Au Congo belge, au Zaïre et en RDC, le chef a toujours raison
Publié le 14 août 2009 dans Dessins par

« Après moi le déluge », aimait bien dire l’homme fort du Zaïre. Aujourd’hui, 12 années après sa chute, le Congo navigue encore en eaux troubles. Mobutu avait-il raison ? Avait-il pressenti ce qui allait arriver ou s’était-il juste arrangé pour que ce soit le chaos après sa chute ?
La question mérite d’être posée mais les avis sont très partagés. Si certains congolais pensent que la situation que connaît actuellement leur pays est la suite logique d’une mauvaise gestion des affaires sous le régime mobutiste, d’autres vous affirmeront que la situation était bien meilleure sous le règne du maréchal et qu’elle ne serait pas aussi chaotique si Mobutu était encore vivant et au pouvoir.
Je garde pour moi ce que je pense mais en observant comment les choses se passent dans mon pays, je me rends compte qu’il y a toujours eu des hommes forts et des institutions frivoles. Tout au long de son histoire – qui commence lorsque les tontons belges débarquent – le Congo a changé plusieurs fois de propriétaires et les Congolais avec lui.
Au départ, ce pays n’appartient à personne. Il devient ensuite la propriété personnelle du roi Belge Léopold II. La suite est bien connue : Léopold passe la gestion de sa parcelle le Congo et par la même occasion les congolais qui y vivaient et qui lui appartenaient à la Belgique. Après la période trouble qui a suivi l’indépendance en 1960, un nouvel homme fort se fait hisser à la tête du pays qu’il dirigera comme un bien privé jusqu’en 1997. L’armée, la garde civile (actuelle police), le trésor public, la justice, l’aide internationale et tout le reste lui appartiennent et il en dispose comme il veut. A cette belle époque, les enfants du maréchal avaient tous les droits. Ils se déplaçaient volontiers escortés par des chars de l’armée.
Cette histoire tumultueuse du Congo explique en partie pourquoi les institutions tiennent difficilement. Tout tourne autour d’un homme et la notion du chef intouchable et incritiquable s’impose à tous les niveaux, autant dans la gestion des entreprises que dans celle de l’armée, en passant par les partis politiques. En politique : PALU = Gizenga ; UDPS = Tshisekedi ; PPRD = Kabila. En musique : Franco meurt, le Tout puissant Ok Jazz disparaît en même temps ; Kabasele Yampanya trépasse, son groupe se disloque après lui.
En plus, le chef a besoin de se faire applaudir même quand il n’y a pas lieu. Celui qui ne se prosterne pas ou qui pose trop de questions se fait évincer (Vital Kamerhe en sait quelque chose).
Comment espérer avoir une république forte avec des politiciens qui ne considèrent pas leur travail comme un engagement pour le bien-être de leurs compatriotes mais qui y voient au contraire un moyen de s’enrichir rapidement ?



Ils devraient, les autorités de pacotille, cesser de s’affubler de qualificatif comme excellence, honorable…
Y a qu’au Congo qu’on voit ça.
Mobutu a essayé de faire croire que la culture du chef intouchable aux discussions incritiquables , et le délirant culte de la personnalité censé l’accompagner sont des attributs bantous.
Tout comme il a essaye de faire croire que la culture bantoue, fondée sur le dialogue, rendait la constitution d’une opposition politique non seulement caduque mais aussi et surtout anti-africaine, une importation occidentale.
C’est de la même époque que vient cette habitude des dénominatifs pompeux qui ont, à mon avis, 2 origines:
- les complexes de Mobutu quant à son extraction modeste, les humilitions subie dans sa jeunesse et son complexe d’ancien colonisé
- une culture politique de la compromision fondée exclusivement sur la capacité à magnifier le chef avec une inflation délirante de qualitificatifs aussi pompeux que ridicules :grand timonier, père de la nation, la batiseur, le pacificateur,…
Ce que nous vivons aujourd’hui sont les reliquats de cette période.
Point de progrès social sans une culture du résultat et du service public auprès de nos chers élus.
Ce n’est que la suite logique de ce que nous avions herité de cette période cauchemardesque. Un grand peuple, très honnête, travailleur et surtout respectueux partout en Afrique, s’était retrouvé clochardiser pendant cette période sombre.
Celui qui aime son pays ne peut en aucune raison prononcer ces mots de chaos, j’opte plutot sur la deuxième à savoir que le mauvais service rendu à ce pays, serait très difficile à surmonter, des génerations entières passeront si nous ne faisons gaffe, nos arrières-arrières-arrières petits-fils voient le Congo émerger.
La culture du chef date aussi de ces années noires comme l’a bien souligné Kindu.
Congolais,
Cessez d’être spectateurs de votre propre destin!
Agissez!
« Au Congo belge, au Zaïre et en RDC, le chef a toujours raison ». Parceque les RDCongolais n’ont jamais eu une société civile éfficace.
Aussi longtemps que nous ne comprenons pas que nos dirigeants viennent d’une socitété civile corrompu la République décollera difficilement.
Les ONG dans notre pays deviennent des mouvements alimentaires des partis politiques et qui n’ont comme méthode mensonge et corruption à la place des arguments convaincants. L’achat des consciences devient un mode de vote en RDCongo.
Après avoir glorifié Mobutu(ganga, ganga na kombo ya Mobutu eko coûter yo rien), ses enfants Manda et Sadam surtout, Les musiciens ont passer leur temps à corrompre moralement le pacificateur jusqu’au bout Vital kamerhe, le gouverneur de la ville André Kimbuta, professeur Boshab… Les même bétises.
C’est sans rancune.
1) « Après moi le déluge » : est-il établi que Mobutu a vraiment proféré ce dicton ou est-ce son comportement qui nous le fait inférer ? S’il l’a prononcé, à quelle occasion ? Dans lequel de ses discours-fleuves ? Il me semble que ce soit les « parlementaires debout » ou les « théoristes » du Rond-Point Victoire qui lui ont attribué ces propos…
2) Léopold II n’a pas « passé la gestion » de l’Etat Indépendant du Congo (EIC) au Royaume de Belgique. C’est le Parlement belge, devant les cris d’orfraie de l’opinion publique internationale révoltée par les atrocités perpétrées dans l’EIC, qui a saisi ce territoire des mains de Léopold II avec une compensation de près de 100 millions de dollars à l’intéressé.
3) Pour ce qui est des orchestres qui meurent avec leurs fondateurs, l’Empire Bakuba de Pépé Kallé n’a-t-il pas continué en tant qu’institution après la mort de son fondateur ? Peut-être ne suis pas bien informé sur l’Empire Bakuba de l’après-Pépé Kallé.
