le cinquantenaire de l’indépendance soit célébré dans le recueillement, pour honorer la mémoire de tous ces congolais qui ont perdu leurs vies dans les conflits armés de ces dernières années.

Nous allons fêter, et le roi sera avec nous. Mais qu’allons-nous vraiment fêter ? La question revient encore et encore.

Le Congo est-il en position de faire la fête ? Est-ce par pur je m’en-foutisme ou par fatalisme que nous nous sentons de faire la fête alors que le Congo tombe en miettes tous les jours qui passent ?

Connaissant mon pays et l’humeur festive de ses habitants, je sais que les brasseries offriront de la bière. Les musiciens congolais griots et autres griots du pouvoir seront payés aux frais du contribuable pour livrer des concerts un peu partout dans le pays. Les organisateurs en profiteront également pour se faire du beurre. Un petit zéro de plus dans les frais, ça fait également partie de la fête.

C’est le même cycle encore et encore. Le jour d’après, le 1er juillet, ce sera le retour à la réalité. Les miliciens bourrés de la veille vont violer et tuer et ça passera comme des faits divers comme des autres. Ceux qui auront fait la fête la veille vont retourner sans broncher dans leur débrouille, en attendant la prochaine occasion…

A toutes et à tous, bonne fête du cinquantenaire…

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Cinquantenaire de l’indépendance : vaut-il la peine de fêter ?

Publié le 9 mar 2010 dans Dessins par Cédric

Cinquantenaire de l’indépendance : vaut-il la peine de fêter ?

Plus la date du 30 juin se rapproche, plus on parle des festivités pour le cinquantenaire de l’indépendance. Le comité d’organisation spécialement mis en place annonce une possible participation du roi belge et d’autres invités de marque. L’ambiance s’annonce donc festive. Mais depuis qu’on parle de cette commémoration, je réfléchis sans cesse et j’essaie de trouver, moi, une bonne raison pour fêter.

Indépendance cha-cha, 50 ans après, quel bilan ?

D’après ce qui se raconte, en 1960, le Congo était un pays fonctionnel. Il parait qu’il y avait des routes et des trains. Il se raconte également qu’à l’époque, manger, étudier ou se soigner, ce n’était pas du luxe. 50 ans plus tard, ce géant qui comptait parmi les puissances sur le continent africain est à bout de souffle. Il agonise. Pire, avec les années qui passent, la situation ne cesse de se dégrader. Le temps passe et le nombre de ceux qui ont connus un Congo fonctionnel se réduit.

Moi, je ne l’ai pas connu ce Congo qui marche, mais les histoires de mon grand-père me font rêver. Quand il me parle de son Congo à lui, je suis jaloux et je me demande s’il est possible d’inverser la tendance actuelle afin de retrouver ce paradis perdu. Mais la frontière entre le rêve et la réalité est souvent infranchissable. Verrais-je arriver ce Congo qui me fait rêver du temps qui me reste à vitre ? Je n’y crois pas trop mais qui sait ?

Deux regards différentes

J’ai trois heures d’attente dans un aéroport et j’écoute en boucle l’hymne de l’indépendance. Pas celle de Joseph Kabaselle dit le Grand Kallé avec son African Jazz, mais une version qui se rapproche plus de mon regard. Baloji, presque le même âge que moi et mêmes interrogations.

Première version : Grand Kalle, salue l’avènement d’un Congo indépendant. Accompagnant Patrice Lumumba à Bruxelles en janvier 1960, lors de la table ronde à l’issue de laquelle la date de l’indépendance du Congo sera fixée au 30 juin, Grand Kallé avait écrit cette chanson, devenue en Afrique un hymne de la libération.

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Deuxième version : 50 ans plus tard, Baloji, jeune congolais résidant en Belgique et visiblement en quête d’identité s’interroge interroge : 50 ans après, mais qu’est-ce qui a changé ?

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Les congolais de l’est s’interrogent : et si nous allions tous vivre à Haïti ?

Publié le 15 fév 2010 dans Dessins par Cédric

Les congolais de l'est s'interrogent : et nous allions tous vivre à Haïti ?

Les rebelles hutus rwandais des FDLR sont toujours actifs, et ce en dépit de toutes les opérations lancées ces derniers mois pour démanteler ce mouvement. Les attaques se poursuivent contre les habitants. Dernière attaque en date, celle dont ont été victimes des commerçants qui descendaient la montagne en provenance de Masango est tombé dans une embuscade tendue par les FDLR. [Détails de cette attaque].

