Joseph Kabila, président de la république démocratique du Congo

En me réveillant ce matin, j’ai vu des écoliers rentrer chez eux beaucoup plus tôt que d’habitude. Qu’est-ce qui se passe ? La réponse est aux lèvres de tous les passants : Joseph Kabila, le Président de la République, arrive aujourd’hui à Kisangani. Un mot d’ordre aurait même était lancé pour que les magasins et autres boutiques au centre-ville n’ouvrent pas !

Kisangani est pratiquement paralysée, une ville morte. Des agents de police et des services de renseignement sont déployés sur les artères de la ville, prêts à « ramener à l’ordre » tout commerçant qui oserait travailler. Sur les ondes de la Radio Télévision Nationale Congolaise-Antenne de Kisangani, des appels à la mobilisation pour réserver au Chef un accueil chaleureux se succèdent.

Des camions sont mis à disposition pour assurer le transport des sympathisants des partis politiques proches du pouvoir, entre la ville et l’aéroport. Aubaine pour certains, il y aurait comme d’habitude le « mbongo ya transport » (entendez une certaine somme d’argent en guise de rétribution et de remerciement pour le déplacement). Le marché central traîne à s’ouvrir et les discussions et rumeurs de tous genres circulent. On annonce même que le Président Joseph Kabila sera accompagné par homologue américain.

A Kisangani comme ailleurs dans le pays, la majorité de la population congolaise vit de la débrouillardise. Demander à un Boyomais de ne pas travailler un jour, c’est pratiquement le contraindre à un jeûne. Je ne peux m’empêcher de m’interroger sur l’opportunité de ce genre de démarches. Les choses se passent-elles de la même manière ailleurs dans le monde ?

Les présidents et les gouvernements se succèdent mais les pratiques restent visiblement les mêmes. Des journées chômées, il y en avait déjà à l’époque où Mobutu régnait encore sur le Zaïre.

This article has 15 comments

  1. anneet jacques Reply

    Journée fériée pour accueillir le président semble ne pas avoir votre agrément; seriez-vous un opposant au président? Je le regrette et vous voyais comme apolitique mais par vos notes vous releviez des croquis très intéressants de la vie socio-culturelle des grands centres urbains du pays et je les lisais très attentivement.

  2. Boyomais, Leki ya Kisangani Reply

    @ anneet jacques

    Je voudrais juste vous rassurer que nous sommes apolitiques. Par ce billet, je suis juste mu par l’envie de raconter ce qui se passe chez moi. Juste raconter ! Je ne crois pas que cela devrait me faire passer pour un opposant : le fait de raconter ce qui s’est passé aujourd’hui dans ma ville. N’est-ce pas du socio-culturel lorsque je raconte comment le Boyomais qui vit au jour le jour aura du mal à trouver son petit pain par cette démarche ?

  3. Alex Engwete Reply

    @ Mon petit Boyomais:

    Je m’excuse d’avance pour la longueur de ma réaction… Mais avant de faire un commentaire sur ton beau billet qui me replonge avec nostalgie dans mon enfance à Stanleyville, je me dois de te dire, par souci de transparence, que lorsque le président Joseph Kabila est arrivé à Washington en octobre 2007, j’étais parmi ceux qui sont allés l’attendre sous la pluie à l’aéroport militaire Andrews Air Force Base. Je suis repassé, avec d’autres compatriotes, le lendemain à l’hôtel où était descendu le président. Sur l’ancien blog de Cédric, j’ai même été pris à partie par un frère qui me respecte pourtant parce que je me félicitais d’avoir eu l’occasion de serrer la main du président Kabila…