4) Je crois que cette faiblesse des institutions et les « après-moi-le-déluge » est à chercher du côté de notre culture. Qu’on prenne par exemple au hasard dans la rue un quinqua congolais et qu’on lui demande s’il a déjà rédigé ou fait rédiger son testament. La réponse est absolument négative. En revanche, ici aux States, je peux aborder à tout moment un majeur, lui demander s’il a déjà fait rédiger son testament, et je suis absolument certain que sa réponse sera affirmative. C’est pour cela d’ailleurs que les gens prennent une assurance-vie juste au cas où le ciel leur tomberait dessus sans crier gare.
5) Une anecdote : Au Parking Moelarts, deux gardes présidentielles de Kabila — des Katangais —tabassaient à mort un chauffard qui a écorné l’un des clignotants de leur véhicule. Tous les couards alentour se sont contentés de regarder cette honte sans lever le petit doigt. Puis, une femme a osé tancer ces soudards en ces termes : « Bokoboma ye, te ! » [Vous allez le tuer, pardieu !]… Une troisième garde, une femme, a alors saisi cette citoyenne étourdie, l’a jetée dans la boue et lui a administré une raclée dont elle se souvient encore… (Qu’on ne s’étonne donc pas de la haine actuelle des Kinois pour les swahilophones assimilés à cette racaille)… Le comportement des Ngbandis de Mobutu était en tous points pareil. Comme quoi : chez nous, les hommes passent, les comportements restent entiers.
Motema mabe nde eza telement implanté na ba esprit ya ba congolais depuis ndele qu’il nous faut commencer à travailler nos mentalités dès maintenant afin que nos enfants ba mona au moins début ya évolution ya makambo. Mobutu et sa bande des voyous incompétents et criminls à tout point de vue nous ont rendus mauvais service qu’il serait vraiment plus qu’indispensable qu’on le déterre lui et certains de ses compères et de ses enfants décédés, genre Sadam, qu on tabasse leurs corps ou os moisis… que chaq congolais ait l occasion d écraser ces os moisis afin d espérer une thérapie de groupe efficace pour les générations à venir.
Enfin, c est moins de vue.
Alex ce que tu racontes au point 5 de ton intervention ne pouvait jamais arriver dans des villes comme Goma, Bukavu et collectivités à l’Est du pays parce qu là bas les gens ne sont aussi lâches qu’à Kin. Tu peux demander à bcp d ex gardes civils de l’époque, même aux policiers maintenant, plein sont morts par lynchage lorsqu’ils brutalisaient quelqu’un dans la rue.
Enfin, c est mon point de vue…
criminels
Je pense que nous souffrons d’une crise identitaire. Lorsque l’on aborde la question du pouvoir au Congo ou en afrique,on ne peut s’empecher d’etudier la decomposition de l’etat post-colonial congolais.Il nous faut suffisament etudie la nature des organisations qui structuraient le continent noir avant la colonisation.
-Mwayila Tshiyembe dans son livre « Etat Multinational et democratie africaine » fait mention d’une possibilite de la renaissance politique de l’afrique-noire. Mais celle-ci devrait prendre en compte l’identite national-ethnique et sa represenation soient le socle d’une modernite politique qui embrasse l’histoire,la culture et les aspirations des peuples noirs(kemit)-africains. Il s’agit de coupler la reconnaissance politique du pluralisme ethnique qui prend en compte la construction d’une societe politique fondee sur un double contrat social; un pacte pour un etat plurinational(pluriethnique) et un pacte pour une democartie de proximite.
Selon l’auteur un etat multinational est une communaute politique postcoloniale dont le double consentement des nations(ethnies) et des citoyens(l’individu) constitue la source de legitimation de l’etat et du pouvoir.Il preconise une modernisation du pouvoir traditionnel; la double representation des nations ethniques(senat) et des citoyens(parlement);l’autonomie des communautes(region-province) et chefferies traditionnelles,l’arbre a palabre et la faillibilite des majorites;le conseil des sages et la democratie constitutionnelle;la constitution demotique ou la restitution du statut des peuples ou nations sociologiques aux ethnies. Ceci est plus ou moins sa sociologie de la renaissance politique du continent noir.
-Quant au Dr Djoli Eseng’ekeli(CONSTITUTIONALISME AFRICAIN-ENTRE LA GESTION DES HERITAGES ET L’INVENTION DU FUTUR) sa vision est la suivante; qu’il ya un trait commun entre toutes les societes et que chacune construit son propre univers mental. L’etat moderne en occident a ete concu comme force providentielle organisatrice du neant originel.
- Son transfert en Afrique est le produit d’un commerce de contrebande. Une asynchronie mythologique produit le dysfonctionnement. Il faut donc chercher a concilier les deux tendances,moderne et traditionnelle,pour l’emergence d’un etat post-moderne.
-Enfin je vous conseille de lire le livre de Mueni wa Muiu et Guy Martin;A NEW PARADIGM OF THE AFRICAN STATE:FUNDI WA AFRIKA.
Mobutu, ya thshitshi, Kabila , etc n’ont rien inventé en ce qui concerne le totalitarisme. En réalité, il faut dire les choses comme elles sont ; ce sont des pions des occidentaux et comme le disait Frantz Fanon, il faut d’abord décoloniser les mentalités. D’où vient l’argent pour créer leur armée ? Ne croyez-vous pas que celui qui vous donne de l’argent n’attend pas quelque chose de vous, surtout si votre pays regorge de matières premières pour assurer la domination économique et militaire des bailleurs de fond ?
Faut pas être naïf… Les congolais ne maitrisent ni leurs pays ni le comportement de leurs peuples. Il existe des agences spécialisée comme « faiseur de démocratie » des faiseurs de révolution. Souvenez-vous du vent de l’Est et de la vague des démocratie en Serbie, en Ukraine, en Géorgie, etc…
Pour moi, il est possible de manipuler les foules et le états , je pense que le Congo, est une zone stratégique pour tout le monde. Donc tout le monde voudra y mettre sa main à la pâte de mikaté …
Le rêve de Lumumba et encore loin.
@ Timo:
Ta suggestion de déterrer les cadavres pour les tabasser est une punition légale qui se pratiquait au Congo-Belge — surtout pour les cas de suicide. Le suicide était considéré comme un meurtre sur un contribuable de l’Etat colonial et donc, un cruel manque à gagner si le comportement se répandait. Pour essayer de freiner ce comportement par intimidation, l’autorité coloniale avait décrété de chaque fois donner les 8 coups réglementaires de chicotte — les « mwambe » de triste mémoire — à administrer par un policier du district sur les fesses nues du cadavre du suicidé.
