Vendeuses de banane à Bukavu

Elles sont nombreuses, femmes et jeunes filles paysannes des territoires proche de la ville de Bukavu qui ont pour métier la vente de « Bitika » ou bananes, très consommées à Bukavu parce qu’elles coûtent moins chères que les autres fruits.

Maman Bénite âgée d’une trentaine d’années pratique cette activité depuis plusieurs années. Elle parcoure une vingtaine de kilomètres tous les matins pour rejoindre la ville de Bukavu où se trouvent ses clients. « J’achète un bassin de bananes à 1800 francs congolais (environ trois dollars américains). A la fin de la journée, je réunis le double et parfois le triple de ce que j’ai investi », confie-t-elle. « Mon bénéfice me permet de nourrir et de scolariser mes deux enfants. Je suis veuve, j’ai perdu mon mari pendant la guerre de 1998 » ajoute-t-elle.

A côté de cette femme, des jeunes filles qui n’ont pas pu être scolarisées font la même chose et supportent le poids de leurs familles.

Tous les matins, maman Bénite, sillonne les écoles à la recherche de clients. Quand elle en a assez de marcher, elle étale ses bananes sur un carton au bord de la route. Le soir, après avoir vidé son bassin, elle achète à manger pour ses enfants et prends le chemin de retour.

Sans se plaindre et sans rien demander à qui que ce soit, cette femme travaille dur pour subvenir aux besoins de sa famille. Son plus grand souhait, voir ses enfants grandir et bénéficier d’une instruction qui leur évitera de finir dans la débrouille.

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