    Je répéterais pourtant ce geste même aujourd’hui car j’ai appris sous Mobutu qu’en insultant notre président devant les étrangers, ceux-ci nous le repayaient systématiquement par un mépris pour nous et pour notre pays. Soit dit en passant, en Afrique, seuls les Zaïro-Congolais insultent leurs présidents devant les étrangers. On a vu des Rwandais qui passaient sur l’ancien blog de Cédric (Mike de Moxie et Frère de l’est) qui réagissaient toujours violemment pour peu qu’on s’en prenait à Kagame… Car il y a une différence entre le désaccord politique avec son président et des attaques ad-hominem sur sa personne… Les Américains insultent Bush chez eux, mais quand Bush se fait insulter par des manifestants à l’étranger qui brûlent le drapeau américain, ils sont tous très fâchés. Les réactions unanimes au jet de souliers sur Bush à Bagdad nous a clairement montré ici que les Américains, même ceux qui se disent de la gauche, sont viscéralement nationalistes… Et à voir les Américains pleurer de joie à chaque apparition de Barack Obama, ça te donne un grand coup de nostalgie patriotique ! Enfin, c’est aussi dans les grandes fêtes patriotiques que des amours se nouent et se dénouent. J’avais rencontré, au cours d’un meeting de Mobutu, une fille qui est restée ma copine des années durant… Mais je dévie de mon propos… et je n’ai de leçons à donner à personne…et je ne fais la propagande d’aucun président.

    Je vais ces jours-ci à la Bibliothèque du Congrès faire la recherche sur l’état des lieux du Congo en 1964. On y trouve une grande collection incroyable de microfilms des journaux congolais de l’époque. Je m’intéresse particulièrement aux journaux « Le Progrès (quotidien d’action nationale) » (prix : 5 frs) et « Le Courrier d’Afrique (quotidien indépendant) » (prix : 10 frs). C’est formidable, le genre de phénomènes du type « retour vers le futur » qu’on y trouve. Dans ces quotidiens, entre les mois de mai et d’août par exemple, on lit des articles incroyables sur la débandade de l’armée congolaise et sa violence sur les populations civiles face à l’avancée des rebelles mulelistes dans les Kivu, comme s’il s’agissait des événements de ces derniers mois dans l’est de la république.

  4. Alex Engwete Reply

    SUITE ET FIN DE MON COMMENTAIRE:

    Mais ce qui cadre vraiment avec ton billet, c’est le retour de Moïse Tshombe au Congo au début du mois de juillet 1964 et sa nomination comme premier ministre par le président Joseph Kasa-Vubu. « Le Courrier d’Afrique » du lundi 20 juillet titre « Grand meeting de Tshombe au Stade Baudouin [Tata Raphaël] : ‘Encore trois mois et je vous donne un nouveau Congo’ ». Le meeting avait eu lieu le dimanche 19 juillet devant une foule en délire. Le même journal rapporte que le 23 juillet, en provenance de Bukavu, Tshombe s’arrête à Stanleyville (Kisangani, pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire du Congo). Et le journal titre : « Stanleyville : Un succès comparable à celui de Patrice Lumumba : 40.000 personnes acclament M. Tshombe au Stade P. Lumumba » ! Dans son meeting, Tshombe répète sa blague du Stade Baudouin à Léo : « Et je vous dis, comme je l’ai dit à Léo : donnez-moi trois mois et je vous donne un nouveau Congo ! »… Et la foule de hurler : « Uhuru ! Uhuru ! »… J’avais 11 ans en 1964 et je me rappelle vaguement l’arrivée de Tshombe à Stanleyville : c’était le deuil chez moi car mes parents étaient lumumbistes. Pense donc : l’assassin de Lumumba qui vient chez Lumumba se moquer de sa victime ! Pour que ceux de ta génération comprennent cette terrible insulte, il faut imaginer Laurent Nkundabatware débarquant au Stade des Martyrs à Kinshasa ou au Stade Lumumba de Kisangani faire des meetings aux thèmes tenant de la farce ! A lire ce reportage aujourd’hui, j’ai grande honte de Kisangani ! L’ironie dans tout ça à Stan, c’est que la ville est tombée aux mains des rebelles le mardi 4 août, et cette même populace les accueillit aux cris de « Uhuru ! Uhuru ! »…

    Le plus terrible, dans ces histoires de mon enfance que je revis dans les microfilms, c’est que ces meetings étaient libres — quoique pour l’arrivée de Tshombe à Stan, c’était ville morte obligatoire.

  5. franck baku Reply

    C’est tout de même regrettable que les méthodes du parti-Etat soient encore en vigueur dans notre pays. Ce n’est pas la première fois que le chef de l’Etat foule le sol de Boyoma pour que le jour de son arrivée soit décrété chômé et payé. Un pays pauvre pataugeant dans la crise ne peut se permettre le luxe de s’accorder des journées fériées à l’emporte-pièces. Bien plus, tous ces gens qui vivent de la débrouille doivent avoir été pénalisés avec cette journée fériée décrétée parfois par des gens zélés. Si on lui avait demandé son avis, il est possible que le président de la république n’aurait pas accepté que Kisangani s’accorde une journée fériée pour l’accueillir. Dommage!

  6. Philippe Mandangi Reply

    Deux ans après son éléction, Mr. Joseph Kabila nous fait vivre le temps fort de la dicture Mobutienne caractérisé par la monopolisation du média (public et privé), la corruption à large échelle, le gout de positionnement pour la pérénisation du pouvoir, le clientelisme à outrance, la gestion catastrophique des finances publiques, le manque de leadership, la repression systèmatique des opposants, des tueries organisées et que sais encore.

    Ce comportement de se faire applaudir à Kisangani pour paiement en contre façon des billets de banque aux participants, est une pratique honteuse qui denote du manque de changement de leadership au Congo. Nous vivons avec Mobutu sans Mobutu parce que ses étudiants sont dans les cercles de M. Joseph Kabila et ont l’expérience dans la MOPAP de triste memoire.
    C’est malheureux que M. Kabila s’est choisi des pratiques déjà vues et non reussies pour se faire un nom sous le ciel du Congo surtout pour tromper l’oiel du Secrétaire Général de l’ONU croyant que c’est un enfant qui acceptera du lait avant de rendre au lit.
    M. Joseph Kabila s’est trompé d’époque et l’histoire lui apprendra des leçons dans un futur proche.

  7. Noko ya Danemark Reply

    Ma réaction est par rapport au commentaire de « anneet jacques ». Ce n’est pas juste de qualifier « Leki ya Kisangani » d’opposant sur base de cet article. Il a juste fait une obseravation et se pose la question si c’est pareil dans les autres coins du monde. C’est un phenomène de la société qu’il a relevé, rien à voir avec ‘être apolitique’ ou soit ‘être en opposition’. Kisangani a plus de 500.000 hbts dont la plupart vivent de petits commerces et dépendent des petits intérêts journaliers pour faire nourrir leurs familles. Leur retrancher un jour signifie un jour de faim pour eux. Je ne suis pas contre la mobilisation pour acceuillir le président de république. Je suis contre la mobilisation forcée comme jadis. Le président doit mériter l’acceuil par rapport à ses oeuvres durant son mandat. Le président Obama quand il s’annonce pour visiter une ville quelconque, les gens y viennent volontairement, mais les activités de la dite ville roulent tout de même comme d’habitude. Il faut arrête la pratique d’intimidation et de mobilisation forcée, l’actuel Congo n’en a plus besoin.

  8. Alex Engwete Reply

    Philippe Mandangu, ne me fais pas rire avec cette histoire de la MOPAP. Pour ceux point au fait de l’histoire du Congo-Zaïre, la MOPAP était le sigle de la machine de propagande de Mobutu appelée Mobilisation Populaire et Animation Politique. L’« animation politique », c’étaient les chansons et les danses pour le « mulopwe » Mobutu. Une organisation de coercition et de contrôle biopolitiques des citoyens, à la tête de laquelle on a vu défiler des menteurs fieffés dont l’une des incarnations encore actives dans la vie politique congolaise est Dominique Sakombi, premier menteur d’entre tous. Mais décrire aussi Mobutu comme un mal extérieur à la culture congolaise est une fausse analyse. Le peuple obtient les leaders qu’il rend lui-même possible. J’ai donné ci-haut l’exemple de la débandade de l’Armée Nationale Congolaise (ANC) en 1964 dans les Kivu, qui rappelle étrangement la même déroute aujourd’hui des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Lors de cette rébellion de 1964, l’ANC était surarmée et appuyée une force aérienne composée de chasseurs-bombardiers T-28s et Fouga Magisters pilotés par des as du pilotage de la CIA, des Cubains anti-Castro et des mercenaires sud-africains recrutés par Tshombe. En face de cette force de frappe, il n’y avait que des groupuscules armés de machettes et de flèches. Il y a donc une constante congolaise qu’on peut tirer de cette répétition de l’histoire : l’armée congolaise est systémiquement incapable de combattre. Puisque l’armée est faite de Congolais, on peut aussi en déduire que tout le peuple congolais est un peuple de mollusques et de beaux parleurs prêts à prendre la clé des champs dès qu’un moteur de camion pétarade au coin de la rue ! Avant d’insulter nos soldats qui fuient devant les bandits internationaux de Nkundabatware ; ou avant d’insulter Mobutu et d’autres leaders de notre pays, regardons-nous d’abord dans le miroir… La dernière fois qu’un Américain m’a surpris en train de pleurnicher sur l’agression rwandaise au Congo, il m’a collé sous le nez une carte d’Afrique où le Congo figurait comme un territoire gigantesque et le Rwanda comme un point pouvant tenir sur la tête d’une épingle ! L’homme m’a donné l’exemple des insurgés irakiens et afghans qui tenaient tête à la plus grande machine militaire de l’histoire. « Vous être un peuple de mauviettes ! », a-t-il conclu avec mépris. Comme quoi : si Kabila est le Mugabe que Philippe Mandangu nous décrit, qu’attendent donc 60 millions de « résidents de la république » pour s’en débarrasser au lieu de s’époumoner contre lui à longueur de journée en dissertations oiseuses ?

  9. Alex Engwete Reply

    AJOUT :

    Et si les rebelles congolais de 1964 montraient cette bravoure au combat avec des machettes, des arcs et des sagaies, c’est parce qu’ils se croyaient invulnérables aux balles. A l’attaque, les rebelles criaient : « Maï Mulele ! », ce qui selon eux transformaient les balles en gouttelettes d’eau. Ils expliquaient les pertes dans leurs rangs par le fait que les blessés et les tués avaient enfreint les tabous du « dawa » (fétiche). Cette croyance jouait à son tour sur les soldats de l’ANC, qui fuyaient dès qu’apparaissaient les rebelles qu’ils croyaient invulnérables. Constante congolaise : on retrouve cette croyance du « dawa » anti-balles chez les « Maï-Maï » d’aujourd’hui…

  10. Matabish Reply

    Bonsoir à tous,

    Une petite précision sur les « Maï-Maï », le soulèvement original est apparu dans les années 1900 dans l’Afrique orientale allemande (actuelle Tanzanie). Déjà, ces « guerriers » Maï-Maï étaient armés de sagaies, flèches et croyaient au dawa censée transformer les balles des fusils allemands en eau. Et le chanvre.

    « … l’armée congolaise est systématiquement incapable de combattre… »
    La force publique, pendant la colonisation, recrutait dans les tribus guerrières !
    Après l’indépendance, il n’y a jamais eu volonté de se doter d’une armée nationale digne de ce nom. Le pays devint de plus en plus demandeur de l’appui militaire d’un partenaire si possible.

    Les gens du CNDP menaçaient de couper les testicules des soldats FARDC fait prisonnier, résultat ceux-ci se débandaient et abandonnaient l’armement.

  11. anneet jacques Reply

    Je vous remercie de m’avoir précisé que vous êtes toujours apolitiques à Congoblog ba Leki mais je vois par les autres commentaires que je ne suis pas le seul à avoir décelé une légère dérive politique d’où des commentaires nettement politiques.