Habitués aux attaques, vols, viols et aux déplacements, les habitants de ces contrées de l’est congolais devraient peut-être aller poser leurs sacs à Haïti. C’est en tous cas la réflexion de bon nombre d’entre eux, lorsqu’ils ont appris que le gouvernement avant offert 2 millions et demi de dollars à Haïti.

« Et nous alors, quand est-ce qu’on pense à nous ? » La question mérite d’être posée quand on sait que les FDLR ont face à eux une armée très peu disciplinée, avec des éléments qui ne reçoivent pas régulièrement salaires et rations, obligés de braconner ou encore de se servir sans permission dans les champs pour bouffer.

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Policiers et voleurs de câbles s’affrontent dans les rues de Kinshasa

Publié le 31 jan 2010 dans Dessins par Cédric

Police nationale congolaise VS voleurs de câbles

Les kinois sont témoins depuis quelques années de la lutte que se livrent policiers et voleurs de câbles dans les rues de la capitale. Avec la crise, ils sont de plus en plus nombreux à se spécialiser dans le vol et la vente de câbles électriques de la société nationale d’électricité. Avec les coupures intempestives d’électricité, couper un câble n’est que plus facile et beaucoup moins dangereux.

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Karel de Gucht indésirable en RDC

Publié le 22 jan 2010 dans Dessins par Cédric

Karel de Gucht indésirable en RDC

Le commissaire européen pour le Développement et l’aide humanitaire a commis la plus gave des fautes, celle de critiquer nos irréprochables dirigeants. Mais pour qui se prend-il ce Karel de Gucht ?

Comme à chaque fois qu’il s’agit d’un Belge, la traditionnelle parade anticolonialiste réapparait. « Le Congo est un pays indépendant et n’a de leçons à recevoir de personne », ai-je entendu murmurer certains, par un sursaut de patriotisme qui ne reste en fait que dans les discours et dans les discussions de bars ou de forums sur le Web.

Indépendant ? La question se pose lorsqu’on sait que notre pays est géré comme une ONG, à coup de microprojets de courte durée, financés pour la plupart par l’argent provenant de l’aide internationale.

Sachant que main qui donne, main qui dirige, n’est-il pas normal que l’européen qui donne son argent demande des comptes à ceux qui le reçoivent ?

J’entends déjà des patriotes virtuels me traiter de vendu à la cause des méchants colons, mais j’assume totalement mon opinion. Je pense que cette indépendance, la vraie, nous ne l’obtiendrons réellement que lorsque nous apprendrons à gérer correctement l’entreprise Congo. Nous ne serons capables de revendiquer la tête haute cette indépendants que lorsque nous serons réellement autonomes.

Nous n’aurons des arguments face aux traditionnels donneurs de leçons que lorsque nous rangerons dans la poche cette main en permanence tendue, comme celle d’un mendiant qui préfère quémander, plutôt que travailler et gagner son pain dignement.

Ce mendiant qu’est devenu le Congo ne peut que baisser la tête face à cette dame qu’on appelle Europe. Dame Europe lance de temps en temps une pièce au Congo, juste assez pour qu’il puisse s’acheter un bout de pain et quelques comprimés d’aspirine pour calmer sa fièvre.

Pour se faire respecter, une seule solution : le mendiant doit se remettre au travail, gagner dignement son pain et refuser la pièce du passant.


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La république démocratique du Congo vole au secours d’Haïti

Publié le 21 jan 2010 dans Dessins par Cédric

La république démocratique du Congo vole au secours d’Haïti

Qui a dit que charité bien ordonnée commençait par soi-même ? Au début j’ai cru qu’il s’agissait d’une blague. La RDC débourse bien 2.500.000 dollars US d’aide à Haïti, suite au séisme qui a frappé ce pays.

En faisant ce geste, le gouvernement de la République démocratique du Congo dit vouloir exprimer sa compassion aux Haïtiens, au nom du peuple congolais.

Quand j’y réfléchis bien, je me dis qu’au fond, les congolais sont des gens bien. Nous aurions bien pu envoyer des secouristes ou des médecins mais le problème c’est qu’ils sont impayés depuis des années. Envoyer des avions pleins de bouffe et de médicaments comme certains pays aurait pu faire l’affaire mais le problème c’est que nous n’avons qu’un seul avion en bon état : le jet personnel du président (déjà faut-il vérifier qu’il n’est pas privé).

