A manger dans la prison centrale de Kisangani
Publié le 28 fév 2010 dans Kisangani par Boyomais

J’ai fait un tour il y a quelques jours à la prison centrale de Kisangani pour rendre visite à un ami qui y est incarcéré. Grande était ma surprise de voir les prisonniers en train de cuisiner eux-mêmes. Pas à leur goût certes, mais, du moins, à leur manière.
Aussi, j’étais surpris d’apprendre que c’est comme ça chaque jour depuis un certain temps. « Moi-même, j’ai trouvé ce rythme. Chaque jour, bien que ce soit toujours presque le même repas, nous avons à manger quand même », me confie mon ami détenu.
Sur place, l’on m’apprendra aussi qu’il y a désormais une cantine unique dans laquelle la mairie, le CICR et une organisation non gouvernementale catholique viennent chacun déposer des vivres (farines de manioc, haricots et huiles) pour les détenus. « Pour éviter tout détournement, la cantine unique ne peut être ouverte qu’en présence du directeur de la prison et de notre représentant », me certifie mon ami « le prisonnier ».
Cette prise en charge de l’alimentation des personnes incarcérées fait des heureux, mai également des jaloux. J’en connais qui voudraient bien aller en prison, juste pour trouver de quoi se mettre sous la dent tous les jours. Il suffirait d’ajouter quelques lits, et il faudra doubler la sécurité des prisons, non pas par crainte que les prisonniers ne s’en échappent, mais plus par crainte que les prisons se fassent prendre d’assaut par de personnes affamées, prêtes à troquer leur liberté contre une boule de foufou.



leki ya Kis….
cesse de jouer avec les mots…
certes la vie est difficile en RDC mais à ma connaissance je ne vois pas une personne,meme mendiante, prete à troquer sa liberté contre la bouffe…
n’exagere pas,s’il te plait.
Malikha, en France ou aux Etats-Unis (je ne me souviens plus), un homme fraîchement liberé de prison, commit un délit pour y retourner. Il expliqua aux policiers qu’il faisait froid dehors et qu’au moins il avait de la nourriture en prison.
En tout cas, la prison de Kisangani aura au moins appris à certains de ses pensionnaires à cuisiner.
En fait, c’est la première réinsertion active du congo. Quel programme de réinsertion.
Quelle tristesse !