  12. Alex Engwete Reply

    @ Matabish:
    Merci pour la précision sur les « tribu guerrières ». C’est pourquoi d’ailleurs dans la Force Publique la langue officielle était le lingala parlé par les tribus guerrières de l’Equateur dont les Mbuza (ou Budja). L’un de ces guerriers était le Colonel Ikuku, dont l’hélicoptère fut saboté par les services de Mobutu au cours de l’une des guerres du Shaba. Il reste encore quelques guerriers de cette redoutable tribu dilués dans les FARDC, comme le Général Budja Mabe (dont le nom se traduit en fait par « mauvais mbuza »), qui fut, sous Mobutu, le commandant du régiment des commandos entraînés par les Chinois du Camp Lukusa, sur la Rive Gauche de Kisangani… Encore une fois, merci. Ta précision explique d’ailleurs les exploits de la Force Publique en Ethiopie (Assossa et Gambela) et en Birmanie lors de la Seconde Guerre Mondiale. Tout comme à Tabora, au Tanganyika, lors de la Première Guerre Mondiale.

  13. Solution Reply

    @ anneet jacques

    C’est étrange que vous puisiez vous inscrire pratiquement en faux contre le fait que Boyomais « Leki ya Kisangani » puisse publier un article qui raconte comment le Congolais moyen de Kisangani a vécu l’arrivée du chef de l’Etat dans sa ville. Il n’y a pas de raison de croire ou de faire croire qu’il s’agit d’un article purement politique car l’article met plus l’accent sur l’obligation de réserver au Chef de l’Etat un accueil monstre au détriment du pain quotidien de toutes ces familles boyomaises qui vivent au jour le jour par diverses débrouilles.

    Si les commentaires qui ont suivis se sont versés dans la nostalgie des pratiques mobutiennes de MOPAP, cela ne veut pas dire que Congoblog Baleki ne soient plus apolitiques. N’est-ce pas ce qu’on appelle l’histoire politique ?!

    Par rapport à cette journée, je crois que les raisons profondes sont à chercher auprès de ceux qui l’ont decrétée et non à celui pour lequel elle a été decretée. En effet, les autorités locales congolaises, en mobilisant efficacement leur popuation pour accueillir le Président, cherchent juste à amadouer le Chef pour lui faire croire qu’il travaille bien avec comme caution l’attachement de la population à la politique du chef.

  14. gangoueus Reply

    @ Anne et Jacques, ce que nous lisons ici est suffisament pathétique pour ne pas en rajouter. Comment voulez-vous que Boyomais décrive ce qu’il voit? Qu’il fasse des impasses pour votre confort personnel? Relever l’absurdité d’un jour férié imposé uniquement à cause de la visite présidentielle dans une grande ville comme Kisangani, vous y voyez une attitude partisane de notre blogueur? De qui se moque-t-on? Boyomais, j’aimerais te rassurer que lorsque ce genre de situation arrive dans un autre coin de la planète, c’est une anomalie. Merci pour ce billet brillant, n’en déplaise à ceux qui veulent danser sur la misère des dizaines de millions de congolais.

  15. tongo etani Reply

    @ anneet Jacques,

    Nous faisons tous de la politique, se débrouiller pour manger c’est déjà de la politique, si tu dis que tu es apolitique, saches que la politique s’occupe de toi: taxes, impôts locaux, commissions, les impôts, les frais etc…

    Je me souviens en 2000, j’étais à Lyon, je me balladais sur le quai de la saône, j’ai vu débouler le Président des Etats – Unis BILL CLINTON avec 4 gardes du corps qui courraient avec lui, il m’a dit HI!!!!, j’avais cru rêver, la ville était calme, les gens vaquaient à leur occupation et l’après midi, il y avait une manifestation de Bill clinton à laplace des terreaux avec des badauds, la journée n’était pas chômé.

    Merci na petit BOYOMAIS, continue KISANGANI SINGA MWAMBE.

    Prof tongo etani

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