@ Ishango :
J’avais résolu de ne plus m’adresser à toi depuis l’entrechoc de nos commentaires à un billet passé. Mais, là, je me sens obligé de formuler des objections véhémentes face à la « théorie » politique de Mwayila Tshilembe (et d’autres) que tu partages avec nous et dont le livre, sur le peu que tu nous en exposes, ne méritera nullement mon attention, ni maintenant ni dans un proche avenir. Voici mes raisons :
1) Le mot « kemet » (ou « kemit ») est le terme par lequel les Egyptiens de l’époque pharaonique désignaient officiellement leur pays. Je ne vois pas très bien ce qu’un tel mot peut venir chercher dans une discussion sur les affaires congolaises courantes.
2) On a créé autour de ce mot « kemet » tout un « afrocentrisme » à deux sous qui rappelle étrangement l’escroquerie sémiotique de Mobutu connue sous le terme « Authenticité » ou « Recours à l’Authenticité ». Veut-on nous replonger dans l’obscurantisme mobutien ?
3) Il est quand même bizarre de voir certains « intellectuels » de la région des Grands Lacs africains continuer à nous pondre périodiquement des livres sur l’ethnicisme alors que les ethnies sont la cause principale de nos maux.
4) Et quelle est cette conciliation entre la modernité et la « tradition » (mythique et inexistante) qui produirait, par un coup de baguette magique du « recours à l’authenticité », le salut de l’Afrique et du Congo ?
Voilà ce qu’on appelle des idées creuses. L’époque est bien morte et enterrée des théories politiques et des idéologies englobantes, farfelues et bien filées.
Un conseil à ces charlatans de la plume : qu’ils nous pondent plus des manuels et des précis de gestion de projet, de gestion comptable, des techniques d’approvisionnement, des nouvelles technologies, etc. — des compétences dont le Congo a grand besoin.
AJOUT:
Au final, le salut de l’Afrique passe par des exemples de bonne gouvernance et de démocratie sobre que nous donne, pour ne citer qu’un pays, le Botswana — comme l’a bien rappelé Hillary Clinton aux Congolais lors de son passage à Kinshasa.
Le tiers mondisme a la peau dure.
La faute aux autres a longtemps été le moteur des idées tiers mondistes. De mémoire d’africains le Congo n’a jamais été occupé de force par les armées étrangères. Les forces militaires ancêtres de la force publique étaient composées de congolais. Le colon s’est doté d’une armée composées essentiellement des noirs congolais.
Léopold II a bon dos plus de cent ans après. Les terres les colons les obtenaient après leur cession par les Rois congolais. Ceux qui regimbaient comme Msiri ou Kalamba Mukenge on savait les faire taire. L’arme à feu et les soldats étaient avec les colons. Les soldats batetela qui se sont rebellés en on été quite pour une répression féroce. Je le repète l’arme à feu dont le canon,était à la posession des blancs. Cette armée congolaise composée des noirs nous a sauvé des esclavagistes. Les tiers mondiste d’avant l’heure ont trouvé en Léopold II un tyran sanguinaire. Ce bon roi a mobilisé des millions de francs belges pour viabiliser un pays que Mobutu a détruit en trente-deux ans.
Comparer le Congo belge à ce succédané d’Etat qu’était le Zaîre est une offense aux congolais qui ont construit ce pays de leurs mains propres. On ne peut pas établir de similitudes entre un pays en pleine croissance et le Zaïre décadent dont le lègue sème la désolation dans notre pays encore aujourd’hui.
La génération la plus triste celle née dans les années quatre-vingts ignorant l’histoire de son pays tout en étant réceptif à la désinformation organisée sur des thèmes tiers mondiste faits pour égarer évoluent dans le mensonge. La plupart des auteurs des idées tiers mondistes sont devenus des bourgeois repus ici en occident et leur congénères africains ont fini comme dictateurs.
La colonisation de la chine des concessions était la plus féroce,la plus abominable mais elle n’a pas empêché la chine de devenir un pays capitalistes avec des perspectives d’avenir prometteurs. Les chinois sont plus d’un milliard. Le Congo avec ses 60 millions d’habitants est un pays indépendant qui n’a pa à rougir d’avoir été colonisé. Ce n’est pas faire l’apologie de la colonisation que de dire qu’avant 1960 le Congo vivait le plein emploi une situation que le Congo d’après n’a jamis connu à cause de la mégestion des gouvernements successifs issuent de l’indépendance.
Le Congo belge a suscité beaucoup de nostalgies pendant les quatre premières années de l’indépendance. Les gens qui ne souhaitaient pas de revenir dans le giron de la belgique regrettaient du moins le standard de vie qui étaient le leur avant 1960 et tout au plus la paupérisation qui les envahissait dans la période qui a suivie. Évidemment quand on naît en 1980 on a connu que le Zaïre cette chimère que les annales des états nations vont definitivement oublier.
http://photo.proaktiva.eu/?pic.....gt;gyrobus
Au départ, ce pays n’appartient à personne.
Je vous laisse là la responsabilité d’une telle déclaration. C’est comme si l’on disait que l’Allemagne espace territoriale n’existait pas avant Napoléon.
Je crois que nous nous exprimons ici en présence de jeunes gens qui n’ont connu que le Zaïre et la RDC versus 1997 et 2006. Un territoire exsangue et pauvre économiquement.
Les « découvreurs » du Congo ont traversé des territoires occupés,ont même signé des traités d’amitié ou de cession dont la guerre contre les esclavagistes a transformé en titre de propriété. Chaque parcelle du Congo appartenait à une entité bien défini géré par des princes et des Rois dont les descendant vivent encore. Un des puissants monarques congolais s’est fait introniser récemment. La vision occidentale veut que les congolais ait été des primitifs avant l’arrivée des européens. Foutaise et foutaise.
Alex Engwete.
Tout ça je sais, la chicotte. Mais ma réflexion surréaliste n’a rien à voir avec cette réalité du COngo belge.
Moi je parle de déterrer les cadavres des ces hommes qui ont dépassé le Satan dans dans son propre domaine. Afin de guérir de nos blessures psychologiques, de nous décomplexer… déterrer ces corps et les massacrer de nouveau, du moins ce qui reste.
Ce n’était q une idée. Je sais jusq à preuv du contraire c est irréalisable. Les fimbo utilisés pas les colonialistes n ont donc aucune similarité avec ce que j ai exposé ci-haut.
La Force Publique comptait à ses débuts des officiers européens (belges, scandinaves,…) et les soldats étaient originaire de la Gold Coast (Haoussa)…
A quand l’émancipation de l’Afrique ?
