Victime d'un medecin charlatan

[Nous avons choisi de ne pas afficher la photo entière qui peut être choquante ici. Pour ceux qui voudront quand même la voir : Victime d’un charlatan – Âmes sensibles s’abstenir!!!]

A Kisangani, les centres de santé tenus par des infirmiers pullulent. Le plus souvent, ces infirmiers se font passer pour des véritables médecins auprès de leurs clients. Les parents de Gaby, 9 ans sont tombés dans le filet d’un de ces charlatans.

L’enfant n’est pas né avec une malformation majeure : juste une petite tumeur derrière son oreille droite. « Nous avons pensé qu’il est mieux que nous la coupions avant le temps. C’est pourquoi sa mère et moi avions décidé de l’amener auprès de spécialistes », me confie son père.

Sous-estimant pratiquement les risques qu’encourait leur fils par une telle intervention chirurgicale mais en même temps limités par des moyens financiers, ils conduisirent Gaby au centre de santé de fortune le plus proche de leur domicile, au bloc Simi-Simi, quartier Plateau médical, derrière l’aéroport de Simi-Simi.

« Le docteur nous a rassuré qu’il n’y avait rien à craindre et que tout se passerait bien. Il nous a même encouragé d’avoir pris la bonne décision au bon moment. Au final, il me semble que nous avons conduit notre enfant à l’abattoir et non à un centre de santé » raconte la mère qui a du mal à arrêter ses larmes. À l’issue de l’opération, Gaby est sorti tout autre, complètement déformé.

En fait, le docteur de Gaby n’en était pas un. Il n’est qu’un simple infirmier mais un infirmier tenant un hôpital et se faisant passer pour un spécialiste en chirurgie. Sans une maîtrise de la matière, il s’amuse pratiquement avec la vie de ses patients sans être inquiété par qui que ce soit. La justice n’étant pas le service public le fonctionnel à Kisangani, toutes ces maladresses restent impunies.

Entre temps, le petit Gaby meurt à petit feu, sous l’œil impuissant de son père, pauvre et manquant les moyens pour faire soigner son rejeton.

This article has 5 comments

  1. Solution Reply

    NON !
    C’EST REVOLTANT !
    QUE LE RESPONSABLE DE CET ACTE SOIT POURSUIVI ET CONDAMNE !

    Une fois de plus, l’Etat congolais est appelé à assainir le milieu sanitaire, à mettre hors d’état de nuire tous ceux qui s’aventurient dans le domaine médical !

  2. tongo etani Reply

    Notre pays est à reconstruire en priviligeant la compétence, la lutte contre la corruption.

    Avant de mettre notre pays sur la voie de la sortie de la misère, nous devons auditer nos administrations et trouver des codicilles pour la bonne gouvernance.

    J’ai honte en lisant des fois les nouvelles du pays.

    Prof. tongo etani

  3. Tamara Reply

    Boyomais stp

    Y aurait-il un mail sur lequel on pourrait te contacter? C’est au sujet de cette famille et de leur enfant. Stp pourrais-tu m’envoyer un mail à holydear@hotmail.com de manière à ce que nous puissions entre en contact?

    J’attends ta réponse, Merci d’avance

  4. Alex Engwete Reply

    Heureusement, pour ce charcutier à la manque, qu’il n’a pas fait son expérimentation sauvage sur un enfant de la tribu des Topoke de Kisangani. Au lieu de pleurnicher sur la mort lente de son fils à l’instar du père du malheureux petit Gaby, un Topoke courroucé aurait déjà dépecé les deux oreilles et les deux mains sanguinolentes de ce boucher qui se fait passer pour un chirurgien.

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