A cheval entre le marché et les cours, les résultats académiques en pâtissent
Publié le 31 mar 2010 dans Kisangani par Boyomais

Sarah a 22 ans. Voilà bientôt trois ans qu’elle est arrivée à Kisangani en provenance de Bunia. Obligée de vivre loin de sa famille pour des raisons d’études, elle est logée au B1 (Boyoma 1), le seul home pour étudiantes de l’Université de Kisangani.
Il est midi. C’est l’heure de la pause avant de reprendre les cours à 14 heures. Sarah, comme la plupart de pensionnaires de B1, se précipite dans sa chambre. « J’ai juste le temps de déposer mes notes de cours et filer au marché car je dois revenir vite pour préparer mon repas », me dit-elle.
Je suis obligé de l’attendre au rez-de-chaussée de B1. Impossible pour moi de la suivre à l’intérieur car, depuis un certain temps, la pénétration de toute personne du sexe opposé y est formellement interdite. L’attente n’a duré que 5 minutes. Nous voici en route pour le marché. « C’est vraiment difficile de combiner cuisiner et étudier », murmure-t-elle sur le chemin. « Là, je dois vraiment me dépêcher pour aller acheter un peu de haricot et du riz pour revenir vite les préparer mais, je n’ai que deux heures de manœuvre. Pour ne pas être en retard au cours, je ne peux que préparer d’abord le haricot dès mon retour du marché et, ensuite, le riz après la fin du cours, vers 18 heures ». Une stratégie qui paie, semble-t-il.
malgré toutes ses plaintes, Sarah garde tout de même cette fierté dont les congolais seuls gardent le secret. Pas question de la prendre en photo à découvert. C’est la honte que de se plaindre en public.
Restaurant universitaire n’existe pas dans le vocabulaire de cette étudiante et elle est loin d’être la seule dans ce cas. Cette lutte se poursuivra jusqu’à la fin de ses études, et ensuite débutera une autre, celle du sous-paiement dans le meilleur de cas et le chômage si elle n’a vraiment pas de chance. Et vous me direz que c’est la jeunesse l’avenir ?



je n’ai qu’a dire courage a Sarah, c’est le drame que menent tous les etudiants au congo!si vous fetes un examens de l’elite congolaise qui dirige ce pays ca fait 50 ans, tous onT etudie dans de bonne condition a l’epoque voir meme avec de bourses de notre etat. et quelle est leur reconnaissance envers ce pays?rien! ils ne veulent pas ecouter qu’on parle de l’education, pour que les generations futures ne puissent meme pas avoir un mot a leur reprocher!les preuvents sont la, le seul secteur qui souffre tant au congo, c’est l’education!ecoles maternelles inexistantes, ecoles primaires depuis les belges meme pas une couche de peinture pour ne pas dire les bancs et autres, les ecoles secondaires et universitaires archaiques!SAUF LEUR JEEP 4X4 qui sont a la page, nouvelle technologie…c’est malheureux!Sarah tu dois dire non a tous ces gens en 2011 aux votes!
Tout ne marche pas parce qu’on ne se prend pas en charge.
Qui parmi nous paie les taxes? Qui contribue à la vie de la nation pas sa participation citoyenne selon la loi? Ils sont combien qui passent par la petite porte pour obtenir les faveurs au détriment de l’État? Un manque à gagner pour l’État. Et le peu qui est glané chaque année passe par la poche de ceux qui estiment en être ayant droit. pourquoi?
Pour changer ce système il faut que l’Homme congolais dans toute sa dimension puisse prendre conscience.
Comme je le dis toujours que 2010 soit une année charnière entre la médiocrité ( fruit du passé) et l’excellence ( fruit du travail pour le futur). On va beau crier, écrire et les mêmes qui profitent de la manne depuis 1960, continueront à se sucrer Jusqu’àààààààààààààààààààààààà
Acceptons de contribuer à l’indépendance économique de notre pays par des actions positives: Paiement taxes, 8 heures de travail et non 8h au travail, prendre la peine d’aller cultiver la terre au lieu de passer le temps sous l’arbre, le respect de la chose publique… C’est uniquement à ce prix que la jeunesse sera l’espoir de demain.
MOT D’ORDRE:PRIDE DE CONSCIENCE,PRISE DE CONSCIENCE,PRISE DE CONSCIENCE. Rien ne changera si nous ne prenons notre conscience en charge, et cela dans toutes les dimensions (comme disait un compatriote sur ce blog). Les mêmes, qui se sont emplis les poches depuis des années, de fil en aiguille, sont revenus dans la melée: ils continuent avec les mêmes pratiques, mêmes schémas. Nous devons tous retourner au travail avec des nouvelles habitudes,nouvelles visions, nouvelles conceptions: travailler pendant 8 heures par jour,payer les taxes(pas pour que les autres emplissent leurs poches!!!),respecter les lois ainsi que les institutions établies,respecter les biens communs. C’est trop demander dirait-on.Mais ce n’est rien par rapport aux bénefices qu’on peut en tirer,et c’est là dedans que se trouve enfouiné la clé du developpement.