L’Afrique a été brisée par le système dévastateur de la traite des esclaves dans le cadre du commerce international triangulaire instauré par l’Europe et ses colons aux Amériques du 17e au 19e siècle. Puis elle a été mise totalement sous tutelle par le colonialisme européen de la fin du 19e siècle jusqu’aux indépendances. Ensuite, l’Afrique a été maintenue sous dépendance par l’intermédiaire du mécanisme de la dette et de l’aide publique au développement. Après les indépendances, elle a été livrée à des potentats (Mobutu, Bongo, Eyadema, Amin Dada, Bokassa, Biya, Sassou Nguesso, Idriss Déby…) qui la plupart du temps étaient ou sont protégés par les capitales européennes et Washington. Plusieurs hauts dirigeants africains qui voulaient un développement autonome et favorable à leur population ont été assassinés sur ordre de Paris, de Bruxelles, de Londres ou de Washington (Patrice Lumumba en 1961, Sylvanus Olympio en 1963, Thomas Sankara en 1987…). Les classes dominantes africaines et les régimes politiques qu’elles mettent en place ont très clairement leur part de responsabilité dans la poursuite des malheurs de l’Afrique. Le régime de Robert Mugabe au Zimbabwe en fait partie. Aujourd’hui, les peuples d’Afrique sont directement affectés par les effets de la crise mondiale dont l’épicentre se trouve à Washington et à Wall Street, révélatrice du fait que le capitalisme conduit à une impasse inacceptable pour les peuples. Les origines africaines de Barack Obama sont du pain béni pour les entreprises de son pays qui défendent des intérêts économiques très précis dans l’exploitation des matières premières de l’Afrique. Voilà une réalité qu’Obama balaie d’un revers de main, en poursuivant un discours paternaliste et moralisateur afin de convaincre les Africains de ne pas s’engager dans la lutte pour une indépendance authentique et un véritable développement garantissant enfin la pleine satisfaction des droits humains.
http://www.mondialisation.ca/i.....;aid=14401
Bien que n’etant pas un afrocentriste , j’aime bcp le mot Kemet pour designer l’afrique noire(La LENA de Mobutu-idee discutable mais defendu par un undefendable). Ni Mwayila Tshiyembe((dirige l’institut Panafricain de Geopilitique et enseigne a l’universite de paris XII et enfin chercheur a l’IRENEE)ou Djoli Eseng’Ekeli(docteur en droit de l’universite de Paris I-Pantheon sorbonne,senateur au Congo-Kin) et enfin Mueni wa Mui(assistant professor of political science a l’universite winston-salem) ne sont des tribalo-ethnicistes.Des simples penseurs et chercheurs africains. A mon avis,les insultes des charlatans est tous simplement injuste mais libre a chacun…
Quant a l’authenticite(idee de Malula et autre que Mobutu n’a fait que mal copie), j’avoue etre coupable par ce que je ne porte pas un nom europeen et j’en ai fait de meme avec mes enfants.Je n’ai jamais vu un europeen ne en afrique porte un nom africain ,ni meme les afrikaans qui sont pourtant africains continuent a porter leurs noms europeens. Les arabes,indiens,iraniens,l’ancien indo-chine …et les japonais continuent a fierement portes leurs noms(first name and familly name) dans le monde moderne actuel.J’ai considere le nom dans le domaine du sacree(comme la langue)…et dans mon cas etre appele par un par un nom est une forme d’acculturation(Barrack et non Barry Obama,lol).Une fois de plus,libre a chacun…
L’etat-nation(system francais)est basee contre la revendication regionale-ethnique(Corse,basque,bretons,alsaciens,etc…) dans l’interret de l’unite nationale(le jacobinisme). Ce le produit constitutionnel le plus exporte en afrique noire a « ces tributs sauvages incapables de vivre ensemble dans des etats artificiels, »sic.
Les puissances coloniales ont fait un effort pour transporter en Afrique cet etat moderne de type occidental-version latine,qui est la traduction du « modele trinitaire,et a emerge au XVIIIe siecle,via la theorie des deux corps du roi »un modele unitariste,de reduction de la diversite des institutions a l’unite recherchee de l’institution qui les subsume;ETAT »(E. Leroy dans ENJEUX DE LA POST-MODERNITE p-237 de LA VIOLENCE ET L’ETAT).
Djoli Eseng’ekeli insiste que la plupart des dirigeants africains ont reconduit ce modele d’etat,sans comprendre son itineraire,sa transcendence et son fond. Francois-Xavier Verschave conclut que les dirigeants et intellectuels africains pensaient que ce »modele de l’Etat etait si naturellement superieur qu’il pouvait transformer les societes africaines et que c’etait a elles en fait de s’adapter a cette nouvelle politique consideree comme naturellement superieure ».
L’auteur continu dans ce sens, aussi pour devenir un citoyen moderne,l’africain avait pour exigence » de se departir de l’ethnicisme,comme mal,pour se constitruire par l’ouverture d’esprit et de conscience,dans une demande civique imperative.Il faut assurer le passage d’un etat juge sauvage a un autre estime digne et civilise,focalise sur le nationalisme comme vertu d’amour de la nation erigee en valeur superieure et souverraine, en deca de laquelle il n’y a,pour citoyen, ni possibilite de dignite ni vie veritable ».
L’africain, et plus precisement le Congolais, ne pouvait,en somme,entrer dans l’histoire qu’en empruntant le schema du modele occidental de l’Etat-nation,pourtant historiquement date, qui n’est pas le sien et dont il maitrise,ni les tenants ni les aboutissants.
En afrique,l’individu n’est pas un etre isole; il appartient a un lignage,une famille,un clan, une tribut ,ethnie,territoire;la solidarite de tous y garantit la surete de chacun. Donc la greffe de L’etat occidental et de son cadre constitutionel ont ainsi produit une asynchronie.D’une part une societe plurielle(multi-ethnique) dans laquelle les mythes des fonadtions insistent sur la groupalite et la complementarite et d’autre part unetat importe a vocation moniste..Il ya donc un face a face entre deux conceptions,deux ideologies. Il s’ensuit donc ue cesure entre l’Etat, son ordonnancement abstrait, et la societe sur laquelle il n’a aucune prise.
Le texte constitutionnel congolais se presente ainsi comme une « simple barriere de papeir », un « simple chiffon » na’yant aucun sens,car » il ne traduit aucun mythe qui donne un sens aux conduites de l’organisation sociale ». On parle alors de « constitutionalisme de pacotille ». Quant a l’etat africain , il n’est rien d’autre,ecrit Darbon « qu’un objet politique non identifie ». ,sans boussole metaphysique.
