Une flaque d'eau à proximité de l'université pédagogique nationale

Ce matin, en quittant la maison pour me rendre à l’arrêt de bus, je suis passée par une brèche de la clôture de l’université pédagogique nationale, UPN. Un genre de « tunnel » qui permet d’éviter la rivière formée à l’entrée de l’avenue 24 novembre. Par l’eau de pluie pensez-vous? Si seulement c’était cela! Figurez-vous que la grande Université Pédagogique Nationale vide ses fosses sceptiques dans la rue!

Chaque soir, ils ouvrent les vannes et c’est une véritable cascade d’horreur qui se déverse librement, et généreusement, le long de l’avenue. Et s’il pleut cette nuit là, c’est un bon mélange qui vous attend le matin. Et l’odeur? Ne m’en parlez pas. Depuis que je suis obligée de passer par là, je suis passée maître en exercice de respiration. Si rien n’est fait, je pourrais peut-être prétendre à une compétition de natation. Une nouvelle possibilité de carrière si jamais le journalisme me fatigue. Pourvu que le choléra ne m’emporte pas d’ici là…

This article has 3 comments

  1. Phil Reply

    Merci pour cet article bien écrit et agréable à lire… J’ai déjà eu l’occasion de constater de nombreuses similitudes entre Brazzaville et Kinshasa, cet article donne la confirmation que les deux villes partagent bien des sales habitudes ! Figurez-vous qu’à Brazzaville aussi, certains citoyens se débarassent du contenu (nauséabond) de leurs fosses sceptiques dans les rivières, une rivière appelée MadoukouTsiekele autrefois regardée avec une certaine tendresse est devenue aujourd’hui un vrai dépotoir au point que j’en viens à espérer que les gens ne consomment pas les poissons de cette rivière.

    Le problème est le même finalement, quand les autorités ne font pas leur travail, cela se constate, quand la tête du poisson est pourrie, attention au reste.

  2. tongo etani Reply

    Bonjour Elle de kinshasa,

    Yaya te remercie, ton article est bien construit, accompagné d’une belle photo.

    Le drame leki na biso, vient de la corruption, dans les années 70-80, il y avait l’office des routes et epompa pona ba ngungi le soir, on pouvait rouler rond-point ngaba kenge kikwit sans problème, bandal-matadi, rond point ngaba ipn(institut pédagogique national), maintenant, 11 ans après la mort de MOBUTU, qui était un dictateur, la dictature continue avec des kadogos sanguinaires, violeurs à la tête de notre pauvre pays exsangue au bord du gouffre.

    Ces aventuriers pillent, vampirisent l’Etat.

    Nous devons nous mobiliser pour bouter dehors ces aventuriers malhonnêtes, corrompus à la tête du CONGO YA BAKOKO NA BISO!!!!!

    Prof. tongo etani

  3. simon kwete Reply

    Je crois que certaines autorités, si pas tous, doivent avoir hontes de porter une veste dans ce pays qu’il laissent en lambeau. Quelle mauvaise gestion? UPN est une institution qui doit se prendre en charge et non déposer ses bêtises sur la voie publique. Que les habitants environants traduisent le comité de gestion de l’UPN en justice.

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *