Un plat Kinsois servi dans un restaurant

Il est midi à Kinshasa. Sous une chaleur suffocante, nous allons manger dans un malewa (les Kinois utilisent ce mot pour désigner des petits restaurants de rue), en groupe avec les autres correspondant BA LEKI en formation à Kinshasa. Une découverte pour moi et les autres du groupe qui venons des provinces et qui ne connaissons pas très bien comment les choses se passent dans la capitale. Les Kinois du groupe connaissent et semblent apprécier. Nous nous laissons donc entraîner.

Quelques minutes de marche, et nous nous retrouvons dans l’espace d’une parcelle clôturée par des morceaux de tôles rouillés. Quelques filles font des va-et-vient, se faufilant entre les tables couvertes des tissus sur lesquels est imprimés le logo de l’une des sociétés brassicoles. Elles servent à boire et à manger aux nombreux clients. Je m’arrête devant les mets proposés. Le choix est large et les prix abordables. Je choisis de manger du mpiodi (poisson braisé), du pondu (feuilles de manioc) et du foufou, une pâte à base de farine de maïs et de manioc. Un vrai régal!

Pour un lieu fréquenté par des Kinois, réputés amoureux de la musique, je trouve un peu bizarre qu’il en manque. L’ambiance est tout de même bonne. On discute, on mange, on négocie divers articles proposés par des vendeurs ambulants.

Une chose est sûre, je reviendrai manger dans ce restaurant à l’ambiance particulière.

This article has 6 comments

  1. simon kwete Reply

    Sincèrement Cédric Kalonji a fait une très bonne selection. Tous ces jeunes sont des champions sur la prise des vues.
    Est ce qu’il n’y a pas moyen de sortir toutes ces photos pour en faire des cartes postales, c’est aussi un moyen d’avoir un peu d’argent et bien sur présenté le professionalisme de citoyen congolais à l’extérieur du pays. Un RDCongolais quand il veut se donner à quelque chose il n’a pas de concurent et une fois alingi te, abebisaka pe makambo ebebi.

  2. Alex Engwete Reply

    « Je choisis de manger du mpiodi (poisson braisé), du pondu (feuilles de manioc) et du foufou, une pâte à base de farine de maïs et de manioc.»
    Je regarde pourtant la belle photo de ton plat et je remarque que tu ne mentionnes pas le morceau au beau milieu de l’assiette !
    Moi, j’arroserai tout ça avec une bonne Skol bien fraîche.

  3. Phil Reply

    Hé hé hé on dira ce qu’on voudra,ces Malewa appelés Kivumu ku luntu à Brazzaville ou circuits à Abidjan sont des restaurants d’utlité publique pour peu que les consommateurs fassent un peu attention à l’hygiène.

  4. simon kwete Reply

    Un bon restaurant moyen respecte l’hygiène pour donner un peu d’appetit aux clients. Les installations sanitaires doivent être confortables et non les toilettes turques.
    Mon cher Phil, Abidjan est trop en avance par rapport à kinshasa et Brazzaville sur ce point. Faisons des efforts pour corriger nos erreurs de construction et de planification.

  5. tongo etani Reply

    Nous devons axer la découverte de MALEWA avec l’obligation de l’hygiène.

    au Congo l’eau est polluée, la préservation des MALEWAS répose sur l’eau et l’hygiène 🙁 😉 🙂 🙁

    prof. tongo etani

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