Le moderne et la tradition, selon Sorel(dans le livre de Djoli), la legislation et le constitutionnalisme africain ne pas soutenu par « un mythe-un ensemble lie d’images motrices sucspetibles de fonder l’action ».Ainsi, l’ensemble de l’architecture juridique, dans le pays africains, evolue dans l’incertitude, car « on ne sait pas pas tres souvent quel est le droit applicable ». La coutume , le code civil ou le common law.L’ambivalence des deux cultures au sein d’une societe cree tjrs « un traumatisme social »., une desorientation ddes valeurs.
L’etat occidental transporte ne afrique est don ronge, encercle,assiege par l’ethnie et la tribu. A ce sujet Ali Mazrui ecrit; » one of the difficulties in the transition from a pre-colonial to a post colinal sate is precisely the noramtive and moral gap between the two. Values have fundamentally changed , responsilities are redefined, perspectives newly focused and policies demand reformulation. The new Nation-sate provided a basic contradiction. C’est un « hollow state » , un « etat-creux ».
Piste interressant mais pas absolu dans le POURQUOI ET SOLUTIONS de la crise de l’etat en afrique. La peine de les lires que de les insultes…a mon avis.
Deuxieme paragraphe…etre appele par un nom europeen est pour moi une forme d’acculturation…that’s what i meant.
Les belges de la Générale, les américains, surtout, étaient les complices de Mobutu. Tout ce que Mobutu faisait était approuvé tant à Bruxelles qu’à Washington. Tant que ce qu’il faisait n’allait pas contre les intérêts de ces derniers.
Ce pauvre Mobutu était content dès que ses patrons étaient contents.
Il s’enrichissait, construisait et achetait des palais, pendant que la population s’appauvrissait. Mais ses patrons étaient contents et ne lui disaient rien. Le Congo Belge, dès le début, a été la cible des russes. Les américains ne voulaient pas envisager une seconde que le Congo leur tombe dans les mains. Et dans ce but, ils acceptaient tout de Mobutu.
L’effondrement du mur de Berlin a changé la donne et tout le monde a laissé tomber ce pauvre Mobutu qui, en fait, n’a rien compris.
L’acculturation n’a de définition péjorative que dans la bouche des gens du tiers monde. Un individu ne peut pas arrêter le cours de l’histoire comme Mobutu et ses acolytes ont essayé de le faire. Changer par exemple les noms de tous les afro-américains en leur attribuant des noms africains ne leur apporterait rien de plus sinon essayer de les ramener au passé et dans l’ambiguïté.
Que les maliens déclament les exploits de l’empire mandingue rien de plus normal mais pendant ce temps le sahel poursuit ses ravages et personne n’apporte des solutions semblables à celles qui ont reverdi le Neguev pour en faire un des plus beau potager du moyen orient. Les discours soporifiques sont l’apanage de pessimistes cela fait cinquante ans que les africains les entendent. Pour ceux qui veulent négrifier l’Egypte il est certain que la thèse de l’Egypte noire a permis à Anta Diop et Obenga de décrocher leur doctorat. La thèse reste séduisante c’est tout. L’Egypte pour ceux qui l’ignore a eu à un moment de son histoire et d’une manière attestée des pharaons blancs. Les Ptolémé étaient macédoniens,Ramsès II était de type caucasien. Tout cela fait une conversation élégante des vrais intellectuels et ennuyeuse pour le commun des africains et même dangereux pour eux lorsqu’ils se saisissent de l’idée qu’ils seraient des descendants des égytiens anciens. Et les coptes alors,de qui se réclament-ils? Les Egyptiens noirs nous les avons à travers les nubiens qui sont considérés comme des hamites dans la classification des ethnologues et eux même ont un peu de mépris envers les noirs négroïdes du Darfour et du sud du Soudan. C’est comme les arabes qui diraient qu’ils seraient les inventeurs des mathématiques mais c’est les autres qui s’en servent pour pomper le pétrole et envoyer des fusées sur la lune. A quoi cela a servi d’inventer l’algèbre et à quoi cela nous servirait-il d’avoir été des égyptiens noirs?
L’acculturation est une sauce dans laquelle on baigne au contact d’autres cultures et tout en s’enrichissant on ne perd ni sa peau ni son son cerveau. Toutes les pépites d’autres cultures on se les approprie et on en perd pas son âme pour autant.
On parle du Congo un pays composé de deux cent-cinquante ethnies avec autant de cultures si ce n’est plus. Quelle est la culture dominante du Congo? Il est facile de s’inventer des exutoires comme pour dire tout m’est impossible, comme pour se réfugier en religion pour espérer la vie éternelle.
Le poids de la tradition est la source de nos problèmes. Il est difficile de bâtir le futur avec elle. La tradition dans le cas de figure qui nous concerne nous trace des schémas de vie immuables nous mettant en retard sur l’évolution du monde.
Les penseurs qu’on nous a présentés à l’appui, à quelques exceptons près leurs écrits ne paraissent pas être des vulgates. Dans un monde qui évolue à cent à l’heure,ce souci du retour aux sources préfigure des pas en arrière,la régression. Cinquante ans des indépendances le prouvent,le Zimbabwe étant un exemple récent. Ndjoli est issu du mobutisme,conseiller du dernier premier ministre du Zaïre Le général Likulia,on attend de lui qu’il forme des futurs juristes justes et probes puisqu’il est profrssseur de droit à l’UNIKIN.
La culture est universelle. Le lambeau chinois est cette greffe de peau qu’utilise tous les chirurgiens du monde sans se poser des fausses questions sur l’origine de la technique. On prend ce qu’il y a de riche chez les autres sans se renier,on se l’approprie c’est tout.
Dans mon post du 15 AOUT j’ai voulu dire legs et non lègue.
très belle intervention Boni, j’ai bien aimé.
Certains intellectuels sous le III Reich furent recycles dans l’europe post 45′. Le service des securites de la RFA(ex-allemagne de l’ouest) furent l’oeuvre de certains anciens officiers nazi de la gestapo,etc…Mandela a du garder certains anciens public servants de l’ancien regime(apartheid).
Q
Quant a l’usage des noms, j’estime a titre personel que mon nom est mon identite. D’ou je viens? l’histoire d’un lignage.Comme je l’ai dis les afrikaans n’ont jamais adoptes des noms bantous apres plus de 3 siecles sur le sol sud-africain. Il a suffit a peine 75 ans de colonisation pour que nos noms(first name) deviennent synonymes de passe sauvages. J’ai plus des reactions positives de la part des americains(blancs,noirs,latinos…) sur les noms de mes deux enfants et leurs significations que de la part de ma propre famille elargie et amis congolais.Il serait preferable que mes enfants aient des noms juifs ou europeens…ou tous simplement made up(Jean et Marie donnerait;Jeama)…tous sauf nos noms bantous.Desole si j’ai blesse qui que ce soit mais j’appele ce phenomene de l’acculturation. L’Inde et le Japon sont des loins mieux que n’importe quel pays noirs-africains(kemet).Et ils les sont en gardant une forte identite culturelle locale. Le seul peuple au monde qui est fiere d’identifier la langue europeene comme sa langue officielle est bien les noirs africains.