Pas sûr non plus que les vieux avions de notre grande armée soient encore capables de voler jusqu’en Haïti et aussi, vu les problèmes que nous avons déjà avec les avions de ligne chez nous, ça n’aurait franchement servi à rien d’en affréter un qui risquait de s’écraser en chemin. Et puis, avec quoi aurions-nous rempli ces avions puisque nous dépendons déjà nous-mêmes en grande partie de l’aide internationale ?

La république démocratique du Congo vole au secours d’Haïti

Un appel à contributions auprès de la population n’aurait de toutes façons pas donné grand-chose parce que la majorité des congolais peinent déjà à se nourrir eux-mêmes.

Au regard de tout ce qui précède, nous avons donc opté pour donner à nos frères Haïtiens de l’argent cash, puisé dans le trésor public.

Ce geste courageux de ce peuple croyant va sans doute ouvrir les portes du paradis aux congolais qui ont cessé de croire en l’homme et qui n’attendent plus que la mort et leur entrée au paradis pour enfin manger à leur faim…

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Lopango ya Banka – Debout pour le Congo

Publié le 19 jan 2010 dans Diaspora par Cédric


J’ai découvert aujourd’hui une vidéo du groupe Lopango ya Banka et l’idée me vient de la partager ici. J’avais déjà entendu parler de cet ensemble musical, mais je n’avais jamais eu l’occasion d’écouter ces jeunes gens engagés qui ont tout l’air d’être vraiment attachés à leur pays et qui se disent debout pour le Congo.

Je ne vois rien à rajouter à ce qui est dit dans la chanson Debout pour le Congo qui a illuminé ma journée. Un sursaut d’espoir… Je me dis qu’il y en a, des jeunes lucides qui connaissent le nœud du problème qui gangrène leur pays depuis des décennies.

Ce rap engagé avec un fond de rumba mérite le détour. Je m’en vais sur ce pas commander le CD de ce groupe, une façon de soutenir une musique qui dit autre chose que chérie na ngai nalingi yo…

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L’homme politique congolais et le spectre de 2011

Publié le 18 jan 2010 dans Dessins par Cédric

L’homme politique congolais et le cauchemar de 2011

Que répondrez-vous si je vous posais la question de savoir ce qui primait selon vous entre les intérêts de la classe politique et ceux de la nation ? Je sais, la question ne se poserait pas dans un monde parfait. Mais comme le Congo est loin d’être un oasis de paix, une certaine tension est perceptible à l’approche de 2011, année au cours de laquelle il devrait normalement se tenir des élections générales.

Qui dit élections dit électeurs et qui dit électeurs dit arguments pour se voir confier le mandat de figurer dans la liste de ceux que l’on dit de l’élite.

C’est une évidence. La majorité des promesses électorales à la veille du scrutin de 2006 ne sont pas sortis de la boite à discours pour se matérialiser. La population se rend progressivement compte qu’elle a été roulée. Loin d’être dupes, honorables et excellences pensent déjà à la suite. Tous les moyens sont bons pour conserver une place au chaud, à l’abri de tous les tracas auxquels les congolais ordinaires font face au quotidien.

La société civile mise hors-jeu à la veille des élections de 2011

Les joutes sont désormais ouvertes entres les différents acteurs politiques et la population est progressivement invitée à y prendre part. Il y a d’une part ceux qui se rendent soudainement compte qu’il faut bouger les choses ou du moins faire semblant de remettre de l’ordre. D’autre part, ceux qui se disent leaders de telle ou telle autre région aiguisent leurs armes et se tiennent prêt à user des arguments tribalistes.

La lutte s’annonce serrée. J’espère juste qu’elle ne sera pas aussi violente et meurtrière comme en 2006. Affaire à suivre…

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Et si les congolais étaient responsables de leur propre misère?

Publié le 13 jan 2010 dans Dessins par Cédric

Le mendiant congolais

Malgré la fertilité de son sol, la richesse de son sous-sol et les nombreuses possibilités naturelles qu’il possède, le géant faible qu’on appelle Congo peine à relever la tête et à s’imposer comme nation respectable. Et pourtant, il a potentiellement tout ce qu’il faut pour ne pas mourir de faim.

