La Tombola des dinosaures et des gisants: Tshisekedi et Kengo à Bruxelles
Publié le 1 oct 2011 dans Politique par Alex
Je ne suis pas politicien. Au fait, ma famille n’a de cesse de me répéter que je ne fais pas un bon politicien parce que je dis tout de suite ce qui me passe par la tête. Je suis « littérateur » et, de ce fait, une sorte d’artiste. C’est pourquoi je ne porte que des jeans troués… Mais je prends temps en temps des positions politiques, comme le sait bien mon ami Tongo Etani. Comme le disait Mobutu : si tu ne t’occupes pas de la politique, la politique s’occupera de toi !
Voici mon problème au jour d’aujourd’hui…
Je reçois toujours des emails non-sollicités de la part d’un compatriote qui s’appellerait « Awazi Kasele », « combattant » UDPS de son état, qui m’a fait parvenir, dans mon compte email, une sorte de compte-rendu des discussions qu’il entretient avec des compatriotes de son bord politique.
Je n’ai jamais répondu à Awazi Kasele, il pourra en témoigner, sauf cette fois-ci. Pour donner toute la lumière sur le contexte de mon état d’esprit, je donne d’abord une copie conforme du message électronique de Awazi Kasele et la réponse que je lui ai renvoyée après lecture de son message.
Voici d’abord, comme je viens de le dire, le message du compatriote Awazi Kasele à ses copains (je le répète, je ne sais pourquoi ces gens me réservent des copies de leurs interminables discussions ; mais ce coup-ci cela a dépassé les bornes au point que j’ai impulsivivement répondu à Awazi Kasele) :
« Candidat commun de l’opposition
Le peuple congolais ne demande pas mieux. Il se veut même plus pressant à l’égard des candidats engagés dans la course présidentielle. De l’avis des observateurs, la quête de tourner la page Kabila. a la chance d’aboutir si seulement l’opposition alignait un seul candidat. En soi, le principe n’a jamais été mis en cause. C’est la manière d’y parvenir qui pose problème, divise la classe politique. L’UNC par son Président interposé propose des discussions au cours desquels seraient débattus différents problèmes notamment ceux consistant à prévenir les fraudes électorales, un programme du gouvernement , le profil des animateurs etc. Car estime t-on, dans ce milieu, l’élection du Président de la République serait plutôt l’œuvre collective soit la plateforme oppositionnelle.
E. Tshisekedi, de son côté, ne demande pas mieux. Après 30 ans de lutte, il appartient à ceux qui s’inscrivent dans la logique de l’opposition, aurait-il fait entendre, de se déterminer par rapport à sa candidature. Entre les deux candidats en vue c’est apparemment la réponse du berger à la bergère. Dans le camp du premier cité, Vital Kamerhe l’on y comptent autant ses supporters que les têtes pensantes.Chez l’opposant historique se rangent des partis politiques que l’opinion accuse de vouloir profiter éventuellement des dividendes que générait sa victoire.
Comme on pourrait le constater, le compromis autour du candidat unique de l’opposition serait possible à condition que les présidentiables sachent parfois prendre du recul face à l’agitation qui s’observe autour de leurs états-majors respectifs. Ces derniers devraient moins s’intéresser au voyage, au contact qu’entreprendraient ces deux candidats à l’élection 2011. Ils devraient plutôt consacrer le plus de temps aux activités connexes : liste des témoins, mobilisateurs, collecte d’argent, confection de tee-shirt, sensibilisation des masses, visite à la CENI, contrôle des matériels électoraux etc. L’espace des présidentiables, une fois libéré des zélés et autres griots déboucherait sur une solution durable.
Dans le cas contraire, c’est-à-dire l’hypothèse de non compromis au sein de l’opposition, il y a lieu de craindre des troubles et un retour à l’ impressionnabilité du pays ayant autrefois donné lieu à une succession de transitions, l’arbitrage de la communauté internationale ( pire moment)n et autre spectre du chaos.
Aux dernières nouvelles, tout serait entrepris pour un rapprochement de vue au niveau de l’opposition. Il y aurait donc plus des raisons d’espérer même des imprévus incitent à la prudence.
Depuis l’aube de l’indépendance, la classe politique congolaise s’est toujours caractérisée par l’égo, les querelles intestines, la lutte de positionnement. Le prix à payer c’est la paupérisation constante de la population et autres formes de misère qui la minent. »
ET VOICI MA RÉPONSE :
M. Awazi Kasele:
Je me permets de vous répondre car vos emails atterrissent toujours dans la boîte de réception de mon compte. Et j’espère que cette intervention ne me vaudra pas les foudres des « combattants ».
J’ai visionné la vidéo de la rencontre d’Etienne Tshisekedi et de Léon Kengo wa Dondo à Bruxelles et je me suis écrié : sont-ce là ces croulants, que dis-je, ces gisants sur qui une partie d’électeurs congolais placent leurs espoirs ? (Notez bien que je parle d’une « partie » et non du « peuple congolais » que beaucoup d’entre nous utilisent comme si tout un peuple, tel un troupeau de moutons, devrait avoir, dans une démocratie, une pensée hermétiquement unique). Notre Radio-Trottoir avait un mot approprié pour ce genre de croulants : « dinosaures » !
Vous dites bien que les opérateurs politiques de l’opposition autour des candidats présidentiels « devraient moins s’intéresser au voyage, au contact qu’entreprendraient ces deux candidats à l’élection 2011. Ils devraient plutôt consacrer le plus de temps aux activités connexes ». Ce qui veut dire : bonnet blanc, blanc bonnet ! Tous ces gens sont tous comme des mobutistes, tout comme ils sont comme des kabilistes que vous vous acharnez à insulter.
Et la phrase qui suit nous remet tout droit sur le sujet des croulants dont je parlais plus haut. J’y épingle : « solution durable ». Mais je dois rêver ! Quelle solution durable avec des gens qui seraient frappés d’AVC deux mois après leur prestation de serment ? De grâce, mes chers compatriotes, ralliez-vous au moins autour d’Adam Bombole et je prendrais au sérieux vos soi-disant projets de société ou de gouvernance durables !
Finalement, au cours de l’interview que ces dinosaures ont accordée à la presse congolaise de la diaspora, il y a un journaliste indigné qui voulait savoir si, au finish, on devait en aboutir à cette solution de candidat unique, pourquoi avoir dépensé 500.000 dollars pour la caution non-remboursable des 10 candidats de l’opposition dans un pays où il y a tant de pauvreté ! Comme disait quelqu’un, c’est « mawable » !
Autrement dit : UNE VÉRITABLE TOMOBLA DES GISANTS ! Des croulants et des gisants qui font des visites répétées aux présumés criminels de guerre au Complexe carcéral de Scheveningen à La Haye. De quoi faire trembler de terreur les fillettes de certains autres pays… BRRRR !