Quant a Mwayila Tshiyembe et Co, je me suis interesse a leurs travaux sans avoir des idees pre-concues. La curiosite de comprendre le Pourquoi et Les pistes de Solutions aux problemes qui rongent l’etat post colonial en afrique noir.Je suis tjrs ravi quant j’apprend que les chercheurs congolais ecrivent.Libre a chacun de juger leurs travaux. Pour avoir a eu a parler a qlqs juristes congolais, il semblerait en effet que nos tribunaux sont assieges entre le code civil(ensemble des coutumes francais et occidentaux) et les droits traditionels – oral(us et coutumes locale).
Eu regard a la faillite de l’Etat postcolonial et a la crise de l’Etat-nation en Afrique, certains chercheurs pensent que l’invention d’un nouveau modele unissant dans le meme destin les nations -ethnies et les citoyens, est la condition sine qua non de la renaissance et une reponse aux enjuex et defis de la mondialisation. Selon Mwayila Tshiyembe « ce qui est en cause, c’est la capacite d’invention politique des africains mis au defi d’imaginer une tension equilibree entre la necessaire reconaissance politique du pluralisme ethnique et la construction d’une societe politique, fondee sur un nouveau pacte republicain, s’imposant doublement aux citoyens et aux nations dites ethnies. Il s’agit de la refondation du pluralisme ethnique comme socle d’un authentique modele de l’etat droit et d’une societe civile democratique et multiculturelle ».
En Afrique noire, la faillite de l’Etat-nation et du politique a non seulement « genere la crise de l’economique, du social, du culturel; mais elle a egalement suscite une forme irreductible d’incompetence et d’irresponsabilite a l’echelle du continent , les pays n’etant pas pilotes par un authentique ETAT SAVANT »(F.CHATELET,O.DUHAMEL ET E.PISIER-KOUCHNER,histoire des idees politiques).
Je ne voudrais pas polemiquer sur Djoli,Mwayila,Mueni wa mui et Co. Je voulais juste partager ces recherches avec mes chers compatriotes.THKX.
ishango, bony,tino,et les autres ,sans ironie,vous êtes des intello,mais dans tous ça il y a un truc qui me frustre dans le débat sur notre identité, sur notre culture,notre authenticité, notre africanité, notre négritude, notre « congolitude »…;notre débat intellectuel se fait en français , la langue de molière , donc intellectuellement nous sommes indélébiliment marqués de l’emprunte de la france. c »est notre histoire et on ne peut pas la réviser.
Personnellement , je pense que les théories d’anthropologie vont évoluer à mesure que le monde va en se mélangeant, car pour moi, le monde évolue et il y a certains phénomènes culturels qui le démontrent, le métissage des peuples, le métissage des langues, créolisation, le métissage des religions( le syncrétisme).
tout autre chose, je pense que la vulgarisation du savoir et du transfert du savoir est un puissant levier de développement socio économique pour notre pays!!!!!!
Cher compatriote Makumba, Les flamands parlaient francais avant nous, ca faisait aussi parti de leur culture…jusqu’a ce qu’ils ont dis ENOUGH.Ce bien de parler le francais mais je ne pense que ceci est notre histoire. »NOS ANCETRES LES GAULOIS… » est mort depuis longtemps.Les neerlandais,swedois,israliens…parlent et savent ecrire dans leurs langues sauf NOUS autres noirs africains, fiers de s’exprimer en anglais,francais,espagnol,italiens,allemands etc…
..mais je ne pense pas que ceci est notre histoire.
Moi je n’ai pas ce problème. parler plusieurs langues est une richesse.
Je ne vis pas dans le complex d’infériorité linguistique et culturelle de nos pères.
Soki toke na lingala, nakoloba, ata mu swahili akuna neno tuta weza kusumlia.
Mon tshiluba, kikongo et kitetela sont médiocres.
na sema vile kingereza, nakoki ko pe koloba mwa ndambo a ki néerlandais (dutsh) et allemand (deustche)…
Mabe nde to kanisa ka que koloba lingala to swahili to monoko ya ekolo na bisu to mboka na bisu eza ko mikitisa.
On est dans la mondialisation, parler plusieurs langues est un plus, cela ne nous empêche pas d oublier d où l’on vient.
On a étudié en français, on n y peut rien les gars.
Sinon on reprocherait également aux français de ne plus usiter leur patois d origine, car le français vient du latin et grec.
On reprocherait également aux gens de l’Est de l’AFRIQUE (tanzanie, bukavu, kisangani, …) de ne plus parler leur langues d orgine et de parler swahili qui est une langue née des néologismes entre les langues zanz, bantoues et arabes (influence arabo-africaine)…
L’anglais également est issus d’autres formes originelles suite aux mixités de civilisation, mais je ne suis pas compétent à vous informer à ce sujet.
le français ne peut pas être une barrière pour nous, nous ne pensons pas comme des français, …
Nous pensons comme nous , être congolais, et ce qui sort de notre bouche (en français, lingala, etc.) n est qu’une partie infime de ce que nous pensons réellement.
lE SWAHILI EST UNE LANGUE BANTOU qui n’a que +-5% de son vocabulaire qui provient de l’arabe.Les colons anglais et allemands ont fait croire que cette langue riche en vocabulaire ne pouvait pas etre une langue entierement »negre » d’ou la creation du mythe d’une langue mixe(arabo-bantou). La langue est un instrument politique d’etat.Ce par la force d’etat que la france a du imposer a ses regions la langue francaise(aux Corses,bretons,basques,alsaciens,etc…).Il en est de meme de l’Inde ou l’hindi est la langue officielle et l’anglais est langue officielle associee. Les congolais ou les africains ,nous sommes en generale des polyglottes(rien qu’avec nos langues locales). Et je pense que c’est une richesse que nous parlons les langues occidentales. Israeliens parlent le Yiddish, Les turcs parlent le turc, les iraniens parlent le farsi, Les japonais parlent le japonais, les arabes parlent l’arabe, les finlandais parlent le finnois et le swedois,les flamands parlent le flamand…comme langues officielles. Les congolais parlent le francais comme langue officielle…colonise hier,colonise aujourd’hui,colonise demain…colonise pour tjrs. Mawa mingi…
J’insiste sur le fait que ce n’est pas le fait d’officialiser une langue africaine qui ferait LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE de nos nations…mais je crois sinceremet a la revalorisation de la culture africaine. Le flamand est fiere de parler son flamand et refuse categoriquement la culture francaise.Soyons fieres de nos langues comme les francais sont fieres de LEURS FRANCAIS…
on frère Ishango,
là tu pars dans un débat de conspiration erronée. Parles-tu vraiment swahili? je veux dire connais-tu un peu de swhili bora, pas le swahili pratiqué à Kisangani, ni celui pratiqué par la génération 50 à au Kivu et au katanga…
C est la première fois que j’entends que le swahili n est composé que de 5% du vocabulaire araba, tant bien même que ça n’incluerait que 5% je n y vois aucun problème et je t’invite donc à affirmer avec moi que c’est une langue qui contient de l’influence arabe. Qu’il n’y ait qu’1% d’arabe ou même moins dans le swahili, on dira toujours qu’il y a de l’influence arabe mon vieux.