Depuis son indépendance, le Congo s’est graduellement courbé, jusqu’à se retrouver aujourd’hui à genoux, ruiné, surendetté et la main en permanence tendue. Les acteurs qui se sont succédés aux commandes de ce bateau à la dérive se distinguent par leur incapacité à assurer un minimum de justice sociale.

Comment en est-on arrivé là?
J’essaie tous les jours d’identifier et nommer les facteurs qui ont poussé le Congo dans le fossé. A chaque fois, mes réflexions me mènent vers les mêmes mots : corruption, détournements, mauvaise gestion…

Les hommes politiques congolais supportent mal qu’on en parle, mais la réalité est bien évidente : le Congo est mal, très mal géré. Même en se cachant derrière la théorie du complot ou du méchant étranger qui tire les ficelles, il apparait clairement que dans chaque scène de ce film d’horreur congolais, ce sont les enfants du pays qui tiennent les rôles les plus importants.

Et si nous étions responsables…
En fouillant dans mes souvenirs, aussi loin que je puisse remonter dans ma mémoire, il me revient des évidences.

Le mendiant congolais

Je ne suis pas expert comptable mais avec des calculs élémentaires, je pense pouvoir établir que notre voisin, le père d’un de mes meilleurs amis d’enfance, ce colonel de l’armée zaïroise qui avait 60 enfants et près d’une vingtaine de « bureaux » ne pouvait pas entretenir ce village, même avec le salaire de Barack Obama. Ces pratiques qui ne cadrent pas avec la gestion d’un Etat dans le monde moderne sont pourtant bien ancrées dans les mœurs.

Une petite enquête au sein de la classe politique congolaise établirait sans trop de difficultés le gâchis que représente le financement des excès de la classe dirigeante. Entre les villas des nombreuses concubines, les études dans les écoles occidentales de la multitude d’enfants et la chasse aux nouvelles conquêtes, il est normal qu’il ne reste plus grand chose pour le fonctionnement de l’appareil étatique.

Et dire que les politiciens congolais se vexent lorsque Karel de Gucht parle de la nécessité d’approfondir la bonne gouvernance…

Lien :
Débat au Parlement européen 16 décembre 2009, Strasbourg – Karel De Gucht Commissaire pour le Développement et l’aide humanitaire

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Élections 2011 : La guerre des dons officiellement lancée

Publié le 11 jan 2010 dans Dessins par Cédric

Élections 2011 : La guerre des dons officiellement lancée

Comme toutes les années pendant la période des fêtes, nos chers politiciens ont pensé au « petite peuple ». Ils étaient nombreux, fiers de défiler à la télé, remettant des biens en nature aux hospices, orphelinats ou aux prisons.

« C’est pour que ces personnes aient la possibilité de fêter correctement », ai-je entendu dire un de nos nombreux honorables qui remettait quelques sacs de riz et de haricots à des prisonniers. Pour remercier leur bienfaiteur, les prisonniers on entonné un chant de joie et ont promis d’être sages… Je ne peux que comprendre leur joie, sachant que celui qui les a enfermés n’est pas capable de les nourrir. Ils attendent donc que les gentils donateurs pensent à eux. Les plus tenaces survivront jusqu’au prochain don, et les plus faibles peuvent toujours crever.

Ce type de scénarios mettant en scène des responsables politiques qui font des « dons » est plus qu’habituel en RDC. Il n’est par exemple surprenant pour personne de voir le journal télévisé de la chaine de télévision nationale ouvrir avec un clin d’œil pour tel ou tel autre honorable ou excellence (quelques fois leurs épouses) qui a donné gentiment un sac de foufou et un bidon d’huile de palme aux femmes des anciens combattants ou à qui sais-je encore.

Pour les journalistes qui dépendant du coupage, c’est l’occasion de renflouer les caisses, étant donné que les donateurs sont souvent prêts à payer très cher pour entretenir leur image de bienfaiteurs.

Au fil des années, l’homme politique congolais a réussi à détourner les droits les plus élémentaires des citoyens qu’il a transformé en présents qu’il peut offrir quand il veut, au plus méritant selon ses propres critères. Ainsi, la réfection d’une route ou le paiement des salaires des fonctionnaires sont présentés comme des oeuvres personnelles, des cadeaux que les gentils hommes politiques offrent à la population.

A l’approche des élections générales qui devraient se tenir en 2011, c’est une rude guerre de dons qui s’annonce. Ce sont les caisses de l’Etat qui se videront du peu d’argent qu’on peut y trouver pour financer les campagnes des uns et des autres.

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