A l’est de l’Afrique spécialement en Tanzanie, à Burjumbura, uvira, ect. dans les îles comores beaucoup de gens, musulmans ou pas se saluent encore « Salam Wa lekum … »
Je te conseille par exemple d aller à Dar-es-salam » pour entendre comment l’arabe (tant chez les musulmans que chez les non) est présent…
- des noms comme jahamariya devenu jamaha, en arab, salam pour salamu, … aram=haramu, … ulafi ect…
extrait pris des textes pour comprendre l’origine au lieu de dire n’importe quoi
« Le swahili, en tant que langue normalisée (ou standard), a été fixé en 1930 par le Comité sur la langue territoriale et il était basé sur le dialecte côtier de Zanzibar, le kiunguja, une variante linguistique parlée sur l’île de Zanzibar.
En plus du kiunguja, mentionnons le kimakunduchi (ou kihadimu) et le kitumbatu (tous deux parlés dans les parties rurales de Zanzibar), le kipemba (île de Pemba), le kimtang’ata (ville de Tanga et environs), le kimrima (le long de la côte de la Tanzanie), le kimvita (Mombasa et environs en Tanzanie), le kiamu (dans l’île de Lamu au Kenya), le kipate, le kisiu, le kitikuu (l’archipel de Lamu et le long des côtes du Kenya), le kivumba (île de Wasini et Vanga), le kingwana (dans la région des grands Lacs au Congo-Brazzaville et au Congo-Kinshasa), etc.
À l’origine, la «côte swahilie» s’étendait du sud de la Somalie au Mozambique en incluant l’archipel des Comores (voir le tracé en rouge de la carte de gauche). Les Swahilis ou «gens du Sahel» (signifiant «le rivage», en arabe) étaient des commerçants métissés d’Africains, d’Arabes et d’Indiens établis dans les comptoirs côtiers et sur les routes menant à la région des Grands Lacs. Le brassage de populations nées du commerce avec le golfe Arabo-Persique et l’Inde a donné naissance à une civilisation originale fondée essentiellement sur le commerce et sur l’existence de nombreuses cités marchandes comme Mogadiscio, Mombasa, Zanzibar, Kilwa et Sofala, véritable Méditerranée d’Orient dont le Portugal de Vasco de Gama s’est emparé au XVIe siècle. Aujourd’hui, le kiswahili, parlé de Djibouti au Mozambique et jusqu’à Kinshasa, est la langue officielle de la Tanzanie et la grande langue véhiculaire de l’Afrique. Au cours du XIXe siècle, le swahili pénétra le continent tout au long des pistes marchandes et esclavagistes. La colonisation européenne favorisa encore son extension. »
Tu peux d’ailleurs trouver une très bonne documentation sur le net ou dans les grandes bibliothèques.
Tu sais si au Congo les gens n’étudient pas en swahili en supérieur, dans des pays comme la Tanzanie on étudie même la géographie en swahili …
Nous autres avons eu la chance d’étudier le swahili et le lingala dès l’école primaire d’une manière plus approfondie. cela dépendait également des programmes de certaines écoles.
Cher Ishango qui est au pays de barack obama…
Barack vient de du swahili « Baraka » qui lui-même vient de l’arabe et en fin originel il est issu de « Bérakha » un mot hébreu. A la fin la siginfication reste la même = chance, fortune (pas dans le sens matériel, mais poétiquement= bénédiction).
des noms comme Selemani (Suleiman), ect…
le swahili étant une langue à sujet-verbe-objet, il diffère de l’arabe qui est une langue à « verbe-sujet-objet »…
C est pour cette raison qu’il y a plus des affinités entr swahili et arabe plus dans les noms ou mots.
Mais elle reste une langue indépendante en soi quoi hybride dès le départ. Elle inclue sans aucun problème des mots d’autres langues empruntées là où elle passe… D’où le swahili de bukavu, de kisangani, de lubumbahi ect…
Tu ne vas quand même répropcher à langue française d’avoir en grande partie des origines latines et grecques?
Et de nos jours il y a de plus en plus d anglais suite à l’évolution de la société, technologie ect.
Cher Mr Timo,je ne saisi pas tres bien ce que tu veux exprimer.Le swahili bora est une langue bantu, qu’elle est x% des vocabulaires arabes ne changent rien a ce constant.
Harvi Hurskainen dans son etude des mots d’emprunts dans la langue swahili permet de revoir a la baisse l’influence de la langue arabe(Ref.wikipedia).Elle n’est pas plus hybride que le francais(influence du latin,grec,etc…).
Le lingala ou le swahili comme langue officielle de l’administration nationale.Et avec le francais comme langue officielle associee(cas de l’anglais en Inde). Kikongo et le tshiluba comme langue officielle des administrations provinciales.
J’ecri mieux en anglais et en francais qu’en lingala. Ezali sonni mingi pona batu lokola ngayi…
- Kongo central,Kwango,Kwilu ba koki ko zala na kikongo comme langue officielle ya ba administration na bango.
- Lulua, Kasai-Orientale, kasai-Occidentale; Tshiluba.
- Ba futur provinces oyo etikali eko zala na choix entre lingala to swahili.
Ishango,
Quatre messages plus haut tu dis que « Israeliens parlent le Yiddish ». Tous les israeliens? Je ne pense pas. Le Yiddish, bien qu’ecrit avec des caracteres hebreux, est un melange d’allemand, d’hebreux, et de langues slaves. A l’origine, il etait parle’ principalement dans les communautes juives d’Europe de l’Est. Mais avec les flux migratoires, on peut maintenant entendre parler le Yiddish au Canada, aux USA, en Israel, etc. Mais c’est pas tous les israeliens qui le parlent.
Juste un petit detail: on retrouve pas mal de mots Yiddish en anglais (americain), par exemple schmooze, schlock, chutzpah, etc.
Avant que je n’oublie, peux-tu me dire l’emplacement exact d’Ishango? J’ai beau fouiller dans tous les atlas, je n’arrive pas a localiser ce coin tres important dans l’histoire des mathematiques.
Merci.
Ishango,
tu as tout simplement validé ce que j’avais affirmé. Toi et moi nous concluons donc qu’il y a bien de l’arabe dans le swahili. Puisque tu le dis toi-même.
Alors ç ne sert à rien de dire « Les colons anglais et allemands ont fait croire que cette langue riche en vocabulaire ne pouvait pas etre une langue entierement »negre » d’ou la creation du mythe d’une langue mixe(arabo-bantou) » puisque dans l’évidence il y a de l’arabe dans le swahili. Ce ne sont pas les colons qui l’y ont mis. Il ne faut pas chercher la conspiration à tous les coups.
Cher Timo,j’ai envoie un lien de youtube sur la relation entre le peuple swahili et arabe. C’est en anglais et ca serait interessant si tu pouvais le regarde.Documentaire realise par les anglo-saxons, il detruit le mythe de l’arabe element cle de la langue swahili.Harvi Hurskainen en fait de meme dans son etude sur l’influence de l’arabe sur le swahili. Comme ton cher francais, le swahili s’est enrichi au contact d’autres langues…mais les colons ne pouvaient accepter que cette langue soit « negre » d’ou la creation du mythe d’une langue negro-arabe. Ceci n’etait pas le fait d’une « conspiration » mais plutot un des aspect du racisme dominant de l’epoque coloniale.
Je découvre ce article qu’aujourd’hui j’en remercie l’auteur.
L’analyse est pertinente et me semble un reflet assez fidèle de l’actuelle triste réalite du Congo 2009. J’ose croire pouvoir voir un jour un renouveau dans la conscience congolaise. Un pays n’a pas besoin que d’UN homme fort, une sorte de « messsie » mais bien d’une classe politique digne de ce nom. Cela commence par une population la plus nombreuse possible si pas entière ayant accès à l’instruction. L’accès à des formations de qualité, au savoir et aux outils de la technologie, femmes y compris !
Ce n’est pas avec un ou deux nantis, trois ou quatre « initiés » qu’un pays immense comme la RDC va pouvoir se gèrer et sortir de la galère de la prédation économique des multinationales diverses, tant cette prédation est bien ancrée vu les besoins sans cesse grandissant des industrie aérospatiale, electronique etc. de notre cher « monde moderne »
Il faut une diversité et un accès aux pouvoirs de toutes les classes de la population. Quel est le pourcentage d’universitaires venant des milieux ruraux hors kinshasa et qui ont voix au chapitre? Toujours les mêmes réseaux qui occupent les mêmes postes. Combien de générations faudrat il pour réparer les dégâts causés par les massacres et autres viols à l’Est de la RDC? Le taux d’enfants scolarisé est terrifiant.
Les échanges de ces quelques jeunes gens que je découvre sur le blog de Cédric (encore une fois Merci Cedric !)me donne l’espoir qu’à force de débats et déchanges, des courants de pensées d’un autre type naîtront et qu’une Nation réellement forte émergera qui sera chaque jour portée par un peuple uni dans la construction et l’éducation de tous et ds le respect des différences et non de l’argent mal acqhuis
Pour ce faire il faudrait d’autres des Cédric, des 10zaines, voire des centaines d’autres qui génèreraient eux aussi des échanges constructifs pour consolider brique par brique cette grde démocratie qui un jour existera réellememnt je l’espère en RDC.
Chers amis
C’est avec enormément de plaisir que je viens de lire tous vos échanges de correspondance. Je suis un vieux colon agé de 81 ans. Je me suis marié en 1953 à Kalima et mes 2 enfants sont nés au maniéma; Nous avons vecu 3 ans à Tundu, 3 ans à Ndonga et 2 ans à Buta. Ici, en Belgique, je connais plusieurs congolais avec qui jesuis ami. Ma femme et moi tenons à vous assurer de notre profond respect, de toute notre sympathie et de notre sincère tristesse de voir qu’après près de 50 ans de liberté, vous souffrez toujours bien plus que lorsque nous étions en votre compagnie.Nous avons commis des erreurs mais nous vous aimions; Nous pensons à vous. Amicalement
Arrêtez de toujours parler du passé. Monsieur Mobutu n’a pas fait que de mauvaises choses. Il a réalisé des grandes oeuvres, le pont de Matadi, Inga, le réseau satellite, les aéroports, l’authenticité, ….
Malheureusement il était entouré d’une bande de voyous p.ex des PDG qui coupaient l’eau aux habitants d’une île en face du Nautic club, où séjournaient beaucupo d’enfants… . Ils considéraient que la corruption est de toute façon incluse dans les marchés, donc il faut la prendre. Il ne pensaient nullement à leur responsabilité vis à vis de l’état et du peuple. Caractéristique de ces gens: ils étaient souvent issus des universités belges surtout et les pires c’étaient les anciens de Louvain. En matière de corruption, ils s’y connaissaient.Leurs prédécesseurs étaient beaucoup plus sérieux et avaient une certaine notion de l’honneur et de la parole donnée.
En 1990, MOnsieur Mobutu s’est fâché quand il a constaté que les crédits B.M., coopération belge etc… servaient principalement à produire des études copiées quelquefois mot pour mot des aniens rapports d’expertise de 1967. En plus ces bureaux d’études non stisfaits de leurs émoluments particulièrement élevés prenaient encore un % sur les commandes. Les brillants cadres formés en Belgique étaient complices.
Enfin les Congolais sont capables du meilleur. rompez avec le FMI et les institutions internationales qui ne solutionnent jamais rien. Fremez hermétiquement les frontières. Les Congolais suivant l’article 15 sont capables de se débrouiller mieux que quiconque. Cessez de faire appel aux organisations internationales dès qu’il s’agit de construire un petit pont dans l’Ituri . Faites comme la Chine dont la politique d’isolement pendant de nombreuses est devenue le pays le plus puissant au monde avec un taux de croissance de plus de 10% sans dette vis à vis de la B.M., du FMI ou de l’un l’autre club de Paris ou Londres. Remarquez que ce sont les dirigeants internationaux qui se rendent en Chine. Ce ne sont pas les les hauts cadres chinois qui se déplacent. Obama se rend en Chine mais JU Ntao ne vas pas aux E.U. ou à Paris. Enfin peuple Congolais prenez votre destin en mains, regardez l’avenir et travaillez pour vos enfants pour qu’ils connaissent une vie meilleure et fière.